ARBORICULTURE FRUITIÈRE
POIRE PASSE^CRASSANNE (Fig. XII)-
Le fruit qui a servi de modèle à la planche ci*jointe a été récolté dans un bouquet de trois poires semblables^ sur un jeune sujet de nos écoles fruitières.
Le Poirier de Passe-Crassanne est vigoureux, robuste et trapu. Il se ramifie facilement et ne prend jamais une direction tourmentée. 11 réussit grefië sur cognassier, aussi bien que sur franc . Jusqu'ici son degré de fertilité ne laisse rien à désirer. — Les petites formes lui conviendront mieux que les grandes envergures; le fuseau-colonne est sa disposition naturelle. Pour obtenir de solides membres de charpente, on a recours au cran et à la taille sévère de la tige.
Les branches^ bien empattées, forment un angle très-ouvert, même un angle droit avec le tronc ; elles sont courtes, rapprochées, très-souvent épineuses. Par une multiplication raisonnée, le pépiniériste peut en obtenir des élèves à gros bois^ privé d'aiguillons.
L'écoroe est d*iine teinte bran-^pia/tachetâe de cendré on de violet, mouchetée de lentioelles nombreuses ^ roux -crémeux.
L'ceil gros, porté par un coussinet renflé, s'écarte plus ou moins du rameau.
La feuille est moyenne, plutôt ovale-arrondie, dentée en scie, vert foncé, luisante ; à son début la jeune feuille est rougeàtre. L'ensemble du feuillage est sombre, et non duveteux.
La fleur, avant son épanouissement, est teintée de rose au revers des pétales. Çà et là, de petites feuilles stipuliformes accompagnent la base des pédicelles.
Le frpit est gros, aplati, arrondi, parfois anguleux ; son épiderme assez épais, v^ foncé bronzé de fauve, flagellé de brun et de rose^ prend une nuance jaunâtre à la maturation.
Le pédoncule est fortement implanté dans une cavité assez profonde. L'ombUic, peu rentré, ne conserve guère ses divi* sions calidnales.
Nous ne disons rien des loges ni des pépins, .cette description étant, pour ainsi dire, rédigée de mémoire.
La chair est fine, et demi-fine vers le cœur, fondante, jateuse, sucrée^ relevée d*un acidulé et d*un arôme toujours agréables.
La maturité varie depuis décembre jusqu'en mars.
C^est une de nos plus précieuses variétés modernes et qui a valu à son obtenteur, M. Boisbunel fils, de Rouen, une médaille d'or de la part de la Société impériale et centrale d'Horticulture.
Nous sommes portés à croire que la Passe-Grassanne réussira dans toutes les situations favorables au Poirier. La nature de sa chair indique qu'elle se plaira aussi bien aux expositions chaudes qu'aux expositions froides. Nous avons observé sur la peau une tendance à se fendiller, très-rarement il est vrai, mais enfin, c'est à étudier.
Le fruit résiste paaiiaitement en plein vent; nous l'avons ré-
>lté fort tard ; et il était encore 9olldMient«ttaché à la fanni^e, ïsigcé la grande sécharesse de l'année 1 863 •
Baltot, frfered,
HortioQltèun, à Tr#«M.
BIBLIOGRAPHIE £T FAITS DIVËB^l
AÉMriJhta
TÊ IMPÉRIALB D'HORTICULTURE
5iance du 24 9nar«. Comme présentations intéressantes^ nous devons signaler les Haricots nains hâtifs de Hollande et noirs de Belgique de M. Jules Perûtel, Jardinier chez M. Hennequln, h Aulnay (Seine). Ces vanétés paraissent trài*préeooc6 ; les pieds présentés par Mi Petotd avaient été semés sur couche ordinaire dans les derniers jours de jan* vier; -«- par M. Quibou^ jardinier au jardin d'acclimatation, un pied en pet et fleuri d'Arum iriphyllum, plante peu élégante et qui n'a d'autre mérite que sa rareté dans nos jardins^ où elle était àsdet Mpandue a« coxBitmminent de ce nèclf ^ <^par M. tlângip ,4af ftinîar ^ IL Ikliion, un fruit mûr de Cotonnier^ récolté à Paris, il est inutik de dire que ce fruit a été cueilli sur un individu élevé sur couche chaude. Cette plante, le Gossypium herbaceum^ se comporte de même an MUséum i on en sème annaeHement M mafs Ites graines éui^ couche ; les pieds fobt repiqués sur xouche at re^vent d'ahondants avroadmeols psfndant les fortes chaleurs. Cultivé ainsi, le Cotonnier fructifie le plus généralement, à la condition cependant qu'il sera tenu sous verre pendant la première partie de sa végétation . U. Bardivitlé, cootelier, rue Saint- Jacques, 2f 8, a mis sous les yeux de la Société un instrunoent qu'il aomnié pit¥>$ i étiqt^Ur el ^ui^ eroyens^nous, est appelé à rendre service aux personnes s'oceupant de jardinage. Avec cet instrument, ^rte de forts ciseaux qu'accompagne une série de 4 0 poinçons représentant les f 0 cbifitres, il est fadle, sur une lame de plomb laminé^ de marquer un aomhr»q[iielooii<{tta^à lacon^mioa, e«i)eiidant> de n'avoir i faire qne des étiquettes trèfi^^troites^ à oause de respacement peu consîié* rable des poinçons.
M. Victor Chatel, du Calvados, a planté, dans une terre argileuse, trois rangées d'tgnames de Chine {D^hscoreà Bktatas). €es plantations
faite» «yee des tabeMUles très^gros pour ia premièvêt mareiis fmv là ^ coûde, et petits dans la troisième raugée, ont prouvé à M. Chatel, au moment de leur arrachage opéré 4 années après, que la grosseur des tubercales a^ait lyie influence manifeste sar la beauté des récoltes ; en définitive que plusles tubercules étaient gros^plus les produits auxquels ils donnent naissance sont remarquables. Celte expérience, déjà plusieurs fois répétée sur lesPommesde terre, n-a pas eu les mêmes résultats; on sait, en efTet, que pour récolter de grosses Pommes de terre il n'est pas indispensable de planter de forts tubercules. Le même membre a re« connu que les chancres qui se manifestent sur les arbres fruitiers (Poi« fiers, Pommiers), étaient la conséquence d'une altération de Tépiderme et des parties sous«Jacentes^ altération causée par un Champignon nou« veau auquel M. le docteur Leveillé a donné le nom de CocobèuIù decor^ ticans. M. Ghatel a entretenu encore la Société des oanses auxquelles on doit attribuer les taches, souvent visibles, qu'on observe sur toute la surface des Poires et des Pommes, et principalement sur les parties avoidnantrœilJ Selon M. Chatel, ces maculatures seraient occasionnées^ non pas par le soleil ou la grêle, comme on le croit généralement, mais par la morsure de TAcarus rouge^ des larves de Thrips et de Podores. Enfla M. CSiatel affirme avoir guéri des Yignes atteintes par YOidium, avec de Teau dans laquelle on a agité des cendres non lessivées ; il dit avoir obtenu un résultat analogue en répandant sur le sol les cendres produites par la combustion des mauvaises herbes. Ce sont là des moyens qui, si nous ne nous tromfpons, ont déjà été employés bien souvent sans qu'on Içur ait reconnu une grande efficacité.
Séaneedu 1 4 avril. Les objets présentés sont î par M» Baron-Chartier, cfAntony, des tubercules de Pomme de terre rouge de Hollande qui avaient été conservés pendant deux années. Ce résultM a été obtenu en les maintenant en serre tempérée et en les vidant tousr ks deux mois d'un panier dans un autre potrr entraver le dévelof^ment des bour* geons ; ils opt été plantés, par le présentateur^ afin de savoir si ce long séjour ne serait pas de nature k nuire i la récolte ;
Par M. Gauthier (R. R.), des plants d^Aspergeftgésd^cm an et bons i repiqner. Ce repiquage, dit le présentateur, a l'avantage de donner des produits qui surpassent en beauté ceux qu'on obtient à Tddé de semis fait surplace. Cette opinionn'est pas partagée par M. L'Hérault-Salbœuf, qui dit avoir vu le produit des deux systèmes de culture, qull les avait comparés et qu'en définîtrye il lui était impossible de se prononcer plutôt pour l'un que pour l'autre ;
Par M. Malet, des rameaux fleuris de Forsythia stapema Valh, élégante Oléinée de la Chine, Itin de nos arbustes les plus précoces, et qui, par son mode de végétation, conviendrait particttlfârement pour fa gar-
nitut6 des niars^ des toimelles, etc. Le Présideat du comité de floneuW ture présente en outre des rameaux de Pécher de la Chine et ô!Amyg^ dalus nona;
Par M. Dienzy-Fillion, pète et fils, de Versailles^ un Goodia latifdia Salisb, légumineuse australienne^ assez jolie par ses neurs nombreuses jaunes^ et par sou feuillage glauque. (7est une plante très-anciennement introduite dans les jardins : en pots» elle peut former d'élégants buis« sons; mise en pleine terre> dans uiie serre tempérée et dans un sol léger et sablonneux^ elle acquiert une hauteur de plusieurs mètres, n en existe un fort bel exemplaire dans le paTillou tempéré du Muséum; ses longs rameaux^ pliant pour ainsi dire sous le poids de leurs innom* brables fleurs font un bel effet. Ce Goodia se multiplie aisément par semis ou par boutures, qu'on fait de préférence au printemps.
Notre collègue M. André oons^Ue de mettre en usage une pratique anciennement recommandée ; c'est^ dans les inflorescences des arlû^es fruitiers appartenant à la famille des Rosacées^ la suppression des fleurs centrales devant avoir pour conséquence le développement plus considérable des fleurs fécondées. A Tappui de cette idée, M. Yavin dit qu'il fit plusieurs fois cette expérience sur des inflorescences de Pommier et qu'il lui reconnut un certain mérite. Cette opinion est également par^ tagée par M. Fomey, qui avait déjà proposé cette suppression en 4859, etil ajoute que M. Baltet n'avait eu qu'à se louer de l'avoir pratiquée sur plusieurs variétés, notanotment sur le Beurré Clairgeau. M. Forest rappelle que cette opération est loin d'être nouvelle, qu'elle fut conseillée au Muséum dans le cours de culture, années 1842, 4813 et 48U, mais que dans son opinion cette suppression n'est d'aucune utUité. La suppression des fleurs centrales aux inflorescences, des arbres en question, est encore regardée par M . Jamaio fils comme ne devant avoir aucun avantage» et il rappelle^ i l'assemblée, que le Beurré Clairgeau étant trteproductif, l'exemple qu'en donne M. Baltet ne peut servir à démontrer l'utilité de cette opération.
Séance du 28 ovriL Les principaux apports sont les suivants : par MM. L'Hérault-Salbceuf, père et fils, d' Argenteuil , une botte d'Asperges de la variété tardive cueillies sur des pieds plantés depuis 5 ans. Cette botte se composait de 34 Asperges qui pesaient ensemble 5 kilo* grammes. Ces présentateurs déposent encore sur le bureau un autre lot d'Asperges, au nombre de sept, récoltées sur des individus plantés depuis 26 mois seulement . Malgré l'âge peu avancé des plantes, chacun de ces légumes ne mesure pas moins de 0^40 de circonférence \
Par M. L'Hérault (Louis) d'Ar^enteuil, une botte d'Asperges, de la variété hâtive, il insiste sur les avantages que cette variété présente sur les autres sortes d'Asperges et spécialement sur l'Asperge tardive. Cette
commamcatioD donna part à vue disconion à laqoeUe prennent part HM. L'Héranlt-Salbœaf (E.>, Gauthier etHaréehal;
Par M. Yavin, prq)riétaire à Besancourt, 4 pieds de Fenouil dltalie. Ce légnoief pour ainsi dire inconnu en France, est, en Italie, Tobjet d^ané consommation considérable ;
Par M. Guérin-Modeste, un bouquet remarquable dePimues herbacées formé des 5 variétés BtmtaUsiCarolined'ltaliej Impératrice Jo9é* phine^ Elisabeth^ Triomphe de Milan et tenuifolia flore pleno ;
Par M. Delavier, horticulteur à Beauvais (Oise) , quatre fruits d'une Poire nouvelle et innommée, que le comité d*arboriculture déclare mériter d'être propagée. Cette Poire est de grosseur moyenne, à chair juteuse demi-floe et parait être, jusqu'à un certain point, voisine de ta Pbire tardive de Toulouse.
Séanee iuU mai. Les objets de quelque intérêt déposés sur le bureau sont :
Par M. Diffaut(Ch.)> jardinier à Loizy, des raisins de la vigne Fran* kenthal qui étaient atteints de la maladie, mais qui n'en ont pas moins pris leur développement normal;
Par M. Cremont 6 Pêches mares de la variété Grosse mignonne.
lu sujet d'Aspei^es présentées à cette séance, M. Ducbartre demande aux cultivateurs de ce légume pourquoi ils n'emploient pas la variété connue sous le nom A' Asperge d'Ulm, à laquelle les Allemands et les Belges attribuent un grand mérite. A l'occasion du congrès de Flore , il en a vu des spécimens qui lui ont paru fort intéressants. M. Gauthier dit que cette variété n'offre aucun avantage sur l'Asperge • ordinairement cultivée par nos maraîchers. Quant à la coloration verte qu'elle reçoit parfois, il ne l'attribue qu'à un degré de végétation plus avancé, en sorte que cette coloration n'est pas caractéristique; selon l'époque à laquelle on coupe une Asperge on peut à volonté l'avoir à pointe blanche» violette ou verte. A ce sujet nous croyons devoir rappeler que, d'aiHrès la description des plantes potagères de M. Vilmorin, KA. d'Allemagne ou à'Ulm aurait au contraire l'extrémité de la pousse plus violette que VA. de JBollande, qui est celle généralement cultivée dans nos environs.
Un membre delaSociété lui communique un moyen qu'il a employé pour la destruction des fourmis, lequel consiste dans l'emploi d'une solution d'acide arsénieux mélangé à de l'eau sucrée dans une proportion d'un dixième: Alasuite de cette communication, quelques membres indiquent différents moyens de détruire ces insectes : l'un d'eux propose l'emploi de l'oxyde de carbone, mais on objecte que cette substance présenterait aussi des dangers à employer ; enfin If. Boisdnval rappelle un procédé par lui employé et qui consiste dans un mélange de benzine et
d'eau qn'on Tene dans la fbunniliàre; mais n'estnl pas à craindre que si on avait affaire à des plantes détieates, cette composition ne présente quelques inconvénients ?
La question de Tarcure appliquée aux aibrestmitier» est de plus en plus à Tordre du jour. Comme tous les systàmeSi celni-ei a natuiellement ses partisans et ses adversaires. Au nombre des derniers il but compter M . Rivière^ qui vient de nouveau faire part^ à la Société, des résultats auxquels il est arrivé à la suitedes recherches qu'il a entreprises stur cette question ; il rappellejqne Philippar, dans son cours de culture^ publié en 4840, donne des indications précises sur l'inclinaison des cordons de vignes et des branches des arbres fruitiers; une planche de cet ouvrage qull met sous les yeux de la Société, représente les arbres à branches arquées, d'après la méthode pratiquée par Cadet d« Vaux, et d*autres dans lesquelles lee branches ont rinclinaison préconisée par M. Daniel Hooibrenk. Il montre en outre dans la traduction publiée en 4763 [par Dupuy d'Emportés de la statistique des végétaux de Haies, une figure représentant des vignes à branches inclinées d'après le système de M. Hooibrenk, et pense que cette figure a dû être empruntée par le r^ttotMi^eurlantrichien. Du rette, un de nos collaborateurs se propose dinsister sur ce fait, an moins singulier, en reproduisant les figures citées.
Une autre question, qui a bien aussi son importance en horticulture, est celle des dénominations à donner aux variétéshorticoles. M.Duchartre propose, comme moyen d'arriver à une nomenclature rationnelle, *de donner un nom latin exprimant le plus possible les caractères de la variété. Pour les relations internationales, cette proposition mériterai^ certainement d'être prise en considération et nous applaudissons à la pensée de l'auteur. Toutefois la réalisation ne nous parait pas être exempte de difficulté; en efibt, comment trouver assez de mots poor qualifier les nombreuses variétés d'une plante, alors que les principaux caractères résident uniquement dans la coloration, la forme ou la gran* deur des fleurs, les Dahlias par exemple ?
Séance du 26 mai. Les objets déposés sur le bureau sont :
Par M. Fremont, à Bessancourt, des Tomates hâtives ayant été cultivées sous châssis et arrosées avec du guano et de la colle mélangés.
Par M. Guyot de Villeneuve, des rameaux du Noyer dont il ad^à été question dans la séance du 4 0 mars dernier. Coupés les 4 *' et 5 mai der* nier, ces rameaui^ ne présentaient encore aucune trace de végétation apparente.
Le Comité de floriculture était cette fois saisi de l'examen d'une quantité considérable de produits. Ainsi M. Eugène Verdier fils aioé,
présentait an lot nombreux de Roses de semis pour lequel il lui est décerné une prime de 4** classe. Sdîi Crère, M. Charles Yerdier soumettait à FAssemblée une splendide et considérable série de Pivoines de Chine à laquelle une mèmedistinetion est Justement accordée. M. Camé (Louis)j horticulteur à Bourg-la-Reine^ déposait des Delphinium de se» mis. Ces plantes appartenant au />. elatum auraient gagné à présenter des coloris ploi foncés . M. Bleu, pharmacien, présentait deux Cala^ dium, les C. Baraqiàni et HoulktL La force de ces plantes n'oflHrait rien de spécial^lseulement elles étaient intéressantes par la présence de fructifications obtenues par la fécondation artificielle. Afin d'encourager les tentatives que M. Bleu fait pour la production de ce genre, le Comité lui a délivré une prime de t'* classe: Enfin^ M. Granger, horticulteur à SuisneSy a reçu une prime de S* classe pour deux Roses de semis belles à tons égards.
Le célèbre explorateur du Japon, M. Von-Siebold> qui assistait i cette séance^ a fait hommage à la Société d'un ouvrage sur les plantes véné» neuses qui croissent natureUement au Japon. Ce travail, dû à un de ses élèves, et écrit ep japonais, est, dit M. Siebold très-intéressant pour la connaissance de cette partie de la végétation de ce pays, auquel nous devons l'introduction de tant de végétaux remarquables.
Une lettre de M. Baltet apprend à la Société que, dans les vignobles du Rhin, le Johannisberg entre autres, il a trouvé les deux systèmes de taille,' qu'on désigne actuellement sous les noms système Guyot et système Hooibrenk. Il est curieux de voir fraterniser dans un pays, où n'a certainement pas pénétré le retentissement des discuasions auxquelles ils ont donné lieu, deux sujets qui, chez nous, ne semblent pu desCiaés de longlempe i vivre d'accord.
Une eommunication de M. Duohartre sur la rusticité des Liliuta (genre dont il a déjà réuni une collection assez nombreuse, une qua^ rantaine environ], renferme plusieurs faits pleins d'intérêt. Ainsi le L. auratum a résisté à une température de 15 degrés. 11 est bon d'ajouter, cependant, que les bulbes étaient tenus à sec dans des pots, et que le résultat n'eût peut-être pas été le même, s'ils avaient été plantés en pleine terre et soumis en même temps à rinfltience de Thumidité.
B. Verlot.
REVUE DES JOURNAUX ÉTRANGERS
BOTAinCAL VAGAZmi.
Quamoolit Natioiiil, Bock. {Canvolmdaeeœ). Bean Tolobilis i
larges fleurs roages. C'est en très-grand an Ipomma coecinea. Son in-
. trodaction est dae à M. Nation, qui a fait un long séjour au Pérou, et
dit que cette plante grimpante est cultivée à Lima, mais est originaire
des Cordilières. •
Saccolabiuxn HarriBorianum, Hort. Loir. {Orchideœ). Espèce à fleurs blanches, mise au commerce par MM. Stuart et Loir. Us l'ont dédiée |à M. Harrisson, un des hommes qui ont le plus contribué à l'introduction des Orchidées indiennes. Il a découvert ce Saccolabium dans Tile Pulo-Copang, dans les mers de la Qiine; le specimea reçu en Angleterre à fleuri pendant le voyage.
Bégonia Mannii^ Hook. (Begontaceœ). Le D' Klotzsch, dans son ' essai sur les Èegonia^ a créé plusieurs genres nouveaux qpie n*a pas admis De Candole, qui vient de publier la monographie de cette famille . Il se peut que cette espèce qui présente^ comme le B. prismatth earpa, une capsule allongée à 4 loges et tout-à-fait dépourvue d'ailes, de manière à simuler une fleur d*Epilobium qui aurait des pétales îrrigulierSj pourrait former avec celui-ci et deux autres espèces^ un grais nouveau ; toutes les plantes qui présentent ce caractère sont de TAfrique australe. Le B. Mannii a été découvert sur le pic dé Femando-po^ à plus de 400 mètres au-dessus du niveau de la mer. Cest une belle espèce à feuilles pétiolées grandes, très peu dentées, vertes et glabres en dessus, ponctuées en dessous de très-petits points écaillent. Les fleurs sont rouge-pâle.
Ada aurantiaca, Undl. {Orchideœ). Cette Orchidée est une espèce très-*Tare, originaire de la Nouvelle-Grenade, où elle croit à une hauteur de près de 3,000 mètres. Elle a été envoyée par M. Schlim à M. Bateman, et le D' Lindley en a fait le nouveau genre Ada; il est voisin des Brassia. Cette plante épiphyte à fleuri en janvier de cette année chez M. Bateman, où ses fleurs orangées, en grappe lâche, étaient très-admirées.
Bliltonia Regnelli, Reichenb. (Orchideœ). L'Orchidée mentionnée ici n'a fleuri qu'eu août de Tannée dernière, dans les serres de
Kew ; mais elle est déjà anciennement connue. Elle a été décrite et figurée par le D* Reichenbach qui en avait reça plusieurs pieds vivants du Brésil (Minas Geraes) envoyés par M. Reguell. Le D' Lindley la considère comme une espèce voisine du M. Russeliana^ mais ses hampes n'étant pas uniflores, on peut très-bien la regarder comme une forme du M. êpeetahilU, Elle' est très*remarquable par ses grandes fleurs à pétales oblongs d'un blanc pur^ légèrement rosés à la base, et dont le label à 4 lobes peu profonds est tronqué, mais dont le sommet est rose violacé, blanc sur les bords, et traversé dans sa longueur par une bande à peu près elliptique de couleur plus claire.
Rdidia glaucescens, Miquel. JSriococcus Zoll, {Euphorbiaceœ). Cette plante originaire de Siam, quoique assez élégante par son feuillage glauque en dessous et ses innombrables petites fleurs verdâtres, rouges au cëhtre, ne peut guère être cultivée que dans les collections botaniques.
Vienssieuxla fagax. De la RocUe. Morœa, Jacques ; Morœa
tdulii, Gowh(Iriê longifolia^ Vahl. {Iridaceœ), Il y a déjà bien des années que cette Irridée fut reçue du Cap par misstress Loddiges, mais elle avait disparu des jardins, et Ton doit à M. Cooper, botaniste voyageur, de ravoir réintroduite l'année dernière. Ses feuilles sont trèsétroites, très-longues et ses fleurs grandes et élégantes ont leur périantbe lilas pâle. Les pétales présentent, comme les tiges, une tache jaune orangé d'où partent quelques lignes divergentes d'un rouge pourpre.
Seatellaria costaricana, Wendl. (Labiateœ). Cette espèce^ très-distincte de toute autre est assurément la plus belle de ce vaste genre, qui, suivant M. Bentham, n'en comprend pas moins de 86. En effet, c'est une plante élevée dont chaque rameau est terminé par un gros bouquets de fleurs rouge-orangé ; la lèvre est intérieurement d'un beau jaune. EHe est originaire de Costa Rica, d'où elle fut introduite en Europe par M. Wendland. Ce Scutellaria est une très-bonne acquisition pour nos serres chaudes.
Eranthemum crenulatum, Wall.; var. grandiflorum {Acanthaceœ). Des graines de cette plante furent envoyées de Moulmein par le Révér. C. S. Parish. C'est une très-belle variété de VE. crenulatum, espèce fort commune à Ceylan> et dans llnde, et peut-être encore d'ar vantage dans la Malaisie, mais très-variable par la grandeur de son feuillage et de ses fleurs, dont la couleur n'est presque jamais la même
suivant les différentes localités; dans la y dxiéié grandi florum,éïkssùui rose-pâle^ un peu violacé.
Dendrobium luteolum, Bateman. (Onhidece). Tris-belle Orchidée cultivée par mistress Hugh Low et native de Moulmein, où la découvrit le Révér. C. S. Parisb ; ses fleurs sont d'un jaune pâle trèsuniforme, du ton d'une Rose thé, ou de la grande Primevère de nos bois. Elles sont très-giandes^ très*noml)reuses, et n'ont pas les bords ondulés, comme dans presque tous les Dendrabium.
Alstrœmeria Galdasii, Humb. et Ktb* Bomarea Kth. {Ami* rylUdaceœ). De tout le groupe des Bomarea, c'est la plus jolie espèce. Elle est encore toute nouvelle^ quoique déjà découyerte par Bumboldt et Bonpland dans les Andes de Quito ; et elle sera certainement rustique si on la plante un peu profondément. MM. Veitch doivent cette intéressante acquisition à leur collecteur, M. Pearce. Ses fleurs assez nombreuses forment une large ombelle, assez lâche; elles ont la couleur jaune des Gloxinia et les mêmes petites taches. Les feuilles «ont grandes, d'un beau vert, un peu glauques en dessous.
Waitzia coryxnbosa» Wendl. Leptorinchus smveolens, Benth.^ Morna nivea, Lindl. (Composileœ), sorte d'Immortelle, probablement annuelle, assez jolie d'ailleurs, remarquable par la grande variabilité de la couleur de ses fleurs, qui sont jaunes, blanches légèrement rosées, ou roses et rouges. C'est une plante de la rivière des Cygnes^ en Australie.
Dendrobium barbatulum, Lindl. D. Fytchianum Bateman. (Orchideœ), y (AvY Horticulteur français, 1»' avriH864, P. 125. C'estassurément une des plus charmantes Orchidées, introduites dans ces derniers temps : elle mérite d'entrer dans toutes les collections.
Echlnocactus scopa. Lindl. Cereus D. C. {Cacteœ) Originaire du Brésil* Les jeunes individus affectent d'abord une forme ovale, puis quand ils ont atteint 30 à 40 cent., ils deviennent claviformes, sont sillonnés dans toute leur longeur et offrent des mamelons entourés d'un duvet cotonneux blanc, d'où partent des touffes de poils blancs, longs et raides, entremêlés d'environ 4 aiguillons bruns ou pourpres. Les fleurs sont grandes, d'un beau jaune, avec des stigmates rouge pourpre au contre ; elles apparaissent en juin.
Dendrobiuxn infundibulum. Lindl. {Orchideœ). Cette espèce due encore aux explorations du révérend M. Parish dans les montagnes de Moulmein, avait déjà été découverte par M. Lobb, à une altitude de plus de 1,600 mètres. C'est une plante douée d'une grande vitalité,
très-florifère et dont lee fleurs blattches, avec uœ large tache Jaune sur le labelle^ sont très*grandes.
gardbnse's ghronigle.
Gjrmnogramma Pearcli, Lindl [Filices). très belle Fougère du Chili, découYerte par M. Pearce, et qui à été très-admirée à South Kinsington dernièrement. Elle ressemble au Gymnogramma flcxuosa mais en est bien distincte et encore plus remarquable.
Rhododendrum Lindlesri, Moore {Ericaceœ)e&fèQQiahQ\xiaLa, cultivée par U. Standish et très- voisine du R. Dalbousise, mais plus petite dans toutes ses parties. Elle est très-adorante.
Abies canadensis xxUcrophylla. Ce Sapin^peut-fttredéjà répandu sous le nom de A. camdefirisnana, a été obtenu degrainesjveiiaes du Canada^ par MM, Fisher. U à l'aspect d'une bruyère et il est possible que ce soit une espèce distincte* Il est plus vigoureux que l'Hemloe-'Spruce commun.
Berbario stenophylla^ hybride des B. Darwini et empetrifolia, mis au commerce sous le nom barbare de B. ffaudnoorthensis. C'est un très-bel arbuste à rameaux poilus, dont les épines sont réunies par 3. Les feuilles sont d'un vert sombre^ pâles en dessous et terminées par une petite épine. Elles sont enroulées en arrière de xoBr nière à paraître cylindriques. Les fleurs sont semblables à celles du B, Darwiniij mais un peu plus petites. Le Gariener's ajoute : a Nous » sommes informés qu*à Tautomne les rameaux sont complètement D couverts de baies de grosse dimension^ et que la plante croîtra saoQ » en souffrir dans les endroits les moins abrités. » Ce sera un très*boQ arbuste^ qui doit bientôt SQ répandre dans les cultures.
A. deTaiou.
CATALOGUES D^HORTICULTURE
rouR 4864.
tiierral, 4S, rue de Villîers^ quartier des Ternes» Paris. Plantes nouvelles : GanDa, Phlox, et diverses de serres .
Mézard Jenne, 6^ rue des Muettes, à Reuil (Setne-et-Oise) . Nouveauté en Dahlia, Géranium, Pfalox, Pétunia, Verveines etc •
Bréant et €'*> , boulevard St-Cyprien à Poitiers (Vienne) . Plantes annuelles et vivaces servant à rornementation des jardins : nouveautés. Arbres et arbustes fruitiers et d*ornement, Rosiers, etc,
Travaux du mois de Juin
Potager. Le jardinier doit toi:your8 penser àTavenir ; si les légumes abondent ce mois-ci, il n'en est pas de mÂme dans les mois d'automne ; il doit continuer ses semis de choux-fleurs, brocolis, choux-navets, navets, radis roses et noirs, choux à grosses côtes, de Milan, de Bruxelles, chicorée, scarole, laitues, haricots, pois de Clamart, etc .
Jardin fruitier» Le pincement, l'ébourgeonnage et le palissage sont les principaux travaux du mois. Les branches nouvelles qui s'emportent trop devront être pincées; mais il faut bien se garder de les couper trop court; tons les bour« geons de la base se développeraient, et à la taille prochaine on se trouverait très-embarrassé par la présence d*une foule de faux bourgeons. On doit «e con* tenter de pincer seulement Textrémité, ainsi que le recommande M. Lepère. et si plusieurs bourgeons se développant au sommet faisaient confusion, on les taille en vert au-dessus du bourgeon inférieur qu'on pourra lui-même pincer si son élongation est trop rapide. Pour Tébourgeonnement du pocher, on peut enlever sans inconvénient tous les bourgeons qui se trouvent sur les branches fruitières, au-dessous des fruits, et qui pourraient gêner dans le palissage; le bourgeon terminal qu*on peut rogner indistinctement, suffit pour appeler la sève nécessaire à la maturation des pêches.
Jardin d* agrément. Les soins de propreté, placement des tuteurs, palissades des plantes grimpantes, sont à peu près ce que réclament les jardins d'agrément On plante les Dahlias, et met en place les plantes repiquées en pépinières, et pendant la belle saison, telles que Pétunia^ Chrisanthéme frutescent, P^argonium, Habrotamnus.
Les semis de plantes annuelles du mois dernier peuvent se continuer dans Ic:: premiers jours du mois; mais il est trop tard pour les Reines-Marguerite et les grosses Giroflées jaunes. Cestlebon moment de semer les espèces vivacesct bisannuelles, telles que Primevères, Ancolies, Phlox, Pieds d'Alouettes vivace^^ Croix de Jérusalem, Roses Tremières, Œillet de Poètes, Campanules, Digitales, Goquelourdes, etc.
Parif, iBprimerie horticole de E. Dorhaod, me CissetU,9.
smuftiu m AiiKiiO conniB %m ci nomIm*
■us, M BAKTiAWT. tnirMl^M : B.TuiLOT t llëHi«lff« snr U prodvetloo et fat tiatiov dt* f iriétéi diD* les pUnCai d*oraeiii«ni. — F. Htancûi HmuMtIms dtMUêHmu (PI. XIU). — Ol LisccTU,J7/M«cftf Coôperii (PI. XI?). — Billuib Ils, rar U UlUe dés Spirta. »Tk. Laicii, lesqurattiaPratoea da M. la GomU da Lanbai-tya. — B. VatLOt, Société in^ériala dmortlealtiirei 0éamee dn 9 Join ; GiAmUt Baltm, Compta randi da rBsp^fllttoB iê Halhoasa ; lra?aas da aaia da Joillat.
CHRONIQUE
lift deinièms séance du congrès horticole de Bruielles; note de M. Charles Ballet : Vitalité du pollen ; De la tene de Bruyère ; Importanoe des engrait ; Théorie da heaa; Des eanaes de la panachure; L*opinion da haroa Hogol sur les plantes panachées*
Dans un {Hréoédent numéro(l ), j'ai rendu compte de la grande discussion qui a eu lieu au sein du Congrès horticole de Bruxelles^ au sujet de racclimatation ; discussion qui n'a fait connaître aucun fait nouveau , et après laquelle la question s'est retrouvée exactement ce qu'elle était avant. Je vais conti* numr l'analyse des travaux des séances suivantes, dans une desquelles il a été traité particulièrement des panachures.
A la fm de la première séance^ pendant que les adversaires dans la question de Taoclimatation se pressaient très^ectueu* sèment la main, pour témoigner qu'ils restaient sincèrement btms amis, en dehors des combats scientifiques, — principe que je voudrais voir toujours pratiqué dans le monde sa* vaut, et qui malheureusement ne Test que très-rarement, — « pendant l'échange, dis-je , de ces poignées de main, notre savaAt collaborateur M. Gh* Baltet a lu un très-intéressant mémoire sur la transformation des terrains vagues et incultes
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(I) Voir page 454.
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en vergers productifs^ qui a été écouté avec beaucoup d'attention^ et vÎT^Bentapplan^é
La seconde séance s'est ouverte sur la 2* quâstkkQderhj* bridàtion, des. croisements et fécondations artificielles en général; des caractères des hybrides ; leur st&iKié; leur polymorphisme; la conservation du pollen , eU)%
M. Wesmael a donné lecture d'une lettre de M. Belhomme, jardinier en chef du jardin des plantes de Metz, dans laquelle Fauteur cite les noms des plantes dont il a conservé le pollen pendant trois années. M« le professeur Fée, de Strasbourgj^ ne se rend pas très^bien ccnapte eonuaenit M. Bêlhoinaie a pu vérifier la vitalité du pollen. Pour hii R a opéré des fécondations avec des pollens qui étaient complètement atrophiés, et qui, néanmoins^ ont donné de bons résultats. Il pense donc que le pollen n'agit pas seulement par le développement du tube poUinique^ mais qu'il peut agir égatement lans oe tube. — ki encore la question, a» )ie0 de 8*éclakcir> parait au eofttrw» s'envelopper d'un nouveau r^H» pins épais ^ le ptemî§^ Que les mierographes se metieai donc à 4*sb<iVI# po«r aKAliw les tubes poltiuiques traversant tes tissua eûadiactooff» dit stjk pour atteindre les ovules; ee dc^ ôlw tmlê, surtout dans le tabac où ees ovules sont ttès^noaibveut. ^isqa'il en faut i» pour chaque ovnte^ on doit en trouver ^m profusion; j'avoue |)ourt«B(t que ce n'est qu'avec beanoonp de ptme et npiès de nombr^ffies pépasatioiis que }'ai pu em déconvrîr qpiéhjwa" uns ; il est probable que j'avais affaire à des |»lleûa qui n'éiwttent pas de tube. GcoBantent alors ces grains fécondateurs parviennent-ils aux ovules qu'ils oat onissicm de vivifier? Le Congrès de Londres, -~ pas edni de la quertioû danoise^ qui a obtenu exactement le même résultat que celrà de Bruxellei^ mais le Congrès horticdie, qui doit se réunir dam toctt ott quake ana— - élucidera peut-être eette importa&te questian.
Aucun orateur ne s'était fait inscrire pour la 3* questiga :
fîMirte ée ta f^anahan ée f espèce on fmgine des variétêi et ée$ rmces (t) ; m pour la 4* : De la dynamiqrte des végétaux; inflitencé deia température ntr la germination^ etc., des fhrai' Mm Mtkipées (remontaurtes étatises), etc. La parole a [été dimitée i M. Pynacrt, sur la 8* question : AKmentation ; râle d€ fatmûêp^re ^influence des azotates f deFammomaJquê; théorie des engrmsy des composts, etc.' Ce savant profesaetir d« Fécote de 6en(tbrugge a Vu une longue note sur la composition des eoDQ^oats et de leur importance dans les fcnftnres artifieieHes. La terre de bruyère^ selon lui, est la base de tons le? composts, et pom*tant b^lte^ ferre est Aussi mal connue que son action est mal comprise, parce que, mm ce nom àe tcire de îirtryèré, on désif^fne plnsÎMrS substances terreuses tf%s^difl§rêntés de eom-^ position . Ainsi à Gand ce qtfori Appelle terre de bruyère, c'est le terreau de feuilles deS" bois. *Là vrwe ferré de bruyère est formée de Thumus des plantes et de sable feifu^eux ; elCâ doit être recueillie dans les terrains secs. Le terreau de fenillei contient phis d'humu^et moins de sable, ce qui permet de le riRidpe plus ou knmns énergi(:[ue. Plus le sol est poreut et -phà il est fertile; IW, élément de ferlilité,y circule plusfacilemMt. La plante exige> pour son dé^ôppement, ]ff^ mêmes substances q^ie ceHes ^i se retrouvent dans ses cendres ; les matières Téfétales etont les ' éiéments tiaturels de la nourriture des plantes. La coinposition des composts doit donc tariersni-' vant 1» nature des végétaux qtfon cultive. Ainsi, d'après M. Pynaert, ïengraiî» végétai doit être préféré à tous autres. Mais felie n'est pà^l'opînîoQ de N. Moi^dmann, qui a entre* tenti^ le lendemain, rassemblée de l'importante question des engrsiSé « fl enest, a^i^il dit« des animaux comme des plantes; eft obtient des résultats d'autant meilleurs que Fon s'occupe avec plua de soin du chcHx et de la nature de Falimentation. »
44), Vmt le miaote dt M. IT^iteV page 499«
n préfère les engrais naturels aux engrais artificiels^ et engage les horticulteors à imiter les agriculteurs, qui considèrent lei matières fécales 'comme le meilleur des engrais. — M. Mosselmann peut avoir raison ; mais M. Pynaert ne me parait pas ^yoir tout à fait tort ; car je n'ai jamais vu la nature employer beaucoup les matières fécales pour obtenir cette luxueuse végétation des forêts tropicales, voire même celle de nos bois ; et l'enfouissement des plantes vertes produit un assez bon résultat pour démontrer que la théorie de H* Pynaert n'est pas une vaine théorie.
La 6® question du programme était : Esthétique florale : h beau dans les fleurs simples et doubles; harmonie des couleurs^ M. le professeur Kock, de Berlin, a exposé, en langue allemande, une théorie du beau dans la nature, que ses compatriotes seuls ont pu comprendre et apprécier. Si je n'avais pas craint d'abuser des moments du Congrès, j'aurais développé la théorie de notre rédacteur en chef, sur le beau du jour, et qui peut se résumer en ces quelques mots : « Le beau, en horiiculture, c'est le rare, pour les plus sensés; l'anomalie pour les excentriques, et la nouveauté pour les commerçants. >
Abordant ensuite la 7* question : Coloration des plantes; de la panacbure {variegatio)^ etc., M. von Siebold fit part an Congrès des observations qu'il a faites, pendant douze années de séjour au Japon, pays qui a fourni à l'horticulture européenne, dit-il, plus de plantes panachées, h lui seul, que tous les pays du monde. Il part du fait de la latitude franchement boréale du Japon^ pour poser ce principe : que la panacbure est une maladie déterminée par la transplantation de plantes des régions chaudes dans des contrées plus froides, et que o'est sous l'in* fluence du changement de température que se produisent les panachures. Il donne pour preuve de cette opinion que^ sons les tropiques, on ne peut trouver, à la fois, les mêmes plantes vertes et panachées. « Je vous niontrerai, a-t-il dit, un ouvrage
repréflentant 8(M> plantes panachées, appartenant à la seole dfconsmption du Japon. D*où vient cette multiplicité? D'un iaitbien simple: c'est qu'au Japon rhorticulture est millénaire, tandis que chez nous elle n'est encore que centenaire, ce qui expbque comment nos plantes normales autochtones ont encore si peu varié. Au Japon, si un quart de la flore horticole est panaché, c'est que depuis plus de mille ans on y introduit des plantes de pays plus chauds^ qui y subissent des altéra* lions et finissent par se panacher. Sur la quantité énorme de plantes japonaises panachées que j'ai introduites^ continue l'intrépide explorateur du Japon, eh bien ! Messieurs, j*en ai fabriqué trois d'après ce principe, entre autres le Sedum SieioUi medio-variegatum. Cette variété, qu'on a crue d'origine japonaise,'est tout simplement un produit de ma fabrication : on peut bien dire la vérité de temps en temps. La plante mère était parfaitement verte; c'est parce qu'elle a souffert accidentellement qu'elle a panaché. En résumé, les plantes pana* chées sont pour moi des plantes malades, chlorotiques, et qu'on peut obtenir à volonté ; c'est ce que je fais avec succès dans ma fabrique de panachures. ■ Cet aveu a soulevé un tonnerre d'applaudissements.
M. Planchon n'est pas précisément de l'avis de M. Siebold; il n'est pas convaincu que la panachure soit due à une tempé« rature plus froide que celle du lieu d'origine. Il a expérimenté qu'une plante^peut se panacher par d'autres causes accidentelles, dans les mêmes conditions de température, de lumière et de terrain. M. Reichenbach dit qu'il n'a jamais rencontré que deux plantes panachées naturellement, et cela dans le voisinage de fourmilières. M. Regel pense que les causes qui déterminent ce phénomène sont complexes. Le sol, crmt-il, peut exercer de l'influence comme la température, et si, au Japon et en Chine , les panachiures sont plus nombreuses qu'en tout autre pays, c'est parce que les jardiniers se sont éver-
taâ^ pêDidaat 4m «îèdes» It les multipHeretà Itis tMraikteier par mille moyens artificiels. M. BoffmaBii dii avûtr &ii tevem des {daates paonchées à Tétai vert; M. Oodrigas en a trodivé plusieurs à oôté de plantes yerles; et liL Afidré cite boa wmdan d^espèees iodigènes à ia France qu'on tfMvô égakofteoit panaobées. Il cmt^ eu cmtie, qu'où eoulœd antom aV0O ulent^w^ et qu'il faudrait, avanlloui, définir ezacteaaeut ee que o'est que la paoael^ura et la aiacuiakire. C'est auasi ropîmoadô M. Dtuuortier^ qui demaude qu'on oasae de ecmfendre les d^x qualificatifs : panéché, et maenlé, et ipi'onâa- Uisis la différaMU. H* Plauchonpetse ég^ement qu'ilest grand temps d'élaUir eeUe distinction. «-^ Il me aemble, inoi qui ne suis pas un savant, que c'eat par là qu'ouvattrait^^ cecBJoeiiaAr. *^ M» PkM^on défiait donc la maaiiatare du .â^itt&um fiuma» wm ou Cbaf)d$n bmit^ un siniple fait de détachemeoft de l'épia d^«e ; et la panachure une chlorose pamelle^ un état jnaladif de iamatiès» yerte <oa chlorophyllô, pour kqud le tmiteflaest par une solution desul&te de fer est im dîagnostie ia&iltiUe. M, jgiebold Dépond que loua les £u.ts allégués «ûBiIro Usi imu^ nentque la panachure est infinimeni pfais répandue «ir ]es plantes étrangères ; ainsi, dit*ii, on a ^té à p&màix plantes dans Aqs espèoes indig^ies^ tandis que j'en o&e 800, iMn, qae. de là looalité du lapon. — ^ Notre rédastew en dief; prétend, ])m4 qiie^ci neprouyequ'unechose : c'est que les iDembFeS'dtt Ceiiigl^ile ^rujLdleSiqoi ont voulu traiter ce ttequestion, ne so^t
pas Iprt^ sur la flore pa/nachée^ car Us auraient puis'sq^yeraur ^M de 200 panaduires, donÉ fea types appartieiûaent à la flâne française. Dans laeeuJe irttEeÀ,llni'iLeiié t A<JiiUea ouiké)Iiafli9 Afionitum napdka, Acorus granaineua, JSg<:qpodûw9 podaigraiia, Agrostia ydgaiâs^ A}uga i^pAms et pyranâdaliit km 4)dB6piéosa, AnemcMae nemaroflEt, Angelioa Levisticum, Antiirisew vulgaiîa, Antirrhiaiuxi majua, A^m gtavéol»is, AqdiegiA vulgarts, Artenûsia vulgaris, Arum mapulatomi
Anindo donax^ et phragmites, ÂsclepiasTincetoxicum, et, pour la vingtième^ As trentia major.
M. le baron Hflgel ne voit dans la panachure qu une maladie ; c et si le système aetnel continue, dit-il, nous n'aurons bientôt plus que du panaché ; moi qui suis dans les vieilles idéesi j'tifne mieux les planf^ franches^ à couleurs franches ; la méB8 idée, &jouta;rU}| pourrait s'app^quer à beaucoup d'au-^ très considérations. ■ — J'ai été heureux d'entendre un homme aussi autorisé que M* le baron Htigel combattre le goût qui préside aetaellement en horticulture ; et, pensant à notre grand maître qui s'est feit l'adversaire acharné de la panachure^ je me suis joint à l'assemblée, qui a accueilli, par des applaudissement proloQgés, cette déclaration de l'illustre repr^ntant de
TborticiiltaM étrangère.
Eug« de Martragny.
FLORIGULTURG
MÉMOIRE
«R u fwmoenM n ma nuatiBH sh vAEttris dams us
PLAirris d'ornement;
Par M. B. Vkrl6t, chef de culture au Jardin des plantes de Paria.
(Ct |léBoif« I rwnpporté U prix dtng 1« aoaoovn d« 18ai« ppr la SoHM imjfériûtt eî
tentrMlêfBçrticuimrti) (1)*
Gqpof^r, M se basant, soit sut des exi^rieac^ nouvalks, soit sur ifis làils déjè sonnus el Um établis^ les ciroonatenoes qui dMirmiauil la jradiwliwi ^i la fixatîm im variétés Aaos les plantas d'onanent^
lU I .U'III.J I "■ I 1 I ■ ■ ■ I I III
(4) bivail éa Jauimal 4e la Sœim impériak et emtrale d'BûrUmUture de
Jt dii ea qve Jt içiL, Mont., Btsâit*
Cette question est certainement tiès-eomplezei et si elle est Tune des plus importantes qu'on puisse poser en horticulture, elle est aussi Tune des plus difficiles k résoudre.
Avant de rechercher si nous pouvons rattacher à des causes connues la production des variétés chez les v^étaux, il est nécessaire d'abord de bien déterminer le sens qu'on doit attribuer au mot etpèee; car selon que nous en adopterons une définition plus ou moins large^ la vanV^^ s'entendra d'une manière différente. .
Nous sommes loin d'avoir la prétention de fixer la science snr ce point; nous voulons seulement^ autant que possible, déterminer le sens que nous attribuerons à ce mot dans le cours de ce travail.
Quid tpeeiet, bene eemefii; speciei tiutem élefimUo ardmi.
Si l'on consulte un herbier, on trouve que les nombreux échantillons qui y représentent une plante spontanée ofiVent parfois entre eux des différences si grandes qu'on est porté a prtortàles considérer comme devant appartenir à des types différents. Il n'en est rien cependant ; ces échantillons ont été recueillis dans le même pays, [ei souvent sur le même individu.
Cette remarque, qu'on peut faire pour certaines plantes du Gap, par exemple pour le Cluytia alatemoides, se répète, assez souvent, sur les végétaux, pour que nous nous abstenions d*en dter d'autres exemples.
Mais c'est surtout chez les végétaux cultivés depuis un grand nom* bre d*annéea, chez ceux-là même dont l'introduction est tellement ancienne qu'elle se perd dans la nuit des temps, que Ton constate des modifications profondes et multipliées : ainsi la culture a transformé les racines pivotantes ou fibreuses du Céleri, du Panais, de la Carotte, de la Betterave, etc., en racines charnues ou succulentes et diversement colorées. Les tiges des plantes, des arbres notamment, ont été considérablement rapetissées, et il en est résulté des formes naines ; leur port s'est également modifié dans un grand nombre de cas et nous a <Àert des variations fastigiées, pyramidales, pleureuses, etc. Les feuilles se s<mt modifiées non^-seulement dans leur forme, leur coloration, mais encore dans leur disposition. Le Noyer et le Robinia ont produit des variations monophylles ; le Broussonetia papifrifa^^ U Marronnisr et
beaucoup d'autres ont donné des individus à feuilles profondément iadniées. Ces laciniures ou antres déformations analogues sont de* Tenues plus manifestes encore dans d*autres végétauxi comme par exemple dans le Persil , le Cerfeuil, la Tanaisie, les Choux^ etc. La coloration des feuilles a varié du blanc au jaune, du vert au rouge et an bran; enfin leur disposition^ qui est cependant considérée par les botanistes comme un caractère de haute valeur, n'a pas échappé aux variations. Nous en avons un exemple dans le Rom eannabifolia trouvé accidentellement sur un Bosa alba, dans la belle collection de Rosiers du jardin du Luxembourg^ et qui est non-seulemept remarquable pour la forme de ses folioles^ mais aussi pour la position opposée de ses feuilles^ exception singulière dans une famille où toutes les autres plantes ont ces organes alternes.
Les fleurs ont varié dans des limites plus considérables encore : leur ferme, dans quelques cas, leur mode de /groupement^ leur grandeur, leur composition, les fonctions de leurs parties constituantes et surtout leur couleur, ont snbi un grand nombre de modifications.
Le fruit a, lui aussi, beaucoup varié de forme, de grosseur, de coloris, de qualité : nous en avons de nombreux exemples dans nos arbres fruitiers, dans les Cucurbitacées, etc.
Enfin la graine n'a pas échappé à la mutabilité, car elle a offert des variations notoires, aussi bien dans son volume que dans sa couleur. Comme on le voit, il semble que, par cela seul qu'une plante est cultivée, elle est forcée de varier. L'instabilité d'une plante cultivée est même tellement évidente, dans certains cas, qu'elle ne se manifeste pas seulement dans la éeictndance directe de la plante^ mais encore sur la plante elle-même. Ainsi, tandis que la généralité des rameaux d'une plante porte des feuilles, des fleurs, des fruits de formes ou de couleurs déterminées, un rameau se produit parfois dont les feuilles, ou les fleurs, ou les fruits présentent des caractères complètement différents : le Itoia eannabifolia trouvé accidentellement sur un Rosier à feuilles alternes en est un exemple; tel est aussi le cas qu'on a observé chex certains <3irys^ntbèmes qui portent à la fois des fleurs jaunes et des fleurs roses. On pourrait multiplier beaucoup ces exemples de po» lymorphisme, car ils sont fréquents chez les végétaux cultivés, et nous verrons que plusieurs de nos variations n'ont pas d'autre ori« gine. P^r n'en ajouter qu'un, nous rappellerons certaines espèces HAralia à trois folioles, par exemple VA. tri foliota^ sur lequel on observe, fréquemment, des rameaux ne présentant plus que des feuilles simples eu de formes diverses et qui, bouturés ou greflés, se sont main-» leoQs avee leur caractère. Les Arûlia heleramorpka, Hookerl, Cunnit^ ftemsï, Cookii^ ne sont îndobitabiement que des formea développées
accidenteUement unf VAralia tri foliota, oa im indindm troQTéi dam ^ semis de ce dernier«
Noos reconnaissons donc, que la culture aét^ et est encore U cause essentielle de la variation des végétaux, et que, par elle,riioniHielesa pour ainsi dire obligés à revêtir de nouvelles formes appropriées à m besoins ou à ses caprices*
les changements que la culture a fait produire aux végétaux,, la domesticité^ qui est une culture aussi, les a produits dans le règne ani* mal; c'est par elle, en eflét, que tous nos animaux domestiques, ceux surtout qui ont suivi l'homme dans ses diverses migrations, ont subi des modifications profondes^ dans leur format leur couleur^ leur vo* lume, etc.
Selon que Tesprit de synthèse ou d'analyse prédomine dans U pensii des hommes qui s'occupent de la délimitation des espècesj on voit le nombre de ceUes-<€i diminuer ou grandir. De li deux écoles, 4onl l'one semble avoir pour mission de multiplier démesurément hl espèces, tandis que l'autre, poussée par la tendance contraire, teud sans cesse à en restreUidre le nombre*
Pour les premiers , il suffira qu'un individu présentant d«s dif» férences, quelque minimes qu'elles soiant, rquroduise dans sa imv^ dance €e carMlàre, pour qu*il uppartieime à une espèce distincte.
Las seconds considérerwt comme appartenant à la même espèce les séries, successions ou collections d'iiîdividusy qui présentent entra eux le plus grand nombre possible de traits communs, et ils n'accqileronti comme eqpèces distinctes, que les AoUectiooa d'4tre8 séparées par de^ différences d'un ordre assea élevé et euxquellee pa donnent le nî^m de différences spécifiques.
La première de ces opinions, qui est celle d'un gnmA nombre de bo« tanistes descripteurs, a, à notre seps« le grave inconvénient de molti* plier, dans des proportions exagérées, le nombre des eqtèces etdene pis tenir compte de ce qui pe passe dans la pratique, puisque, d'après elle, on ne pourra faire autrement que de considérer eomme €tpêce$ tmlm les variétés cultivées ou smvages qui sont fixées et qui se reprodrâtnt par semis.
La deuxième, il est vrai, est vague et ne fournit pas loqjoars on ci»» terium qui permette de reconnaître faeilement si des individus jpi présentent quelques traits communs appartiennent légitimement à la même espèce ; c'est cependant celle qui répond 1a mieux à noire jfMt^ ei que nous adoptons.
Aussi, quand nous parlerons d'une espèce, arrivera4-il fréqpewneet qae,soos unieul nom#se trwveiont rtenies uneertain nombredefoimei différentes, qu'elles aient été eonaidéréee eemme variéiée oo cenoe
— aw —
espèces distinctes par les pejson&es qvi s'en sont occupées. Du reste, on le remarquera, nous serons souvent obligé, à cause de cette manière d'entendre l'espèee^ d'appeler «pèee ee ^ue cectaictf botanistes descripteurs auront appelé genre, et de n'attribuer qu'une valeur de races ou variétés à w qu'ils ont^oaaidéré cwm^ ^espàDËSt fie u*e$i ^u léa* lit^ qu'une différence de nom.
Nous Tenons de dire que ce que les uns considéraient comme espèce s'était qu'une race ou variété ; nom réservons ce non de race h tovte modification se' reproduftant sans changem^at par la voie dm sâmis; êl puisque nous admettons que les races doivent sereproduin sans Modifications, nous devons admettre aussi d'autres formes, qui, louteB présentant ce caractère, sont cependant cuecepCiblet d'oÂir des déviations ; i'cellës-Ià nous donnerons le nom de varkdiwH: et nocis apfttlkiQDl lunu, jeu toute mtodification qui ne se reproduit, qu'aoeidentetteiBeiLt, «t fa*on ne peut espérer maintenir provisoirement que de botttares,freiEBS, maricottes, etc. '
Bi un individu, se reproduisant franchemeni par semis, jippaxtssttiil par conséquent à ime espèce ou à une race bien fae, n'était jasMÔs fé^ ' eendé que par son propre pollen, la qnesliofi qui nous <»Gettps eanii considérablement simplifiée ; en effet, pour expliquer les msdifiesiipBS qu'il pourrait préisenter dans sa desoendance, nous tnrioss aenl^aaart à tenir compte, soit de son idioisyncvasie, soit des oireoMUnoes eilé^ rieures dans lesquelles il vit et se perpétue, liais il n'en est pas aiasi; 'il arriye que, d'une manière ou d'une a«tre, le pollen d'im iodiviài est souvent transporté sur un autre ; alors, selon que se pollen ^^cpMhtient à un genre, à une espèce, à une reee^ on ë me variété différesUtt nous obtiendrons des résultats différents, qu'il est nécesstire d'étndûr at piéitlablè ; ^ar, nous le verrons, il pourra y avoir psednction d'une série Qouvrile d'individus participant an earadèpes de Tun et de l'antie des parents, quelquefois même tenant plus de l'un que ds l'autre, d'antres fois, elen proportions identiques, les uns très4Hlîies et pea* vaut se reprodute indéiniment par le semis, les autres d'«ae istlilité passagère, momeiAanéelou d'une stérilité eomplète.
examinons donc les résultats qu'on peut obtenir dans ks dîfléreiiis cas qui peuvent se présenter ; nons formulerons eosoile quelques rè<» gles auxquelles nous aurons parf(ns recours dans te déveioppemem de ce mémeiie.
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