‹ L'horticulteur français de (volume 3)Chapitre 69 sur 162 · Ludderoann, Paria. ~- Plantes de serre s Orchidées · texte numérisé non relu

Ludderoann, Paria. ~- Plantes de serre s Orchidées

Pfersdorff, Paris, — Plantes grosse* : Cactées, Aloès, etc.

A. Verschaffelt, Belgique. — Plantes deserre ; introduction nouvelle.

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Qustave Wallés, Belgique.

C'ait à la suite de la simple énumération de ces médailles d'or •— car ces médailles n'ont pas été distribuées dans cette séance — que les exposants nommés dans Tordre de la Légion d'honneur ont reçu les insignes de cet ordre des mains de l'Empereur.

Nous avons dit qu'il y avait beaucoup d'aspirants, Hélas I il y 4 au bien peu d'élus .

. M. Hardy père, ancien jardinier en chef du jardin duLuxembourg, a été promu au grade d'officier. Les nouveaux chevaliers, sont MM. Antoine Chantin, Eugène-Hippoiyte Jamain, et»., c'est tout.,.,...

Unç décoration qui nous a fait le plus grand plaisir est celle de notre savant confrère de la Belgique, M. Morren, professeur à l'Université de Liège, et Membre du Jury. Récompense bien méritée par la science et le dévouement à l'horticulture, La Belgique n'aura pas h se plaindre ; elle a eu ses deux légionnaires9 comme la France, car M. Linden, le grand prix avec objet d'art, a été nommé chevalier, à la grande distribution du V juillet.

Quant aux médailles d'argent, de bronze, et aux mentions honorables, chacun peut retirer la sienne, au siège de l'administration, aux jours et heures qui ont été et seront indiqués au Moniteur universel.

F, Herjncq,

NIEREMBERGIA FRUTESCENS (PL. I).

Le genre Nierembergia, de la famillç des Solanées, comprend des petites plantes herbacées ou sousfrutescentes, à petites feuilles Irès-entières, solitaires ou réunies par deux. Les fleurs sont solitaires, situées en dehors de Faisselle des feuilles,

. ou opposées aux feuilles ; elles ont un calice tubuleux à 5 lobes un peu inégaux ; une corolle en entonnoir très-évasée ou mieux en coupe antique, presque entière ou à 5 lobes, avec un tube très-étroit et souvent très-long ; cinq étamines insérées à la gorge du tube de la corolle, saillantes ; un ovaire à 2 loges, surmonté d'un long style qui est terminé par 2 stigmates en forme de lamelles réniformes. Le fruit est une capsule renfermée dans le tube persistant du calice, et qui contient plusieurs graines anguleuses (triquètres.)

Tous les Nierembergia appartiennent à la flore de l'Amérique australe. M. Dunal en décrit 23 espèces, dans le Prodrome de Decandolle ; celle que nous figurons dans ce numéro porte donc le nombre à 24. Mais les jardins ne les possèdent pas tous. On ne cultive généralement que les Nie* rembergia gracilis, et filicàulis.

Le gracilis est à tiges dressées ou retombantes très-rameuses* formant des petites touffes diffuses, hautes de 20 à 25 centimètres, à feuilles en spatule et à jolies fleurs terminales ou extra-axillaires de couleur blanche, avec le fond violet et 5 stries de cette couleur qui se prolongent sous chaque lobe.

Le Nierembergia filicàulis, que les jardiniers confondent avec le N. gracilis, en diffère en ce qu'il est glabre, que ses feuilles sont linéaires aiguës, et par ses fleurs, qui sont opposées aux feuilles, violacées du blanches avec une étoile couleur violette à 5 branches qui rayonnent vers les lobes ; enfin le tube de la corolle est glanduleux extérieurement.

On emploie avec avantage ces! deux espèces pour la confection de bordures, de corbeilles^ pour la décoration des rocailles, et aussi pour la garniture des vases-suspensions. Ce sont de ravissantes petites plantes.

Le Nierembergia calycina est le nom, dit M. Vilmorin, sous lequel on rencontre quelquefois dans le commerce le Nierembergia gracilis. C'est une erreur. Il existe une espèce

de ce nom, créée par Hooker, et qui a été figurée dans le Botanical Magazine y pi. 3371 ; elle est très-différente desiV. gracilis et filicaulis par les long poils glanduleux blanc grisâtre qui la recouvrent, par ses feuilles obovales, longues de 30 ï\ 35 millim. sur 17 à 20 mi 11. de largeur, et par la corolle blanche à base jaunâtre et à tube très-long.

Le Nierembergia frutescem, que nous figurons dans ce numéro! est considéré comme tout à fait inédit. 11 a été trouvé dans un semis de graines diverses reçues des Andes du Chili, il y a 3 ou 4 ans, par M. Durieu de Maisonneuve, directeur du jardin des plantes de Bordeaux, qui en a distribué généreusement des semences. Nous l'avons vu pour la première fois chez H. £haté, et ensuite à l'Exposition universelle, où la maison Vilmorin en avait fait une ravissante corbeille. Sa tige ligneuse, haute de 40 centimètres environ, est simple intérieurement, dressée, roide, se ramifiant supérieurement, à rameaux très-nombreux dressés. Les feuilles sont linéaires aiguës, longues de près de 5 centimètres. Les fleurs, qui couvrent presque toute la longueur des rameaux, sont opposées aux feuilles, comme dans le IV. filicaulis, et ressemblent beaucoup, comme grandeur, forme et couleur, à celles de cette

Ce Nierembergia frutescent est une excellente plante pour la pleine terre, mais surtout pour la culture en pot. Il forme de très-gracieux buissons tout couverts de fleurs des plus élégantes. Sous le climat de Bordeaux il passe, depuis trois ans, en plein air. Mais sous le ciel moins clément de Paris, il faut le rentrer en serre froide .

Tous les Nierembergia dont nous venons de parler sont vivaces : on peut les multiplier de boutures, faites en automne et tenues sous cloches, et au printemps dans les mêmes conditions, ou à l'air libre. Mais on les cultive préférablement comme plantes annuelles. Dans ce cas, on sème au

printemps, eu mars, sur couche ; on repique sur couche ûvlw pot, et pQup obtepir de? touffes bien buissonnautes, OU piw» les jeunes plants, On peut également semer en automne f au moii d'août} on repique en septembre ou octobre, en pots, pour pouvoir faire hiverner le plant en serre froide ou châssis froid . À l'aidé des semis d'automne, on obtient des fleurs dès le mois de mai, et la floraison se continue ensuite jusqu'aux premiers froids.

Ces plantes ne sont pas assez cultivées ; nous recommandons Surtout la dernière venue, le Nierembergia frutescens,

0, Lesquye».

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