LE MAIS JAPONAIS RUBANÉ
n y a deux mois, je lisais dans le American Agriculturist, journal agricole et horticole qui se publie à New-York (États- Unis) : .
« Qui ne connaît le ruban de bergère (Phalaris arundinacea picta), cette vieille herbe de nos jardins, rayée de blanc et
Juin 1866. h%
^qelq^efms de rose? Cette nouvelle gram^iée y r^ssepiUe beaucoup, maisi considérablement simplifiée,
» Dans nos champs de Maïs, on rencontre parfois des plantes à feuilles panachées; mais nous ne saohiops pas que oes accidents se soient perpétués, — Les Japonais, qui ont \m goût très-prononcé pour les plantes à feuillages panachés, rayés ou ponctués, ont réussi à fixer la panachure de ce Maïs, qui se reproduit avec la plus grande certitude^par le semis.
» Notre ami Thomas Hogg envoya de la graine de cette nouveauté à son frère, qui en sema un 1/4 d'acre (environ 12 ares). *— Nous visitâmes le terrain quand les plantes avaient à peu près un pied de haut et n'y rencontrâmes pas un0 seule plante dont le feuillage n était pas rubané.
» A cette époque, les feuilles étaient rayées de -rose et de blanc ; diais on nous a dit que la couleur rose disparaît quand • la plante grandit.
> M. Thomas Hogg pense, d'après la végétation de cette variété de M^, qu'elle appartient à une espèce de Maïs autre que celui que nous cultivons sous lé nom de Zea Mais, y^
le fis alors fort peu attention à cet article, mais depuis le 10 ^ de ce mois, à notre exposition horticole, je remarquai particulièrement quatre plantes en pots admirablement rubanées. Elles étaient exposées pas M. Léon Lille, marchand grainier de notre ville. C'étaient des Maïs japonais obtenus de graines importées diioctement par lui des Ëtats-Unis, et correspondant parfaitenient à la description du journal américain.
Si' je ne me trompe, cette plante sera une bonne acquisition pour Tomementation de nos pelouses, et^ plantée par groupes de ^ QU 6, ^e pourra rivahser avec VArunda donaœ variegata et offrira sur lui le grand avantage d'être une plante annueUe, d^une culture facile et à la portée de tous les amateurs, pou« vant se semer en pj|ace au cammencenaent de mai, «t ar^vant assez pj^'on^pten^ent à son complet développement.
- l^e fioût ea étaut très-miniiiie^ j'epgage les lect^urs^deM'Horiiçulteur d'en faire l'essai. M. L.Lille sera, je pense, en mesure d'eit offrir à bas prix à l'automne des graines de sa récolte.
Il e^tbien entendu que ce M^s, comme toutes les gramiàées, demande une bonne fumure et de copieux airosements,
Jean Sisjley .
Lyon, \'6 mai 4866'.