DESTRUCTION DES COURTILIÈRES
La Société impériale et centrale d'agriculture a reçu dernièrement communication d'un procédé qui parait avoir été employé avec beaucoup de succès dans le midi de la France pour la destruction de la Couriilière, ou Taupe-grillon^ ou encore Barbaule, — Fumerolle, — Es-carbicot^ etc., selon les contrées.
On sait les ravages que cette Orthoptère cause dans les cultures ; elle coupe toutes les racines des plantes qui se trouvent sur le passage des
(4) La culture da Tabac s^aagmente chaque année dans les provinces d*AI« ger,d*Oraa et de Constaolioe.
galeries souterraines qu'elle établit, à l'instar de la taupe. Auàsi depuis longtemps s'occupe-t-on des moyens d'éviter ses dégâts. La méthode la plus généralement suivie consiste à niveler le terrain avec un râteau^ et à Tarroser légèrement le soir. Le lendemain on distingue, par la terre soulevée en lignes sinueuses, le travail souterrain de la Gourtilière ; on enlève avec le doigt la terre ainsi soulevéOt pour découvrir la galerie, qu'on suit jusqu'au trou dans lequel se cache l'insecte. Le trou étant découvert, on y verse, à l'aide d'un entonnoir, de Teau, puis quelques gouttes d'huile commune, qui pénètre facilement jusqu'à l'animal, en glissant sur la terre imbibée d'eau. La Gourtilière atteinte par ce corps gras ne tarde pas à sortir de sa retraite pour venir expirer à la surface du soK
D'après le procédé qui vient d'être soumis à l'examen de la Société d'agriculture, il sufDt, pour obtenir le même résultat, de verser dans les trous occupés par les Courtilières, trois cuillerées d'eau de savon préa« lablement chauffée. H. Héricart de Thury avait recommandé ce procédé depuis longtemps ; ce n'est que dans ces derniers temps qu'on a reconnu son efficacité.
M. Peyron, dans les Bulletins de la Société d'horticulture de Beaune, fait connaître un autre moyen de destruction de la Gourtilière. Il fait bouliir dans huit ou dix litres d'eau un demi-kilogramme de tourteau de Navette, et au moment d'arroser les plants menacés de destruction, il ajoute à l'eau d'arrosement un peu de son infusion de tourteau, et ses plantes sont généralement préservées de l'invasion des barbares.
F. Herincq.
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