EXPOSITIONS D'HORTICULTURE
Nancy. L'exposition d'horticulture de Nancy s'enrichissait des collections de légumes de la colonie agricole et de M • Simon Meyer« On remarquait notamment un Chou de Milan du poids de 17 kilogrammes, et des Pommes de terre d'un beau développement. Les collections de fruits de MM. Baltet frères, de Troyes, et de M. Le Chevalier-Biseau, d'Autreville, étaient trèsméritantes par les variétés qu'elles renfermaient ; les Poires d'hiver dominaient, et beaucoup étaient d'un volume ou d'un fades avantageux, qui tentait fort les amateurs. Les arbres for^ mes de MM. Alix et Laurent dénotent des professeurs intelligents, qui savent prêcher par l'exemple. Parmi les lots de fleurs, nous citerons une riche collection de Glaïeuls ap-
portée par M. Loise, de Paris. Les plantes et les fleurs de MM. Boppc-Hermite, Rendatler^ Lliuillier, donnaient une hea* reuse idée de la floricolture de Nancy. Nous ne mettrons pas à la même sauce le Poireau panaché de M. Jacquemin. 0^ toquade panachée, jusqu'où yas-tu te nicher?
Awrillac. Malgré la sécheresse qui a régné pendant plusieurs mois dans le heau vallon de la Jordanne, Texposition d'Aurillac a. été riche en produits des jardins : fleurs, fruits et légumes. Les jardiniers ont lutté avec avantage contre Télément invincible^ et, en voyant le beau développement des produits exposés, on se demandé ce qu'ils auraient été si Tannée eût été favorable à la végétation. En tout cas, c'est une année à Potirons. Aurillac avait aussi le sien d'une belle dimension, qui a été gagné^ à la loterie, par une personne dont Tembarras a été grand, quand il s'est agi de l'emporter.
Les légumes étaient très-nombreux et très-beaux : ils appartenaient à MM. Artigues, Yemet, Lafont, Labro, Yerdier, Favy^ Casard, Girou, Abel, Verdier, etc., qui ont été les vainqueurs dans cette lutte pacifique.
Les fruits étaient particulièrement remarquables et remarqués ; on admirait les riches collections de MM. Louis Delzons, Epiât et Jean Casard ; mais les Pèches de M. Bouygues étaient dévorées. ... des yeux, et sans la crainte d'être traité de plagiaire, M. Bouygues aurait pureproduire cette invocation, que le grand comique des variétés, Odry^ avait inscrite sur le mur de son jardin, situé sur les bords de la Seine à Gourbevoie : « P6oheurs qui péchez, ne péchez pas mes pèches ! i
A Strasbourg, l'exposition était spécialement consacrée, comme du reste toutes les expositions d'automne, aux fruits et légumes, et la société avait restreint les concours entre les producteurs du département seulement. Je crois que c'est une faute grave ; Témulation ou la concurrence n'a Jamais nui au progrès; tandis que l'isolement conduit toujours à l'anéan-
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tiisenirat. L'exfK>8ition de Strasbourg se bornait donc aux produite d'une vingtaine d'exposants.
Les fruits étaient néanmoins nombreux et beaux; les exposants étaient M. le général Reibelle, dont la collection- était magnifique ; MM. Martin MuUer^ Bientz^ Lemaistre-Chabert, BiDger fils, Geny , Messmer, Weîss, Slephansfeld, et Rheinling, jazdinier de l'école centrale.
De trè&'beaux légumes étaient exposés par MM. Muff^ Bientz, Mangiuy Messmer^ Stephansfeld et Rheinling.
Un horticulteur distingué, dont l'établissement est pourvu de toutes les dernières nouveautés horticoles , H. Adolphe Weiek^ avait exposé ses riches collections de Fuchsia, DaWia, Ghr3fsanihëmes^ Conifères et quelques plantes diverses^ rares oa nouvelles. M. MuUer (Joseph), jardinier en chef du jardin botanique^ avait également à cette exposition un beau massif de plantes rares où curieuses ; deux autres groupes de plantes ▼ariées appartenaient à M. Dichl et à M. Leiser qui avait en ootre une Belle collection de Bégonia. Des Glaïeuls à M. Loise, de Paris^ et des Dahlia de M. Etienne Lejeal, complétaient la partie florale ou le bouquet de l'exposition .
Saint'Lôj lui aussi, est enfin sorti de l'ornière dans laquelle la routine le traînait depuis des siècles. Honteux d'avoir été si longtemps remorqué par cette vieille mule embourbée, il s'est accroché résolument au char du progrès, qui l'a conduit rapidement dans ces charmantes régions fleuries qu'on appelle Exposition d'Horticulture.
L'exposition de cette année est sa deuxième seulement, et déjà on a pu constater Tinfluence heureuse de sa Société d'Horticulture. Les peines et les efforts des hommes qui se sont dévoués à la tâche ardue d'améliorer le jardinage dans cette partie de la Normandie, ne sont pas peines perdues; et ce doit èfre pour eux une bien grande satisfaction, de jouir déjà des âenrs de la semence par eux répandue sur ce sol rebelle ;
dans quelques années^ ih en savoureront certaineiaaat les fruits. En attendant, qu'ilsjouissentdusaccès de leur deuxième exposition. Il y avait là des collections de fruits de M. Elle, président, le fondateur de la société ; de MM. RouUand, Le Bailly,Richer, Louis Germain, Pellerin, Fleury de Saint^Ouen, Ange RouUand, etc.; les Pommes à cidre de MM. Debroise, Brassy et Pastey.
Les légumes surtout étaient admirables et sortaient des cultures de MM. Le Bas» Vibent^ Ange RouUand, Louis RouUandi Chasles, Jean Lecomte, de la Loude, Germain (Louis), et de tant d'autres.
Enfin, dans la partie florale, se faisaient remarquer les beaux et intéressants lots de MM. ÉUe, le colonel Didier, Heulin, Lésénécal, Louis RouUand, Hébert, LebaiUy^ Fouques, et de madame René.
Pour Tannée prochaine, la Société d'Horticulture de Sa^nl* Lô annonce deux expositions : une au printemps et Vautre à l'automne. Les concurrents devront être domicUiés dansTarrondissement. Je le répète , cette exclusion des horticulteurs étrangers est une grave erreur; car c'est par eux que le pays peut s'enrichir de produits nouveaux.
Eug. DE Maetragny.
MÉMOIRE
Sim LA PRODUCTION ET LA FIXATION DfiS VARIÉTÉS DANS LSS PLANTES d'ornement;
Par M , B. Verlot, chef de culture au Jardin des plantes de Paris
(Ce Mémoire a remporlé )e prix daos le concoors de 1862, par U Société impériale et centrale d^ Horticulture,)
(suite.)