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P. lliftfica, Ohr«alqiie. — Ludovic Guillotiaux, compte reida de l'ExatMltUn mlveraelte. — 0. Lejcoyes, ChtutteraMthemani Beyrtehlt ▼arlefatain. (Pl.Xl)À. — »■ Talod, Berne des Jraraaax Mflal*.— Ci. Dupont, le PeUrgoi Ctoarge ftaad, et la noaeuelatore des marehée aux fleurs. — F. Herirco, la » *• Me^al* (Polygonua enspidahim on Sleboldil). — En. Chat*, Culture ta MMmrîwm rtse*. — L. Coa»m, la Bave âtorpeaft ou Mongri de Java. — F. Hiihgq, Blallafraahte. — Catalogue* d'horticuliure. — Travaux do mois d'octobre.
CHRONIQUE
La Session du Congrès pomologique à Paris; son Exposition de fruits; ce que devrait faire et ce que ne fait pas le Congrès ; de l'autorité des sociétés ; les erreurs qu'elles peuvent propager; sur quoi s'appuie cette autorité; c'est une erreur; annihilation de la science individuelle ; l'homme société; ce qu'il faut A un simple savant pour devenir infaillible. Les truffes de M. Ravel, et sa mouche truffigène; les truffières artificielles de M. Rousseau, et la voie d'hérédité; expérience au Ghamps-de-Mars ; résultat ; erreur et fourberie.
Le Congrès pomologique de France continue, avec un zèle digne d'un meilleur sort, la tâche ardue qu'il s'est imposée : de corriger et rectifier la nomenclature des fruits. Cette année il a tenu sa session à Paris, du 19 au 29 septembre, dans l'hôtel de la Société impériale et centrale d'horticulture de France. Nous ne connaissons rien encore de ses délibérations; le ré* sultat ne sera publié que plus tard, dans le Journal de la Sociélé qui lui a donné asile; du moins, c'est ainsi que la chose se passe depuis que le Congrès circule par toute la France. Mais si nous ne savons rien du travail, nous avons vu les matériaux qui ont été misa sa disposition et exposés pendant la durée de la session, mais que seuls les membres du Congrès et les membres de la Société d'horticulture de Paris, accompagnés de toutes les personnes de leur famille, ont pu visiter. On ne reprochera pas cette fois à notre Société de faire les choses mesquinement. On pouvait se faire accompagner de toutes les personnes de sa famille, et la garde qui veillait à la porte du
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temple ne demandait même pas la présentation de l'acte de naissance pour constater l'authenticité de la parenté. Malgré cette libéralité, à laquelle nous ne sommes plus habitués à Paris, la foule n'a pas fait irruption rue de Grenelle ; on circulait très-librement autour des longues tables sur lesquelles les fruits, étaient disposés. Il y avait beaucoup de Poires, pas mal de Pommes, peu de Pèches, quelques grappes seulement de Raisins. Mais aussi quelles grappes î L'exposant, M. Knight, jardinier de M™ de Païva, au château de Pontchartrain, mérite les plus grands éloges ; du reste, tout ce qui sort de ses cultures est frappé du cachet d'un rare savoir. Ses Raisins étaient bien ce qu'il y avait de plus remarquable à cette exposition de famille. Quarante-sept autres exposants avaient des fruits va* ries, mais très-ordinaires. Ceux de M. Grégoire Nélis, de Belgique, pouvaient même passer pour moins qu'ordinaires ; il est vrai que presque tous étaient des gains nouveaux. En tous cas, ils n'inspiraient pas grande confiance. Quand on possède déjà tant de belles et bonnes Poires, les producteurs devraient au moins être plus sévères sur le choix des nouveautés. Le Congrès ne les a pas certainement toutes admises.
Des récompenses ont été décernées à plusieurs lots d'une certaine importance au point de vue du nombre et du choix des variétés. Des médailles d'or ont été accordées à MM. Jamin- Durand, Croux et à la Société d'horticulture du Rhône ; de vermeil à M. Mauduit ; d'argent à MM. Philibert Baron, Lelandais de Caen, Adolphe Bertron, le candidat humanitaire à perpétuité; Louve 1, instituteur à Remalard, aux Sociétés de Helun, de Coulominiers, de la Moselle. Les frères Baltet, de Troyes, avaient une des plus nombreuses collections, mais qui se trouvait hors de concours.
Toutes ces collections étaient exposées là, à l'intention du Congrès, pour faciliter l'étude comparative des fruits, à laquelle il devait se livrer pendant dix jours. Nous avons donc
été surpris de ne rien trouver de son passage au travers de ces nombreuses Poires qui, dans certains lots, réclamaient cependant son attention; car beaucoup étaient mal nommées, et d'antres ne portaient pas le nom admis par le Congrès. C'était pourtant une bonne occasion de faire valoir l'importance de cette association, et aussi pour faire prévaloir la nomenclature adoptée dans les précédentes sessions, en ajoutant les noms admis, et en rectifiant les fausses déterminations. Il est même probable que les amateurs et les jardiniers de maisons bourgeoises, qui avaient envoyé quelques fruits, comptaient beaucoup sur la compétence des membres de la réunion pour fane reviser leur nomenclature. Ils ont donc été trompés dans leur attente, car pas un nom n'a été rectifié. Le Congrès pomologique atteindrait cependant bien plus facilement au but qu'il se propose, en mettant ainsi ses noms aux fruits qu'on met à sa disposition, qu'en publiant des listes, des rapports et même son grand ouvrage de pomologie. Il produirait par là ses types, et, en peu d'années, on aurait une nomenclature à peu près uniforme eu France, puisque le Congrès va du nord au midi, de Test à l'ouest en s* arrêtant parfois dans le centre. Si le Congrès entrait dans cette voie, nous verrions tous les amateurs et tous les jardiniers qui n'ont pas la prétention défaire école, se presser autour de lui pour obtenir la sanction ou la rectification des noms de leurs fruits. Mais c'est un travail délicat, car une erreur est bientôt corn* mise ; et une erreur propagée par une société savante est difficile, sinon impossible, à déraciner.
C'est là le mauvais côté des sociétés ; car elles font autorité et annihilent l'autorité de la science individuelle. Un seul individu, eût-il en effet mille fois raison, sera toujours condamné et traité d'agitateur par le public, chaque fois qu'il combattra les principes faux défendus par une société quelconque, et cela, parce qu'on s'appuie de ce principe ardu-faux
lui-même : que cent individus réunissent plus de connaissances qu'un seul. Ce principe serait vrai, oui, si chaque membre conservait son indépendance, son individualité* Malheureuse* ment, dans les sociétés et spécialement dans les sociétés d'horticulture, il y a toujours Vhomme société, c'est-à-dire un membre dominant et dirigeant autour duquel se groupe la majorité, et qui, seul, constitue l'autorité; qu'il fasse la pluie ou le beau temps, la majorité approuve toujours, et souvent sans trop comprendre ce qu'elle sanctionne. Il n'y a donc, en réalité, que l'autorité d'un seul. Or ce seul puissant peut se tromper tout aussi bien que le simple premier venu, auquel il ne manque que 99 thuriféraires, pour devenir à son tour une puissance infaillible. Aussi, nous qui avons vu de près un certain nombre de sociétés, n'avons-nous qu'une mince confiance dans les principes émis par ces corps constitués, et même cette mince confiance vient d'être tellement ébranlée, par un incident survenu ces jours derniers à l'Exposition du Champ-de-Mars, que nous serions bien embarrassé de dire s'il nous en reste encore un peu.
Nos anciens abonnés n'ont pas oublié l'histoire de la fameuse mouche truffigène de M. Ravel de Martignac, que nous avons publiée4 en 1857, page 41, et au sujet de laquelle un cultivateur du journal la Presse, nous a cherché là où nous n'étions pas, pour nous couper les deux oreilles. Nous avons combattu, par la plaisanterie, cette ridicule théorie de la formation des truffes par la piqûre d'une mouche ; on nous a donné tort parce des Sociétés d'horticulture, et même d'agriculture, avaient admis le principe.
Aujourd'hui, nous nous trouvons à peu près dans le même cas, au sujet des truffières artificielles de M. Rousseau de Carpentras. Nous n'admettons pas plus que la truffe soit le produit naturel des racines d'un chêne que celui de la piqûre d'une mouche. Par conséquent nous n'avons jamais admis qu'on puisse créer une truffière en plantant simplement le
chêne truffier de M. Rousseau. Comme au sujet de la mouche, on pourrait nous répondre : Que peut votre dénégation contre l'affirmation du Comice agricole de Carpentras, et les rapports de la Commission nommée par Son Exe. le ministre de l'agriculture, laquelle Commission était composée de MM. Louret, président du Comice; Curel, ancien maire à Méthasis; Boissier, receveur des finances; d'Antoine, juge de paix ; Meynier, substitut du procureur impérial ; Barres, avocat ; Jullien, propriétaire ; Chanard, médecin ; et Martin, maire de Mazan ?
Cette Commission, composée d'hommes des plus compétents, comme on peut le voir, a, en effet, constaté que les principes sur lesquels repose la méthode des truffières artificielles de M. Rousseau sont irrécusables. Cette méthode s'appuie, comme chacun sait, sur cette idée : « Que la faculté qu'ont certains chênes de produire des truffes peut se transmettre d'un arbre à l'autre par voie d'hérédité. • Or, dit M. Rousseau, semez des glands d'un chêne sous lequel on trouve des truffes, et vous obtiendrez des truffes 1 C'est certainement plus fort que les guérisons du zouave Jacob !
Dans l'état actuel de la science, après le beau et intéressant travail de M. Tulasne, de l'Institut, sur la production et le développement des truffes, le système de M. Rousseau, et surtout les principes sur lesquels il l'appuie, ne sont pas soutenables ; et, quoi que dise un des honorables rapporteurs de la Commission du Comice de Carpentras, M. Louret, cette théorie de la mie d'hérédité choque à la fois « la raison et les vraisemblances ; et elle est en opposition avec les saines notions de la science agronomique, 1 puisque la truffe n'est nullement une production du chêne et qu'on en trouve sous d'autres espèces d'arbres orangers à ce genre.
Certes, si nous n'avions eu à opposer que cette vaine théorie le non-vote d'hérédité, aux rapports du Comice agricole de Carpentras, nous nous serions bien gardé d'aborder le sujet,
et de contester les principes de la méthode de M. Rousseau : seul contre neuf, nous aurions eu évidemment tort. Mais il nous est arrivé un renfort inattendu» et nous ne voulons pas laisser échapper une aussi belle occasion de détruire un édifice qui repose sur l'erreur, et qui conduirait à une ruine certaine tous ceux que les rapports pompeux du Comice de Garpentras pourraient conduire à édifier d'après ces faux principes.
Nous ne nions pas que la Commission, accompagnée de « plusieurs porcs et d'un chien parfaitement dressé » à la chasse aux truffes, ait trouvé en 1855, «en moins de trois heures, — dans une truffière artificielle de M. Rousseau — près de 1 7 kilogrammes de truffes sur une étendued'environ quatre hectares et demi* » Ce que nous nions, c'est que ces truffes aient été produites par les jeunes chênes semés en 1847 et 1851. et qu'on puisse en faire produire là où il n'existe aucun germe de truffe.
M. Rousseau a voulu prouver que les savants avaient tort ; « que les faits sont tout, et la théorie peu de chose. » Mal lui a pris. lia profité de l'Exposition universelle pour faire la lumière sur cette grave et importante question. A l'extrémité de la partie consacrée aux arbres fruitiers dans le parc réservé, il a établi une truffière artificielle, c'est-à-dire qu'il a planté tout simplement des chênes dits truffiers. A l'automne prochain, assurait-il, on y trouvera des truffes. Le mois dernier, la Commission d'horticulture était donc convoquée pour assister à l'épreuve. A défaut de porcs et de chiens parfaitement dressés, on prit un garçon jardinier qui ouvrit une tranchée autour des chênes, et qui, grattant ensuite avec ses mains, découvrit d'abord une trufie, puis deux, puis trois, etc .
Eh bien, alors, va-ton dire, comment contestez-vous les principes de la méthode de M. Rousseau?
Attendez, n'allez pas si vite. Oui, c'est vrai, on a trouvé des truffes; mais il y a un mais, et un mais terrible ! La Com-
mission était convaincue et allait se retirer pour faire un rapport affinnatif, quand un doute surgit tout à coup dans l'esprit de deux membres qui avaient suivi l'opération avec beaucoup d'attention.
C'est que9 en effet, chaque fois que le jardinier enlevait une truffé, nos deux sceptiques avaient remarqué un certain petit trou au fond de la cavité que laissait chaque truffe enlevée. Us voulurent donc connaître l'origine et la cause de ce petit trou. L'un d'eux se mit à gratter, trouva une truffe, l'enleva, et.... le perfide petit trou apparut encore. Il y introduisit le doigt, puis il émit cette idée, que ce trou pourrait bien avoir été produit par l'extrémité d'un plantoir. Aussitôt d'examiner les truffes. On en mit dans l'eau, et après quelques minutes de submersion, la terre noirâtre du sol rapporté du Champ-de- Ifant se précipitait au fond du récipient. C'est alors qu'une terre jaune tenant encore au précieux cryptogame, vint attester, d'une manière irrécusable, que ces truffes trouvées dans le sol du Champ-de-Mars, au pied des chênes, étaient nées belles et bien sous le ciel périgourdin ! Rapport fut dressé aussitôt de cette mystification, qui dépasse les bornes de la plaisanterie, et envoyé à la Commission impériale, qui, nous l'espérons, le livrera à la publicité; car c'est une affaire grave- M. Rousseau, qui a reçu à l'Exposition universelle une médaille d'or pour ses truffes, vend des glands de chênes truffés, et des marchands grainiers de Paris les annoncent sur leurs catalogues ; il est donc très-important d'en faire connaître la valeur, afin d'empêcher les natures trop confiantes de détruire des cultures de rapport pour y semer des glands qui ne leur rapporterait que la ruine.
Mais, dira-ton , vous aimez donc bien le scandale ? Non ! Noua avons seulement horreur du mensonge et de la fourberie, et nous voulons mettre nos lecteurs en garde contre tout ce qui peut porter atteinte à leurs intérêts. F» Hesuncq.
EXPOSITION UNIVERSELLE
Concours des 15 juillet, 1er et\f> août,
La Commission ayant consacré un des concours principaux à la fleur qui fut jadis arrosée par une main qui gagna tant de batailles, à la fleur du grand Condé,1 à l'Œillet enfin, on vit apparaître, pour le 15 juillet, les charmantes collections de MM. Gauthier-Dubos, de Pierrefitte ; Baudry-Hamel d'Àvranches ; Lebatteux, du Mans, etBrot delà Haie, de Paris. Si saint Louis, qui est, dit-on, l'introducteur, en Europe, de l'Œillet des fleuristes, revenait en ce monde, il aurait certainement sanctionné les décisions du Jury, qui a accordé 1er prix à MM. Gauthier-Dubos et Baudry-Hamel ; 3* prix à M. Brot, et mention à M. Lebatteux. Pour des semis nouveaux non encore au commerce, variétés de mignardises remontantes : Reine Victoria et Princesse Marie, M. Brot a obtenu une mention honorable.
Les plantes de serre chaude, excepté les arbres à fruits exotiques et les Gloxinia, élaient également appelées à jouir des avantages d'un concours principal. M. Chantin de Montrouge- Paris, marche à la tète des lauréats (l"r prix) ; M. Knight est second pour son lot de 12 plantes herbacées remarquablement belles par le développement, et parmi lesquelles il faut citer ses Sanseviera zeylanica et fulvo-cincta, Platycerium grande, Adiantum chilense, etc.
M. Loise a obtenu un 2* prix pour son lot de plantes variées servant à la décoration des appartements ; et il a été accordé un 3* prix à madame veuve Froment pour ses plantes à feuillage ornemental.
Les concours accessoires sont toujours nombreux. En suivant le programme officiel, nous trouvons les arbres fruitiers exotiques de MM. linden et Knight. Le Bertholetia eçocelsa,
l'arbre qui produit ces sortes de noix anguleuses qu'on vend actuellement dans les rues de Paris sous le nom d'amandes du Brésil, figurait en première ligné dans le lot si intéressant de M. Linden, avec les Anona cherimolia, qui fournit le fruit du comte ; Artocarpus, ou arbre à pain ; Lucuma deliciosa qui donne un fruit délicieux ; Mammea americana, on Abricotier des Antilles; Mangifera indica, ou Manguier ; Persea gratimma, ou Avocatier ; Spondias monbin, ou Prunier des Antilles, et beaucoup d'autres non moins intéressants. Le 1" prix accordé à cette collection est bien mérité ; le second a été pour M. Knight.
Le genre Gloœinia a brillé de tout son éclat dans la nombreuse et inimitable collection de M. Carcenac, amateur à Bougival. Elle était composée de variétés nouvelles de semis, toutes à belles grandes fleurs, le plus grand nombre de couleur claire avec un cendrillé ou fin pointillé gris, d'une excessive délicatesse, et du plus ravissant effet, surtout dans Marie Guignaud. C'est la plus splendide et remarquable collection qui a été exposée. Inutile d'ajouter qu'elle a remporté le 1er prix, et très-certainement avec le maximum de points ; car le Jury a accordé, en outre, un 1er prix au jardinier Vallerand, comme coopérateur dans l'obtention de ces incomparables variétés. Les Tydœa de semis du même amateur ont obtenu un 2* prix. Une collection qui venait après ce premier lot est celle de M. Valée (V prix), du château de la Tour Montlignon; plantes des plus brillantes comme vigueur, grandeur de fleurs et belle culture ; je n'ai jamais vu pareil succès. En présence de ces collections hors ligne, M. Chenu, jardinier de M. Binder, n'a pu obtenir qu'un 3* prix.
Les Lantana fleuris ont donné lieu à deux concours, et, dans les deux, M. Chaté fils a remporté le 1er prix ; il en avait une riche collection, et 42 sujets d'un développement des plus luxueux.
Trois collections de Pétunia ont valu un 2« prix à M. Tab&r, un 5e à M, Huillier, et une mention à MM. Vilmorin*
Les plantes de pleine terre formaient toujours de très-jolies corbeilles variées, que nous préférons de beaucoup aux corbeilles uniformes de Géranium ou d'une seule espèce quelconque. Dans le concours des espèces vivaces, le Jury a classé les concurrents ainsi ; 2e prix, M, Yvon; 3% M. Thibaut Prudent ; mention, M.Havard etCu. Pour les espèces annuelles : 1" prix, MM. Vilmorin-AndrieuX ; 2e, M. Loise-Chauvière ; 3% M. Du*vivier et M. Guénot; mention, M. Thibaut-Prudent.
Le concours de Phlox avait amené la collection variée de M. Yvon (3° prix) ; et les variétés nouvelles de M* Uerval, qui n'avaient été couronnées que d'un 3e prix au concours précédent, en ont obtenu un 1er à celui-ci.
Les Roses trémières n'ont jamais été représentées comme à cette exposition. M. Margottin avait coupé des tiges entières qui montraient bien le mérite de chaque variété. Il a fait ainsi ressortir tous les avantages de cette belle plante; son lot était vraiment splendide, et son 1er prix ne peut pas lui être contesté. C'est M. Loise-Chauvière qui a eu le 2* ; M. Guénot, le 3* ; M. Defresne, une mention.
Les Glaïeuls faisaient leur apparition ; une seule collection s'était présentée ; celle de M. Loise-Chauvière, quia été couronnée d'un 2' prix. Les autres producteurs de cette belle plante s'étaient réservés pour le concours du 1er août.
Comme toujours les concours imprévus formaient la majorité. Les Roses coupées étaient exposées par MM. Charles Verdier et Margottin, 1" prix ; Duval et Marest, 2e ; Cochet, 3# ; et Paillet, mention honorable. Les Rosiers en pot, représentés par le lot de M. Hippolyte Jamain, ont eu un 1er prix* Comme Rose nouvelle, c'est Adèle Huzard qui a été couronnée d'un 3* prix. Deux lots de Fougères de pleine terre ont valu un 1 ** prix à MM. Thibaut et Keteleèr, et un 2* à MM. Jamin-Dur«4.
Les Dahlia de MM. Moricard et Asclcpt, plantés en massif, commençaient à fleurir, et le Jury leur a décerné un 1er prix,
La maison Vilmorin avait exposé cinq lots de variétés de genres différents qui ne manquent pas d'intérêt : dans le lot déplantes grimpantes, nous avons remarqué une dizaine de variétés de Maurandia, 6 Thunbergia et plusieurs Lophospertmm, qui annoncent que ces plontes sont susceptibles d'assez grandes variations. Ce lot a été primé d'un 2* prix, ainsi que ceux de Capucines et de Giroflées; leurs lots à'Amaranthes et de Lilium auratum ont eu chacun un 3e prix.
Un nombreux lot de Pelarganiutn zonale, en variétés bien choisies, a valu un 2e prix à M. Chaté fils ; de belles Orchidées, luxueuses de végétation, comme tout ce qui sort des serres de M» le duc d'Ayen, ont reçu un 1er prix; les Bégonia de M. Huillier, un 3e ; les Ackiménes de M. Chenu, jardinier de M. Binder, et les Lilium auratum de M. Van-Geert, une mention.
Nous avons vu avec plaisir un lot de Myoporum (le purvifoliutn) de M. Vyeaux-Duvaux. Ce charmant petit arbuste est trop négligé ; c'est une délicieuse plante pour les appartements ; un 3* prix a récompensé M. Vyeaux. Une récompense semblable a couronné le lot d'arbustes à feuilles panachées de M. Billiard fils. En voyant cette collection, on est surpris de l'engouement qui existe pour les panachures ; car, à l'exception du Lonicera brachypoda reticulata, et du Vitis heterophylla variegata, étiqueté par erreur Cissus vitiginea, franchement, le reste ne vaut pas cher. Ceci n'est pas la faute de M, Billiard ; on veut des panachures, il en donne ; mais nous croyons qu'il est temps qu'on épure son goût pour les plantes panachées ; on tourne vraiment au ridicule. Il nous est impossible d'admirer toutes ces taches jaunes ou blanches, qui disparaissent aussitôt que les plantes sont cultivées dans un bon terrain.
Comme ornementation, on a accordé un 2e prix à des co-
lonnes en lierre garnies de fleurs naturelles, qui sont d'un ravissant effet, et dont nous recommandons l'imitation.
Les fruits ont donné lieu aux récompenses suivantes : Pour fruits à noyaux et à pépins en collection 26prix à M. Croux et M. Guillot; 3% MM. Deschamps, Gaillard ; mention à M. Berger. Pour collection spéciale: Pèches, 1er prix M. Cremont: Raisins forcés : iw prix, M. de Coès à Bruxelles; 2% M, Rose Charmeux ; 5% MM. Knight et Constant Charmeux. Fraises, mention à M. Gauthier.
Les légumes en collection ont valu : 1" prix à la Société d'horticulture de Clermont (Oise) ; 2% à la Société de secours mutuels de maraîchers de Paris. Comme lot d'espèces ou variétés d'un même genre, un 1,r prix* a été décerné à M. Falaise aine et une mention à la Société d'horticulture de Clermont pour une collection de Choux. Enfin le Cerfeuil bulbeux a donné lieu à trois récompenses; 3« prix à M, Tassin, au château de la Victoire, à Senlis ; mentions à la Société de Clermont et à M. Vavin, un des propagateurs de ce délicieux légume.
Nous arrivons aux concours du l* août.
Les Fuchsia ne se sont pas montrés dignes du concours principal qui leur a été accordé. Aussi le Jury n'a décerné qu'un 2e prix à M. Coëne de Gand, pour sa collection, et les variétés nouvelles n'ont pas été jugées assez méritantes pour un ier prix. M. Desse, d'Orléans, a remporté le 2% et M. Coëne a eu une mention.
Voici les Glaïeuls. Là au contraire le progrès va toujours son chemin. Nous ne savons pas ce qu'il nous réserve pour l'avenir ; mais nous doutons que M. Souchet puisse obtenir mieux que ses nouveautés inédites qui ont obtenu le 1er prix: grandeur, forme, coloris, tout annonce les limites de la dernière perfection. Après M. Souchet, venaient M. Loise-Chauvière, 2* prix; M. Rendatler, de Nancy, 3*;etGuenot, mention.
Les collections des variétés anciennes formaient un ensem-
ble des plus splendides. Celle de M. Souchet naturellement était première ; celles de MM. Eugène Verdier et Loise-Chauvière, 2e ; M. Guenot a eu le 3e prix, etRendaller une mention.
Dans les concours accessoires, nous avons à enregister encore les Dahlia en collection de M. Dufoy (Alphonse) et M. Loise-Chauvière, 3* prix ; les plantes vivaces et annuelles de MM. Vilmorin, lir; Loise-Chauvière, 2*; et Thibaut-Prudent et Havard, mention.
M. Gauthier-Dubos a obtenu un 2* prix pour ses Œillets; M. Margottin un V et M. Pigny une mention pour leurs Rosestrém&res; M. Lierval, 1" prix pour ses Phlox decussataj M. Régnier un 2% et MM. Vilmorin une mention pour des Zinnia à fleurs doubles.
En rencontrant chaque fois des concours imprévus de plus en plus nombreux, on se demande pourquoi on a arrêté un programme. Les Pelargonittm zonale, qui ont eu les honneurs d'un concours principal au 1er juillet, sont plus nombreux au 1er août qu'à l'époque assignée officiellement. M. Chaté fils s'est présenté dans trois concours. Son lot de KO variétés mises au commerce en 1867 a obtenu un 1er prix; ses deux autres collections, lot de 50 et lot de 100 variétés choisies, ont été également couronnées chacune d'un 1er prix. Le Jury a en outre décerné : 1" prix aux Pelargonium à feuilles panachées de M. Thibaut- Keteleèr ; ii* à la collection de M. Mallet père ; 3e à MM. Alphonse Dufoy, et Rendalter ; mention à M. Decauville pour ses semis.
M. Rendatler avait une nouveauté, le Triomphe de Lorraine, variété à fleurs doubles qu'un de nos collègues a confondue avec Gloire de Nancy; elle en diffère par ses boutons striés de blanc, et c'est le premier Géranium à fleurs doubles quia les feuilles zonées. Avec ses Géranium, cet horticulteur nancéen, qui se livre surtout à l'article nouveauté, comme du reste les principaux horticulteurs de Nancy, — avait exposé d'antres plantes qui ont été également couronnées : Pétunia
à fleurs simples et doubles, 3e prix ; Phlox de semis, entre autres Madame Rendatler d'un rose foncé rubané de blanc, 2e prix; une collection de Statice, dans laquelle se trouvaient le Besseriana rosea et incana atrosanguinea et des Delphinhun à fleurs doubles, 2° prix ; des Pentsternon de semis, 3e prix ; et une jolie collection de 40 variétés de Lantana, 5* prix.
M. Guenot avait exposé une plante de la famille des Campanules, le Musschia Wollastonii, espèce peu répandue dans les cultures et qui a reçu une mention.
Quatre variétés de semis à'Agapanthe ont valu un 3° prix à M. Loise, dont la collection de Gloxinia a reçu une récompense de même valeur.
Les Orchidées avaient toujours des représentants ; celles de M. Luddemann, 2e prix, et de MM. Thibaut-Keteleêr, 3*.
Les Gloxinia ne veulent pas non plus qu'on les oublie. M. Vallée, jardinier à Montlignon, en exposait une collection de semis qui a eu un 1er prix.
Pour les Fougères ce sont les lots de MM. Van-Acker l"prix, Morlet 2«, et Cappe 3* qui, ont remporté les palmes. De belles Balsamines de MM. Vilmorin ont eu un 3* prix; un Ligularia Kœmpferii de M. Boelôm, de Gand, aeu un 2e ; M. Duvivier a reçu un 1" prix pour une intéressante collection de Lobelia ; M. Pelé un V pour ses Yucca ; M. Cappe un 2' pour ses plantes de rocailles : Sedum, Sempervivum, etc. ; M. Thibaut-Prudent une mention pour ses Reines-Marguerites; M. Pigny un 2* pour la belle venue de ses plantes; M. d'Avoine, de Malines,
pour ses plantes ornementales; et je crois que c'est tout
J'oubliais les Roses et les Rosiers.
M. Hippolyte Jamain a toujours un massif de Rosiers qui succède à un autre ; celui du \* août a reçu un 2' prix. Pour les Roses coupées, lesexposantsétaient M.MargotthH*; MM. Marest elDuval 2*; Hippolyte Jamain 3«; Cochet, mention.
Enfin une belle corbeille d'Hortensia de M. Margottin a été couronnée d'un iv prix.
Parmi les fruits en collections exposés par MM. Deseine 1er, Cochet 2% la Société de Clermont 3% on remarquait une trèsintéressante collection de fruits de l'Algérie de M. Charles Leroy, de Kouba. Ce sont six variétés de Melons, six Pastèques, des Grenades, à côté desquelles se trouvaient des Patates de 1867, et d'autres conservées de 1866; un 2* prix a été accordé à la collection de fruits.
De belles et bonnes Figues blanches et violettes d'Àrgenteuil ont valu un 1" prix à M. Lhérault.
Pour le concours d'Oranges et Citrons, M. Jacques Marquis, d'Ue-sur-Tel, a été 1er, et Baudon de Vivens 2e.
Nous sommes arrivés au 15 août. C'était grande fête pour tout le monde, excepté pour nous. Pendant que le public admirait les gavroches de la capitale qui montaient au mât de cocagne, nous arpentions le parc réservé. La musique, assaisonnée de force coups de grosse caisse, qui arrivait du Trocadéro jusqu'à nous, a dû nous causer quelques distractions. Je ne serais pas étonné d'avoir oublié quelques collections imperceptibles ; je fais mes excuses à l'avance.
Le concours principal et unique était consacré àuxAroïdées; étaient toutefois exclues les Aroïdées bulbeuses à feuilles panachées, qui ont concouru le 1er juin.
Pour la collection la plus nombreuse, c'est M. Chantin qui a remporté le 1* prix. M. Lierval a eu le 1er prix dans le concours d'Alocasia et Calocasia; et dans celui des nouveautés, MM. Linden, de Bruxelles, et M. Kellermann, de Vienne, ont eu chacun un l,r prix»
Au sujet de ce concours, notre confrère M. André continue, dans la Revue d'horticulture, ses rigueurs vis-à-vis de M. Chantin, dont les plantes, dit-il, étaient mal et faussement nommées. Sans le savant professeur Koch, de Berlin, qui l'accompagnait ou plutôt qu'il accompagnait, et qui a fait une étude spéciale des Aroïdées, notre confrère aurait-il pu reconnaître les erreurs qu'il signale? Sans M.Karl Koch, qui lui a fait voir la différence
entre les Philodendron et les Anthurium, aurait-il pu indiquer à ses lecteurs à quoi on distingue un Anthurium d'un Philodendron? Les serres n'ont pas seulement des yeux, elles ont aussi des oreilles comme peut le voir notre confrère 1 Quand on reproduit la science des autres, il est de bon goût de citer son auteur; on parait moins savant, c'est vrai ; mais c'est plus honnête. Actuellement, que nous avons découvert la source où le jardinier principal de la ville de Paris puise la science dont il assaisonne parfois sa chronique, nous connaissons exactement le poids de son bagage botanique, et nous sommes suffisamment édifiés.
Nous nous associons à lui, néanmoins, pour recommander aux horticulteurs de bien veiller à l'étiquetage de leurs plantes ; mais nous n'allons pas jusqu'à demander à M. Armand Gontier fils, de rectifier l'étiquette de son « Equisetum fluviatile, qui n'est pas autre chose, dit-il, qu'un Equisetum lelma* teia ■ !... Et# d'abord, telmateya s'écrit avec un y; quand on critique l'orthographe des autres, il faut au moins prêcher d'exemple; autrement on rappelle trop Gros-Jean qui voulait en remontrer à son curé. Ensuite M. André n'a pas bien compris ici M. KarlKoch ; car le savant professeur de Berlin a voulu dire seulement que : Equisetum fluviatile était même chose que Equisetum telmateya, c'est-à-dire deux noms appliqués à la même plante : l'un fluviatile, par Smith, et l'autre, telmateya, très-peu euphonique, par Ehrart. Entre les deux, mon cœur ne balance pas ; j'aime mieux le nom de fluviatile, qui est adopté dans les ouvrages français.
Et maintenant, en pénétrant dans la serre aux Orchidées, nous y avons trouvé quelques nouvelles arrivées de MM. Linden (lw prix) et duc d'Ayen (2') ; parmi les inédites de M. Linden, on distinguait le curieux Trichotosia ferox, originaire de Java, et tout couvert de poils roux jusque sur les fleurs.
En Gesnériacées, M. Linden, en avait plusieurs qui ont obtenu un 2* prix; une seule était nommée spécifiquement, c'est
YAlloplectus bicolotj à calice rouge et à corolle bleu clair.
Les Pelargoniwn zonale sont intarissables ; c'étaient des nouveautés à fleurs doubles très-remarquables de M. Lemoine, qui ont obtenu un 1* et £• prix ; M. Aldebert, 2« prix. Et puis les Fuchsia de M. Bonatre, 3* prix ; et puis encore les plantes vivaces de MM. Vilmorin, l,r ; Yvon, 2*, et Pelé, mention ; les Dahlia de M. Loise-Chauvière, 3e prix ; les Pentstemm de M. Duvivier, 1er prix; les Phlox de M. Lierval, lir prix ; lesOEillets remontants de M. Gauthier-Dubos, 2* prix ; les Reines- Marguerites de MM. Huillier et Thibaut-Prudent: les Balsamines de MM. Loise; les Zinnia de M. Loise, Guénot, Régnier etOudin (Gabriel); et les plantes annuelles de MM. Lesseur, Duvivier, Loise-Chauvière et Seneclauze.
Deux collections de Liliwn variés présentaient de l'intérêt; et leurs propriétaires ont été récompensés : M. Loise d'un 2e prix, et M. Thibaut-Prudent d'un 3f.
Les Glaïeuls donnaient lieu encore à différents concours ; les exposants conservaient toujours leur rang : MM. Souchet, Eug. Verdier, Loise-Chauvière, Guénot, et Mangin. Dans le concours de variétés nouvelles, M. Souchet a eu un 1er prix; M. Loise, 3% et des mentions à MM* Dubois de Brie, et Berger dejVerrières.
On retrouvait aussi des Roses coupées de M. Duval, qui ont eu un 1er prix, et celles de M. Cochet le V ; puis deux beaux massifs de Rosiers de M. Hippolyte Jamain dont un, de Rosiers thés, couronné d'un 2a prix : et l'autre, d'hybrides remontants, qui a remporté un l,r prix.
M. Armand Gentier fils avait garni le bassin qui précède ¥ aquarium d'eau douce, d'une collection de plantes aquatiques parmi lesquelles se trouvaient YAponogeton distachyon, Houttuynia cor data, Jussiœa grandiflora, Pontederia cordata et l'intéressante Vallimeria spiralis.
Nous ne devons pas oublier la plante la plus remarquable de
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cette seconde quinzaine d'août, le Lasiandra maerantha, magnifique Mélastomacée nouvelle dont la fleur, d'un beau bleu violacé, ne mesure pas moins de 12 à 15 centimètres de diamètre, et pour laquelle M. Linden a reçu un 1" prix.
Enfin Mme veuve Siebold avait quelques espèces japonaises appartenant aux genres Quercus, Hydrangea et Rhus, et qui ont mérité un l«rprix.
Ludovic Guilloteàux .
1\ S. Nous recevons à l'instant une lettre de M, Havard, qui nous signale une erreur commise dans notre dernier compte rendu, et que nous nous empressons de rectifier. « C'est pour une collection d'Iris germanica en panier qu'il a reçu une mention honorable (seule récompense accordée à ce concours) et non pour des Iris hispanica en fleurs couples, comme celles de MM. Guenot et Loise. »
CHAMERANTHEMUM BEYRICHH VARIEGATA (PI. XI).
Le genre Chameranthemum appartieht à la famille des Acanthacées ; il est voisin du genre Justicia. Nées d'Esenbeck Ta créé pour des sous-arbrisseaux du Brésil à feuilles opposées, et dont les fleurs disposées en grappes lâches présentent les caractères suivants : calice à cinq lanières égales ; corolle en forme d'entonnoir, à long tube grêle, et à cinq lobes presque égaux; quatre étamines insérées à la goqge de la corolle, mais dont deux plus longues, un peu saillantes, à anthères biloculaires, et deux plus petites à anthères uniloculaires ; un ovaire surmonté d'un style simple terminé par un stigmate bifide. Le fruit est une capsule portée par un petit pied, divisée en deux loges qui contiennent chacune deux graines.
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Les Chameranthemum diffèrent des Justicia par la corolle presque régulière au lieu d'être à deux lèvres, et des Eranthemum9 avec lesquels ou les confond souvent, par les quatre étamines, les Eranlhemum n'en ayant que deux.
L'espèce que nous figurons planche XI est originaire du sud du Brésil ; elle est dédiée à M. Beyrich, collecteur, et a été mise au commerce par M. Bull, horticulteur à Chelsea (Angleterre). On la trouve parfois dans le commerce sous le nom de Eranthemum Beyrichii. (Nouveau Jardinier illustré.) C/est une plante très-remarquable par la panachure des feuilles. Elle s'élève à 1 mètre environ, et est couverte d'une pubescence un peu rude sur la tige, les rameaux, les pétioles et les pédoncules. Les feuilles sont très-variables de forme suivant M. Nées; longues de 4 à 1 5 centim. , elles sonttantôtoblongues, tantôt ova~ les-oblongues, d'autrefois lancéolées-oblongues, mais toujours aiguës, un peu rudes au toucher sur la face supérieure, où elle offre, au milieu, une élégante panachure blanche sur fond vert. Les fleurs sont en grappe rameuse, blanches, plus ou moins nuancées de rosée et de jaune clair ; elles ont de deux à trois oentimètres de largeur.
Le Chameranthemum de Beyrich demande la serre chaude Humide, et la lumière un peu diffuse; on doit donc le placer dans un endroit un peu ombreux. Il lui faut la terre de bruyère et un bon drainage. La multiplication est facile par boutures tenues sur couche chaude et sous cloche.