Lesguyer
POMOLOGlfi.
POMME ROBIN (Pl. XXH).
La nouvelle Pomme que nous figurons dans ce numéro a été présentée, pour la premièi^e fois en 1 861 , par son obtentenr auquel elle est dédiée, à la Société impériale et centrale d'horticulture de France^ qui a publié dans son bulletin de Tannée 1862, page 347, le rapport suivant que nous reproduisons dans son entier :
• Arbre assez vigoureux, qui a déjà offert de bons résultats greffé sur paradis, oii il a donné plusieurs récoltes abondantes et successives, sans interruption. Il n'a pas encore été étudié sur haute tige, forme à laquelle il semble cependant très-propre.
» Fruit haut de 7 centinifetFes sar 9 de diamètre, de fonne très-aplatie (i). Pédoncule ligneux, fort, droit, de couleur feuve, dépassant peu la surface de la cavité profonde et très-évasée où il est placé* Calice large^ ouvert, à divisions caduques ou très-courtes, cotonneuses^ se trpuyant daps une cavité larg^ et b^sse. Epicarpe (peau) mincoi trèsrfprt, parchemineuz, luisant, résistam à la den|, se ridant trèft-diffidlemant ; du vert clair il passe au jaune d^or à la maturité ; il est quelquefois chargé d'une large macule de vermillon vif, du côté firappé par les rayons solaires. Chair d'un blanc très-brillant, assez fine, ferme, juteuse, sucrée, parfumée et légèrement acidulée.
1» La Pomme Robin est d'une très-facile conservation jusqu'en avril et mai. L'arbre s'est trouvé semé pa^ hasard dans le jardin de M. Robin, jardinier pépiniériste-fleuriste à Qorbeil (Seine-etrOise}. Squ premier rapport a eu lieu en 1853 ; ce n'est qu'en 1861 que M. Robin en a présenté les fruits au jugement de la Société impérîale et centrale d'horticulture. Ce beau gaia a été apprécié pomme variété reconmiandable par le comité d'arboriculture ; après con^jt&t^tion ^ l'identité, une médaille de bronze a été proposée comme récompense à M. Robin...»
A ce rapport avantageux^ nous n'avons qu'à ajouter que cette nouveauté est saise ai) popijDefpe^ cettQ {innée, par Tobtenteur M. Robin, horticulteur à Corbeil (Seine-et-Oise).
E. BONÀRD.
(4) tes fniitR que nous avons mesurés avaient 8 ceutim. de haulear sur 40 de diamètre. 6. B.
CULTURE MARAICHIP
RÉSUMÉ APHORIStiQUE
desConférenceSf sur la culture maraîchère ^ (tonnées à Tirlemant.
i , Choix du 8oL On doil donaer la préféreneei Icmque bien entendu le choix sera possible, à une terre ffasobe, profonde» perméable, et plutôt humide que sèche.
2. Dans les jardins secs, les chemins doivent être plus éler yés que les planches, afin de maintenir les eaux pluviales dans celles-ci ) pour les jardins humides, c'est le ccoitraire qui dqii avoir lieu.
3. Chaque fois quHl sera possible, on donnera, au terrain, une légère inclinaison vers le levant ou le midi, afin que le sol s'échauffe plus promptement au printemps, et aoi^ve ainsi le dé-, vdoppement des légumes * «
4. Le plan du potager doit être tracé selon la configuration du soK Les chemins et les sentiers doivent être droits, afin que le service et le nettoyage puissent se faire faciiemoat ; la largeur des chmiins doit varier , selon retendue du jardiu, de 1 à 3 mètres.
5. Le labour d'automne et la mise en billon dos ptani^hes qui ne doivent être seméea ou plantées qu^après l'hiver, Fendent la terre plus saine et mieux ameublie par T influence des agents atmosphériques (gelée, neige, pluie, etc.) .
6. Les labours d'été rendent également les terres meubles, en y laissant pénétrer les fluides atmosphériques, et des rayons solaires : elles se modifient avantageusement et deviennent plus fertiles , ce qui facilite le travail des bouches absorbantes des extrémités radiculaires des plantes •