NOUVELLES VARIÉTÉS DE ROBINIA
Dans la séance du 33 octobre, de la Société impériale et centrale, il a été présenté par M. Clavier, rue du Marais, à Tours, avenue de Gram«
moDt, cinq vari4(^ ^ùtlobinia p^eudo-acacia. Une Goomiisrion a été chargée d'apprécier, aéaoce tenante, ces produits nonveanix. Aprfes on exaoQen attentif de!) jeunes arbres greffés sur le Robinia pseuào-acacia^ elle a» à Tunanimité, demandé trois jetons, que la Société a immédiatement accordés. Ces variétés ne sont pas certainement supérieures k celles que l'on possède, mais elles en sont distinctes, et ne doivent pas £tre négligées. On deyra les rechercher pour Tornement des jardins paysagistes.
Yoici à peu près les caractères que nous leur avons reconnus :
Le n<> 4 , que nous avons appelé Rqbinia pseudo-acacia eobUcùid^^ à cause de son port et de ses feuilles^ qui lui donnent l'aspect du ÇoMea^ a la forme pyramidale.
Les rameaux sont très peu épineux; il ne se trouve d'épines qu'à leur base. Le haut de Tathre est pyramidal; comme je Pai déjà dit; mais les rameaux latéraux sont horizontaux et très vigoureux. Les folioles des feuilles sont un pe^ arrondies, jaunâtres pendant lepr croissance; elles deviennent plus foncées vers l'automne.
Le no 2, que nous avons dénommé Patula, a sa forme en boule; ses rameaux sont extrêmement nombreux et très fournis en feuilles» qui sQpt d'un beau vert gai.
Le no 3, auquel nous donnons le nom de Fastigiata, à beaucoup de rapport avec une ancienne espèce connue dans le comoierce sous U 4^nomination de Torluosa. Tous les rameaux se terminent par une ramification ; les feuilles sont longues et retombantes, d'un glauque un peu argenté; les gros rameaux sont un peu épineux, très courts.
Len* 4 a été nommé Glaucescens. Son bois est blanchâtre, très vigoat^x, à épines courtes, grosses, un peu jaunâtres; les feuilles sont en anneau. L'obtenteur dit a?oir vu fleurir cette variété ; les fleurs, blan* chesi seraient disposées en grappes relevées, au lieu d'être pendantes, comme elles le sont ordinairement.
Le n^ 5) que nous appdons Revoluta^ a quelque chose de mieux que les autres variétés par son port et ses feuilles en anneau, qui sont d*uD vert passant au noir. Les épines sont comme dans le précédent, un peu plus courtes et moins grosses. L'arbre est très touflla, et fait un effet charmant.
Toutes ces Târiétès sont des gains magnifiques ; nous croyons être agréable aux amateurs en les faisant connaître par la voie de ce journal.
NfiUMiLNN.
CDLTtRE RAISONNÉE DO LUI DM UNCIFOLWM.
Cette magnifique Liliacée eommeDce à se montrer à peu près cbes tous les amis de la floriculture. C'est à juste titre qu'on lui réserve une place distinguée dans les jardins et même dans les serres à demi ombrées, ob elle montre sei gracieuses et abondantes fleurs, pendant à peu près six semaines; sa délicieuse odeur de fleur d'oranger et de vnniUe la fera toujours recbercber. Nous rencontrons cette merveille florale dans bien des collections, mais cbaque fois elle laisse quelque cbose à désirer pour sa culture. Je vais en dire un mot que j'adresse aux amateurs qui désirent avoir de beaux Lis, k tiges fortes et bien fournies de fleurs dans tout leorédat.
§ 4 . MU^ m repos et conservation des oignons.
Au iDois d*octobre f enlève tous mes oipons de terre, en ayant bien soin de ne pas blesser les racines ; je les place sur un lit de terre de bruyère qui a servi a leur nourriture de Pannée, le tout dans une caisse; je recouvre le premier lit d'oignons avec un lit de la même terre et je continue ainsi jusqu'à ee que ma caisse soit pleine. Lorsque ma caisse est ainsi remplie je la place derrière les orangerSf et sur le sol . Elle reste dans cel état jusqu'au 4 S ou %0 février. Les Lis peuvent aussi parfaite* ment se conserver en les laissant aans les vases où ils ont fleuri et en les transportant dans lus mêmes lieux que ci*dessas; seulement il ne fsiut point leur donner a^ean, car ces plantes ne périssent que par l'hnmidité de l'biver. Cette dernière manière, de les rentrer prend beaucoup trop de place.
§ 2. Mise en végétation.
Du 46 au SO lévrier je retire mes oignons de la caisse, en les visitant les uns après les antres* Voici de quelle manière je procède : Je me sers de pots de 0* ,10 de diamètre pour mes plantes à fleurs qui ont les plus gros oignons, en diminuant le diamètre des pots proportionnelle^ ment à la grosseur des bulbes. J'emploie deux pots de même diamètre pour chacun des oignons ; je brise entièrement le fond de Tun des deux pots et je place un Ut de gravier ou de tessons au fond de Taùtre ; si quelques racines ne sont pas saioes, je les retire avec soin; puis je place la plante dans le poi où se trouve la couche de gravier destinée à servir de drainage, mais en la tenant assez élevée pour que les racines seules
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reposent sur le gravier et que la plante soit en dehors du pot. Après avoir fait rouler de la terre de bruyère pure et neuve entre les racines, e tasse légèrement^ jusqu'à ce que le pot soit. complètement plein et que l'oignon dépasse le pot; ensuite prenant le pot que j'ai défoncé, je le renverse sur celui qui contient la terre, de manière que les deux parties supérieures se touchent ; de cette sorte l'oignon est renfermé dans le pot vide et défoncé; je coule ensuite de la même terre par le fond cassé et je tasse légèrement. Après ce travail je pose mes plantes sur les tablettes et sur le devant de l'orangerie, ou mieux encore dans une serre à Pelargonium; j*arrose ensuite le tout à la pomme et modérément par le fond cassé. Lorsque mes plantes commencent à végéter J'augmente l'arrose* ment en proportion de leur vigueur, et toujours à la pomme. Ce mode de culture excite une végétation prompte ; les racines remontent pardessus le pot supérieur, traversent les deux bords qui sont superposés; c'est à ce moment que ces plantes exigent des bassinuges fréquents, les racines se nourrissant autant sur les parois extérieures qu'à Fintérieur.
§ 3. Mise en place pour fleurir en pots.
De la fin de mars au 45 avril, je change toutes mes plantes de vase : je dépote celles que je destine à fleurir en pots, en ayant bien soin de ne pas blesser les racines. Je les place cinq par cinq dans de grands pots toujours bien drainés en ajoutant un lit de mousse par-dessus les tessons; je dépose les mottes de mes plantes sur le lit de mousse, en plaçant la plus forte hampe au milieu, de manière à bien former la gerbe et obtenir de la grâce au moment de la floraison. Puis je fais couler delà terre de bruyère (mais seulement cassée .et non criblée) entre les mottes ; j'emplis chaque pot en laissant environ cinq centimètres de bord pour les arrosemeuLs; les hampes se trouvent alors enterrées d'environ 0"',10 de plus qu'elles ne l'étaient avant ce rempotage, ce qui contribue à leur donner une nouvelle vigueur : la partie en terrée de chaque plante émet de nouvelles racines, et pousse avec d'autant plus de force que ces racines sont plus nombreuses. Cest ainsi que J'obtiens de mes plantes des tiges grosses et fermes, se soutenant bien. Cependant, lorsque l'on voit apparaître les premiers boutons, il faut les baguetter, c'est-à-dire y mettre des tuteurs en faisant bien attention de ne pas blesser les oignons, qui deviendraient alors souff'rants. Chaque baguette devra dépasser les tiges d'à peu près o-.SO ou même un peu plus; les extrémité^ s'alloogeant jusqu'au moment oh elles entrent en fleurs; elles ont besoin d'être soutenues par des attaches à mesure que le déve-
loppemeDtle demande; au moment où vient la fleur, on coupe les extré«mités des tuteurs qui dépassent les extrémités des tiges florales. Cest par cette culture que Ton a encore compté cette année sur beaucoup de tiges de mes Lilium lanôifùlitm quatorze fleurs bien étoffées et bien Doarries.
§ 4 . Mise en place pour fleurir en pleine terre.
Les Lilium lancifolium se mettent soit en planches, soit en corbeille isolée sur une pelouse, en ayant soin de planter toujours les plus fortes tiges au milieu, de manière que les plantes forment le gradin et que les fleurs soient vues sur toutes les faces au moment où les premières fleun commencent à se montrer. Pour donner plus d*éclat à l'ensemble, on peut faire un entourage de Pelargonium, dont on ne manque pas à cette époque; par exemple : Jf"* Corbay^ qui a un coloris très vif, et qui s'élève assez pour se mettre en harmonie avec l'ensemble des Lis ; j'en fais le rang intérieur de mon entourage; ensuite je fais la rangée extérieure de l'entourage, et sur le devant, avec le généreux et magnifique Pelar-gimium Gloti of Goli^ à fond blanc pur avec uné'jolie macule rose violetée; il s'élève moins que if** Corbay, se trouve de grandeur et de coloris distincts et fait ressortir Téclat et le charme de la plantation.
Le Lis ne se plaît que dans la terre de bruyère pure "t renouvelée chaque année, ou du moins en bonne partie pour que la végétation se bsse bien. Quoique plusieurs personnes aient dit que les bulbes se conservent très bien pendant Thiver, en terre, avec une couverture de teailles sèches, j'ai essayé ce genre de culture et f avais eu bien soin de donner un bon drainage, en mettant un lit do plâtras au fond du massif et 0*,20 de terre de bruyère dessus ; mes plantes, il est vrai, n'ont pas péri ; elles ont passé Tbiver; mais aussi je n'ai pas eu lieu d'être satisfait, pas plus de la végétation que de la floraison : mes plantes ne m'ont donné que des tiges maigres, peu fournies de fleurs cbétives. J'en ai conclu que je relèverais mes oignons tous les ans, comme il est dit plus baut.
Je rappelle de nouveau qu'il faut avoir bien soin de conserver toutes les racines qui se trouvent à la base de chaque oignon ; quant à celles qui sont au-dessus, et qui entourent la partie de la hampe enierrée, elles aeservent plus à rien : on peut les retirer en coupant cette hampe au ns de l'extrémité supérieure de Toignon.
§5. Multiplication du Lilium lancifolium. A la levée des oignons qui ont fleurU on trouve des petits bulbes atta**
€6te;àla tig^^ et srès 4q)U superfiçw 4^ s(A j an .les, détaphQ 5i,vec spiij,
et on Les traiit^vpoiir faire passer l'I^iyer, de même qmç les vieux oignons^
Us ne eominenceat ^ fleurir qi}^ 1^ (]^i^ji.ëine a,nnée de çMUore. Cette
mulliplicaiLioyQ est u^l'e ppu^. reproduire. I^s wiéîé* (yf,ç l'on cultive. On
multiplie plus en grand par graines, que Ton sème aussitôt sfprès 1^
maturité (^ui 9¥U I4 d^séi^eff^^l d^s lig^ flqral^e^. Pfl p^ot cependant
faire des sen^i^ touf Tbiver et jusqu'au mois de, qaars, soit dans un
çh^is k froid, çn déposant un lit de terre de bruyère de 0",40sur
lequel; oa s^tne, pwi$ en recouvrant légèrement avec de la même terre
passée au cf ible fin ; on donne demi-oa)bre au çb&ssis et l'on entretient
toujours. bifo^ide par des bassinage$ avec la seringue à gerbes fines;
soit en f^isapt ces semis dans de petits pot^ bien drainés et également
rempli^ do terre de bruj;ère^ en laissant cinq centimètres de bord, tant
pour rçcottvrîT les. graines que pour servir aux arrosements ; on place
ces pots daus upe serre ombrée. Ces. semis lèvent très bien.; il en sort
d^ t^elusqq'àrautpmne. Lorsque Ton s^aperçoit que les feuilles com-
içe^Qeot ^ ifii^nir, on mudère les arrosements, et à partir des premiers
ICiUFs 4'octpbre, pa les dépose sur le sol derrière les oràngerjs^ ou même
danS| ttu cellier, daps leurs pots et sans aucun soin. Au mqis de mars
Qo les relire d^ leurs pots et on les repique à trois centimètres les uns des
autres. SI c*est sous cbâssjs^ ils peuvent rester trois ans à la même
place, enlevant 1q cb&ssis et le replaçant Thiver ; 00 les relèvera la qua-
Xfihm^ aquée et on les traitera comme les oignons à fleqivs i U majeure
partis Ahurira à la fiQ de juillet^
§ 6. Insectes nuisibles.
Le coléoptère rouge^ on criocère du Lis, s'abat sur tes phntes quiTat* tirent de loin et en ronge les feuilles. La fenselle y dépose ses oeufs qui donnent naissance à de petites larves oranges; elle dévore aussi les feuilles, les tiges et même les fleurs qu'elle saRt de ses défections. Jusqu'en 4856, je leur faisais la guerre le matin en les cherchant* soigneusement sur toutes les parties de mes Lis ; cette année je me suis avisé de soufrer mes plantes pour voir si je réussirais aussi bien que pour les coupe-bourgeons : l'insecte a entièrement disparu de mes cultures cette année, soit pour cette cause ou pour une autre; quoiqu'il en soit je recommencerai Tannée prochaine et je reeonmiande cet usage aux amateurs.
Pour les plantes de ce genre, elles sont assi^etties, Ciomme toutes les
^im moilas^ à être tttaqttées par te puoeroD; OBs'en débarrasae focileoMftt en fermait h serre où elles sont et en doDooDt une «u i&m boftnes tmnigaUoiift de Ubac. L'insecte menrt ei disparaît.
Akceâux,
JârdiDie^€ber «Im II» \9 ntvfitii dfMflli» •u chàteaa de Mity (Selo«^-Marpie>«