‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 65 sur 159 · TOUJOURS DES SYNONYMIES DANS LES POIRES · texte numérisé non relu

TOUJOURS DES SYNONYMIES DANS LES POIRES

Tant qu^ily aura des ignorants, des négligents, et des charlatans, la synonymie sera vivace et plantureuse dans les nomenclatures horticoles.

La Pomologie est son quartier général; le Pécher son espèce favorite (bien des gens ne s'en doutent guère) ; et ches le Poirier ou le Pommier, elle se prélasse tout à son aise, à la barbe des savants, des carpographes et des Congrès .

Il y a quelque temps, nous appelions ici Taltention sur les poires Docteur Gall et Délices de Lowenjoul du Congrès pomologique, et qui sont pour nous une seule et même poire. Personne n'a répondu. Qui ne dit rien consent-il ? Nous maintenons notre assertion.

La Marie Parent dudit Congrès n'est autre que la Surpasie Meurris ou Ferdinand de MeetVer des Belges. C'est aussi Favis de M. Thomas^ de Metz; et notre collègue s'y ûonnatt^ \

Le Râteau blanc j que le Congrès déjà nommé a glané \i Bordeaux, est nommé V Angleterre d'hiver de Duhamel et Decaisne .

Même observation pour la Bergamote Drouet, de quelques pépiniéristes.

La Comtesse de Chambord, la Duchesse de Bofdeauûo, le Beurré Perrault , c'est tout un.

Le Cumberland du Congrès est le Colmar Navez de Van Mons; et le Beurré Nave% est décrit par cette même société sous le nom de Duc de Nemours. Il serait cependant opportun d'y mettre ordre:

Y a-t-il un Bon-chrétien d'Auchy un Bon chrétien de Vemois? Non. Grâce à la situation privilégiée de la ville d'Auch et de ses environs, notre vieux Bon-chrétien d'hiver y donne des produits merveilleux ; telle est la cause de l'erreur des geni?

qui ont cru y découvrir une îioiivelîe sorte. Nous en avons fait venir deir greffons qui^^placés nnv un Poirier de Bon-chrétien d'hiver, ont produit des fruito moyens» verts et tachés comme cenx de l'ancienne variété^ sous notre elimat; nulle différence dans le port, le bois, le feuillage; donc synonymie. D'ailleurs MM« Jamin et Du Breuil m'ont dit avoir constaté le fait à Auch môme (1).

Cest comme le Beurré d*Amboise que Ton est tenté de sépa-» rer du Beurré gris, lorsqu'il est gros et coloré •

Quant au soi-disant Borhchrétim de Vemois, que le Jardin fruitier du Muséum appelle poine à'Av^h^ reconnaissons-y Fancienne poire à' Amour ou Tréêor d'Amour^ fruit d'omement répanda encore dans la Nièvre •

La dénomination malsonnante de Bon-chrétien turc n'est pas plos heureuse; elle est appliquée à la Cassante d'Hardenfont.

Et la véritable Délices d'Hardenptmt, art^(m été longtemps à la retrouver en France? On l'y appelait Archiduc Charles ; tan* dis que sous l'étiquette Délices d'Hardenpmt se vendait la Fondante du Panisel (la Délices d'Angers de M. Decaisne) deux bonnes poires.

Les Belges ont lancé deux poires Duc de Brabant; l'une étaiila Cassante d'Hardenpont , Tautre la Fondante de Char^ neuœ;et pour Duchesse de Brabunt^ ils nous ont livré le Soldat laboureur.

Entre Jean de Witt et Passe^-Colmar François^ quel nom doit être préféré? Il s'agit d'une excellente petite poire d'hiver.

On est maintenant parfaitement certain des synonymies Philippe Goës (Baronne Ae Mello) ; Calmar diseur (Prévost) ; Fondante de Tirlemont{BeuvTé Dumortier); Délices de Charles iWredow).

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(4) Voir à ee sm'ei no8 observations, année 1 862, pages 73 et 81 .

L'on doit écrire JtfartVTA^rè^e au lieu de Marie- Antoinette; Seckel et non Seckle; Monsallard ]^utôt que Monchallard.

Le Beurré rose des Bordelais est la Duchesse de Berry d'été^ comme la Dorothée royale du nord est notre Espérine^ et la B(mne de la Cha^lle des Bretons, la Cras^ne Brwieau.

Sous rétiquette. de Doyenné d'hiver de Montreuily j'ai cru reconnaître le Doyenné Goubault ; et le Beurré Berckmans sous le CQUYBvi de JRobert Peel(?). Le Doyenné JaminhsLptisé Doyenné de Janvier est probablement le fait d'une écriture risquée.

Iris Grégoire j Louis Grégoire, Docteur Lenthier^ sont bien réellement des variétés nouvelles et distinctes; c'est à tort qu'on a cherché à les assimiler au Frédéric de Wurtemberg^ à la Royale d'hivei'^ à la Verte longue.

En voici assez pour aujourd'hui.

Chaque horticulteur en a» comme cela» une certaine quantité à l'étude; et si l'on hésitait moins à puhlier le résultat de ses observations, la lumière pénétrerait plus vite et phiB avant dans le chaos de la nomenclature pomologique.

Charles Baltet,

horlkulteur aTroyes.

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