DISSERTATION SUR LA VÉGÉTATION
Circulation de la sève.
La théorie du mouvement de la sève que nous avons fait connaître, et que nous avons essayé de développer dans une série d'articles publiés dans ce journal, a soulevé, au 3ein delà Société d'horticulture et de botanique du Havre, de nombreuses et vives discussions qui prouvent que les anciennes théories de la circulation du cœur, des poumons, de l'estomac, des intestins, et même du cerveau des végétaux, ont encore de nombreux partisans.
Avant de continuer l'étude de cette question, nous analyserons d'abord les différentes notes et discussions qui ont été publiées dans ces derniers temps dans les bulletins de la Société du Havre, pour bien montrer comment on entend, en horticulture, le mouvement circulatoire de la sève. Nous démontrerons ensuite que les faits sur lesquels on appuie la théorie des deux sèves, ascendante et descendante, n'ont aucune consistance et qu'ils ne sont, le plus souvent, que mal interprétés.
MM. Duchemin et Touchard, de la Société du Havre, sont les fidèles partisans de l'ancienne doctrine, ils soutiennent que la sève ascendante monte par les couches ligneuses, et descend par l'aubier et l'écorce jusque vers les racines, et que c'est la sève descendante seulement qui, sous le nom de cambiumf contient les parties nutritives de la plante. M. Van-der-Noortgate, de la même Société, est un de ces hommes égarés qui n'admettent pas la sève descendante; de In les* vives discussions qui ont eu lieu dernièrement au sujet d'un Poirier Beurré Diel sur lequel un anneau d'écorce et d'aubier a été enlevé depuis quelques années et qui n'a pas cessé de vivre.
M. Noorgate, qui a communiqué ce fait, l'expose ainsi : • L'arbre vit et porte des fruits tous les ans ; mais il ne prend
aucun développement à sa partie supérieure, et Ton ne voit point se former, à la lèvre supérieure de la plaie, le bourrelet auquel donne ordinairement lieu, dit-on, en pareille circonstance, l'arrêt de la sève descendante.* Comment, dit-il, expliquer ce lait?
M. Touchard, chargé d'examiner cet arbre, explique ajnsi le phénomène : • L'ablation des couches corticales et de l'aubier met des. entraves à la marche de la sève ascendante qui arrive, moins abondante dans la portion de l'arbre située au-dessus de l'incision et met, en même temps, un obstacle au retour de la sève descendante vers la portion inférieure de l'arbre ; il y a, en un mot, perturbation dans la circulation générale du sujet, mais il n'y a point interruption complète, et ce qui le prouve, c'est que l'arbre s'accroît d'une manière peu prononcée, il est vrai, mais assez, cependant, pour que l'on puisse constater une différence notable entre le diamètre delà portion qui surmonte Pinciaion et celui de la partie située au-dessous, »etM. Touchard voit, dans le fait de cet accroissement une preuve de la formation dix cambium et par suite de la marche de la sève descendante.
€ Qant à l'absence du bourrelet sur là lèvre supérieure de la plaie, cela tient, dit cet habile praticien, à ce que, dans les circonstances actuelles, la sève ascendante en minime quantité, à cause de l'enlèvement de l'aubier, est en grande partie utilisée pour le développement des bourgeons, et que, dès lors, la sève descendante, peu abondante aussi, se trouve entihrement absorbée au profit des parties supérieures de l'arbre, et ne laisse point écouler cette portion surabondante qui, dans le cas où l'aubier est conservé, va former le bourrelet au bord de la lèvre supérieure de la plaie. La grosseur plus considérable des fruits de la partie supérieure de l'arbre et leur prématurité sont une preuve, — pour M. Touchard, — que les choses ne se passent pas ainsi. >
M. Van-der-Noortgate combat ces explications de M.Tou-
afrard endemanetent : * Pourquoi, si c'p^ Us^^KWdmtft qui opère le développement diamétral de^ partie? ligneujfi^ on fojj,, dw§ |a pratique de la tai% pige inqriQn «ku^quui eu au-r^essopf fle la, brftflphe faille guel'pu veut faire ftffalopRfln une telle opération irait ainsi, dit-il, en sens inveiçe fj£9 id&fl éu)i$$ par le? parfais des deq* *£?<$, p»ii}queilfl a p?éfiiçémeut pour but (le mettre $rrèt au retour ç|e Ja çéve despeBn clantp 4ans }q, b ïWphf! opérép . *
M.'TouchaM explique ain$i çffttP conte^çtiflfl ; 1,'iwâw» pr^jquée au-depsus d?w»P brappljeque For veu1ifiaitfe4Ô¥etapT per « a ppur but d'opposé*, dim, up qbstsçlefc leffl«#$ 4$ la sève aspendautp et de Ja coutrftiudrp, par $pit& a se pqrterw plus grandç abondance dans la branche opérée, I/^ptiafi 4g cette sévpu'apa$#— pour lui —une action immé^Pte, mais elle ijgit mfcatemçnt par 1? (iéye|pppempftt plus pongidifrablp pt plu? prompt dep l$}jrgpons de cette broche; <rçr c'e«( (a flfofl fwcenffan^ fut d^r^Â** /Vwjfttfïon tfc* ^our^pojw, pj; Tqu «ait qpp le développement 4e? {>rçnpj*gji est pn rajf pn diFQfHP 4* 1* quantité de p^rtie^ vertes qu'elle^ pr&entept, p'esji, p$ ftfttyf. . ferjflinp M- Toucharfl, dans cps pftr^ qpe la sévfl p'^bpre pour former la péye descendre pu p fjn^iuro, ftqui4p génfrfr ftwr tfybois et de Pqcpçce* *
Ppmirçeofivpit, c'pst tpujpursla ^ye élaborée p^f les feuille qqi prpduit le cambium des apteuw, e# RFR4»it générateur 4p toutes choses | du bois ef de Técorce.
Autrefois cette sève élatjorée étaty absplupient p#$essairp IW 4éveloppement des yeux en bourgeoirç et eq rameaux ; pt c'était assez logique, puisque pes Jrçurgeona çPRt ponctué* par des cellules, fibres et vaisseaux exactement cpunjjp toutes les p&F ties ligpeuses du végétal.
Aujourd'hui , par suite de noiubrprçjp ameqdejpents, cette théorie est dévenue, comme on va le voir, à peu (pèg illogique; M, Tquchard a suivi naturellement pes umttrps, D$ps
xm fpminjjuiptfion repente, il dit spirituellement : « Le réformateur jies 4eu* ippuyeipents fa te f^yo ep sens iqvpfsp p> rjen dit, sjjp la conformation des rapipps, Cette étrange méthode voudwt-etye mettre pn doute -leur utilité ?*..♦. et il termine sa note ppr cette ppuclusjop ; « ta géve pendante liquide absqrbée dans U terre ppr lps yaçifle^ 3 ppur fopc|ipp prippipale de déterminer lç dévejpppeipent 4ss bpwgeona; et la sève descendante, p^ipp bqui4fi Êktyflré et modifia, produit lp 4e" XQ^BOW4 des rwufô et racprp^çeiqpnl pp.djamètrà de Iqu^ je* jjft^s dp végétal . »
. C'eut là, en çflty, 1» demi^fp forqau|e 4ep pwtîwn* du (tyw* èfV»f pn cqpcjie gépératnpe fépondée ppy la sévp descpp-
Ayant de commencer la réfutation dfl cette &ingq}jj-)re $octfjnç, qqgg P9§erwp, d'abord, quelques question» £ ses partisans, et à M. Touchard en particulier, Pqurquqi }a s£yp a-tT©Ufi bespjp d'éfce ^|^}>qrée pféa^lppaent par |ps feuilles , pour fwppf lç$ racjpp? quw4 '1* ?^e tyftfà* &Q» élaborée prgalajîleflfênt p^r les feuille^ sert parfaitpment de nqurrijure aux yeux, qui se 4^yelpppept pp fynjrgeons, puiq en pame^ux, pui^ gp br$#ps, etc., car epfip, ces fcourgpons squt pqfflpp^f exaçteïpenl 4e Qçllules, de fibres et dp ytysqewx, coppne lps faqp^ ; ftf . Touchard a4fpôt cettp cûnfopiiité ?
Et puisque le; racines sont le produit de la sève élabpr^e par les feuilles» où sont les feuilles qui élaborent cette sève précieuse, dans un haricot, un cocos, un grain de maïs, etc., en germination , daps lesquels qp ^ppfÇûit pue longue racine qui plonge en terre, quaijd les p<ftyl£dons ne sont même pas ppepre sortis de J'enveloppe 4e la sempnee ?
Sj jes racines sont des produits de la sève élaborée par le? feuilles, il pn résulte, naturellement* que lep tissus de ces rampes sont de même essence que les tissus des bourgeons qui portent ]es feuille?, giége de la transformation de la sève. Par
conséquent, une bouture de racine d'un arhre doit reproduire le même type, comme la bouture de rameau prise sur le même individu. Pourquoi, cependant, dans un arbre greffé, les racines bouturées produisent*elles des individus semblables au sujet, qui n'a pourtant pas de feuilles pour élaborer la sève de ses racines, et non des individus offrant tous les caractères de l'espèce greffée, puisque ce sont les feuilles de la greffe qui on t élaboré la sève, source de production des racines î
Dans les ognons de Jacinthe et autres ; che&les végétaux vivaces berbacés, les racines sont formées bien avant l'apparition des feuilles à la surface du sol. Gomment les feuilles élaborent-elles, dans ce cas, la sève, puisque cet organe n'est pas encore parvenu à ce milieu lumineux dans lequel il élabore et transforme le liquide seveux ?
Nous pourrions ajouter beaucoup d'autres objections, mais nous n'abuserons pas.
Avant de reprendre nos dissertations, nous désirions seulement être éclairé sur ces points qui nous ont toujours paru très-obscurs, et sur lesquels tous les auteurs ont oublié de faire là lumière. Si M. Touchard veut bien allumer le phare dont les feux devront nous guider à retrouver le vrai et sûr chemin de la science progressive, nous lui en serons très-reconnaissant; les portes de Y Horticulteur français lui seront ouvertes
à deux battants.
F. Heringq.
EXPOSITION UNIVERSELLE
(Troisième série.)
Le concours principal de la 3e série a présenté, aux yeux des amateurs, une des plus brillantes exhibitions. Les Azalées des Indes et les Rhododendron arboreum en étaient l'objet.
En entrant dans la grande serre, les visiteurs étaient éblouis par Téclat et le brillant coloris des innombrables fleurs qui
couvraient chaque arbuste. Quelques-uns ne présentaient qu'une masse de fleurs, parmi lesquelles il était impossible d'apercevoir une seule feuille. J'ai pleinement admiré toutes ces merveilleuses productions de l'industrie horticole, et j'ai regretté, un moment, que nos jardiniers n'aient pas de ces plantes d'exposition qui subjuguent l'admiration, et donnent une haute idée des horticulteurs qui les cultivent. Mes regrets se sont rapidement dissipés, en voyant le lot considérable de MM. Thibaut et Keteleér. Ce lot était composé de plantes de moyenne grandeur, bien fleuries, bien formées, d'une belle végétation ; toutes probablement d'un prix accessible au plus grand nombre, ce qui n'est pas un mince mérite dans un pays où ce qui était autrefois l'apanage de quelques riches privilégiés se met rapidement à la# portée de tous. Chercher les plus belles, serait faire injure aux autres; toutes m'ont paru superbes. Le Jury a été de mon avis; un premier prix a récompensé ce lot. M. Van Àker, de Ris, a obtenu le 2e prix, son lot fort remarquable était moins avancé pour la fleuraison. M. Grange, d'Orléan3, a obtenu le 30. Ces trois lots ont fait le plus grand honneur à l'horticulture française.
Les autres concours d'Azalées ont été soutenus par les Belges elles Anglais ; ils ont été fort remarquables. Les plantes présentaient un grand développement ; leurs fleurs, très-grandes, brillaient des coloris les plus variés et les plus éclatants ; leur grand défaut était d'être, d'un prix inabordable. Au point de vue de la bonne culture ce défaut n'en est pas un ; mais au point de vue commercial il est considérable.
M. J. Veitch et fils ont exposé des Azalées splendides, comme grandeur et beauté de fleurs ; ces plantes formées en pyramides étaient soutenues par une armature en fer; j'ai été tout attristé par le fer rigide forçant ces belles plantes à prendre une forme un peu trop géométrique, et par conséquent un peu froide. Les plantes de MM. Vervaéne, Ambroise Verschaffelt et de Graet-
Pracq, plus naturelles par la forme, plaisaient ppuMtiœ p}u« aux yisjteurs; les autres excitaient peuMtrq plu^t l'étonné* papftj;, M, Oprainique Yervapnp, à Ledeberg-lps^Gançl Belgique), et M. ^pitypi$pVprschaffelto$ qbtppuun pi^er pri*w*jw par leur lot dp 50 vayjétés. tarnait récompense ne fut www mérjfée. Le premier pri* pour un lot de 25 variétés a été pbtppu ppr ty. dp Graet-flrapq, de £agd; lp 4PWèW PW M* 4e {jpukel^er, de Pruxpjlps. ^e Jury § accordé un deuxième pri* à M. de Qraet'Pr^pq ppur son lot $ç\% vq^tép ctiQ)p}«p. > Le concours de 6 vpr^tés remarquables par leur déypJpppflT ment p été brillamment sqrçtypu par. MM. Veitph >t #1», d# Longes, JpspRfo Veryaene pt Cie, de Gand, et M, dp Grae^Braaq, dp G$t\j\. J'ai indiqpé plus haut le? qualités des ]qts pj posés, Ce^ Messieurs oçt obteqp, daqs l'ordrp oh je viens dp les npmjner, lp 1er, le ?• pt le 36 prix.
Lps prjx attribuée a» 6* poncoprs, lofs de \% variétés mises au cpmmerce flepuis 18^5inplufrçvejppqt, opt été remportés par M, VandefCruysgep, deGapd, l*r prix; M. QpmipiqueYervpene, 2* prix; Madame veuvp Happjiput, dp Gapd, 3e pris ; deux mentions honorables ont été accordée* à Joseph Vervaprie p} Cm et à M. Vervaenp, fils, de Çapcl,
Le 7e concours 4' Azalées pouvellpp de ternis a précepte des plantes paagpitiques, toutps étaient bpJJesT plpsipurs ont été primées* Comtesse de F fondre, à M, ppimnjqwp Vprvpppp, a obtepu le 1er prix; Napoléon III, 4f, Bqrillet pj: VervtienewQj au même horticulteur, ppt mérité le %* prix; M. JJeukelaera obtenu le 3* prix; son lot était aup^roté; plpsipqrs planter opt été fort remarquées, pne ou deux avaient un coloris peu c^ipnn dans ce fopau genrp.
Le 8Q et dernier çpnçpprs 4e§ A^es était consacré & H plante la plps remarquable par pa flepraispn ef sa belle puituf p : Canciwq, à M. pqjpinique Yervaene, a pWnu le 1* prix. Si Ton se souvient de ce (jue j'ai dit plus haut, qp vepra que le
— tu —
Jorj a fractionné Je oboi* du public, 33 dqjnnant h datte balle fimiple Ier prix. Jtoffa e^nj, mO!*téç su» GfflWaftç e& fec, à tf. JL Veitch et ftls, a obtenu le a* prix ; pette plante, entrait <mw fiévetappemept, présentait unevéritablp montagne de fleurs. Roseaodorata, à M. Joseph Vervaene et Cle, 4 obtenu le |? prij, fyetiiftrd d* Flandre et Fw'ficft A#4rt ont valu à M. de Graet-fynQq we mention honorable* J'aurais dft t>oa e#pr donné ua pw à ces d*u¥ magnifiques planter Je n'ai pas PU nginmer tiana chaque Ipt tqptp* le? plantes remarquables, l'état bpppssible,
Les concours pour le* Rhododendron pqt été fort beau*, W iW WPM W** étaient peu nomtww «
M, 4q QnpUBtjicq a obtenu un 39 prix pour WU -In* dfl plantes remarquables par le choix des variétés ; un V prô « été accordé à son lot de 12 plantes de bonne culture; pn 4" prij a p£ftra)pen?4 aon lot de 6 plante*) remarquables par feur grand d$ve}fippeipent« les concurrents pnt é\& plus uombrpu* pour le eqpGOUff dp variétés nouvelles pbtfnups de pendis; le* prix ont été décernés dan* rprdre suivant: M. Van Pilants, à |i(w|pbpigTle!5-G|n$L, i0r fpi?.Xt(v»f{0 Flqnfoe; Mm 9mll?h HwhqniN, chez laquelle ftp qb^erye un commencement 4e dupjM5a&H#î JWflffatf 4m6roi*a Vprsçhaffelt, étaient de» plante* de prqipjer mérite, — $? prix à M, Jo#epb YmvaenQ et Cle, ob* tW^WPtWHT^^^ belleplaptp primée.— 3'prjfc &M;Deç* Wpt, àOand. La Baronne Qsy, ftyur à, fond b'anp rq$é poipUUé de pareil*, était fort remarquable. W* ^mbroiçp Verschaffelt à obtqpp upe mention Jionorable-
f#s exppjwgt* deg concours appespoires pqur plenteg nour F$Ueg étaient prftsqpp fous Angers. MM. J. Veitch pf fifo, *#• YWÇpb»ff*tt, (4nd4R0 WPw» P»U §e son|#PP*Â t<p leç pp$, ^puqj SPBprtp ont £té trMmpQrtyflte. «t pour la nqjfvpaqté fit pppr la beauté de$ wipfc exposés, MM .. Vpitpfo et y 3 ppt obtenu lp 1^ prix pour leur lot composé d'Anthu*
rium regale; Bégonia speciesnova, très-beau ; Acaîypha tricolor, de la Nouvelle-Calédonie; Groton Hookerianum; Croton species nova;Maranta rosea picta, fort jolie plante; et trois Primulàdu Japon, le cortusoides amœna et ses variétés alba, etlilacina.
Le concours pour 6 plantes variées de nouvelle introduction a présenté des plantes fort belles. M. Linden de Bruxelles, a obtenu le premier prix. Une Commélinée épiphyte bleu azuré; un Ficus dealbata; un Dichorizandra mosaica, plusieurs Maranta, ont été vivement admirés dans ion lot, et lui ont valu cette faveur, MM. Veitch et fils n'ont obtenu qu% le second * prix, bien qu'ils aient mis en parallèle un Groton Veitchianum fort remarquable ; un Dracsena regalis d'un très-bel eflet; un Dracœna magnifica et une Sanchezia nobilis variegata, toutes plantes de mérite .
M. Àmbroise Verschaffelt à présenté un lot très-admiré, composé de plantes choisies, d'introduction récente. Un Cibotium regale; un Cordyline.....: six Acer nouveaux et un Agave mirabilis de toute beauté lui ont mérité le let prix. M. William Bull a eu un 3e prix pour deux Orchidées (Odonto* glossum), et un Bertolonia. M. Linden a obtenu un premier prix pour les Dracontium pertusum et son Gunnera mamcata, très-remaTquables par leur belle culture et leur développement considérable. Un autre premier prix a récompensé soh Anthurium regale. MM. Veitch et fils ont vu leur Maranta Veitchii récompensé d'un premier prix, et c'était justice. M019 Legrelle d'Hanis, amateur, a exposé un magnifique lot de Theophrasta ; un premier prix est venu sanctionner l'admiration que ressentait le public à la vue de ces belles plantes. Le nom de M** Legrelle d'Hanis reviendra souvent sous ma plume.
Il est facile de voir quelles richesses botaniques se sont trouvées accumulées dans ces concours; on ne sait trop ce que Ton doit admirer le plus, ou de la beauté splendide de ces plautes.
ou de la persévérance et do courage de ces hardis pionniers de la science que rien n'arrête pour augmenter le domaine de dos connaissances et l'étendue de nos jouissances.'
Les Orchidées attirent toujours de nombreux admirateurs ; amateurs et profanes, tous viennent payer à ces belles plantes le tribut de leur attention*. Elles renversent dans l'esprit de tant de gens les idées admises; leurs fleurs bizarres, toujours belles et souvent odorantes, sont si remarquables qu'elles ont un succès fort mérité. Combien de gens ne conçoivent pas autrement que dans un pot et avec de la terre la culture des plantes! Ici c'est tout le contraire, un morceau de bois avec un peu de mousse suffisent, et ce qui sort d'aussi minces éléments nutritifs est splendide. Nos forêts en possèdent de nombreuses espèces, fort remarquables ; mais celles-là n'ont pas rompu avec la tradition ; il leur faut de la terre, le couvert des bois ou la fraîcheur des prés ; on n'y fait pas attention. Si on les transporte dans un jardin, ces belles captives languissent deux ou trois ans et meurent.
H* Luddemann a obtenu le in prix de ce concours. Un Tricfwpilia crispa et un Phalœnopm Luddemannii m'ont paru fort beaux. MM. Thibaut et Ketelèer ont obtenu le 2e prix. M. le comte de Nadaillac, M. Guibert et M. Fanton, jardinier chez M. le duc d'Ayen, ont exposé de fort belles plantes ; ce dernier avait deux touffes de Cattteya Skinneriy et un Vanda Tricobr d'une splendeur indescriptive.
Deux prix ont été accordés aux végétaux d'ornement pour les appartements . M. Chantin, à Montrouge, a obtenu le 1" prix et M. Luddemann le second.
Une collection de Sparaxis fleuris, cultivés en pots, a valu à M. Ândrieu une mention honorable.
Nous voici arrivés aux Tulipes. Ce nom rappelle bien des histoires et bien des enthousiasmes. Autrefois les amateurs de Belgique et de Hollande attendaient toute l'année cette floraison qui devait leur faire éprouver les jouissances les plus
' - lu -
enivrantes. On Vivait liii àîi dân& cet espoir, et toute F année on préparait te joyëtix événètnetiL Conservation dé& oignons, préparation de la terre, jplàntâtlbti, ârrosementë, tout cela était de* àbtes religieusement ticéoihpiià par lë& amateurs. Que de familles unies se «ont Irbuvëeà séparée* pour un BU gttott de tulipe i Qûè dé joies et de chagrins, d'espérances et de déeeptMé étkieiit Renfermés Sous lëurâ fragiles tuniques ! La jâlotlsie, Ut hàirie, lé vol, h hrine, voilà ce qd'oîit produit quelquefois 6ës èhàrifcahtëk coupables. Oti Se soUVietit éè l'histoire de cet amateur hollandais ayant féfdsé titiè Somme tfès-impottante, insensée même, offerte pou* tiiî seul Oignon, et qui vit, fan beau mâtin, un de ses matelots étt faire son déjeutièr; STil fa'en devint pas fttt, c'était une fotté tétë:
Ett parèburant les collections exposées on se demande avec éttinnetttent ce qUi apuptoduire tant de passion. Je suppose qde voyant le vide et l'abandon se faire autour d'elles, lés tulipe* ont successivement caché leurs perfections, jâlduses dé hé léi mohtre* que dëtaht les délicats âmateuft de leurs beautéé.
Le i* prix a été obtenu pa* M* Raghénetfu, de Voulpeniéi1 (Seitte*ét-Marne) ; lé !É* par. M. Guéhot; le 3e ex ttrçufc pâ* MRt. DtiVltie** à Pari», et M. Ramaart, de H&leth. RÎk. Kfelâge et fils, de Harieth, et M. toise-Chàuvière ont eu une mention honorable. La Ffthce à tflbm^hê dé là Hollande.
Les Rosiers cultivés en pots, de M. Jattialà Hippolytc, ont obtenu un 1er prix; le pubKc a fort adtniré ces inagrfiflqlies fleurs qui sont bien les Reines de ce ravissant royaume;
Plusieurs lots de Pensées fleuries en pOW ont été primés; Ces fleurs étaient très belles ; le» une* d'un ctflotis biÊarre, d'autres admirablement faites et bien taasquées ont été fort ap|*6ciêel du public* M. Henri Charles, de Bagrteux) a reçu un 2* prix ; M, Moulard, à Levalïois, le 3* prix; Mi Ouditl Gabriel * de Meudon, une mention honorable.
Les très^beaux Résédas de M, Vijeaux, fouvaux et C*, de
Pari8, ont obtenu util* prix bien mérité ; il est impossible de voir de plus béfléS fiantes a
Les concours itîlprévtié bfit été assez nombreux, et quelquesuns fort important*: M" Legrelle d'Hanis a obtenu un âe prix pour un lot de plantes à feuilles panachées ; un 2* prix pour un lot de beaux Dracœna parmi lesquels il y. avait des sujets trèsgrands ; un seobitd pri* & récompensé sa collection de Yucca.
Une mention honorable a été accordée aux Yucca de M. Lebtttteuï, du Mans (Sarthe) ; loti lot était considérable, la culture était bien entendue. Plusieurs offraient des ramifications, contrftirediOftt &uî loiè établies par les botanistes, qui n'admettent pas que les plantes M onocotylédonées puissent présenter ce phénomène» Sans doute, ces Ytlcca ont voulu imiter ce philosophe qui se mit à marcher devant ceux qui niaient le mouvement) ils Otit tnontré au public qu'ils pouvaient se ramifier tout auMi bien que les Dicôtylédonées.
M. Vaudron, de Saint-Germain, a obtenu un 1er prix pour ses Calcéolaires, et ML Gustave D&lambtte, à taris, un second prix ; ces plantes étaient très-belles et très-curieusës, la forme des fleurs tel leur colorié varié attiraient un nombreux public. On a faut de(i essais pour transporter aux variétés vivaces , le charmant coloris et la grartd&uf des fleurs des Calcéolaires an* nuelio»? cette exposition ne nous a rien appris sut les résultats de ces essais»
Une mention Jiotiorable a été accordée à M. Poulalti, pour les Tulipes multtàores. 11 y a plusieurs années que ces tulipes ont été dessinées dans un journal illustré ; on les annonçait comme devant' être Torigiile d'une série nouvelle de Tulipes. M. Tiion n'a pu en obtenir que cinq variétés, et en y regardant de près, on pourrait en supprimer deux qui ressemblent par trop à deux variétés des trois qui restent .
Même récompense à M. Pailletfils, à Chatenay-les-Sceaux, pour un lot d'A*afal ftmgna* Seloh moi ce lot méritait mieux,
le lot était considérable et la floraison abondante» Cette Azalée est de pleine terre ; elle devrait figurer dans tous les jardins.. M. Arnoult jeune, à Nancy, a exposé un lot de Pyrps japonica\ Une mention honorable a été attribuée à ce lot. J'ai remarqué dans beaucoup de ces Pyrus une tendance très-prononcée à la duplicature.
M. Pfersdorff a obtenu un 2e prix pour un lot de plantes grasses d'appartement.
M. Chevé, à Saint-Mandé, a exposé un joli lot de Pervenche de Madagascar, un 3e prix à récompensé ce lot.
M. Libaud a obtenu une mention honorable pour un Gereus d'une grande taille.
M. Iinden a expo&tine Orchidée nouvelle obtenue d'un semis de Cattleya Trianei, jugée digne d'un second prix*
Une mention honorable a été accordée à M. le marquis de Lambertye, de Gerbeviller (Meurthe), pour une Orchidée remarquable par son développement.
Les légumes, un peu plusvnombreux que dans les précédents concours, ne Tétaient cependant pas autant qu'il serait à désirer. Les Asperges, étaient peu nombreuses ; le Jury a ré» compensé d'un premier prix celles de M. Louis Lhérault, bien qu'elles fussent moins belles que celles de M. Lhérault- Salbœuf. Le Jury n'aura apprécié, parla dégustation, que leur valeur culinaire. Ce résultat a surpris plus d'un spectateur; on aurait dû mettre sur l'étiquette, disait-pn : a après dé gustation », cela aurait suffisamment expliqué cette apparente contradiction. Une mention honorable a été accordée à M. Duriez, aux Sablons (Seine-et-Marne).
La société de Clermont (Oise) continue courageusement ses expositions de légumes ; puisse-t-elle être suivie par les maraîchers! elle a obtenu un deuxième prix. Son lot comprenait une grande quantité de légumes de toutes espèces. Un troisième prix a récompensé le lot de six Choux-ileurs explosé par M. Char-
dine, de Pierrefitte (Seine-et«Oise). M. Creuset, à Courcelles, a présenté un lot de magnifiques Ananas ; le Jury lui a accordé a» 1er prix. M. Leroy, de Konba (Algérie), a obtenu un second prix pour son lot de fruits exotiques» Une mention honorable a été accordée à M. Parfait Iso, de Montevideo, pour un lot de Poires récoltées à Montevideo. Pour tout ce qui concerne la Vigne et surtout les raisins de table, on peut s'adresser à MM. Charmeux, de Thomery, les spécialistes par excellence. Le premier prix pour raisins forcés a été donné à M. Rose Charmeux, et le second à M. Constant Charmeux. Un rappel de premier prix a été accordé à MM. Constant Charmeux, pour les raisins conservés. J'ai été témoin que beaucoup de visiteurs croyaient que ces raisins étaient des raisins forcés que Ton avait séparés du pied la veille et le matin même. J'ai eu occasion d'expliquer, à un étranger, Terreur qu'il commettait, et le procédé employé pour obtenir ce résultat remarquable ; l'air de doute qui accueillait mes paroles me prouvait que je ne l'avais pas convaincu . C'était le meilleur hommage à. rendre à ces beaux raisins, et à l'excellent procédé inventé par M. Charmeux.
Au g.. Fermer.
LÈS PÉLARGONIUM (GERANIUM) A FLEURS DOUBLES GLOIRE DE NANCY (Pl. VII).
Depuis quelques années, les collections se sont enrichies de plusieurs variétés de Pelargonium inquinans à fleurs doubles. La plus remarquable, la plus en vogue, est la variété Gloire de Nancy que nous figurons pl. VII. Elle a été obtenue, nous ditPobtenteur.M. Lemoine, de Nancy, «d'une fécondation du P. Beauté de Suremes, par une des variétés à fleurs doubles connues. Deux seules graines ont été semées, Tune a donné
Juillet 4867. 15
les fleur» du P.inqwhan* type, ..; l'autre, la Qkrire de Nancy i **est trouvée êtrd à fleurs très-pleines, large* et biea faîtes ; les fleurs, par leur fortnfc; reêsemblent à de. petites Roses pompons; elles sont d'une belle et riche nuânoe tenant le milieu entre la plante-iitière qui eslrôse* et la pl&tte-pèré Cm eit écarlate; oette couleur petit se décrire : fosè de Chine orangé; Les bouquets où ombelles sont d'une forme bierf ronde, ete * » C'est, en effet, U plus belle variété en ee gerirë:
Lés Getfadium doubles sont actuellement au nombre de 8 ou 40 ; voici les |>lus conftus :
Avgmte Ferrier (Ghaté) ou THo$hphe de Gèrgoviei denfi* double» rotige orange vif.
Capitaine IB ermite (Delesalle), 'nouveauté à fleurs rose orangés
Martial de Chdmpflour (Chaté), rouge pourpre cramoisi;
RanUtocuHfterum plbnmimum (Vdn Houtte); rongé péneeau.
Surpasse Gloire de Naney, nouveauté dé M. Grousae, éè couleur rose violacé nuancé de carmiti .
Triomphe de Lorraine, autre nouveauté annoncée par M. Rendatler, mais dont nous ne connaissons pas la description.
Triomphe de Thumesnil, toujours nouveauté de M. Delasalle dont la couleur nous est inconnue.
On s'est beaucoup occupé et on s'occupe encore de savoir cotttùetit se produisent toutes lés taxations, toutes les modifications végétales qui, chaque aniiée, viennent augmenter le nombre de nos plantes ornementales. Est-ce bien par l'effet du croisement artificiel, de l'hybridation ; est-ce tout simple* ment une altération naturelle, un accident que l'art du jardinier parvient à fixer par le bouturage ou par le greffage ?
Grande et sublime question pour les jardiniers philosophes j ear il y a là matière à écrire pas mal de gros volumes. Pour nous qui n'avons pas de visées aussi élevées, et qui ne quit-
' JJP**,
toos jamais le terre -à-teire, ndba partageons jusqu'à ceHâins poiot* l'opinion de no^re ami et confrère M. Edouard Motten. La plupart de ces variété* « ne sont pas des résultât* plue ou moins directs de l'iiifluence de l'hornftle, ni la conséquence de telle opération ou fécondation ptrts ou tadins artificielle, ni une suite du pouvoir que le jardinier eierce êm la plante. • Elles sont le plus soutent la cohséqdence de la tia artificielle qnemène la plante dans nos Cultures, et qui lui fait prendre des formes et des coloris différents, mais qui ne dépasserit jamais les liifaites tracées par la nature pour chaque espèce; lesquelles limites l'honime cherchera encore longtemps. Et ceci est tel* lement vrai, ijue le mode naturel de propagation ne répftidriit pas la nième variation, et que les individus cftri ëtt naissent, ont nnè tendance niarqùée & reproduire l'ancien type. H: Lemoine le dit encore: «Deux seules graines ont été semées, Fane adonné les fleurs do P. inquinans type; »
Les Pelargoniom à fleurs doublés sont uii nouvel ëxèriiplë de ces variations accidentelles et de ce retout ad type primitif; car, quoi que dise le jardinier, les faits sont là pdur pfrîtivër qu'il ne doit pas s' enorgueillir de les atoir provoquées.
D'o& vient, en effet, le premier Géranium double, et comment les autres variétés ont-elles été produites? M. Auguste Ferrier, notre estimable ami et collaborateur, qui en a été l'ardent vulgarisateur, a bien véuta nous donnât les plus exacts renseignements, que nous reproduisons in extenso.
« Voici, comme vous le désire*, tnoh cher ami, l'histoire complète du premier Géranium double mis au commerce; Je dis r*is au commerce y polir bien préciser le fait, afin qu'on ne croie pas cjtie c'est comment il a été obtenu.
» M. Lecoq, de Clermont-Ferraud, A donné ufle histoire dû Géranium double, telle qu'il la connaissait ptobfcblëtiiêtit; maie non pas telle qu'elle est. Il y a six ans, je vis dans lé jardin de M. Martial de ChampAourj riche et intelligent ama-
leur de fleurs, .un Géranium à fleurs doubles, celui qui devait s'appeler plus tard Auguste Ferrier. Je demandai au jardinier d'où provenait ce Géranium; il ne put pas le dire* Il était positivement certain que M, de Champflour l'avait acheté; mais à qui? il n'en savait rien. Vous ne vous étonnerez pas qu'on ne puisse savoir ni la date ni l'origine de cette intéressante variété; n'avons-nous pas, dans l'histoire, des ignorances aussi fortes sur la naissance de plusieurs de nos grands hommes?
» Le jardinier, Antoine Pabaii, me montra une seconde va* riété à fleurs plus doubles, qu'il avait obtenue dans un semis de graines récoltées sur son Géranium semi-double. Les ombelles étaient plus larges et plus compactes, le coloris des fleurs différent. C'était bien une variété double, très-franche, obtenue sans fécondation.. La duplicature provenait de la transforma* tion des étamines ; mais il en restait presque toujours une, quelquefois deux qui contenaient du pollen; la duplicature n'était donc pas encore complète. Ces deux plantes étaient très* curieuses. J'en parlai, Tannée suivante, & mon excellent ami Emile Chaté qui, de suite, comprit l'importance deces plantes; il les vit, en imagination, la souche d'une nouvelle race : les Géranium à fleurs doubles; il n'a pas été trompé dans son attente.
« A la mort de M, de Champflour, son jardinier, Antoine Pabau, avait acquis des héritiers toutes les plantes ; il me donna, en toute propriété, ces deux Géranium et, à mon tour, je la transmis à Emile Chaté.
» Lorsque ces deux Géranium à fleurs doubles et à fleurs semi-doubles eurent été annoncés au monde horticole, il se trouva que plusieurs personnes possédaient des Géranium plus ou moins doubles; mais pas un ne fut mis au commerce cette année-là ; et ceux qui, un peu plus tard, se montrèrent! différaient fort peu d'Auguste Ferrier et de Martial de
Champflour, ce dernier aiiisi nommé, perce qu'il a été obtenu chez M. de Champflour.
i M. Lemoine, horticulteur à Nancy, demanda alors des fleurs de cette variété pour juger de sa valeur. Emile Chaté lui en envoya une. Ayant trouvé des étamines fertiles dans cette fleur, il en féconda, dit-il, un Géranium Beauté de Suresnes; deux graines seulement germèrent, et c'est Tune de ces deux graines fécondées par Martial de Champflour qui a produit cette admirable variété à fleurs si parfaitement doubles, nommée bien à propos : Gloire de Nancy !
» Et maintenant permettez-moi, mon cher Herincq, de rapporter ici un fait des plus curieux, qui peut éclairer la grave question de la production des variétés à fleurs doubles ; vous pouvez le vérifier, chez MM. Chaté, où je l'ai constaté. Cest un pied de Géranium Auguste Ferrier, venant de bouture, et sur lequel on observe les deux variétés primitives. Il est divisé, dès la base, en deux branches : Tune porte les fleurs semi-doubles de la plante-mère — Auguste Ferrier, — et l'autre offre les fleurs pleines de Martial de Champflour. 11 n'y a là aucun artifice, ni soudure, ni greffe'; c'est une branche de la variété Martial, naturellement développée sur la portion de rameau bouturée de la variété Auguste Ferrier. Et je ferai remarquer que ce pied, propagé de bouture en bouture, offre bien la 109 génération à partir du premier pied-mère.
• Cette anomalie prouve, selon moi, et de la manière la plus évidente, que Martial de Champflour est bien issu d'Auguste Ferrier, et elle met à néant une partie des assertions de M. Lecoq.
* Plusieurs horticulteurs se sont occupés d'obtenir,, par le semis, des Géranium à fleurs doubles et particulièrement M. Barbier, qui, dans son journal le Fécondateur, en annonçait en 1862 la mise en vente pour 1864 ; je ne sais pas#s'il a réussi et s'il a donné suite à son projet. M. Amblard, de Clerraont-
Femhd, a, de son 6ètéf vendu à M. Vàn Houtte le Géranium, que ce dernier a nommé ranunculiflora; puis M. Nicolo à Riom. On m?a assuré que MM . Ainblard et Nicolo tenaient leur Géranium à fleurs doubles de M. Jean Lerosier, jardinier à la filature de Saint-Martin-lès-Riom. Voilà tout ce que je sais, mon cher Herincq, et mille amitiés.
« Aug. Fermer. »
D'où je conclus ; cpe les prep^s Géranium fables sQPt tous des auvergnats, et qu'ils pourraient bien ja'ètre. (jue des accidents fi?és, cpmme il apport du fy\t signalé irçf nptrp collaborateur; pt ^e pelui présenté à 1^ cjeipièrp séance de 1$ Société d' horticulture dp Paris, consistant en un Geparçf'i^Totft Pouçèx qui présent» des ombelles $e Aeurs simples et des ombelles de fleurs doubles. JSp Jtoptuirçnt les rameaux pi pp: tent ces défères, on $jira qn Tpip PQuce f» flpwrs pleine^ etc,
f. Hkrincq.
PAVIA CALÏFORNICA.
il ep est pour les végétaux comme pour les hommes : le mérite seul ne suffit pas pour acquérir de la réputation. La réclame est nécessaire poqr sortir de l'oubli, et prendre sa place au soleil. Voici! par exemple, une espèce de Marronnier, teès-jnéritant, et qui, cependant, n'est pas, on qui est à peiné connu. Il mérite néanmoins de l'être pour une infinité de rai* sons, mais dont deux suffisent selon moi.
La première, c'est qu'il forme un arbuste d'une belle prestance, trapu, à Cime bien arrondie, ne ^élevant pas à plus de 3-4 mètres, aveo feuillage d'un beau vert sombre, faisant ressortir les if agpifiquea et nombreuses grappes de fleurs blanc carnée dont l'épanouissement p'a lieu que dans la dernière
quiniaine de juin ; ce qui est la seconde raison pour laquelle on nédev*ait pas le laisser emprisonné plus longtemps dam» les collections ou jardins botaniques.
Pavit Californlct.
Voilà plus de quinze jours que j'admire en passant le bel exemplaire de la pépinière du Jardin des Plantes, @t il me parait toujours aussi fleuri, aussi beau que le premier jour. Sa floraison est plus durable que celle des autres Marronniers ; et, oomme beauté, il ne le cède en rien au Marronnier d'Inde, qui serait le roi des Urbfts s'il était nouvellement introduit.
Ofc, un arbre à fleurs blanches en pleine floraison dans le mois de juillet n'est nullement à dédaigne?; nous en recommandons r acquisition à nos lecteurs, qui nous sauront certai-
nement gré de l'avoir rappelé à leur souvenir.. C'est un arbre* qui veut être isolé sur une pelouse; il ferait bien datas les petits squares.