‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 117 sur 152 · Ë. BONARD · texte numérisé non relu

Ë. BONARD

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CATALOGUES D'HORTICULTURE

POU Am^

Aléfattèi«^ à Montplaisir-lcs-~Lyon . Œillets remontants nouveaux, et choix

des variétés •ancwncg. * .\ . , . ">

Barba* et I^lUe^ à ChlJonB««ftui4brne. ^Ofiveaiiié en Bà^^^nh, Camellia,

Âxalea, Rhododendrum, Pétunia, Fuchsia et Rosiers. BavauuiB (Auguste-Napoléon), à„BoUwiIlfiL(Haut«-Rhin). Catalogue général

déplantes, arbustes et arbres de serres et de pleine terre; arbres fruitiers.

Collection spéciale de Fougères.

Cwmaam^ 1 N«o^y (Manrthaj^ GatalogHf gioM des pUrniH disyopiUee pour

Is pripteoafs de 1864^ serrM et plein air. QesMarest, faubourg Saint-Accroupy^ à Compiègne^ Plantes d'orpement de

parterre : Cinéraires, Fuchsia» Petiinia, Verveines, bahlia; Pruniers. (ia«tkler-Dlibo«^ à Pierrefittc, près Saint-Denis (Seine) . Spécialité d'OBilleis. '

CoQ^tiôni Vîàiter dànâla4'*({tiiDk&iQôdd]uinet. '

dttiBoiMeau , à Angers (Maine- ét-Loh-c). Arbfes froldefs, arbres et arbustes '

4'imeme«^t^ .Rosiers^ pl^Ua 4iw«e4.49B«rfeetileiD air. MfmrjSwiemiot, rue de L^ngYiç^ 4 S^ et avenue du Parc^ 5>& D^pn (Côte-,

d'Or). Plantesnouyellcs, plantes diverses de serres et de pleine terre; collections spéciales en tout genre. ' . . <iac4viB alné^ marchand grainîer^ 6^ rue de Rivoli, Paris. Extrait* choisi de

foutes les graines potagères, fourragères et ÔCôDoml^ues. dTaeqvin jeune^ gtaiuiér fleuriste, quai Napoléon IS. Extrait du catalogue gé»

néral des graines de fleur#^ pôtagètes et éfi(tftoml4ue». - '* l4Miari (Dominique)! à Saint-QuentiA. CatalogiMs.de Rosien* - « l4i^4ry jeune (Joseph), rue de la Croix, %6, et rue Blanche, IÇî* entre Tavenue^

de rEmpereur ci l'avenue de Saint-Cloucf, à Passy-Paris. Extrait et supplément

des Catalogues 4862-6^. triantes de serre chaude^ spécialités d'Orchidées.

Plantes de serre froide et spécialités èé Cactées, d* Agaves, AloèSf Euphorbes.

et piaule» grasses diverses; collections les plus èotnpiètes eu ces genres*

Fuchsia, Camellia; Conifères et arbustes do pleine terre. tummimm^ à. Maacy (Meurlha). Nouveautés poiur 4804, 9A plante» diverses de

serre et de pleine terre.

■ail, rue des Bouchers à Yvetot. Catalogue de plantes pour la décoration des

jardiûs et Bannetles pendant la belle saison. 4Kt]a^ horticulteur paysagiste, au jardin des plantes de la ville de Saint-fitieune '

(Loire), Culture spéciale de Conifères dé choix; Arbres forestiers^ Plantes et

Arbustes d'ornement; nouveautés.

nibamt-l^rmileitt, gralnler-fleoriste^ rue de la Ferronnerie^ 4 i, Paris. Catalogue des Oignons & fleurs, griffes et pattes; arbres fruitiers, plaates et

arbustes d'ornement de serres et pleine terre. Collections spéciales de Jaein**

thés, Tulipes, etc.

Verdier (Charles), aaciea éUbliMement Victor Yardier^ rue du Maiehé-aux- Ghevauz, n^ 3Î. Catalogue spécial des Rosiers nouveaux pour 4864, livrables en pots^ à partir du 4**' mai.

Travaux du mois de Mai.

Potager. On continue de semer en pleine terre tontes espaces de plantes ^ tagères : pois, fèves, haricots^ carottes, chicoréed*été^ cornichons, choux divers, choux-navels, navets de Suède, etc., etc. On met en place le plan élevé sur couche, telles que tomates, aubergines, concombres, choux-fleurs, etc.

On établit en plein air des meules à champignons et des couches tièdes oa sourdes pour melons d*arrière-saison ou pour planter des patates.

Jaréin fnsiim. G*est le moment où il font visiter assidûment les arbros fruitiers et porter son attention sur le dévebppement des brauches, afin de supprimer celles qui pourraient nuire au parfait développement de Tarbre, ou altérer sa fertilité. Il faut veiller surtout à maintenir Téquilibre des espaliers, en dépalissant et redressant les membres faibles, en palissant au contraire Irès-vigoareusement et horizontalement les parties vigoureuses, ou en pin^t les braaches verticales qui prendraient trop de développement.

Jôrâin d'cigrément. On peut livrer en pleine terre, dans la première quiQSiin« de ce mois, les héliotropes, hortensias, pelargonium, pétunias, veiveines. On continue les semis de plantes annuelles du mois d*avril; mais il est un peu tard pour les balsamines, belles-de-nuit, malopés, œillets, Zinnia, etc. Quelques plants doivent être déjà bons à repiquer; il faut y veiller et ne pas attendre qu*ils soieat trop grands ; la reprise alors est plus difficile.

Serres. Rempotage, bouturage et greffes herbacées, sont les piineîpanx travaux du mois. Dans la deuxième quinzaine on sort les plantes d*oraogerie, et vers la fin les plantes de serres tempérées et de serres chaudes. Il £ftot avoir bien soin de choisir un temps couvert, autrement le soleil détruirait les jeûnas pousses, encore trop tendres pour affronter ses rayons brûlants.

ParU, IfliprlBerie horticole de E. Dorraod, hm C«iMtte,9«

SOHIUIIUK DBS AftTiaKS CONTINUS DANS Cl NUMÉRO.

Hi&iico : Clir«Bli|tie. ^ Loo» Ntra&nii : compte rtnihi d« l*Bmp«sltl«B i9 P«ri». » CbaRLI^ Verdier. Compte rendu de l'Rs|^Miltl*B de Brnxelles : — ALraoïfst LatalUi, rUtfiitqwm fioribuudm (PI. XI). -— Baitit fièrei, fûtre PM«#-Crct«ms« (PI. XII) B. VitLOT, 0é«Bee de U Société iwiértak d'bortieiiltare; A bi Talov : Rev«e des Jonrnaiix étrangers. PlaaCea BaaTelleat ^^c. — Travaaz du mois di* jnin.

CHRONIQUE

Sécheretie du mois de mai non prévue par M . Maihieo de la Drdme; La luoe rousse déirAnée; Abaissement subit de la température entre la pleine lune de mai et le dernier quartier; Le temps change encore entre le dernier quartier et la nouTcUe lune de juin; A quelle lune faut-il l'attribuer; Les chenilles dévoreat les arbres du bois de Vincennes; Floraison des Pivoines, des Rhododen* drons et Azalées pontiques; Premièie floraison en Europe du Yucca TrecUleana.

M. Mathieu de la Drôme, n'est pas heureux dans ses funestes prédiclionsy et la lune rousse a dft perdre beaucoup dans Testime de ses partisans . Les pluies diluviennes, annoncées par le successeur de M. Laensberg, sont attendues avec impatience par les cultivateurs qui voient leurs récoltes gravement compromises par raSreuse sécheresse de la terre. Les arrosages ne suffisent plus pour maintenir une végétation raisonnable des plantes herbacées ; tout est rabougri, et les arbres fruitiers ont épuisé leur sève pour entretenir les poires et les pommes qui tonibent faute de nourriture. D'un antre côté, aux chaleurs caniculaires qui ont devnncé de deux mois leur apparition sous notre climat, en régnant pendant une partie du mois de mai^ a succédé un froid glacial, qui, pendant les nuits des 24 et 25 a roussi quelque peu les haricots, les pommes de terre, la vigne et lesjennes pousses de chênes de nos bois. Je ferai remarquer que la lune rousse n'est pour rien dans ce petit dégât ; que la pleine lune du 21 et le dernier quartier du 28 sont eu ce moment en train de discuter pour savoir à laquelle des deux revient Thon-

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neup d'avoir joué ce mauvais tour aux habitants de la terre. Le dernier quartier a, d'un autre côté, maille à partir avec la Bonvellelûnedu 4 decemois^ au sujet des quelques ondées qui ont abattu la poussière pendant la journée du 31 niai. Si nous devons ces bienfaisantes averses au dernier quartier, je trouve qu'il a mis de la réflexion (trois jours) pour se décider à nous octroyer ces gouttes d'eau. Si, au contraire , c'est l'influence delà nouvelle lune qui s'est fait sentir, il faut convenir qu'elle ^a mis beaucoup trop d'empressement (quatre jours) à faire valoir ses droits. <Je n'y puis rien comprendre)» ; explique qui voudra les aberrations de celte noctambule.

Pendant que la population parisienne, accablée par la température tropicale de la première quinzaine de mai, allait bhercber la fraîcheur sur les bords gazonnés des ruisseaux du bois de Boulogne, et sous les arbres dévorés par les chenille^ du bois de Vincennes, j 'affrontais la chaleur incandescente du dieu Phœbus, pour admirer les champs de Pivoines heri)acées et les Iris de M • Charles Verdier ; les forêts de Rhododendron de M. Berlin fils, et des pé{Mnières de Tnanon. En voyant ces belles masses de fleurs de Pivoines, aux couleurs et aux formes si variées, je me suis demandé comment elles ne sont pas plus abondantes dans les jardins, et comment on peut leur préférer du Lierre terrestre ou de la Menthe à feuilles panachées ! On me répondra, je le sais, c'est la mode)^! je n'ai qu'à m^in* ciiuer. Et les Rhododendron! dont chaque panicule est un bouquet parfait, dont les fleurs sont ornées des teintes les plus variées et les plus délicates, ne valent-ils pas des Érables et des Houx foUisplus minusvevariegalis? On en voit bien quelques pieds épars dans les jardins ; mais de grands massifs, où en trouve-t-on beaucoup ? — Ce n*est plus la mode I — C est vrai, je me réindiné et n'en parlerai plus. Oserais- je rappeler qu'autrefois on trouvait charmantes foutes les azalées pontiques et américaines, malgré Tabsence de feuilles pendant la florai-

sont dles feraient bien encore dans un massif de ces ététfants Aiieuba» Alat^ne, Nerpruns et Cyprès, qui font actuellement la base de rornementation des jardins ; les jolies couleurs roses et otinge plus ou moins foncé de leurs fleurs feraient ressortir davantage Vébhuissant feuillage de ces ravissants et coquets arbustes, qui gagneraient peut-être quelque chose à ce voisinage ! — Comme je dois céder la plume ù deux de mes collègues chargés de rendre compte des expositions de Paris et de Bruxdles, je me hâte de signaler une floraison très-importante, celle du Yucca treculeana.

G est la première fois, je crois, que cette belle et intéressante espèce fleurit en France et même en Europe. Le sujet qui vient ainsi de nous faire connaître les fleurs de cette plante, est celui du parc de Segrez ; c'est le plus fort sujet connu. Lorsque notre bienveillant collaborateur, M. Alphonse Lavallée, en fit TacquisHion, il mesurait près de deux mètres de hauteur ; sa tige était garnie de feuilles depuis sa base, et le diamètre de I*arbuste était de î** 80. Malheureusement le transport et la transplantation, mal opérée parFancien jardinier chef, lui ont fait perdre ses feuilles inférieures ; un chancre s'est déclaré à la base de la tige, trop profondément enterrée ; la plante est devenue souffira^nte, et c'est évidemment à cet état de langueur que nous devons de coimaitre aujourd'hui la fleur du Yucea treculeana. — A quelque chose malheur est bon ; nous en avons fait faire un dessin, que nous publierons prochainement.

F. Herincq.

EXPOSITION D'HORTICULTURE DE PARIS

La seconde Exposition partielle de la Société impériale et centrale d'horticulture de France a eu lieu à Paris du 14 au 19 mai dernier. Supérieure à celle de mars, elle laissait néan^

moins encore beaucoup à é&aver sous le r»ppoirl du aomlire. Il est vrai qpe le programme limitait cette exposition à quatre ou cinq genres seulement, et que ce n'est qu'au dernier mo- .'ment que la commission, sur la proposition de l'honorable M. de Lucy, a modifié le règlement, et qu'elle a accepté toutes les plantes fleuries de la saison ; sans cette sage et tardive modification, nous aurions à enregistrer un aiiraux échec.

Il est fort regrettable que les horticulteurs, qui sont iuté* ressés au succès de ces expositions, ne surveillent pas plos attentivement la rédaction des programmes, et ne mettent pas plus de zèle à apporta des plantes, ne serait-ce qu'au point de vue déco^ratif, qui est toujours trop négligé. Ainsi encore cette fois, il a fallu recourir au jardin de la ville de Paris pour combler quelques vides, quand MM. Chantin, Thibaut-KetdeéTi Rougier-Chauvière, Lierval, auraient pu fournir de beaux spécimens de plantes intéressantes, comme s'est empressée de le faire M»* veuve Froment, de Montrouge, en envoyant de beaux Latania borbonica, Oreodoxa regia, Phormium te* ndXy etc. M. Barillet-Deschamps, directeur des jardins de la ville , avait mis aussi avec empressement à la disposition de la Société, pour le même usage, bon nombre de Bananiers et Caladium, qui malheureusement ont subi de graves avaries pendant le transport. Je répéterai donc : que si les Expositions parisiennes ne sont plus ce qu'elles étaient autrefois, il faut s'en prendre aux horticulteurs, qui ne s'en occupent pas assez, et qui sont les premiers à donner l'exemple de l'abstention.

Si le programme avait été maintenu, voici ce qu'aurait été cette Exposition: Quelques fleurs de Tulipes de M. Thibaut^Prudent, qui ne pouvait offrir mieux, vu la saison trop avancée; trois jolis lots de Rhododendrum, exposés par MM. Croux, Jamin-Durand et Pailleté et enfin quatre lots de Pivoines (fleurs coupées}, de MM, Dupuy-Jamain, Charles Verdier, Paillet et Guérin-Modesle. La fête n'eût pas été brillaote, comme on voit.

Les Rhododendmm de M. Croux formaioni, avec des Azalées américaines^ un immense et beau groupe, dans lequel on distinguait : Auims, sir John Broughtony sirtsaac Newton, Goun*tran, Bylsianum, Pardolaton et Queen Victoria. — Ceux de M. Jamin-Durandy soigneusement levés de pleine terre et mis en panier^ étaient divisés en deux massifs; Victoria pince ^^ Grétry, duc de Brabanty Reine des Belges, etr Catatobiense alba, s^y faisaient remarquer par leur belle floraison, et le frais coloris de leurs fleurs. Le lot de M. PaDlet ne laissait rien à désirer : magnifique floraison et santé parfaite des plantes ; les variétés les plus remarquables étaient : Blandyanum, Ar-^ teuoeUer à bouquet de fleurs énormes ne mesurant pas moins de 20 centimètres de diamètre ; Mamouth , perspicata album ^gansj fastfsuisum flore pleno^ etc. A côté de son lot de Rhododendron, M. Paillet avait une jolie collection d'Azalées américainesy qui se faisaient remarquer par : Unique, Duchesse de Nemours, rosea lineata. Impératrice des Français, belle variété à fleurs jaune pâle, delicatissima fwva^ etc. Dans son lot de Pivoines en arbres, figuraient quelques nouvelles variétés delà Chine : Osiris^ Cohnel Malcolm, purpurea. Dans celui de M. Dupuy-Jamain, c*étaient liladna major plenissima, laclœa,Van* dermalleni. Athlète^ triomphe de Vandermallen, Marianad' Italie. M^de Vatry, Ville de Saint- Denis. — M. Charles Verdier avait de belles fleui'S de Louise Mouchelet, Elisabeth Lambertynie, et, parmi les variétés herbacées, toutes très«remarquables, brillaient : Etoile de Plutonj striata elegans, violacea fimbriata plena, roieapallida plena, oriflamme. Le lot de M. Guérin-« Modeste était composé de Pivoines arborescentes en pots : Comte de Flandre, Rosina s*y trouvaient en compagnie de celles . que nous avons citées dans les collections précédentes. Le même horticulteur avait exposé une modeste collection d7rt>, dans laquelle figuraient «/)ec/afrt7t5^ aurora^ Bacchus, le Pactole, Psyché, etc.

Des Pétunia éhublesnùayeànx étaient l'apport deM. Tabar, de Sarcelles; bon nombre de ces flleiirs^ très-grandes et bien pleines^ avaient une certaine analogie avec c^es de Roses-tré^ mièpes*

Un petit lot de Verveines de M. Ghaté fils renfermait quelques bonnes Variétés; telles sont : Emile Lotie ^ Louis Roëmpler^ Ghire de cuire^ Impératrice EiAgénie^ Triomphe de Saint- Ménndéf Mistriss Woodroff , etc. ; on pourrait seulement reprocher à H. Chatéd^avoir exposé desimpies boutures/ . Des Aneolies assez bien variées étaient présentées par M. Loise iilsy qui, dans sa précipitation sans doute, avait oublié défaire nettoyer ses pots. On pourrait adresser le mèmere* proche à M. Dezobry, amateur, qui exposait^ comme semis nouveaux, des Pelargonium que nous voyons partout d^uis des années, et dont les pois n'étaient pas d'une entière propreté. A ce sujet nous engageons MM. les oi^anisateurs, à disposer lés plantes de manière à cacher les poteries qui retirent toute illusion, n ne faut pas, au moment oii le sévère critique anglais^ M. Lindley, vante notre bon goût pour l'organisation de nos expositions, faire plus mal qu'en Angleterre.

Il y a longtemps qu'on n'avait vu des Calcéolaires comme celles de M. RenéPinault; le jardinier de M. Boallay, du Pecq, s'est montré maître en ce genre. Il avait là une soixantaine de variétés magnifiques de culture; bien faites, trapues, feuillage ample et d'un beau vert; leurs fleurs fond blanc, rose et jaune, étaient pointillées etrèbrées de carmin foncé. Quelques exemplaires avaient jusqu'à 420 à 150 fleurs de 5 à 4 centimètres de largeur, formant des corymbes de 50 centimètres de diamètre. Celles de M. Chappart, de Neuilly, n'avaient rien de remarquable ; elles étaient même unpeu trop élancées. M* Pelé fils en avait un lot dans lequel se trouvaient quelques bonnes variétés; un pied présentait des fleurs péloriées d*un aspect très-bizarre; le sabot formait une sorte de sac très-allongé.

Due très-intéressaoto coUecUoji de plantes herbaeées, cultivées en pot, était exposée par }a maison Yilruorcn et compagnie. Rien de plus gracieux et coquet que leurs charmâtes potées de Leptoiiphon hybride et androsaceu$, Aubrietia deltoideaei purpureajFenzlia diantiflorayNycterinia selaginoides; et le joli Pyrelhrum M. Barrai à fleurs si doufades qu on pouvait le prendre pour une Reine-Marguerite. C'est au milieu de ce merveilleux écrin de bijouterie horticole que figurait la plus noire des Pensées» la Pehsée Fcmt.

Il y avait, eo outre deux lots, de Pensées de MM. Laniel et Moulard^ mais qui étaient peut-être inférieures à celles qu^ftfi trouve en bourriche sur les marchés*

Je n'ai rien à dire des beaux Résédas de MM. Duveau et Cresle, qui ont révolutionné les marchés aux fleurs lors de leur appa^ rition ; tout le monde les cannait, U y en avait une belle bordure au pied des Rhododendrons de M. Creux ; leur présence se révélait par le suave parfum qui embaomait la salle .

Les Orchidées de M. Ludma nn occupaient une position hors ligne. Toutes ces plantes étaient dans un état parfait de santé ; et le vert foncé du feuillage pouvait faire croire, que M. Lud* mann ne cultive pas ses Orchidées mi serre chaude, dans laquelle, comme chacun sait, les plantes prennent toujours une teinte vert jaunâtre^ commencement d'é tiolemen t et de chlorose. Son Vanda sua/vis^ haut de 1"20, portait trois rameaux de fleurs belles et grandes, au nombre de douze sur chacun d'eux ; un Saccolabium curvifolivm avait deux grappes de fleurs d'un jaune d'ambre ; le Uendrobium Farmeri ma/or montrait cinq panicules de chacune 1 fl à iO fleurs d'un blanc rosé snr fond jaune ; une autre espèce le formosum giganteum offrait sur le labelle de ses immenses fleurs blanches, une ancre marine de couleur jaune ; c'était encore YAerides Fieldingii aux longues grappes de fleurs rose lilacé ; le Lœlia purpurata alba, et bien d'autres non moins curieuses et belles.

Autrefois on admirait, dans les expositions parisiennes^ les beaux spécimens de plantes de serre, tels que Paiimers, Dror cœna, Cycadées, etc. , qui provenaient des cultures de M. Chantin. Cet habile horticulteur a-t-il abandonné ce genre des plantes? Son absence à nos dernières expositions peut le faire supposer. Aussi, M, Louis Trinité s'est-il empressé de combler le vide qu'il IkJteait , et je dois dire qu'il Ta fait avec quelque succès, fies plantes les plus remarquables qui figuraient dans son lot, —étaient : Carolinea oquaiica^SaTib^s'^UiXBformis^ magnifique Palmier rappelant le Latanierdë'la -Chine; un bracœna qui parait être une variété du Draco ; il n'avait pas eioins de S'^SOde tige et une tête de feuilles très^seirées, et relativement trèsétroites*; Ponctonus t/^t7t« un bel exemplaire ; Seafortia elegans Çycas revoluta, Cordyline indivisa {non vera) de haute taille, bien cultivée, et un magnifique Fictif elastica.

Quant à la culture maraîchère et fruiti^, je citerai le bel apport de fruits forcés de It^ Y* Froment ; les Raisins deM. Bordelet ;.d6ux beaux Melons de M. Diffaut ; les Fraises nouvelles de M. Gloede^ et les Fraisiers un peu maigres de M. Robii ; une collection complète de légumes de la Société de secours mutuels des jardiniers, et enfin les Asperges de MM. rHérault; d'une grosseur telle, que pour les manger il faut les couper en long ou se fendre la bouche ; j'en ai mesuré plusieurs qui n'avaient pas moins de 5 et 6 centimètres de diamètre ; mais il faut dire toute la vérité, ces Asperges, très-grosses en apparence, sont fasciées, c'est-à-dire aplaties ; dans ce cas elles ont 5 et 6 centimètres de largeur sur 1 ou 2 à peine d'épaisseur ; c'est une monstruosité naturelle, et non le résultat d'une culture entendue. Néanmoins MM. THérdult, n'en sont pas moins d'habiles cultivateurs.

Louis Nedmann. .

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