L. CORDIER
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BIBLIOGRAPeiil ET FAITS DIVERS
LE CONGRÈS ITIiORTICULTURS DE BRUXELLES.
9riiffneffle20-47Xi; m, .
Mon eh^ HévîQoqi vqw mw àwc 4twielleipmt raùon I O^i ^
fioi^grès ^e 9i^iv^nt ^t sa ras^m}))eat, quant 9xsai résultats çcientifiquas^ comuie vous me le disiez au moment démon dépail. J'ai suivi jlrès attentivement les séances de celui de Bruxelles, et je suis maintenant convaincu; 6omme vous, que jamais rtéti ae pendra être élucidé dans ws réunions, malgré tout le savoir et, le hQn vouloir i6^ jaembr^ qoi s'y rendent^ pour traiter sérieusement les questions litigjieuses à Tordie du jour. Et la raison^ c'est que l)eaucoup de gens^ vont là comme nio), par curiosité; d'autres pour poser, qui ne font qu'entraver la marcfiedà djaoïllaioiti^ et décousagent lee hommes séffiéox qui gardent akoi lé sîlençe.
Dans une des séances du congrès brutellois^ on est venu proposer, ^ar exemple, l'établissement d*une nomenclature uniforme des plantes pbtagàres^ et #n langue latine, peur la rendre uniterselte ! Voyez^vous toutes lâijcùiaîuièreicoDUgtoi d'apfiieadrQ le httîn M^.^ iMaqiqiiei pour demander à leur fmitjèrej de V(^llium/:epai etipsqrûre sur leurs Jiyres de dépenses : daucuê carotta^ mrietas longissimtus ; voyez.- Vous les majtresses de maison servant un bœuf à la mode, offirlr à leors invites des daueus abbreviatus ou orbictdatus! Un membre a cepèudMI deàuiidé
qu'il sQitpQaunéf^o^ commjs^iofi.qui.pr^smteri^it spn wyport le len* demain; M. le professeur Planchon demandait qu&la quçstîoi) fftt ré^ servée pour une autre occasion, mais M. Siebold, au contraire, trouva qu'il était urgent de mettre la question à Tordre du jour du lendemain: « c'est, a-t-il dit. au sein de ce congrès que la proposition a été faite, il faut lui laisser Vhmneur dé la discuter. Et une commission a été nonmiée. « Ce sont les gardes champêtres, me disait mon voisin, qui seront cha^ gés de faire exécuter la décision. » Que voulez-vous qu 'un vrai savant fasse, en présence d'un pareil mj^ - —
Je passe à la première|question du programme : Acclimatation, naturalisation, et domestication. A l'occasion des adhésions au congrès, le savant professeur de botanique de la faculté des sciences de Paris, M. Duchartre, répondait au secrétaire de la commission d'organisation: « J ai tant entendu déraisonner sur cette question, que je serais bien
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aUe d'eu emepdye eoân faieoniier. « J# 00 siûb ù M» Dueharlre a entenda raisonaer» poiur moi, Toiiû ce qud j*ai enteiulu, M. Cordier, un des yice-présideats d^ la Satiété botanique de France, a lu on mémoire sur rutilitéd'qodimater certains obampîgnons qui végàlest admirablement en Italie, et qui sont déjà aoctimatée en Suiiae et en Anglet^rre. Ce« cbampignone^ dit-il^ eonltràs produAtift et «emuUiptient ayeo une incroyable facilité. C'e^t une question eseentifllemeoi pratipe, laecience n'ariep a y vdr ! M..Lecoq, de jLUermont, neful paa.aatiireUeme»t> de Tavie^e M. Cordier^ Mm lui lee cbampignoM létMÛ- 8ent m» difQ«i|en^nt ; iU ne eemblent pa^ naUre ni ae iMdiipUer au6$i gpwtanémexU que nvA bien, le dii^e ri^onorable ptéopinant. Il a fiutjui. M, Lecoqjde8expériencf9,et toutef infructuevM* Avant d'engager les borticulteurs dans cett^s vaie^ il croit utile de taite de aou*yellea tentative«^ et il deinaude & M. Qofdier t'UaonMit:iui9 eulture q^cialepour cw cbpapisnçujs* Noii, répondit Vbonorable yiee^présidattt delà Société botanique. d^ Francot maie pour réueeir daa» cette culture, il faut placer les ébampignonfl dtna de boanee co^dili^na ! Moi, qui ne aoia pas toif-fort «ur la cuLture tryfvtf gamique» je a'aurîia pie rér poodu xoieox» Vi^four l'a^liopuition deaicbampigoone.-
Après M. Condiar, la peiole est à At* PlandK», pr(tfe«eur da botanique à Montpellier. Pour lui le mot aeclimatation eat uo non-sens; celui de natnridûatiofi, eit improim; c'est introduction qu'il consent de dire ; car un végétal ne peut pas s^acdimater, dans le seiia du mA accUr matation , qui pigoifie surtout cbangament de tamp^ament; tandifs que le^ animaux le peuyent. Un pays , ne peut s'appropHcor des plantes étras^èi^sque par sélfotion^ ^ par production de nouyellasvanétés. -^ Je voMs vois^ cbat maUte, oUgaar i^tre oiUdroil; at yoos moiv dra la lèvj^e inftrieuiie; pooiquei aosii Q.'èteaTous pâa finu i ma piAce. J'espàra bien qi^ l'ApriicWretir /Vvi9i9ia n^ realem pastwnet devant une aussi intéressante question, sur laquelle AL Von Sia^ld parait partager Topinion du gavant professeur de Montpellier. L'intrépide explorateur du Japon s'appyie sur certaines plantes introduites par lui du Japon, et qui, dans ce pays^ ont été acclimatées parce qu'elles y ont trouvé des conditions avantageuses. Hais H. Regel directeur des jardins impériaux de Saint-Pétersbourg, n'admet pas l'opinion deM. Plancbon sur le sens du mot acclimatation $ pour lui, il y a acclimatation par se • lection et acclimatation par adoption ; Mt le baron Qagel parle dans le même sens, et la question est vidée.
Il était impossible de. traiter de racellmatatlan sans iouctaet k la méléorologie« M.Planchon a la un mémoire très4ntéressant qui aura t^v^ tainement votre assentiment, car ce sont tout à fait vos idées* Dana Iti indications du tbennomètre, dit^il, ce que les horticiilteurB. doivent
noter avant tout, ce sont les températures extrêmes^ et non tes moyennes annuelles^ trimestrielles, ou mensuelles, ou diverses. Les moyennes de température, comme l'a fait observer M. Alphonse deCandolle, expriment souvent le contraire de la vérité. Tel climat extrême, par exemple, très^froid en hiver, très-chaud en été, peut donner la mèoie moyenne que le climat essentiellement tempéré des côtes de l'Europe occidentale : 45* et 5* ajoutés^ donnent la même moyenne queS^et^îo» e'esUà'dire le chiAre 40^, lequel devient, par cela même, une formule trompeuse, cachant, sous une apparente identité, des états de chose bien différents, etc. » Cette trèHudicieuse note a attiré à M. Planchon une réplique de M. Donckier, qui a fait ressortir les importait travaux de M. Quetelet, de l'observatoire de Bruxelles, que le prof^eur de Montpellier semblait méconnaître, ce qui n^est pas. M. Planchon reconnaît que M. Quetelet a rendu d'utiles services à la science horticole, en faisant connaître, par sa méthode particulière; la somme de chaleur accn* mulée qu'exigent certaines plantes pour fleurir et fructifier; mais il soutient qull vaut mieux étudier le climat par la végétation. Ikl. Barrai appuie les conclusions de M. Planchon ; il démontre Tinefficacité de la météorologie, si on la prend d'une façon trop abstraite; il pense qu'il faut tenir compte de toutes les causes réunies qui peuvent agir sur la végétation, et il conclut que si les botanistes savent à peu près ce qui convient à une plante, il est douteux que les météorologues puissent en dire autant, (^esi alors qu'un savant allemand, M. Schneider, prit la parole, pour développer safthéorie aatrométiorologiquey ou della météorologie dans ses rapports avec la végétation ; mais, mon cher directeur je suis obligé de vous déclarer que les paroles de M. Schneider ont été pour moi, et pour bien d'autres, paroles perdues; il parlait allemand...! Ainsi a fini la dtscuânon sur la pr^nière question du programme : acclimatation. C'est toujours la terre qui tourne. Rien de changé soos le soleil depuis le congrès de Braxëlles. La suite,à mon retour à Paris.
A vous de cœur,
Eug. de Mjlbtragny.