‹ L'horticulteur français de (volume 3)Chapitre 121 sur 162 · Lescuyer · texte numérisé non relu

Lescuyer

(A continua*.)

Travaux du mois d'Août.

Potager. Les chaleurs du mois d'août nécessitent de copieux arrosements aux Choux-Fleurs» Choux, Cardons, Céleri; etc. ; les Concombres, Cornichons, veulent aussi des bassinages nombreux. — A mesure que les Artichauts cessent de produire, il faut couper immédiatement les tiges au niveau du sol, en faisant attention de ne pas endommager les œilletons qui commencent à se développer. — Toutes les Laitues doivent être l'objet d'une attention soutenue de la part du jardinier; il faut lier les Laitues et les Scaroles, empailler les Cardons t et Céleri pour les faire blanchir selon le besoin de la consommation; semer de la Romaine d'hiver, de la Laitue de la Passion, qu'on replante sur rolière. On peut encore à bonne exposition, semer dans les premiers jours da mois, des Haricots pour récolter en vert, pour les conserves d'hiver; mais alors le terreau etles arrosements ne doivent pas manquer, on sème aussi, Radis roses, Oignon blanc, Poireau, Salsifis, Scorsonères, Épinards, Cerfeuil, Navet, Mâches, Carottes^Choux-Fleurs, Choux de Milan, Pommiers hâtifs. Si on veut avoir du plant de Fraisier Quatre-Saisons, il faut, dès les premiers jours du mois, laisser les coulants se développer librement, on les paille un peu pour faciliter l'émission des racines* On veillera enfin à abattre, avec le dos d'un râteau, toutes les tiges d'Oignons qui seraient restées debout, pour que la sève se concentre dans l'Oignon et en augmente le volume.

Jardin fruitier. Palisser, ébourgeonner, pincer, sont les principaux travaux à opérer; on doit avoir soin aussi de découvrir les fruits qui approchent de la maturité, et profiter de cette opération pour visiter les branches malades, soit par la gomme, le chancre, etc. — On commence la greffe à œil dormant, à mesure que le bois sur lequel on veut pratiquer est parfaitement aoûté.

Jardin d 'agrément. Les travaux de ce mois sont à peu près les mêmes pour l'entretien. On commence à greffer lesRosiers en écusson à œil dormant ; on sèvre les Œillets qu'on aurait marcotté le mois précédent, et on les plante dans des pots ou en pleine terre. 11 faut s'empresser de lever et mettre en place les plantes annuelles d'automne repiquées en pépinière, telles que Reine-Marguerite , Balsamine et Rose d'Inde, etc. On sème des Quarantaines pour les repiquer en pots et qu'on abrite pendant l'hiver, des Giroflées grosse espèce, Calcéolaires, Cinéraires, Pensées, Pelargonium, Pivoines, Renoncules, etc.

Serra. Comme au mois de juillet.

luit.- Imprimerie horticole de E. DONMUD,nieCiMeUft.f.

SOMMAIRE DES JMT1CLKS COIfTBNDS DANS CE NUMÉRO,

P. Hirihcq, Chraalejae. — F. Hf.mkcq, ExpasHIa» des la sectes. — F. Hbbiic^ • Berftèrhi ataeraphylla, ■••kerll et Wallichlaaa (PL Vil!). — F. Herihcot, Csleas ■•otmbx des Anglais. — Blrbl, Plantes poir l'ornementation der rpptr« tements. — 0. LsscuTsa, caltnre dti Tsreala aslatlra. — A. deTalou, ecltore èVl» :- Senslttve eu plein air. — Louis Boulât, taille des MMama. — L. Cobwbr; ^selfve^ Fraise* nouvelles. —0. Lbmutbii, revue des Jaarmau*.— Travaux du mois de septembre.

CHRONIQUE

Effets de la chaleur et de la sécheresse sur les arbres de Paris, et sur certaines plantes d'ornement. — Les Rosiers hybrides remontants ont besoin d'élre rphybridés pour remonter; lettre d'un mécontent; appel en réhabilitation des Rosiers centfeuilles et Provins. — Exposition de Versailles; les Coleus nouveaux des Anglais; les Zinnia doubles; procédé à l'aide duquel on les obtient; les docteurs ès-culture; réflexion au sujet de l'admission drs membres des Sociétés horticoles. — Comment les journalistes cachent leur ignorance; opinion du Siècle sur l'Exposition des insectes; niaiserie d'un de ses rédacteurs.

La chronique pourrait bien prendre des vacances ce moisci; les grandes chaleurs ont séché sur pied toules les nouvelles, et votre pauvre chroniqueur a eu quelque peine à trouver un petit fruit vert, pour en répandre le jus, en guise d'arrosements, sur le sol aride du jardin qu'il cultive.

Ces grandes chaleurs, et surtout la sécheresse inconvenante de l'été, ont cependant déterminé des phénomènes de végétation des plus curieux, paraît-il ; car, depuis quelque temps, . ils font la joie et le bonheur de tous les journaux politiques et littéraires. Tous, en effet, sans en excepter la grave Moniteur universel et son petit du soir, ont raconté; à tour de rôle, que les arbres des promenades publiques de Paris ont été complètement dépouillés de leurs feuilles du printemps, et qu'ils se sont empressés de cacher leur nudité, avec de nouvelles feuilles, bien plus tôt que les années précédentes. C'est, très-. pudique assurément, de la part des arbres parisiens de se vêtir, Septembre 1868. *7

quand on voit tant d'autres fleurs se dévêtir autant que possible; mais de la part des journaux, c'est bien naïf de rapporter un phénomène qui se reproduit chaque année, et que les jardiniers désignent sous le nom de sève d'août ; l'intérêt de cette nouvelle se chiffre donc, commç celui de certaine valeur financière , par un beau zéro.

En voici un autre qui a échappé aux nouvellistes des susdites feuilles, — non pas celles qui sont tombées — mais des feuilles littéraires et scientifiques, chargées de nourrir et d'agrandir l'intelligence des enfants de la France. J'ai remarqué, et nos lecteurs ont dû faire également cette remarque, que, sous l'influence de la chaleur et de la sécheresse de cet été, beaucoup de plantes ont à peine fleuri, tandis qu'elles se sont développées tout en feuilles; sous l'influence de cet air sec et chaud, un très-grand nombre de Pelargonium panachés sont retournés aussi au type, c'est-à-dire redevenus verts. Tels sont particulièrement les Pelargonium zonale, qui, dans certains jardins, — au Luxembourg par exemple, — n'ont pour ainsi dire pas donné de fleurs. La belle corbeille de l'avenue Soufflot, ordinairement rouge de fleurs, est restée, depuis le commencement de la saison, à peu près complètement verte ; les plantes qui la composent sont d'une vigueur extraordinaire. Les Chrysanthèmes frutescents, ou Anthémis, n'ont pas donné dix fleurs dans le courant de l'année ; les pieds sont vigoureux, très-trapus et tout en feuilles.

Les Ageratum, n'ont pas non plus fleuri comme de coutume; leur floraison a été maigre.

Le Tagetes signata qui est généralement inondé d'or; n'a eu qu'une demi-floraison.

Mais où le phénomène à? infloraison a été le plus -manifeste, c'est sur le Rosier. Les variétés de Rosiers thé et de Bourbon, ont presque toutes remonté en feuilles. Quant aux Rosiers dits hybrides remontants, c'est tellement leur habitude de ne point

remonter autrement, que j'aurais été 6urpris de les voir refleurir une seconde fois. Pour que ces hybrides cessent de remonter comme ils le devraient, d'après le croisement auquel ils doivent le jour, il faut évidemment qu'il se passe chez eux quelque chose d'analogue à ce qui se manifeste chez nous au sujet du vaccin. Jadis on croyait qu'une fois vacciné, on pouvait se jouer impunément de toutes les petites véroles; il parait qu'on jouait gros jeu, puisqu'il est reconnu que le vaccin ne dure qu'un certain nombre d'années. Ne pourrait-il pa* en être de même pour l'hybridation ? Car enfin, si nos anciens hybrides remontants ne remontent plus ou que très-peu, ne serait-ce pas parce que le fluide pollinique hybridateur est usé, comme s'use le vaccin, et qu'alors ses effets ne se font plus sentir? Dans ce cas, ne faudrait-il pas les réhybrider comme on nous revaccine? C'est vraiment à voir. Je soumets cette simple réflexion aux hommes compétents et les engage à étudier cette question. Il y va de la vie de tous les hybrides en général, et des ftosiers remontants en particulier; car voici une lettre d'un de nos abonnés qui montre toute la gravité de la situation.

Les Cauurdières, ce 27 août 4866,

Monsieur le rédacteur, c'était hier la fête de ma femme ; elle s'appelle Suzanne. Je voulais la lui souhaiter avec des roses, vu que c'est la seule fleur qui soit digne d'elle. Eh bien! Monsieur le rédacteur, vous me croirez si vous le voulez, dans ma collection de Rosiers remontants que mon jardinier m'a dit d'acheter parce que ces Rosiers-là ça^donnedes fleurs toute l'année, eh bien! vous me croirez si vous voulez, n'est-ce pas ? je n'ai pas pu trouver une feule rose pour lui faire un bouquet. Je viens donc vous déclarer, Monsieur le rédacteur, que je ne crois plus en vos roses remontantes; c'est de rattrapeniais. Je regrette, voyez-vous, d'avoir écouté mon jardinier qui m'a arraché tous mes beaux Bosiers centfeuilles qui me venaient de mon père. À la bonne heure, ça ne se vante pas de remonler celles-là ; mais c'est plus beau que tous vos hybrides remontants qui ne remontent pas plus qu'elles.

Si vous voulez imprimer ma lettre, Monsieur le rédacteur, ça me fera bien plaisir ; seulement je tiens à ce que vous n'y changiez rie a, parce que je veux que tous les faiseurs de roses remontantes sachent bien ce que je pense de leurs roses, et qu'ils ne m'attraperont plus à croire qu'elles fleurissent plus que les autres.

Je vous remercie, Monsieur le rédacteur, de votre complaisance, et j'ai bien l'honneur d'être votre tout dévoué lecteur.

. Jean-Marie Sévin.

Notre correspondant a malheureusement raison; à part quelques-unes de ces variétés dites hybrides , le plus grand nom* bre ne remontent que rarement, et cette année elles ont été tout à fait rétives à la seconde floraison. Je n'ai certes pas l'intention de leur intenter un procès et de demander pour elles la déportation ; loin de moi cette pensée ; je poursuis en simple appel, la réhabilitation des roses non remontantes comme les centfeuilles et les Provins, que les rosiéristes persistent à condamner à l'exclusion perpétuelle; ils ont tort. Si ces Rosiers avaient toujours reçu les soins qu'on donne aux autres, peut-être, aujourd'hui, seraient-ils devenus remontants comme certains végétaux qui ne Tétaient pas* primitivement, et qui, depuis plusieurs années, remontent sans le secours d'aucune hybridation, mais par le simple effet d'une volonté toute-puissante. Celui qui présente très-manifestement ce phénomène est la Glycine de la Chine. Cette année, lorsque tant de plantes se sont abstenues de fleurir, ou n'ont que très-imparfaitement fleuri, la Glycine — les vieux comme les jeunes sujets — a donné trois floraisons.

Quant à chercher l'explication de toutes ces anomalies, pour vous la donner, amis lecteurs, j'y renonce :

« Dan» ce rude métier où mon esprit se lue

» En vain, pour la trouver, je travaille et je sue. »

Je la mets donc au concours, et je me retire sous la tente de l'exposition de Versailles.

Elle est toujours jolie cette exposition ; mais comme toutes

les expositions, elle perd chaque fois en intérêt. Les horticulteurs locaux se fatiguent, paralt-il, à Versailles comme à Paris. Sans les beaux lots de plantes de serres de M. Lierval, des Thèmes, et la magnifique collection de Pelargonium zonale de MM. Thibaut et Keteleèr, de Sceaux, l'intérêt de l'exposition du mois d'août eût été à peu près nul. Beaucoup de Pelargonium .zonale très-ordinaire comme végétation; des Pétunia, des Glaïeuls, de Reines-Marguerites qui nous ont fait regretter que M. Truffaut ait abandonné cette culture; des Lierres, des Aroïdées, des Maranta, des Palmiers, et quelques beaux Héliotropes en pyramides, de M. Tavernier, tel est le contingent fourni par les horticulteurs ou plutôt par quelques jardiniers de maison bourgeoise de Versailles. On pourrait dire que c'était une exposition d'amateurs.

M. Deseine, de Bougival, avait une riche et nombreuse collection de fruits et d'arbres fruitiers.

Dans le lot de M. Liervâl, j'ai vu, avec étonnement, les fameux Coleus nouveaux des Anglais, dont 12 variétés seulement ont été achetées au producteur dix mille francs!

A ce compte-là, le vieux Coleus Versckaffeltii à feuilles rouges vaudrait, lui tout seul, plus de cent mille francs (1). Les 22 variétés de Coleus anglais exposés par M. Lierval étaient dans toute leur beauté ; c'est-à-dire d'une luxueuse végétation, comme sait si bien l'obtenir M. Lierval pour toutes les plantes qu'il cultive. Le même éloge revient au Pelargonium de MM. Thibaut et Kételeér ; quand on expose, il faut au moins présenter des plantes comme les leurs ; elles faisaient pâlir toutes celles des autres collections.

Il y avait encore de beaux lots de Zinnia doubles , entre au très celui de M. Tripet, de Boulogne. Je n'avais pas encore vu autant d'ampleur dans le capitule; M. Tripet a atteint certainement

(1) }roir page 1M .

au dernier degré de perfection \ je ne vois pas trop maintenant quel nouveau progrès pourrait faire la culture dans l'amélioration de cette race. D'après un cicérone de l'exposition, ce serait par la multiplication artificielle qu'on aurait obtenu la transformation des étamines et des fleurs aussi parfaitement pleines de Zinnia. • On est vraiment heureux, — comme disait à ce cicérone un visiteur avec un petit air gaulois — - de rencontrer dans les expositions et les sociétés d'horticulture, des hommes aussi savants qui dévoilent au public les mystères de la. nature, et qui l'instruisent sur les merveilleux effets de la multiplication artificielle. » Quand donc tous ces faux docteurs ès*culture comprendront-ils que le public n'est pas précisément composé d'ignorants et qu'ils se font bafouer souvent par les gens qu'ils veulent instruire ? En tout cas il est fâcheux pour Fa science horticole, que les sociétés d'horticulture ne soient pas plus sévères dans l'admission de leurs membres» Comment veut-on que ces sociétés propagent les saines doctrines scientifiques; quand leurs membres sont aussi complètement ignorants des plus simples notions de là science 1 Si encore ces membres-là possédaient l'art de se taire ; mais non ! Boileau l'a dit :

« L'ignorance toujours est proie à a'admirer, »

Et tous ces illustres ignares débitent leurs sottises avec une arrogance qui déroute même souvent le vrai savoir» Ils en imposent ainsi plus aux masses que le savant qui, lui* toujours modeste ne prend jamais cet air impétueux pour convaincre.

Quelquefois l'ignorance est dédaigneuse et tourne en ridicule ce qu'elle ne comprend pas : mais ce genre appartient surtout aux écrivains des journaux qui traitent des matières étrangères à leur sujet . *

Ainsi, la Société d'insectologie agricole vient de faire une exposition, qui, en présence des ravages croissants causés par

les chenilles, les hannetons et le ver blanc, est pleine d'à-propos. Aussitôt les journaux, et particulièrement le Siècle, de chercher à couvrir de ridicule cette exposition. Il faut leur pardonner, car ces illustres discoureurs n'en comprennent pas l'importance ; leur myopie ne leur permettant pas d'apercevoir le but auquel on veut atteindre. Pour eux il n'y a d'important, d'utile, que les questions politiques. Parlez-leur des réunions du Vauxhall où se discute en ce moment la grave et importante question des droitq politiques de la femme. A la bonne heure, voilà qui est du plus haut intérêt!

C'est bien autrement sérieux, en effet, que la question du hanneton. Mais chacun son goût. Je ne suis pas l'ennemi du sexe aimable, bien au contraire ; néanmoins je ne partage pas l'enthousiasme de ces journaux, au sujet des réunions hermaphrodites présidées par l'illustre Assolant, parce que, si les principes mis en délibération par cette sérieuse institution étaient jamais appliqués eu France, nous serions bientôt menacés d'une nouvelle invasion d'insectes, qui, pour n'être pas aussi nuisibles que le ver blanc, sont au moins plus désagréables. Et, en effet, du moment que nos compagnes pourraient devenir gardes champêtres, députées, préfettes ou mâiresses, elles trouveraient indigne d'elles de se livrer à l'exercice de la chasse au gibier qui trouble parfois leur sommeil, et à celui qui se remise dans la blonde chevelure de leurs chérubins d'enfants. Nous serions donc obligés de chercher encore les moyens de nous garantir de cette nouvelle invasion. Or, je trouve que c'est déjà bi^en assez d'avoir à faire la besogne des cultivateurs, qui dédaignent de faire la chasse aux hannetons, sous ce fallacieux prétexte qu'un homme qui jouit des droits politiques, doit conserver sa dignité, et ne doit pas s'occuper de chasser* des insectes qui le ruinent en ravageant ses champs •

Ces braves cultivateurs partagent, entièrement sur ce point, les idées du Siècle. Qu'est-ce que cela leur fait que le ver blanc

nous menace d'une bonne petite disette? Ce n'est pas une question politique ; ce n'est qu'une simple question de bètes ; donc, un homme d'esprit, qui est électeur et garde national, serait ridicule de s'en occuper.

La niaise ironie avec laquelle certains journaux ont parlé de cette exposition des insectes, ne paralysera pas les efforts de tous les modestes savants, qui réunissent leurs forces pour combattrait vaincre un ennemi plus petit mais plus puissant qu'une armée munie de fusils à aiguille; ils ont à cœur de mener à bonne fin leur œuvre, et ils atteindront au but. C'est une œuvre utile et sérieuse, trop sérieuse peut-être, pour être comprise des spirituels écrivains du monde politique et littéraire. Quant à ce rédacteur de la feuille de M. Havin, qui prétend être allé à cette exposition pour se donner le plaisir de voir sauter des puces, et qui a été désapointé de n'en point trouver, il faut qu'il soit bien profondément pénétré de l'esprit du journal le Siècle, pour lancer un pareil trait d'esprit à une institution dont l'importance n'échappe à personne ; s'il n'était pas aussi imbu des principes développés dans cette feuille, il aurait compris qu'il n'avait pas besoin d'aller à l'exposition des insectes du Palais de l'Industrie pour voir tout simplement des sauteurs dans l'exercice de leurs

fonctions ; ce n'est pas là qu'ils sont.

F. Herincq.

P. S. Le Congrès pomologique de France se réunit à la fin de ce mois à Bordeaux ; à cette occasion il y aura une exposition horticole. Tous les journaux de Paris ont annoncé que les membres de la Société des rosiérisies de Brie exposeraient les produits de leurs cultures. Si par le temps de chaleur et de sécheresse ces braves cultivateurs, réussissent à envoyer un beau lot de roses à Bordeaux , il faudra bien convenir , cette fois» que leur président aura bien mérité.... non pas la croix, mais la reconnaissance des bordelais.

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