‹ L'horticulteur français de (volume 4)Chapitre 55 sur 160 · MOYEN D'OBTENIR DEUX FLORAISONS DU MAGNOLIA GRANDIFLORA · texte numérisé non relu

MOYEN D'OBTENIR DEUX FLORAISONS DU MAGNOLIA GRANDIFLORA

Par m. IiàGHAU]iE%

Les Magnolin yutan^ ioulangeana^ fmffurea^ etc.^ sont assurément de charmants arbrisseaux ; malbeurensemeat leurs fleurs si belles ont le grave t«>rt d'apparaître avant tes feuilles, ce qui leur doone une appa«* rence maladive qui choque désagréablement l'oaiL Aussi te jardinier kabile a-t-il soin de les associer^ dans tes massifs de terre de bruyère, à qaélqaes arbrisseaux à fetilles persistantes, tels que Rkododendrum^ dont le vert sombre fait encore davantage rassortir te mérite de ces jolies fleurs printanières.

H. Laehaume, arboriculteur à Vitry (Seine), a fait connaître dernièrement an moyen ingénieux, pratiqué par M. Maigat père, pépiniériste de cette commune, pour donner à ces Magnolia à feuilles caduques une parure de feuillage, à eux propre, au moment de leur floraison. Ce moyen est très simple : il consiste à greffer les Magnolia yulan, soulangeanoj purpurea^ etc., sur le Magnolia grandiflora ou autre à feuilles persistantes* — M. Hargat possède chez lui un M. grandiflora, haut de 8 mètres^ qui, au mois d*avril, est couvert de fleurs des Magnolia pur--^ purea et yufan^ et qui, trois mois plus tard, en juillet, montre les siennes d'une blancheur éclatante et d*une exquise suavité.

Poorobienireedoubte résultat, on place en terro, dans le courant du moil dTsrvfjl, le| variétés à feuillet tadiiques, âujt pibàs des MagMiH grandiflora, puis on en greffe par approche les tiges, en ayant soin de greffer à la base les variétés vigoureuses(jot«tofv^ana et ptirptirea),et au sommet tesytifon, diicolor^ plus faibtes Ae végétation. Si la hauteur du sujet ne peraiettait pas de meure en pler&é terre les individus à greffer^ on le» ttendrait ek pets et toutenus par des supports à la hauteur ok ite devront être greffés.

La grciffe en approche se fait, comme chacun sait, en enlevant aux arbres qu'on veut unir, une lanière longitudinale d'écorce et d'aubier, de même largeur et de même longueur sur chacun d'eux, de manière que les plaies, étant rapprochées Tune de Tautre, se recouvrent exactemeDt ; on ligature ensuite avee de la laine, du jonc ou de rosier fendu en deux, assez fortement pour maintenir les branches greffées bien accolées, mais sans cependant les trop serrer, ce qui pourrait empêcher la libre circulation de la sève descendante, qui formerait un bourrelet au-dessus de la ligature.

A mesure que la soudure s'opère, on desserre cette ligature, qu'il ne faut isuppi^imer que quand les deux sujets sont parfaitement soudés.

Le sevrage des Magnolia à feuilles caduques ne doit se faire qu'au printemps suivant, en coupant la tige au-dessous du point de soudure. Ce sevrage peut se faire aussi en plusieurs fois; c'est même préférable: la perturbation qui s'opère toujours dans la végétation, à la suite de celte opération, est beaucoup moins sensible. On pratique, dans ce cas, d'abord une petite entaille au-dessous de la greffe ; puis, tous les huit ou dix jours, on donne un nouveau coup de serpette, jusqu'à ce que la tig6 se trouve tout à fait détachée : par ce procédé, on gagne du temps, lilne greffe faite en avril sera sevrée, dit M. Lachaume, en août. .

Cet arboriculteur est étonné que les pépiniéristes ne livrent pas au commerce des Magnolia ainsi greffés; les acquéreurs auraient, en effet, ravantage de jouir d'une double Ooraison. Et puis, les Magnolia à feuilles caduques exigent impérieusement la terre de bruyère; tandis que les espèces à feuilles persistantes s accommodent assez bien de terre franche siliceuse mélangée de terre de bruyère.

Nous rappellerons aussi que tous les Magnolia demandent Texposition du nord pour bien végéter; si cette exposition manquait, il faudrait au moins les abriter, par de plus grands arbres, de l'ardeur du soleil. -*T.L.

mm REINE-GLADDS DE B.im HVTirS

(Pl. xvin.)

La Prune que nous figurons dans ce numéro, a été l'objet de discussions sérieuses au sein de la Société impériale et centrale d'horticulture de Paris, à laquelle en avait envoyé plusieurs fruits M. Eugène Vavin, propriétaire aux environs de Pontoise.

V^rhtMnère a de trente à quarante ans ; il est vigoureax, productif, et mûrit ses fruits de la mi-juillet à la mi-août.

Ce fruit est gros, un peu allongé , fortement ombiliqué au sommet, présentant on sillon longitudinal peu profond. Sa oe^n est un. peu épaisse, d'un joli vert clair jaunâtre à la maturité et pictoriia.deblanc) la chair est ferme, jaune verdàtre veiné, trte juteuse» sncrée, adtiéreata au noyau; le pédoncule, long d'un centimètre jeu viron, est mijBca, et ûxé dans un enfoncement q«sez profond. . ,

Cette Prune est un bon et beau fruit, ainsi que le reconnaît aussi la Commission de la Société impériale.

Mais là n'est pas la question en litige. Bst-^, on n'est-ce pas une Prune nouvelle?— M. Vavio ne la présente pas précisément comme variété nouvelle, pour en tirer bénéfice ; car il en a disiribué généreusement des greffes à tous ceux qui lui eu ont demandé. Ayant reconnu ses bonnes qualités, et surtout sa précocité, il désirait la répandre dans les cultures avec un nom. C'est ce nom que la Commission de la Société impériale était cb^rgée d'appliquer^ et voici ce que nous liions dans ses bulletins :

« M. Forest, membre de la Commission qui a été chargée d'examiner la Prune de H. Vavin en 4856 et 4857, dit que personne ne connaît assez ce fruit pour émettre catégoriquement une opinion à son égard. C'est même là Tunique uKUif pour lequel la Commission ne s est pas prononcée. La Prune est belle et bonne, mais adhérente au noyau. » — (C'est la chair qu'on veut dire; car le noyau fait partie intégrante de la Prune.)— «Il fait observer que, quoique M. Vavin fixe pour elle l'époque de la maturité à la mi-juillet, celles qui sont déposées sur le bureau ne sont pas encore mûres aujourd'hui 13 août.

• M. Croux a cru reconnaître dans ce fruit la Beine^Clouie Dauphine.

9 M. Lachanme pense que c'est l'ancienne Pmne abricotéc, qui est devenue fort rare dans ces derniers temps.

» M. Pépin, de son cAté^ trouve qu'elle ressemble beaucoup à la Prune de Bavay, à cela prfes qu'elle est hâtive. Il fait observer que la Prune abricotëe est plus oblongue et tiquetée du cûté que frappe le soleil. U pense donc que le nom de Prune de Bavay hâtive, proposé par M. Vavin, est parfaitement convenable, et devrait être adopté.»

Pour nous, ce n'est ni la Dauphine^ ni V Abricotëe. La Prune Daupkine est ronde, un peu aplatie aux deux bouts, elle mûrit d'août en octobre; celle de M, Vavin est allongée, non déprimée et peut être mangée

à là niHttiUet. ^ Là Prune éOrUf&Hè èè ittflWl tta'en 8ôi)teM>re, et la chair quitte le Doyau. La Ptii^e qoe lious flgtironà est bèaâfeoap plus bfttiT^, et la «ftfaîr €«t «[dhétenle an ooyau. Nous peoso&s, ébitime HM. Pépin «t VttViir^ qa'iDle a beaucoup plud d'analogie ktet la Frima iè Bû^iaiy ,iaBiM que sa f^réoCN^Ué Ten distingue surdsammeot, pour qo*!! hii 9oti afppliquéëfa titm particulier. Nous adcptolik, poù^'ce mmit celui qui a été pùpùd% ptÊt U. WhAt^ et qii se tt^te i-uici-ît eu tèie de cet article. f. HlÈkmtà.

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