‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 114 sur 152 · CULTURE DE PISSENLIT BLANCHI · texte numérisé non relu

CULTURE DE PISSENLIT BLANCHI

En 1852, rHorticulteur /ranfaw publiait une note d'un propriétaire du départeùient de la Meuse, dans laquelle l'auteur faisait connaître un procédé de culture, du Pissenlit blanchi,

à l'aide duquel les jardiniers de Nancy obtenaient, de cette plante^ une excellente salade de printemps.

Ce procédé a été> depuis, mis en pratique dans un grand nombre de départements de France, et voilà quatre ans que j'en obtiens une salade d'hirer, bien supérieure à celle faite avec la Barbe de capucin •

Pour avoir des Pissenlits blanchis^ on arrache au printemps, dans les prés, des Pissenlits qu*on repique en planches et qu'on a soin d'arroser pendant tout Tété ; au moment où ils montrent leurs boutons à fleurs, on coupe feuilles et fleurs^ pour refouler la sève vers le collet de la racine, qui prend alors un plus gros volume. Au commencement de l'hiver, avant les gelées, on arrache tous les Pissenlits, pour les transporter dans une cave ou un cellier obscqr. On les plante dans du terreau^ ou du sable, à la manière de la Chicorée qu'on veut foire blanchir en Barbe de capucin. Ce qui arrive à la Chicorée^ arrive aussi aux Pissenlits. Sous l'action de la douce température de la cave, de nouvelles feuilles se développent au bout de douze à qutwe jours ; et, comme elles se trouvent plongées dans l'obscurité, elles sont parfaitement blanches. Pour la récolte, on dégage un peu la terre de manière à pouvoir couper lesfeuiUes un peu au dessus du collet de la racine.

A défaut de pieds forts de Pissenlits, on en fait un semis ; mais le plant, repiqué en pépinière^ ne peut servir que la seconde année.

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