‹ L'horticulteur français de (volume 4)Chapitre 15 sur 160 · SI · texte numérisé non relu

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oogrimpantes, cyliodriqnes ou irrëgolibrement anguleuses; les feuilles sont toujours opposées, et dans les espèces grimpantes les pétioles sont tordus en forme de vrilles. Les fleurs sont solitaires, en panicules ou en ombelles, généralement bermaphrodites, rarement dioiques ; toutes manquent de véritable corolle ; on n*y distingue que le calice qui est eorolloïde et coloré ; les sépales sont au nombre de 4 à 8; les étamines sont en nombre indéfini.

La culture des Clematiteitsi généralement assez facile : tontes demandent une bonne expositiOD et la pleine terre: un sol léger leur est favorable ; quelques espèces demandent à être abritées pendant l'hiver ou à être rentrées en serre tempérée; mais pour cela, c'est la nature du climat sous lequel on les cultive qui détermine ces soins. La multiplication des espèces ligneuses se fiiit par graines (les graines mettent deux ans pour germer; on les sème avec avantage k Tautomne), de préférence par marcottes ou par greffes ; les espèces berbacées se multiplient par division du pied*

Comme le genre Clematit est ricbe en espèces, et que beaucoup ont des fleurs d'une beauté médiocre, nous ne donnons ici qu'une liste choisie de quelques espèces ou variétés les plus généralement recherchées dans les jardins, pour la forme riche, élégante et variée de leurs fleurs, et qui, dans les dernières années, ont été figurées et décrites dans les journaux d*horticulture; nous avons tftché de donner autant que possible leurs synonymies, leur patrie, la grandeur et la couleur de leurs fleurs , les particularités de leur culture; en un mot, nous avons tâché de mettre sur la voie les amateurs qui s'adonneraient à collectionner et à cultiver les plus belles espèces de ce genre.

Clematis lancginosa. Ldi PaxU fi. G. 94.— FI. d. serres^ 8, 8H. — lUust. Bort. <854, U. — l'ffart. franc. <855. 4.

Cette Clématite, la plus grande et la plus remarquable du genre, a été introduite de la Chine en 4850, par H. Fortune, qui Ta rapportée b MM. Standish et Noble, horticulteurs à Bagshot (Angleterre). Les fleurs de celte Clématite sont plus larges, plus grandes et plus velues que celles du Clematis patern Due, du Japon ; elles mesurent de 464 48 cent, de diamètre, sont composées de 6 à 8 sépales colorés en bleu lilacé assez tendre, étalés en forme d'étoile.

D'après une notice que lui a consacrée M. Lindiey, c cette remarquable Clématite croît spontanément sur le versant des collines, et en général dans un sol léger et pierreux, au pied de petits arbrisseaux

dont les tiges lui servent de support. Avant Tépoque de sa floraison, elle atteint le sommet de ces buissons ; alors ses belles fleurs en étoiles d'azur se voient de très loin et s'élèvent orgueilleusement au-dessus des branches qui ont aidé à l'ascension de ses tiges. Dans cet état, son aspect est plein de charme et dédommage bien le voyageur qui s*est donné la peine de gravir la montagne, à travers les broussailles, pour Ih voir de plus près. »

« Elle est sans doute très voisine du C. azurea (Glematis patens), mais elle en diffère par des feuilles coriaces et non minces, couvertes en dessous de poils blancs et non finement soyeuses, en cœur et non ovëes ; par ses boutons, ses jeunes feuilles et ses pédoncules enveloppés de laine et non légèrement pubescents; par les plus grandes dimensions de ses fleursi dont les segments sont plus larges et plus aigus.

Cleuàtis LÀNUGiMOSA, VAUADk.— FI. des serrcs, 4, 2®iért>, 1476.

Cette variété se distingue de l'espèce type^ par des fleurs d'un coloris l)eaucoup plus pûle, mais compensé amplement par un énorme dëvelop pement des fleurs et des feuilles. D'après la Flore des serres, cette variété porte des fleurs qui mesurent 26 centim. de diamètre.

Ces deux Clématites sont grimpantes, se prêtent admirablement bien à la décoration des treillis, sont recherchées pour la beauté et plus encore pour la grandeur extraordinaire de leurs fleurs qui en font des plantes ornementales de premier choix. Elles sont toutes deux rustiques, se multiplient par couchages, par greffes et par boutures.

Clematis pate:<s. Dne. — Revue hort. 1856. U. — Clematis ccerulea Ldl. Bot. Reg. 23, 1955 — Maund. bot. 3. 126. — Paxt. mag. 4, 193 — Clematis coerulea grandiflora. Bot. Mag. ^^. 3983. -* Clematis coerulea azurea. — Hartinger Parad. 1, 3.

Cette belle espèce de Clématite, introduite du Japon, par le D. Von Siebold, est connue en Belgique déjà depuis 1829, et court les jardins sous plusieurs noms. C'est une des plantes ornementales les plus recherchées, d'abord pour la grande beauté de sa floraison, ensuite poar la facilité de sa culture et sa grande rusticité. Les fleurs sont grandes^ bien étalées ; se montrent vers la fin du mois de mai, atteignent parfois un diamètre de 15 centim. selon la position et la force de la plante : elles sont composées de 6 à 8 sépales et se distinguent par un coloris d'un beau bleu azuré ; les étamines, qui sont en nombre indéfini, ont des filets blancs et des anthères brunes.

Le Clemalis fatens est tout à fait rnstiqae, se prête avec une grande facilité à la confection de vases, de corbeilles en fils métalliques, qu'on confectionne aujourd'hui si habilement, et dont on tire des effets merveilleux. On connaît de celte plante 5 variétés, savoir:

Clematis patens var. Sophia. — FI. des serres 8, 852 — lllust. Hort. 1854 — VHortic. franc. 4854. \ — Revue Hort. 1855. 24.

Cette variété n*est pas aussi belle que Tespèce type ; ses fleurs ont la même grandeur et la même forme : les sépales sont seulement bordés de bleu violacé sur un fond blanc verdftire ; les éiamines sont à anthères brunes.

Clematis païens var. àmaua.— FI. des serres 10, 1051 .

Fleurs de la grandeur décolles de l'espèce type, d'un bleu lilas entièrement pâle, à étamines jaunes.

Clematis païens var. Hclena.— ///u^/. HorUSih. — Renne Hort.

1855. 18. FI. desserres, i, 2« série 1117.

Cettevariété a les fleurs de la même grandeur que l'espèce type, sont d'un coloris blanc verdâtre dans leur jeunesse, passant insensiblement an blanc plus ou moins pur ; les étamines sont jaunes.

Clematis patens var. Louisa. — FI. des serres^ 10. 1053.

Cette variété se distingue par ses fleurs, d'un coloris blanc jaunâtre, au centre desquelles les anthères brunes des étamines font un bel effet.

Clematis patens var. Monstrosa. — FI des serres^ 9,960. -— Revue

Hort.iSbî. 1.

Cette variété est une des plus remarquables qui aient éié introduites, Elle se distingue par ses fleurs,plus petites que celles de l'espèce type, et qui sont d'une structure tout à fait anormale, semi-doubles et d'un blanc pur.

Dans cette variété» la transformation des étamines en pièces pétaloides a eu lieu ; un petit nombre d'étamincs ont seules conservé leur structure ordinaire et servent vraisemblablement à la fécondation des carpelles. D'après M. Von Siebold, il arriverait parfois que du centre d'une fleur, naîtrait une autre fleur pédicellëe ; mais ce fait n*a pa^ encore été observé dans nos cultures.

Toutes ces variétés ont été introduites du Japon, par le célèbre voyageur naturaliste Von Siebold, et ne proviennent pas de semis faits dans

DOS cultures, comme ou pourrait le supposer ; d'ailleurs ces plantes don- Dent rarement des graines fertiles ; leur multiplication se fait par greffes» par couchages qui mettent souvent 3 ans à s*enraciner; toutes sont recherchées pour la décoration des treillis, colonnettes, etc.

Clematis Guascoi. Ilort. (hybrida). — Illust.Hort. 1857. M 7.

Voici une hybride^ produit de nos cultures, qui est éminemment ornementale, d'après fUlust. Horl.; « elle a été obtenue de graines, récoltées par un amateur luxembourgeois^ M. De Guasco, sur un individu de Clematis cœrulea var. grandi flora (Clematis patens) fécondé par le Clematis viticella flore purpureo. Le coloris de ses fleurs offre l'heureux mélange de ceux de son père et de sa mère ; C'est un beau violet nuancé de bleuâtre pendant la première jeunesse, passant plus tard à un riche violet pourpré-velouté ; elles ont Tampleur des fleurs de la seconde ; et offrent tantôt le nombre quaternaire des pétalesdu père, tantôt celui quinaire et sénaire de ceux de la mère. Le feuillage est celui peu modiGé du C. cœrulea ; et les caractères floraux participent de ceux ies conjoints, a C'est une plante rustique à tiges élancées, très vigoureuses, parsemées de poils courts ; les folioles, disposées par cinq (dans les feuilles supérieures), deux basilaires, trois terminales, sont presque glabres, amples, peu veinées, luisantes. Les fleurs, qui mesurent souvent plus de huit centim. de diamètre, sont dressées, composées de 4, 5, 6 pétales obovés oblongs, très finement et très distinctement acuminés, plissés, marqués de 3 nervures en dedans, et de 3 côtes en dehors, très finement tomenteux en dessous, très glabres sur l'autre face, nervés, réticulés. Les étaminessont toutes fertiles, très glabres ; les styles plus longs fascicules. »

Cette plantetrèsrecommandable,d*abord pour la beauté de ses fleurs qui naissent en abondance, ensuite pour sa parfaite rusticité, se multiplie par couchages et par greffes.

Clematis FLORU)A. Thunb. — Jaeq.' Sehœnbr. 3.357 — Andr. Rep. 6.402. — Bot. mag. 22. 834. — Maund bot. 5. 841 — Ref)ue Horl.

Cette Clématite, rapportée du Japon en 4T76 par Thunberg, est grim-* pante, se prête une des mieux à la décoration des guirlandes. Ses fleurs ont la forme de belles étoiles mesurant jusqu'à 8 cent, de diamètre, d'un blanc verdâire dans leur jeunesse, passant ensuite au beau blanc pur.

Cuhâtis florida. Yâr. Siebold. ^ Sweet. fi. g. IL 396. — FL des serrss, 5. 487. — Betme hort. 4856. 24 . — Clematis florida var. BicoLOR. — Bot. Beg. H. %S.

Celte variété, introduite da Japon par le docteur Von Siebold, est plus recommandable que l'espèce type ; la grandeur et la couleur des flears est la même, mais les étamines sont totalement changées : elles sont aplaties, pour ainsi dire pétaloldes, colorées en pourpre foncé, et contrastent agréablement avec le blanc des pétales. Elle court les jardins sons le nom de Cl. bicolor et de Cl. Siebold. Cette jolie variété^ de même que Tespèce type, demande à être abritée en hiver ; elle se moltiplie par marcottes, greffes et boutures.

Clematis iNDiYiSA. Willd. — Annales de Gandj 484S. 61.

Cette espèce à fleurs blanches est inférieure et est moins recherchée que le Clematis indivisa -lobata Hook.

Clematis indivisa-lobata. — Hook. Bot. Mag. 74. 4398. — FI. des serres. 4. 402. — VHort. franc. <853. H . — Bevu» hort. 4853. U.

Le Clematis indifrisa, Willd., est originaire de la Nouvelle-Zélande ; il a été découvert et décrit déjk, par Forster, vers 4798; puis retrouvé et rapporté plus récemment en Europe par le rév. William ColeDso^en 4843 ; ce missionnaire, zélé botaniste, en envoya des graines an Jardin botanique de Kew (Angleterre).

Le Clematis indivisa-lobata , a été introduit des mêmes contrées que respècetypeà feuilles entières, par M. Allan Cunningbam, qui Ta rapporté vivant en Angleterre; il se distingue de l'espèce type par ses folioles plus découpées et ses fleurs beaucoup plus grandes, qui naissent en paniculeet qui sont d'un beau blanc pur; chaque fleur atteint de 6 i8 centim. de diamètre ; les étamines sont à anthères brunes.

Cette Clématite est nne plante très ornementale et très méritante ; elle se cultive en serre froide et se multiplie par greffes, par boutures et par marcottes.

Clematis barbellata. — FI. des serres 9,956.

Originaire de THymalaya, à fleurs violacées figurant des Campanules ; il demande la serre froide et se multiplie par boutures, marcottes.

QfiiATis tl'bulosa. Turcz. — Joum. Fort. Soc. 3. 79. — Bot. Mag. 72, 4269. —Paxt. Mag. 44, 3t. — Annales de Gand, 4847, 475. — FL des serres^ 3^ i^b.

Originaire de la Mongolie, où il a été découvert par un naturaliste

russe nommé Turczaninow. Cette clématite a le feuillage d*un Althma, n'est pas grimpante , et forme buisson ; les fleurs sont d*un beau bleu azuré; chaque sépale est renversé et roulé en dehors ; les étamines sont jaunes. Multiplication par greffes et marcottes.

Louis Ikgelrest.

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