CULTURE DE QUELQUES BROMÉLIACÉES
Pksieurs gmtes de Tintâressaiite famiUe àes Broméliacées, renferment des espèces vraiment omementalfis ; quelques-unes même admiraUement bdies.
Laissant à part le genre Ananas^ qui se recommande asses & un autre point de vue généralement plus apprécié^ je citerai les geures suivante :
1* Bramelia, dont deux espèces, le B. fastuosa et le B. ea)tu* danSj ont leur hampe florale ornée de grandes et nombreuses feinlles hractéokdtes d'un rouge brfllant.
2* jEchmeûf représenté dans les cultures européennes peur quatre belles espèces : jB. Mertemii^ à bractées purpurines, à fleur dont le calice est jaune et la corolle d^un beau rose ; jE. fidgem, dont les fleurs violettes sont portées par des pédicelles d*un beau rouge, qui colore également les bractées et le calice; i£. discohr^ qui présente une inflorescence semblable, mais dont les feuilles scmt colorées de pourpre riolet sur leur marge inférieure ; iff • iuaveolent^ qui joint à Tél^^ance de sa floraison une suave odeur de violette*
3* Bilbergia, genre comj^enant de nombreuses espèces, qui offimit UAAe& une inflorescence élégante ou brillante, et parlieuiièrement les magnifiques B. rhodocyanea et moreliana^ portant Tune et Fautre, sur une hampe de 0 m. 40 c. à 0m«30c., ornée de grandes feuilles florales roses, un bel épi de fleurs à pétales bleus dfuis la première, violets dans la deuxième, et dont les cahoes d'un rose vif sont accompagnés de bractéoles de la même couleur.
4* Piteairma. «— Les espèces les plus remarquables sont P. /Ummea, P. macrocalya>^ P. longifolia^ et P. htifolia. Toutes ces plantes donnent une fl(»aison très-élégante, colorée en ronge de nuances différentes pour chaque eq[>èce, excepté
pour la P. macrocalycOf dont la corolle est blanche et le calice jaune.
5* Puya. — Ce genre, réceçiment formé aux dépens du précédent I eompi'end line diiaîns d'Mpèûes> toutes fort bdleJB ; mais surtout le P^ AitemsftMiï et le P* màcroêtachpt^ dont la splendide inflorescence est portée, sût une bannie étoTée de 0 m* 50 e.) ornée de fenilles florales d'un beau roogé aise compose d'un éfi long et serré, formé âe^bractées de la même eov^ leur^ mais d'une nuance plus vive encore, d'entre iescjpdies sortent des fleurs d'ttii blanc pur dans la deuadèàte) Uandles avec les extrémités jaunes dans la premibre.
6** Tillandsia. — Ce genre se recommande par plusieurs jolies espèces^ telles qvié les Tï amœnàj 7* nitida^ T. pêittacHiaj inaii snrtqut par la Tl spléndmg (Vriesia specioM Liod»), qiu n'est pas mems orîieaiëntale |)ar son beau feuilla^ «Aie de brun, que parson élégftbte floraison, <|ui rappelle celle des Puya que je viens de signaler.
Toutes ees plantes, originaires des contrées interkopicâIes> exigent une serre chaude humide, ei végètent tr^s«bien dans le même milieu que les Orchidée des mêmes climats. Toutefois les Bromelia^ Biïbergia^ Pitcaimia et IHij^tf s'aocommodent assez bien d'une culture analogue à eelle de rAnanas. Quant aux genres jEehfnëa et Tillandsia, dont presque toutes les espà» ces croissent en fausses parasites snr les arbres, à la maniire des Orchidées épiphytes, on conseille de les onltivèr de même, soit sur les tronçons de bois ou de liège, en entourant leurs racines de mousse, soit en vases dans un mélange de bois à demi pourri, de fi^agmen ts grossiers de terre de bruyère et de mousse.
J'ai essayé, le printemps dernier, ce tnode de onltufe lur plusieurs jeunes plantes de ces dedï genres^ et nbtanMêfit sut* un jEchmea fulgens; et sur Un Tillandsia iplmiéêns qui^ deo< mois aprèd, ont montré leur hampe flc^alei bien que leOM foi"
Ues dimeoflioBS ne patnissent pas d'espérer leur flotaiaon cette aonée.
J'attribue à cette oi|ltwe la précocité de la floi^uBon de ce^ dem: plantes, qui n'oni d'aîUem» été soumises à aucune chaleiir artificielle.
n est essentiel d'observer que la seule espèce de mousse convenable pour cette culture, comme pour celles des Orchidées, est un Sphagnum^ mousse UanchAtee qui 96 itOMe dans les tourbières et. lieux marécageMx. Malheureusement elle e^t fort i^re dans nos contrées méridionale^; je ne Tai jamais rencontrée et j'ai dû en faire venir du nord de la France*
Ç. Bravy,
De la Soeiété d'hortknllare de THiraolt.
ARBoSlGUtTÙRfi.
^«■ta
ECHENILLAGE.
La préfecture de poHce vient de £atre afficher à Paris etdani les communes rurales du ressort de la préfecture» les disposa lions suivantes de l'ordonnance de police du 25 février 1859, concernant Véchenillage :
« Art. !*• Aussitôt après la publication de la présente ordonnancet tous propdé{aires,.feniiiqrs ou locataires de terrains istués dans le ressort de la Piiéfecture de police^ seront tenus d'échexiiller ou de faire écheniller les arbres, haies et buissons existant sur lesdits terraiaS) ainsi que ceux qui bordent les grandes routes et les chemins vicinaux.
V Art. S. H estjeiyoint de brûler sur^^Ie^obaoap les bourses et toiles {»t)venaQt desdits arbres» haies, ou buissons^ en prenant les préca(kitions Décessiires poiir prévenir le dangèt du feu.
• Art. S. L'échenillage sera fermé le 20 mars prochain.
» Art. 4. En cas d'inexécution, dans les délais prescrits, de la part des propriétaires, fermiers ou locataires, les maires des communes ou les commissaires de police feront procéder à réchenillage aux d^ns de ceux qui l'auront négligé, confor* mément à Tart. 7 de la loi présente. »