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PROCÉDÉ ANDRÉ LEROY

Pour remballage des graines, greffes et boutures.

Une chose qui s'oppose à l'introduction des plantes nouvelles exotiques, c'est la difficulté de conserver les graines en parfait état de vitalité, de les garantir de l'humidité qui occasionne leur pourriture. M. André Leroy nous a communiqué un procédé qui lui réussit parfaitement, non-seulement pour les graines, mais encore pour les rameaux destinés aux bouturage et greffage.

Pour faire voyager des graines à de longues distances, et qui doivent rester plusieurs mois en mer, M. André Leroy les emballe de la manière suivante :

Il prend de l'argile, qui a été parfaitement séchée, et il la réduit à peu près en poudre. Ainsi pulvérisée, il l'expose en lit très-mince, à l'air libre, pendant toute la nuit qui précède le jour où on doit l'employer. L'argile se trouve, par^ette exposition, très -légèrement humectée par les vapeurs qui tombent du ciel après le coucher du soleil. On en dispose alors une couche au fond d'une caisse, puis un lit de graines ; et ainsi de suite jusqu'au sommet de la caisse. On ferme hermétiquement, et les graines, expédiées de cette manière, peuvent traverser les mers, sans craindre l'humidité et la pourriture. Elles arrivent à destination en parfait état, et si la traversée a été très-longue, on les trouve seulement germées, comme il arrive aux graines qu'on met en stratification. C'est donc du temps de gagné , puisqu'on peut aussitôt repiquer le plant.

Ce procédé convient également bien pour des rameaux à boutures ou à greffes. M. André Leroy en a expédié aux Etats- Unis, et ils sont arrivés en parfait état, tandis que d'autres rameaux emballés par le procédé ordinaire sont arrivés exactement pourris .

Ce moyen de transport intéresse surtout les voyageurs collecteurs qui réussissent très-difficilement à importer des graines fraîches, et les horticulteurs qui expédient au loin.

F. Heringq.

SULFATAGE DES TUTEURS.

Depuis longtemps déjà la science industrielle a fait connaître un moyen simple et peu coûteux d'augmenter notablement la durée des bois qui servant à faire les treillages, pieux, tuteurs, etc. Nous en avons parlé plusieurs fois, et nous y revenons encore aujourd'hui parce que nous ne le voyons que très-exceptionnellement appliqué. Il est pourtant de notoriété que le sulfatage des bois est une opération des plus utiles. L'économie et du temps gagné en sont le résultat final.

Rien de plus simple que cette opération. Il faut tout simplement avoir un grand tonneau cerclé en fer, qu'on place debout dans un coin de cellier ou hangar, et qu'on remplit à moitié d'eau. On fait ensuite fondre du sulfate de cuivre dans la proportion de2kil. par hectolitre de liquide. Ainsi préparé on plonge les tuteurs, pieux, treillages, ficelle et même paillassons, dans cette eau sulfatée et on les y laisse pendant 8 au 10 jours selon la densité du bois ou la difficulté de pénétration des tissus. Cette eau sert jusqu'à la dernière goutte.

M. Lavallée à fait faire, à Segrez, un bassin cimenté constamment rempli de cette préparation peu coûteuse, et dans laquelle on passe tous les tuteurs, claies, treillages, panneaux et même les coffres de châssis de couche. L'économie réalisée est énorme ; car le sulfatage permet d'employer des bois blancs là où, autrement, il faut du bon bois de chêne.

EUG. DE MARTRAGNY.

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