‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 85 sur 159 · GERANIUM · texte numérisé non relu

GERANIUM

Par M. LiervaL

Le mois de février est la vraie époque de multiplication des végétaux de serre qui doivent servir à former les corbeilles, les massifs et les bordures de jardins pendant Tété. Le moment est donc très-opportun pour faire connaître le procédé rapide par lequel M. Lierval, horticulteur, route de Villers, aux Ternes-Paris, multiplie ses Pelargonium zmale et inquinansy procédé qui, certainement, peut s'appliquer à beaucoup d'autres plantes.

M. Lierval dispose une tablette sur le devant de sa serre, au-dessus des tuyaux de thermosipfaon ou autres tuyaux de chauffage, à l'aide desquels on entretient Ij température du sol factice de la taUette^ de 10 à 12 degrés centigrades. Sur cette tablette on dispose un lit de mousse de cinq à six centim, d'épaisseur, bien également répandu et tassé, et on recouvre d'un centim. ,de terre très-légère« C'est là la petite couche qui doit recevoir les boutures.

Vers le conunencement de février, on met les pieds-mèi-es

de Géranium en vég^tion. Aussitôt que les yeux se développent en petits bourgeons, on en bât des boutures à Fœil, c'est-àrdire qu'on les enlève avec une faible portion du rameau, et on les dépose sur la terre de la tablette-couche^ en les appuyant seulement un peu, pour les faire adhérer au sol qui est entretenu ensuite constamment humide. En quelques jours — 5 ou 6— les racines sont formées. On empote alors ces boutures enracinées dans de petits godets, pour les placer sur couche et sous châssis, le plus près possible du verre. 8 à 40 jours après cette opération, de nouvelles racines tapissant les parois intérieures des pots, on rempote à nouveau et on replace les boutures sur couche et sous châssis, pour activer le développement des bourgeons qui doivent être pinces quand besoin est, pour obtenir des plantes bien rameuses et trapues. Cette méthode a pour avantage de dispenser de conserver pendant Thiver un grand nombre de pieds-mères,, chacun pouvant donner de 10 à 12 boutures, et d'obtenir très-rapi* dément des sujets bien constitués dès les premiers jours de printemps^ pour établir les corbeilles ou les massifs de plein iaiir.

EaN, BONABD.

^ABRICOTIER DE SCHIRAS.

Comme l'indique son nom, cette nouvelle variété* d'Abricotier, désigné botaniquement sous le nom de Prunus Armeniaca, vor. schirassa^ica^ est originaire de Perse. On en doftrintroduction en Russie, à M. Sbarrer, qui l'a rencontré dans les jardins de Tiilis, où son fruit, qui mûrit en juillet, est considéré comme un des meilleurs, ne le cédant en rien à une bonne Pèche. Ce fruit est ovoîde, presque pointu, mais à pointe émoussée au sommet ; il présente à sa base ime cavité assee profonde ; sa hauteur est dfi 9 à 6 centimètres, son diamètre de Se milli-

mètres dans sa partie inférieure*; et le sillon longitudinal, qui est très-prononcé sur les autres abricots, est à peine appréciable, n est de couleur jaune-paille avec une faible teinte rougeâtre sur la portion qui reçoit les rayons du soleil. La peau mince et peu duveteuse se détache facilement de la chair qui est d'un hianc jaunâtre, très-juteuse, très-sucrée, parcourue de quelques filandres très-Unes ^ Le noyau est assez lisse, pblong et ressemble plutôt à une amande qu'à un noyau ; mais il est cependant fortemcoit sillonné sur les angles; la graine qu'il oontiept est grosse et douce*

Ce nouvel Abricotier est d'une végétation très-vigoureuse; ses branches sont roides ; ses rameaux, dont l'écorce est lisse ^ brun, rougeâtre, portent des yeux assez gros et rapprochés. Les feuilles sont plus grandes que dans la variété commune, plu molles, en cceur, longuement pétiolées et d'un b^au vert.

D'après M. Regel, qui en a publié la descripticn et une fi* gure dans le Gartenflordy cet arbre a supporté, en Russie, 20 degrés centigr. de froid sans en sou&ir. On peut le multiplier par graines, qui, paralt-il, reproduisent exactement le type ; m^is l'introducteur, M. Sharrer n'ose cependant pasafiirmer ce fait, et il engage d'employer la greffe sur Abricotier commun pour en perpétuer la race. Nos pomiculteurs français ne tarderont pas cei'tainement à i^e procurer cette intéressante variété pour la propager et la mettre à la disposition des amateurs*

FaÉI>« HUPMANN.

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