CHAPITRE IL
DX LA CHÉATfON ET B& XJL nXATlOlf DtS YAlIÉrÉS.
Pour faire une Tariété deux choses sont à considérer : 4*> la CrénUm d'un individu différent d'un type par quehiues caractères; S* la/'tj»* tùm ou reproduction de cette modification par l'un des moyens connus.
Voici quelles étaient à ce sujet les idées de V\m des hommes qui se sont le plus occupés en France de la création et de la fixation des races de végétaux^ M. L. Vilmorin^ de regrettable mémoire* Noua les reproduisons avec d'Autant plus de raison que nous partageons œtièrsment son opinion.
« Si nous conaidérons'une graine, dit M. Vilmorin, au moment où, mise en terre, elle va donner naissance à un nouvel individu, nous pouvons la regarder comme sollicitée, quant aux caractères qne devra présenter la plante qui doit en naître^ par deux forces distinctes et opposées.
» Ces deux forces qui agissent en sens contraire^ et de Téquilibre desquelles résulte là fixité de l'espèce, peuvent être considérées aim qu'il suit :
1* La 1'* ou force centripète est le résultat de la loi de reuemblam des enfants aux pères ou atavisme; son action a pour résultat de maintenir, dans les limites de variation assignées & l'espèce, lés écarts produits par la force opposée.
» Celle-ci ou force oentrifoge^ résultant de la loi «fet dij^ifhenMt i$k^ divtduelles^ ou de Vidiosyncrmie, fait que chacun des individus composant une espèce^ bien qu'on puiâse la considérer comme formée de la descendance d'un individu (ou d'un couple) unique, présente des difiSrences qui constituent sa physionomie propre et produisent cette variété infime dans Vunité qui caractérise les œuvres du Créateur.
» Nous venons d'abord, pour plus de simplicité, de considérer l'atavisme comme constituant une force unique; mais si Ton y réfléchit, on verra qu'il t)résente plutôt un faisceau de forces agissant à peu pr^
dass le mÀiae Mm^ el ^tti m tMipo«Mt éa t'âppri mi de t'àUiMtiôliiâ* dî'ridiiBlto de toas teg aocèlres^ Or» ipoitr ËtciUler l'inMUçefiee de Titi^î» tito de leeUe force^ il qoqb fouira coukiéra^ d'abord et d'uM manièfe abstraite b force de reesemblaaee k fat masse des ancètreSi qai {yeaita être considérée comme Tattraction du type de Tei^pèce, et à laquelle nous réservons le fiera d'atavisme; puis, séparément et d'une manière plus spéciale, rattmcUau ou la force de ressemblance au père direet, ou hérédité^ qui, moins puissante, maïs plus prochaine, tendra à perpétuer dans TenCaut les cartelères propres du parent imtnédiat.
» Taat que le père de s'est pas éhrigué d'uue manière sensible du tjpede Tespèee^^es deux forGes.agia0ent paralièieintî&tetise oonfoudent, et les f ariatioQê qui peateftt aurumir, dans ce cas, patreffet de h loi d'idijosyncrasiei peuveat se présenter iadifiiâremmeut dans toutes les directions sans eu affester plus patticuUèrement aueuue.
» Il n'en est plus de même quand le pèrn direct s'est éloîgué no^ tablement du type: la force de resseipblanoe directe so eombiuatit hiors avec celle de variatim individuelle, il en résulte un exoès de déviation dans le sens de la résultante de ces deux forces, ou, ei on Taime mieux, les variations nouvelles rayonnent alors, non plue autour du type comme centre, mais autour d'un point placé sur la ligne qui sépare le type de la première déviation obtenue.
» Abandonnées à la aaturoi les Variations individuelles périssent presque toujours dans la masse surabondante d'individus qu'elle sacrifie sans cesse. De là la ^a^ité des espèces natureUes. Mais, recueillies par l'homme, ces variations sont protégées; leur descendance se multiplie; obéissant alors aux lois plus complexes qui les tégissent, elles produisent ces modifications nombreuses qu'il a su fixer pour feK>n usage, Cest alors aussi que l'influenee de lliomme, en choisissant exclusivement^ pour en multiplier la descendâtice , les individus modifiés, vient contre-balani^r^ par des effets constants, la fbirce cotH stante aussi de l'atavisme, et arrive à affranchir ou fixer les races mo^ difiées.
s D'après 'les considérations qui précèdent, on volt que l'un des pointsqu'on d(nt cmsidérer^ comme diM plus essentieta, consiste à lutter le' plus efficacement possible contre la force que je viens de désigner par le nom A'atoimme^ Or, cette force> moins directe eu quelque sorte que celle de la ressemblance au parent immédiat, agit peut^^ëtre àtec plus de persistance. Si une nouvelle comparaison* empruntée aux lois de la mécanique, m*était aussi permise, je dirais qu'elle doit à son origine éloignée, de ne décroître que d'une manière presque insensible pendant le petit noanbre de générations sur lesquelles Thomme peut exercer son influence ; tandis que la décroissance de l'autre force (celle
de la re«BeinblaDee sa pirô àmti) marehe en progression géométrique. J'ai donc été amené à me fairet au sujet de 1^ marche à Boivre dans le cas où Ton veut obtenir des variétés d'une plante non encore modifiée, une théorie que je ne présente toutefois ici qu'avee une extrême réserve.
D Pour obten jr^ d'une plante non encore modifiée, des variétés d'un ordre déterminé à Tavanoeje m'attacherai d'abord à la faire varier dans une direction quelconque, en cboisiseant pour reproducteur, non pas celle des i^ariétés accidentelles qui se rapprocherait le plus de la forme que je me suis proposé d'obtenir, mais simplement celle qui difiSérerait le plus du type. A la deuxième génération, le même soin me ferait choisir une déviation, la plus grande possible d*abord, la,plnsdifi&reute ensuite de celle que j*aurais choisie en premier lieu. En snivaot cette marche pendant quelques générations, il doit en résulter nécessairement, dans les produits obtenus, une tendance extrême à varier ; il en résulte encore, et c'est là le point principal, selon moi, quejla force de l'atavisme , s'exerçant au travers d^influences très-divergentes, aura perdu une grande partie de sa puissance, ou, si Ton ose employer cette comparaison, elle le fera sur une ligue brisée.
» C'est après avoir atteint cerésultat que j'appellerai« si l'on me permet ce mot, affoler la plante, que l'on devra commencer à rechercher les variations qui se rapprocheront de la forme que l'on s'est proposé d'obtenir, recherche qui sera facilitée par racciroissement énorme de l'amplitude de variation que la marche précédente aura produite. On devra alors éviter, avec le même soin qu'on les a recherchés d'abord, les écarts qui pourraient se présenter, afin de donner à la race que nous nous appliquons à former une constance dThaUtude qui sera d'autant plus facile à obtenir que l'atavisme, cette cause incessante de destruction des races de création humaine, aura été affaibli par les chaînons intermédiaires au travers desquels on l'aura forcé à exercer son influence.
» On voit donc qu'il y a pour nous, dans la recherche des variétés, deux phases bien distinctes et pendant lesquelles la marche i suivre est directement opposée. Jusqu'à présent, la première aété complètement abandonnée à ce que Ton appelait les jeux de la nature, et le soin des horticulteurs s'est borné à propager et à fixer les variations accidentelles. Peut-être paraltra-t-il prématuré d'avancer ici que cette première phase peut, tout aussi bien que l'autre, être soumise à l'influence de rhomme. Cependant, les faits qui m'ont conduit à cette opinion sont maintemant assez nombreux pour que j'aie l'espérance fondée de pouvoir, assez prochainement, montrer des exemples de l'appltcation de celle méthode. »
Après le trayail qne noiigyeiioos dereproduire, nous avons peu d^idées nouTelles à apporter dans la question. Cependant il nous reste à examiner sous quelle influence se produisent les variations individuelles sur lesquelles nous avons à agir ; question que M. L. Vilmorin a laissée de cAté pour ne s'occuper spécialement que des moyens de développer dans un sens déterminé et de fixer ces variations. Bien que nous devions étudier plus spécialement chacune d'elles, lorsque nous passerons en revue les diverses variétés de nos cultures, nous croyons bon de les indiquer ici d'une manière générale.
Si nous comparons une espèce dans son état spontané à la même espèce cultivée^ c'est-à*dire transportée le plus souvent dans des conditions de climat, de sol, etc., complètement différentes de celles où elle vivait auparavant, nous serons frappés de voir que, dans nos jardins, cette dernière présentera des déviations du type beaucoup plus nombreuses qu'à l'état sauvage. Nous tirerons de ce fait cette conséquence, que la faculté de varier qui est propre à la plante augmente avec la cultore. Si nous remarquons ensuite que les plantes cultivées dans nos jardins, qui ont le plus varié, comme par exemple les Dahlias, les Roses, les Camellias, les Rhododendron^ les Pommes de terre, etc., etc., ne sont pas empruntées pour la plupart à notre âore, ni à des flores voisines, mais aii contraire proviennent de contrées lointaines où elles croissent dans des conditions souvent absolument différentes de celles où nous les cultivons, nous 'conclurons que plus une espèce sera dépaysée, plus elle variera facilement. Si nous considérons enfin que plus une plante est reproduite pendant un grand nombre de générations par le semis, plus elle varie dans se$ caractères, nous serons amenés à conclure aussi, que la possibilité de la variation augmente en raison directe de la répétition des semis.
Donc pour nous :
La culture^
La divenité de$ conditions d'exittence^
Et le Mernis répété, sont aptes, par eux seuls, i apporter dans l'habitude dn végétal un certain trouble qui se traduit par la variation.
Les modes spéciaux de culture devront aussi nous arrêter, et en étu« diant le nanisme, nous démontrerons la réalité de leur importance.
Nous aurons peu occasion de nous arrêter sur Yinfluence des graines, selon qu'elles seront plus on moins récemment récoltées, ou qu'elles auront été recueillies sur des parties différentes de la plante, ou que, sur un même porte^graines, leur apparition et leur maturation auront été plus ou moins tardives.
Jusqu'ici on a peu étudié le mode d'action de ces circonstances dans
la florieoltnre, bien que la culture maialchèia et k gsttide cottine semblent en avoir tiré quelque profit.
Quant aux fècondatims croi$ées^ aux exemples que nous avons déjà cités dans les pages qui précèdent, nous aurons occasion A*«i ajouter quelques-uns.
Pour n'avoir pas à revenir sur les lois générales de la conservation des variations, soit qu'on veuille seulement les propager^ ce à quoi->r<Hi arrive en répétant l'individu par les moyens de multiplication ordinaires, soit qu'on cherche à les fixer, c-est-4-dir6 i les amener à se reproduire franchement de semis, nous allons encore résomer en quelques mots notre manière de voir sur ce point.
Une variation étant produite^ pour la conserver et la propager^ nous avons toujours à notre service les ressources que la pratique & mises à notre disposition : telles que les boutures, les grefft«, les marcoUes, etc. Mai9 ce n'est pas là fixer une variété ^ et nous n'emploierons ces moyens que si la variation est stérile, ou si ses graines ne reproduisent que le type. Mais supposons que nous ayons afikiie à une plante fertile et voyons les divers cas qui se présenteront.
Si la variation s'est produite dans un sens autre que celui vers lequel on tend, elle ne doit pas être abandonnée pour cela : on aura plus de chance, en semant une déviation du type» même dans une direction diamétralement opposée, d'obtenir de nouvelles déviations, qu'en semant de nouveaule type lui-même. Dans la déviation il y a déjà tendance à l'afiblement et commencement de destruction de l'atavisme.
Si deux variations se sont produites , dont Tune difiëre peu du type» mais est placée sur la ligne qui mène à la variation désirée, et que l'autre soit placée dans une direction opposée, mais s'écartent con* sidérablement du type, nous ne négligerons pas cependant de suivre cette dernière, parce que chez elle l'ébranlement de l'atavisme est plus avancé.
En choisissant nos porte-graines d'après ces règles, souvent du premier coup nous avons obtenu une variation que nous voulons maintenir; il nous reste à combattre et à détruire la tendance à^rafiblement à la* quelle nous poussions auparavant, et à chercher i développer dans la variation un tempérament spécial qui l'empêche de céder et à Tatavisme et à l'afiblement. La silectiony que nous avons déjà pratiquée, devra être répétée jusqu'il ce que toutes les graines obtenues ne {Nroduisent plus que des individus semblables, sans mélange d'autre déviation. Mais, pour obtenir ce résultat, il aura fallu aussr joindre à la sélection Visolement, c'est-à-dire soustraire les porte-graines au métissage par le pollen des individus de la même espèce qui Tentourent. Cette précaution sera le plue souvent d'une haute importanoe^ ear noue avons
d^iicité^Miutftqoi proaTent cofiabiea eet faoila cette fécondMiou crmsée dans eerUines eepàces.
Telles saat' lee règles desquelles le floricultenr intelligent ne deyra pas. se dé][ttriir. Ajoutons cependant que la sélection, telle que nous TavoDS indiquée» a le grave défaut de ne s'appuyer que sur des caractères extérieurs» les seuls malheureusement qui soient appréciables. Les observations de M. Vilmorin démontrent que des plantes parfaitement semblables entre elles» obtenues d'un même parent fécondé par lui-même^ présentent parfois des aptitudes différentes à reproduire ce parent. Les graines d'un certain nombre de pieds de la Balsamine Camellia ponctuée de cramoisi» qui s'était montrée accidentellement dans un semis da B. Camellia ponctuée de violet, furent récoltées et semées séparément; ces Balsamines présentaient toutes, au plus liant degré, rensemble des caractères que M. Vilmorin voulait fixer^ et cq^ndant k semence d'un certain nombre d'entre elles ne donna ' qu'un mélange avec la variété ponctuée de violet d'où elletétait originairement sortie; tandis que les autres reproduisirent uniquement et nettement leur parent, non-seulement par elles-mêmes, mais encore dans leur, descendance. Même fait s'est présenté pour le Tagetu^ Rose d'Inde double, que M. Vilmorin n'arriva à avoir constamment double qu'ensemant séparément les graines d'individus choisis et en' ne con« tinuant que ceux qui avaient produit uniquement des fleurs doubles* Sur épiantes, ^seulement avaient reproduit sans mélange leur parent C'est en pratiquant la même méthode que MM. Vilmorin sont arrivés et arrivent encore à fixer la plupart de leurs variétés.
Nous devons donc reconnaître qu'il faut tenir compte» pour le choix des porte-graines^ non-seulement des caractères extéiieurs, mais encore de l'idiosynorasie de chacun d'eux. Or» celle-ci ne se manifestant que par ses effets, nous devrons^ si une variation semble présenter quel* ques difScultés à se fixer, examiner séparément les produits de chaque porte-^praiaes» et faire porter notre choix sur ceux qui présentent au degré le moins prononcé l'ata visme ou tendance à retourner au type primîtiL
(A toimiwMfr,)
SOCIÉTÉ IMPÉRIALE D'HORTICULTURE
Séance du 25 aoàt. Comme cela a lieu depuis quelque temps, la table destinée à recevoir les apports menaçait d'être insuffisante. M. Louesse présenuit une Chicorée (Cichorium int jbus) à feuilles frisées provenant des cultures de M. Thibaut Prudent; le présentateur rappelle que cette
TaiktioD, ou une ▼ariation analogue, fut obtenue autrefois par M. Jae^ quin atDé/quî la conserva plusieurs années et qui la perdit avant qu'elle ne Mt passée dans le domaine de rexploitation; il rappelle en outre que la Société avait nommé une commission pour étudier cette nouvelle production à différents points de vue^ et qu'elle lui avait déjà reconnu une rusticité égale à celle de la plante typique. Il serât à désirer que dans son rapport la commission ne négligeât pas di'indiquer — si faire se peut — l'origine de cette Chicorée, ainsi que le& causes sous l'in* fluence desquelles elle a pu se produire.
M. Auclair (Jules), jardinier chez M. le prince de Beauvau, à Saint- Àlphise (Seine-et-Marne) envoyait % fruits de Cucumis flexuosus ou Concombre serpent dont Tun mesurait 1 m. 70 de longueur.
Comme exemple des variétés de Pêchers cultivés en grand à Montreuil et dont les fruits mûrissent à cette époque, M. Lepèremet sous les yeux de la Société des Pèches Galande^ Grosse mignonne ordinaire et Madeleine de C ourson.
M. Chevalier, de Montreuil, dépose quelques beaux fruits de Pêchers, notamment 4 Pèches Madeleine de Courson, qui s'étaient développés sur la même production fruitière, 4 Pèches Belle de Vitry cueillies sur une branche chiffonne et enfin plusieurs Belle Beauce dont une récoltée k l'extrémité d'un rameau qui a été constamment dépourvu de feuilles ; fait assez fréquent.
- Dans notre dernier compte rendu , nous avons dit quelques mots des transplantations estivales d'arbres fruitiers opérées par M. A. delà Roy; aujourd'hui ce zélé expérimentateur dépose des fruits assez volumineux, des Poires Duchesse et William *s cueillies sur des arbres qui avaient été transplantés en août 1863. Cette présentation est faite ^ans le but de prouver, que lorsque les transplantations estivales sont faites instantanément et entourées de soins ad hoc, comme l'a dit et pratiqué M. de la Roy, elles ne nuisaient pas peut-être aux récoltes suivantes.
A propos de fruits, nous remarquons 3 échantillons d'une Poire volumineuse, calebassiforme et, de l'avis du comité d'arboriculture, de qualité supérieure, déposés par M. Rouillé de Bauchamps, au pont Saint- Martin, près Nantes. Ces fruits ont été cueillis sur un individu issu de graine de la Poire d'Assomption. Mais qu'est-ce que la Poire d'Assomption ?
Comme fleurs déposées, signalons un Pelargenium inquinans de M . Auclair (Jules), qui présentait deux tiges d'égal volume, dont l'inférieure, qui était aussi la plus jeune, avait presque toutes ses feuilles entièrement décolorées. 11 est à craindre que M. Auclair ne puisse reproduire ou fixer cette variation par bouture, parce que la décoloration occupait presque la surface totale du limbe, et qu'on ne oonnait aucun
exemple de modification analogue a jant pu être séparée et fixée par un des moyens mécaniques connus.
Du même horticulteur, nous devons signaler la série très-variée de Salpiglosnis sinuata, mais qui ne représentait cependant pas d'une ma** nière bien complète l'ensemble des variations que cette plante a pro-> duites ; les coloris orangés et coccinés entre autres y manquaient absolument.
M. A. Fontaine, Tun de nos grands semeurs de Phlax^ et Tun de ceux aussi que le hasard a le plus favorisés dans ces recherches incertaines, présentait deux variétés de semis, dont Tune le P. Président Malet à coloris rose saumoné.
M. E. Verdier montrait une fois de plus une belle série de Glaïeuls.
Enfin MM. Ch. Converset et Cappe (Emile), secrétaire général de la Société d'Horticulture de Saint-Germain-en-Laye, déposaient de trèsbeaux Zinnias doubles. Cette présentation était faite surtout pour indiquer, ce qui n'est peut-être pas suffisamment connu, la grande rusticité de ces plantes : en efi)»t, les fleurs en question ont été prises sur des individus élevés dans un terrain sec et sablonneux, tel que celui qa*on rencontre dans la vallée du Pecq i Saint-Germain .
A proixM d'insectes s'attaquant aux feuilles du Pécher, M. Gosselin en avait adressé une espèce à M. le D' Boisduval qu'il reconnut, ainsi que l'atteste une lettre dont il est donné lecture, pour être le Tinea persieeUa. Cet insecte, dit M. Boisduval, est très-commun en France, et les Montreuillais, qui le connaissent sous le nom de Verot, le détruisent par le lavage avec un mélange d*eau, de chaux et de soufre.
Dans une lettre adressée à la Société, rappelant la présentation que M. Rivière a faite dans Tune des dernières séances d'un pied fleuri d'Agave xylinacantha, et les essais de fécondation qull avait tentés sur eette espèce, M. J. Werschaffelt annonce que de son côté il s^est livré à quelques essais de fécondation entre plusieurs Agaves qui ont fleuri dans son étabUssement, et notamment entre les fUifera et xyUnacanika Dans les expériences de M . Werschafielt, ce fut le pollen de VA. xylinacantha qui féconda VA, filifera. Le célèbre horticulteur belge esp^ que les graines provenant de ce croisement donneront naissance i une série d'hybrides intéressants. B. Vxilot.