PLANTES NOUVELLEMENT INTRODUITES OU RECOMMANDÉES
Il faut décidément que nous soyons nés sous une bien mauvaise étoile pour que nous ayons toujours des erreurs à relever, et voilà le malheur , c'est justement à cause de cela que l* Horticulteur français . a la réputation de traiter un peu légèrement les gloires horticoles , et alors on lui donne grand tort. Ce tort, personne ne le lui reproche pl«s amèrement que lui-même; aussi il se frappe la poitrine ; il a commis dos fautes, bien des fautes; mais qui n'en commet pas! C*est vrai, nous avons plaisanté plus d'une fois de braves et loyaux écrivains de la Belgique que nous avons pris tout bonnement pour de simples musiciens. — Ah! avanf^e Horticulteur françaisl tu pensais à tort. Tu croyais qu'ils n'étaientqne des musiciens comme beaucoup trop d'autres. Etourdi,bomme léger que tu es, avec ton esprit de dénigrement tu ne vois pas qu'ils sont d'excellents musiciens ; qu'ils n'ont seulement que le défaut de trop chanter, ce qui rend leur voix souvent fausse et criarde, et d'avoir une méthode qui ne la cède en rien à celle des Limousins ; e'est-à-dire qu&ei rott^ ite$ du bâtiment^ toutes les cantates ne leur suffisent pas pour vous porter aux nues, mais si, n'étant pas du bâtiment, il vous arrive, par
malbenr, de tous trouver à portée de leur auge, tant pis pow vous, Ui ne font ni one ni deox, Us vous la Tideot tout cntitri sar la tAte^ mû par mécbaDCété, remarqaez-le bien, mais par distraction» par oubli» par absence enfin.
Gela dit, passons au sérieux de la cbose.
Pétunia nouveaux*
Dans la livraison du mois de novembre dernier, Ptllustration horticole a donné un très beau dessin de six Pétunia variés obtenus en France ; ces six variétés ont été rendues avec une assez grande exactitude et chacun a pu juger de la valeur de ces gaias, dont un entre autres Gloire de France, a été obtenu par M. Boucbarlat» borticulteur à Lyon. Mais pourquoi cacbe-t-on que trois de ces variétés,savoir : Madame hug. Lemichez, Monsieur de Saint-Innocent^ et Monsieur Loyre ont été oh tenues par If. Rendatler, liorticulteurà Nancy. Cependant M. Rendatler s'est acquis uue réputation d'heureux semeur et surtout dans ce genre de plante ; les trois variétés parues dans le dernier numéro de notre journal en sont encore une preuve; serait-ce un oubli ou une absence, comme nous disions tout àTheure, ou bien ferait-on semblant de ne pas le savoir^ toujours en Thonneur du principe qui dit: Nul n'a de Tesprit hors nous et nos «mis,
Quand je vous disais qu*il fallait être du bfttimen t ?
Yotci deux autres nouvelles variétés de Pétunia» qu'on annonce pour cette année et qui sont aussi remarquables que la comète qui doit bientôt paraître, dii-on ; Tun s'appelle Weiss Schlumberger^ dédié au président de la Société d'horticulture de Mulhouse» homme plein de zèle pour Thor* ticuiture, qui certes méritait un plus beau gain que celui à fleurs striées rouge sur un fond blanc et qui n'a rien de nouveau; car ayant été à même d'en juger, nous n'avons reconnu aucune différence entre ce dernier et un déjà ancien appelé Impératrice Eugénie (Rend.).
Uautre est le plus curieux : qu'on imagine une corolle d'un blanc très pur, ce qui n'est pas difScile à chercher» et sur le fond des taches rouges violacées jetées très irrégulièrement, tellement qu'on voit souvent sur la même plante des fleurs ayant une corolle moitié rouge, moitié blanche nettement séparée» comme ce qu'on aperçoit dans une éclipse de lune ou dans le masque d'un arlequin ; et des fleurs qui ont une tache sur les cinq parties de la coroUei qui représentent assez mal une étoile, voire
même une comète ; cette merveille s'appelle Inimitable, Gloire de Dieuze, etc., etc.
Je cite ces noms poar qu*on ne s*y laisse pas prendre : c'est toujours la même plante.
Cest une variété à petites fleurs, qui n'est pas très éblouissante^ mais, qui est très bizarre et très originale, ce qui la feia rechercher par les amateurs.
Ce sont les salines de Dieuze qui ont donné le jour à cette merveille, et c'est grâce aux soins de M. Lhuillier, de Dieuze, que tous les horticulteurs de Nancy viennent de Ja mettre au commerce.
V Illustration Horticole en donnera la flgure prochainement.
Illairea canarinoîldes (Loasées).
Cette jolie espèce, d'un genre aussi nouveau que curieux, a fait son apparition depuis peu d'années seulement. C'est dans le courant de 1854 que rétablissement de Louis Van Houite a mis cette plante au commerce, et dans la même année la Flore des serres en donnait une très exacte flgure pour les dimensions; quant à la couleur des fleurs^ nous avons pu en juger sur nature» et nous avons remarqué que la couleur orange-cinabre est un peu trop vive dans le dessin reproduit par la Flore. Par le mode de végétation, l'habitus et môme tous les caractères» cette plante se rapproche beaucoup du Cajophora laieritia, ancien Loasa, à fleurs aussi gracieuses que belles, que tout le monde reconnaît dans ces étoiles oranges qui se laissent suspendre si élégamment aux voûtas de nos serres froides ; mais elle en diffère par des caractères très simples et très faciles à saisir : la grande dimension des fleurs qui, au lieu d'avoir leurs pétales étalés en étoile, sont rapprochés et en font une corolle campaniforme, imitant assez notre Canarina campanula^ plante d'une famille très distincte (Campanulacées), et qui est assez rare dans les collections à cause de la diflicuUé qu'on éprouve dans sa culture.
h' Illairea canarinotdes est une charmante plante grimpante de serre froide, très gracieuse et de plus très originale ; c'est assez dire que c'est une de nos lianes ornementales très recomraandables, et si ce n'est pas à titre de nouveauté que nous en faisons part ù nos lecteurs, que ce soit au moins à titre de beauté méconnue.
Base et Dahia bleus (Rout£ d*Asnière8).
Dans le naonde borticole, toul événement perd son imporUncei toute menreilie méritante, toute jioavelle introduction de plante alimentaire, dât-elle être cent fois plus méritante que le précieux tubercule (bien malade, bêlas !) dont Parmentier a doté la vieille Europe^ se tait devant rappariiion de la Rose et du Dahlia bleus.
Et k propos de la Rose et du Dahlia bleus, nous nous empressons d*avertir, une fois pour toutes, VÂmi lecteur^ comme disent les vieilles préfaces, que nous n'avons aucunement Tintention de critiquer personne quand même et toujours ; nous savons recommander et parler élogieusement des nouveautés boriicoles véritablement intéressantes, et dans le cours de Tannée qui vient de s'écouler, r Horticulteur français a été assez beureux ; on nous citerait difficilement une bonne plante dont nous ayons.ditdu mal, et une mauvaise que nous aurions vantée ; beaucoup de journaux d*borticulture n'en pourraient pas dire autant. Mais arrivons bien vite à notre Bose et à noire Dahlia bleus.
Nous avons lu presque avec attendrissement ce qu'on nous écrit de plusieurs côtés et sur tous les tons :
depuis le ré fort jusqu'au la rond (sans calembour).
« Ah ça! pourquoi n'avez-vous pas encore parlé de la fameuse trouvaille de la Bose et du Dahlia bleus ? Feuilletez donc le numéro de septembre de la Société impériale et centrale d'horticulture, et vous verrez que la Bose et le Dahlia bleus sont bien trouvés. » En effet, nous avons feuilleté, nous avons lu ces lignes, et d'après cette annonce on peut comprendre l'émotion que nous avons éprouvée : le journal nous est tombé des mains ; nous n*avODs pas osé nous baisser pour le ramasser, tant nous avons craint en ce moment les suites de notre émotion.
Une fois notre émotion passée, nous nous sommes mis à réfléchir ; Fi^ nous est venu que pour la ttose, cela pourrait être une bouture fidie au coUodion de la Rose bleue qui existait, voilà quatre ans,' au Luxembourg; pour le Dahlia bleu, il pourrait être dû à l'influence de la comète; mais non, c'est impossible, puisqu'elle ne doit paratire que cette année; enfin, ne trouvant pas le fin mot, nous avons souhaité au Bureau de la Société impériale et centrale d'horticulture de ne jamais se rendre sur la roule d^Âsnières pour constater le fait ; car c'est une route qvi doit lui rester inconnue.
Namfetle pkmte almetUaire.
Et dire qa*U y ^ encore des gens qui soutiennent qne nous ne Sommes pas dans le siècle des merveiUeoses dèeooTertes en horticnltoroi qaand on veut nous foire manger des roseaux, ni plus ni moins. — Vous riez, ami lecteur, en apprenant cette heureuse innoyation, et tous dites que c'est bon pour les canards ; mais attendez nous allons tous prouver qne tous avez tort de rire quand la Franc^ s'enorgueillit de cette introduction.
Voici ce que nous lisons dans la Bévue hortieoïe et les journaux politiques :
« M* de Mootigny, consul de France à Shang-Hai, actuellement de passage dans le royaume de Siam, Tient d'informer le ministre de la Cuerre qu'on a expédié de Singapour, pour senrir aux essais d'acclimatation :
« Quatre serres contenant des plans d'un bambou comestible de la Malaisie, appelé bouton^ et de dîTers arbres à fruits, ainsi que des graines et tubercules comestibles de différentes espèces.
« D'après les renseignements dont M. de Montigny accompagne son aTiSy le bambou-bouton est une plante qui attdnt de très hairtes propor- .tioas, et peut fournir:
« I • Du bois de chauffage ; « 9» Des abris contre le Tent; • 30 Un excellent et très gros légume.
« Sa TégéUtion est rapide; il diflère du bambou comestible de laGhinet dont les essais s'accomplissent au Hamma, en ce que sa racine ne trace pas comme celle de ce dernier et qu'il présente tous les caractères du bambou ordinaire des jongles indiennes. Pour le manger, on coupe les jeunes pousses au niveau du pied, quand elles ont atteint environ 30 ces^ timètres de hauteur. On épluche cette pousse comme on fait du ^u pataniste , et on la fait fortement blanchir aTant de lui donner son entière cuisson. Les indigènes conservent ce bambou dans la saumure pendant six moiS| un an ; il devient alors pour eux un excellent condi* ment*»
n n'y a qu'une seule chose qui soit regretuble , c'est qu'on a onbUé de BOUS faire mention de la grosseur de chacun de ces boirions ^ puisque €mi justement cette partie qu'on mange ; et de nous dire que ce nomotm Ugume , en senant de bois de chauffage » ae cuisait natureUement tout
seul; eda aurait été vue qualilé très i^écieusd de pins pour la reeonH mander.
Nomtttt ptmite à indigo.
Un ioQOTateur zélé du département de laMoeèUea» pardeamnipih' lations successives, trouvé que YEvpatarium tinctorium fournirait une belle couleur bleue , plus fine même que l'iodigo; mais que lui» cAttiico^ jardinier (pard(mnez-moi l'expression), n'en avait jusqu'ici tiré que des t(ms veriàtrei.
Devant cet beureux et surtout très intéressant résultat» noust simple DOUGheron, nous nous inclinons avec tout le respeadù à ce lion messin ; par conséquent , nous n'oserons jamais» de notre vie» f^îrade ié<-
tlezîons à ce si^el.
Louis Imgelrelst.
CONGRÈS POMOLOGIQUE DE LYON
MMsiM de ta naimnclaUÊrs du meiUmiurti Fûirêg admises par ee
eontris.
Dans notre numéro de novembre 4856, nous avons fait connaître que la Société impériale d^ horticulture du Rhâne avait profité de son ex-position quinquennale pour ouvrir un congrès pomologique» en faisant un appel à toutes les associations qui correspondent avec elle. Ce congrès, qui a tenu ses séances les 20, S4 et 2S septembre dernier, sous la présidence d'une de nos jeunes gloires pomologiques» M. Charles Baltet» horticulteur pépiniériste» à Troyes (A.ube), vient de publier le résultat de son travail. Dans cette première session, il s*est occupé des Poires. La liste des variétés mises dans le commerce ayant été appelée), chaque variété a été admise, rejeiée ou ajournée. 90 seulement sont sorties victorieuses de ce conseil révisionnaire» qui comptait un grand nombre de notabilités pomologiques de France ; celles de la Belgique n'y avaient aucun représentant. Un pareil congrès sans le concours des pomologoes belges est-ii possible? Il parait que oui, car le travail que nous avons sous les yeux, prouve que leur lumière n*est pas absolument nécessaire pour faire le jour dans la science pour laquelle ils réclament la sapé* Fiorité.
Voici la liste des variétés de Poires admises par le congrès, avae la synonymie et la fertilité de chacune d'elle» la grosseur, la qualilé et la maturité des fruits.
P«lM» pmmr wjrmmià^m, etc.
AdiU de Saint-Denis (Syuonymes détruits : Adèle de Saint-Cérat, Ba-
roDDe de Melio) ; fertile, fruit moyen, bon. — - Octobre (0- • Alexandrine Dcuillard (Syn. Douillard) : très fertile, fruit assez gros,
bon. —Novembre.
Arbre courbé (Syn. Amiral) : fertile, fruit gros, bon. — ' Octobre. ' Beau prisent ff Artois (Présent royal de Naples) : très fertile, fruit gros,
assez bon. — Commencement septembre (entre*cueillir). ' BergamoUe S Angleterre (Gansers bergamotte, Bezy de Çaissoy par
plusieurs pépiniéristes) : fertile^ fruit moyen, bon. — Septem- * bre, octobre. — (Greffer sur franc.)
Bergamotte Esperen: très fertile^ fruit moyen, très bon. — Mars, mai.
Beurré Beamumt (Beurré de Baumont, Bézy Waët, Bézy de SainC- Wast, Beimont» Beynu)nt) : fertile, fruit moyen, bon. — Janvier.
— Betéott (Beurré Auguste^Benoit ou Benoist) : fertile, fruit gros
ou assez gros, assez bon. — Septembre-octobre.
— Capiaumont (Beurré aurore) : très fertile, fruit moyen, bon. —
Octobre. — (Greffer sur franc; très bon cuit.)
— Clairgeau : très fertile, fruit gros ou très gros, bon. — Novem-
bre et décembre.
— d'Amanlis (Wilbelmine, Hubard, Duchesse de Brabant, Poire
Delbert ou d'Albert, Poire Kessoise) : très fertile, fruit gros, bon. — Septembre.
— d^Aremberg (Orpheline d'Enghien, Golmar Deschamps, Beurré
Desehamps. Délices des Orphelins) : très fertile, fruit moyen, très bon. — Décembre-janvier. — (Greffer sur franc.)
— d Anjou (Ne plus meuris, Nec plus mûris) : peu fertile, fruit assez
gros, très bon. — - Décembre.
* (() La fertilité de l'arbre est indiquée par : peu fertile, assez fertile, fertile, très fertile.
La groeseor du fruit — — petit, moyen, assez gros, gros,
très gros.
La qualité de la chair — — assez bon, bon, très bon.
L'époque de la matorité est le terme moyen.
*«rr<itertf (Beurré Spence, Beurré de Boaigogne, Beurré St-Amour Belle defiandre M te Flandres, NoiiveHe gagnée à Heuze! BeiHrt des Bois, Boss fhve, Poire des Bols, Fondante des Boisi Bos&Pear, Beorré d'EIberg, Beurré Davis, Beurré Foidarl) : fertile, fruit gros ou très gros, bon . — Octobre.
— de Nantes (Beurré Nantais) : très fertile, fruit moyen, très bon.
— Septembre.
— d^Eardenpont (Beurré d'Aremberg, par erreur ; Glou Biorceau,
Goulu morceau de Cambron, Beurré de Kent, Beurré Lombard, Beurré de Cambronne) : fertile, fruit gros, très bon. — Janvier.
— Diel (Beurré magniflque, Beurré incomparable, Beurré royal.
Beurré des trois tours. Dry loren, Melon de Knops, Poire me^ Ion, Graciole d'hiver, Fourcroy, Dorothée) : fertile, fruit gros, très bon. — Novembre, décembre. — (Recommandé.)
— Gig^art : fertile, fruit moyen, très bon. — Fin jaillel.
— Picquery (Urbaniste, Louis Dupont, Beurré Drapiez, Louise
d'Orléans, Serrurier, d'Automne^ Vergallne musquée) : peu fertile, fruit moyen, très bon. — Octobre, novembre.
— Quitelet (Beurré Dumortier) : très fèrUle, fruit moyen, très bon.
— Septembre, octobre.
— Six : fertile, fmii assez gros ou gros, très bon. — Novembre et
décembre. — (Greffer sur franc.)
— Super fin : assez fertile, fruit assez gros, très bon. — Sep-
tembre.
Bézy de Montigny (îiQn pas Doyenné musqué vulgairement nommé Bézy de Moniigny): très fertile, fruit moyen, bon. — Septembre.
Ban Chritm Napoléon (Liard, Médaille, Mabille, Captif de Sainte-Hélène, Charles d'Autriche, Charles X, Beurré Napoléon, Bonaparte, Gloire de l'Empereur, Napoléon d'hiver) : très fertile, fruit assez gros, très bon. •— Octobre, novembre.
— — William (Bartiett de Boston, de Lavauit) ; très fertUe, fr.
gros on très gros, très bon. — Septembre.
Bonne d^Ejiée (Belle ou bonne des Zées,%eHe et bonne des haies) : très fertile, fruit gros, bon. — • Septembre.
Calebasse Bfisc (Poife Thompson) : très fertile, fruit gros, bon. - Novembre.
Calebasse monstre (Calebasse Carafon, Calebasse royale, Calebasse monslrueusd du Mord, Van Haruin, Triomphe de Hasselt) : très fertile, fruit très gros, assez bon. — Octobre. — (Greffer sur franc.)
Calmar d'Aremberg (Poire Kartoffel) : très fertile, fruit très gros, assez bon. — Novembre.
Conseiller de la Cour (Maréchal de cour, B6 ou Baud de la cour. Grosse Marie) : fertile, fruit gros, assez bon. — Octobre.
Cumberland : très fertile, fruit assez gros, bon. *- Septembre, octobre.
Des Deux Sœws : très fertile, fruit assez gros, bon. — Novembre.
Délices d^Hardenpont d'Angers (Poire Pomme, de Racqueingheim) : très fertile, fruit moyen, très bon. — Novembre, décembre.
— de Lowenjoul (Poire Jules Bivort) : très fertile, fruit assez gros,
très bon. — Octobre, novembre. — (Greffer sur franc.) Doyenné Boussoch (Beurré de Hérode, Double Philippe, Nouvelle Bou»soch) : fertile, fruit gros, bon. — Septembre.
— Défais : fertile, fruit moyen, assez bon.— Novembre, décembre.
— d'hiver (Bergamotte de la Pentecôte, Seigneur d'hiver, Doyenné
de ou du printemps, Dorothée royale, Poire Fourcroy, Canning d'hiver, Merveille de la nature. Pastorale d'hiver, Poire du PàtrOi Beurré coupé) : très fertile, fruit gros, bon. — Janvier, mai.
Duchesse tAngouléme (Poire de Pézénas, des Eparonnais, Duchesse) : très fertile, fruit très gros, bon. — Octobre, novembre.
— de Berry d'Été : assez fertile, fruit moyen, très bon. — Fin
août.
Épine du Mas (Belle Épine Dumas, Colmar.du Lot, Duc de Bordeaux,
Épine de ^oehechouard, C. de Limoge^ : fertile, fruit moyen,
bon.— Novembre.
Espérine : très fertile, fruit moyen, assez bon. — Octobre, Figue, (Figue d*Alençon, Figue d'hiver, Bonnissime de la Sarthe) : fertile, fruit assez gros, très bon.— Novembre, décembre. Fondante de Chameux (Beurré ou Fondante des Charneuses, Duc de
Brabant(Van Hons),Miel de Waterloo) : fertile, assez gros
très bon. — Octobre.— (Greffer sur franc.) Fondante de Noël (Belle ou Bonne de Noël, Belle ou Bonne après Noël,
Souvenir d*£spéren): fertile, fruit moyen, bon. — Décembre. Crafid Soleil : fertile, fruit assez gros, bon, -^ Décembre. Graslin : fertile, gros, ou assez gros, bon. ^ Octobre, novembre.
Jalouiie de F<mtenay (Jalousie de FoDienay- Vendée, Bdle d'Esqoermes) : très fertile, flrait assez gros, très bon. — Septembre.
Lotiise Bcmie d^Avranehes (Louise de Jersey, BoDoe ou Beurré d'A- Yranches, Bergamotte d' Avranehes, Bod oe de Lougoeval) : très fertile, fruit assea gros, très bon. <— Septembre, octobre.
Marie-Lmse Dekaiêrt (Bfarie-Louise Nova , Marie-Louise Nouvelle, Van DoQkeIear,Vandonckelaër, Marie-Louise Van Mous) : très fertile, fruit moyen ou assez gros, très bon. — Octobre, novembre.
Nouveau Poiteau (Tombe de l'amateur) : fertile, fruit gros, bon. — Novembre (Blettit avant de mûrir).
Pasu Calmar (Passe Colmar gris, Passe Golmar nouveau, Passe Colmar ordinaire) : très fertile, fruit 'moyen, très bon. — liécembre à février.
Bouiselet d'août {Gtùs Rousselet d*août Van Mons): très fertile, fruit moyen, très bon. — Août.
SoM-Michel Archange : fertile, fruit assez gros, très bon. — Octobre.
SaM^NicoUu (Duchesse d'Orléans) : très fertile, fruit assez gros, très bon. — Octobre.
Seigneur (Esperen) (Seigneur d'Esperen, Bergamotte fiévée, Bergamotte lucrative, Lucrate, Brésilière, Beurré lucratif. Fondante d'automne, Arbre superbe) : très fertile, fruit moyen ou assez gros, très bon. — Septembre, octobre.
Shobdeneaurt (Non pas Sbobden court) : très fertile, fruit moyen, trèsbon. — Janvier, mars.
Soldat Laboureur : fertile, fruit assez gros, bon.— Octobre, décembre:
Suxette de Bavay : très fertile, fruit petit, bon. — Février, avril.
Triomphe deJodoigne : fertile, fruit gros ou très-gros, assez bon. — Décetnbre.
Fan Mons (Van Mons de Léon Leclerc) : fertile, fruit gros^ très bon. •— Novembre.
poiriers ■péclaleaMal p«ar fiapaltori.
Bergamotte Creesame (Gressanne, Crésane d'automne. Beurré plat) : fertile, fruit moyen, très bon. -~ Novembre (contre un mur et au soleil).
Beurré gris (Beurré doré, Beurré d'Amboise, Beurré Roux, Beurré dlsambert, Beurré du Roi, Isambart le bon, Beurré de Temverenne) : fertile, fruit moyen et gros, bon. — Septembre. (Sur
franc, contre »n mur, avec avanMoit; levant, couchant ; peut s'élever en haute tige.)
Bizy de CAamonUet (Beurré de ChaumonteU Cftamontel, Beurré d'hiver) : assez «ertile, fruit moyen et gros, assez bon. — Janvier, (Peut aussi s*élever en pyramide.)
Bon^hrétim de Bons (Beurré de Rance, Beurré de Flandre, Beurré de Noirchain, Beniré noire chair, Hardenpoftt de printemps. Beurré de PentecAte) : assez fertfle, fruit assez gros, assez bon. — Janvier, mars. — (Sur franc, contre un mur, bonne exposition.)
Doyenné blanc (Beurré blanc, par erreur ; Satnt-Miehel, Bonne Ente, Doyenné pieté, De Neige, Du Seigneur, Citron de Septembre, elc.) : très fertile, fruit moyen, très bon. — Octobre. — (Sur franc, contre un mur avec avant-toit ; nord, levant, couchant.)
Bayenné gris (Doyenné roux, Doyenné crotté, Doyenné galeux, Doyenné jaune, Saint-Hichel gris, Neige grise) : très fertile, fruit moyen, très bon. — Octobre, novembre. (Sur franc, contre un mur,, avec avanUtoit; terre légère ; levant, couchant, nord.)
SaM-Cerwudn d^hwer (Inconnue Lafare, Saint-Germain gris, Saint- Germain vert) : fertile, fruil assez gros, très bon. — Novembre à mars (Sur franc, contre un mv au soleil).
p««r h««4e tige («rkr«« de ▼orsor).
Beryamotte Sylvange (Poire Sylvaiige) : fertile, firnit boj«d, hmL —
Novembre.
Beurré ^Angleterre (Bec doré» Amande» Poire d'anumde. Poire an*
gWse, Saint-François, Poire des Finois) : très fertile, fhiil
moyen, assez bon. — Sept^nbre.
Beurré GoubauU : très fertile, fruit moyen, bon.— Septembie. (Entre-
GueUhr.) — Millet : très fertile, fruit peUt, très bon. — Décembre. Blanfuei OUanquet gros, Cramoisin, GramoîBÎBe) : fartile, fruit petit,
assez bon. — Juillet. (Entre-cutiffir.) Citrtm des Carmes (Petite Madeleine, Saint-Jean) : très fertile. Irait
petit, assez bon.— Juillet. (Entre^»eiUir.) Doyenné de juillet (Roi Joiimont) : très iiertile, fruit petit, très bon. —
Juillet. (Entre-cueitlir.)
Éparpii (Beia présent, Cuisse Madame, Grosse MaMeine, Samt-Samrsosi Cbepîne, Beorré de Paris, Gaeilleite de h laUe des Princes): très fertile, froit moyen on assez gros, bon. — Juillet, août. (Réosfiit ea espalier* )
Joséphine i$ MaliMi : pea fertile, iniU moyen et peik,. très bon. — Janvier^ mars. (Réwsit en espalier.)
BouueM i$ Bhtim (Petit Bonssefet, Roosadet mimiué) : fartSe, Irait petit, bott. ^ Septembre. (Très bon eott.)
SeMe (Sbakespear, Seekie pear) : fertile, froit peru, bon. — Octobre.
Zéphirin Grégoire: très fertile, fruit petit ou moyen, très bon. — Jan* vier, fefrrer.
Tarléié» «•■! le* Antfto miH k ««Ire.
Belle Angevine (Angora, Bolivar, Comtesse on Beauté de Terweren, Rivale d'Angleterre, Doidiesse de Berry d'hiver. Abbé Mongein. Très grosse de Braxelles) : assez fertile, firait énorme, assez bon.— Fin tfhiver. (Pyramide ; miem en espalior contre un mur au midi.)
ian-Clirittm éthioer (Poire d'Angoisse, Poire de Saint-Martin, Bon^ Ctarétien de Tours) : assez fertile, fruit gros, bon .'—Hars, mai. (Centre un mur à bonne exposition.)
Catillae (Qoenaiat, Teton de Ténus, Gros GiMot» Bon-Chrétien d'A* miens. Grand monarque, Monstrueuses des Landes, Chartreuse, Abbé Hongetff) : très fertile, fruit très gros, bon.— Février, mars. (Pyramide ; mieux en espalier et en haute tige.)
fkrtem Smdcmu (Cuisse Madame, par erreur) : très fertile, fruit îiuqren, très boa. — Octobre, novembre. (lUHeux espalier et haute tige.)
(7«-é (Monsieur le Qiré, de Monsieur, de Clio, Belle de Berry, Belle Attdréanne ou Adrîenne, Bon papa, Pater noster, Vicar of Wakefleld, Belle Hélolse, Beurré comice de Toulon, Belle An- *eine): fertile, fruit gros, très bon. — Novembre, janvier, (Pyramide, espalier, hante tige.)
LianLeclêrc: fertile, fruit gros, assez bon. — Mars, mai. (Pyramide, mieux espalier ; sur franc, bonne exposition.)
Jrarltn see (Roussetet d'hiver) : assez fertile, fruit petil, très bon. — Décembre, janvier. (Mieux haute tige.)
Meisire Jean (Hi Sergent, Messire Jean gris, Messire ie»n doré, Cbaulis): assez fertile, fruit moyea, bon. — Novembre. (Mieux haute tige.)
Telles soDt les variétés admises par le congrès poraologique, et les synonymes à détruire. Ce travail est-il exempt d'erreur ? Nous laisserons à de plus habiles le soin de vider la question. Mais quel qu'il soit, les membres du congrès de Lyon n'en méritent pas moins la reconnaissance des disciples de Pomone, qui trouveront, dans ce petit résumé, un guide sûr pour le choix des variétés à introduire dans leur jardin fruitier.
F. HÉamcQv