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DE LA CHUTE DES BOUTONS DE CAMELLIA

Novembre et décembre sont funestes aux boutons de caraellia sous notre climat. Les pluies, les brouillards et les froids de cette saison, Téloignement et l'obliquité plus grande du soleil, etc«, sont autant de causes qui privent nos serres de cha* leur, de lumière et d'air, et qui déterminent la chute des boutons de camellia avant d'avoir atteint à leur parfait développement.

Il n'est possible de modifier les conditions d'air et de lumière que si le temps et la température extérieurs le permettent. Quant à la chaleur, nous pouvons toujours, au moyen des appareils de chauffage, produire dans les serres une température déterminée, suivant le besoin ou Texigence des plantes qui j sont cultivées, et pour les maintenir dans des condtticms de tem-

pérature à peu près conformes à celles de leur pays originaire cour chacune cU leurs diverses phases végétatives.

Si nous prenons la moyenne de température depuis la formation du bouton à fleurs du camellia^ c'est-à-dire le 1*' juillet jusqu'à la floraison, vers le i 5 mars, nous trouvons que cet arbrisseau reçoit une somme totale de 2,806 degrés de chaleur, répartis de la manière suivante :

En juillet, température extérieure moyenne de chaque^

jour: • • ... . . . . 19''04 — 590

— août, — — 18U9— 571

— septembre, -^ — 1 5046 — 464

— octobre, tempér. moyenne approx.

de la serre à camellia. . . 1 2» — 372

— novembre, — — 8"* — 240

— décembre, — • — 5* — i5&

— janvier, — — 4* ^^ 124

— février, — — 5* — 140 '— mars (l** quinzaine), — 10' ~ 150

Somme totale. 2,806

Ainsi, comme on peut le voir, c'est à l'époque où le bouton est en pleine voie déformation que la température s'abaisse et tombe à 4 degrés, quand, au contraire, c'est à ce moment que la plante a besoin de chaleur pour aider à l'entretien de la vie dans Torgane pour lequel elle est cultivée. Aussi, qu'arrive-t-il? C'estque le mouvement de la sève est ralenti par cet abaissement de la température et que les boutons, ne recevant plus une suffisante nourriture, se dessèchent ou noircissent et tombent.

La température moyenne de laseiTeà camellia doit donc être soutenue pendant l'hiver, contrairement à ce qui est pratiqu % à une température moyenne supérieure à 10% pour empèch ! la chute des boutons et pour obtenir^ saus fatigue pour les ar bnsseaux^ une floraison plus précoce.

Ainsi^ on peut, sans inconvéaleoti maintenir dans [la aerre i5 degrés, qui est la iempérature moyenne du mois de septembre, et Ton obtient, dans le courant de janvier, la somme totale de 2,806 degrés, nécessaire pour déterminer la flo* raison du camellia. On aura donc gagné près de deux mois sans avoir porté la moindre atteinte à la santé des sujets ; bien au contraire, on aura empêché la chute des boutons.

LiUBUNISSB,

SOCIÉTÉ IMPÉRIALE DVORTICULTURE DE PARS

Siwnte du 27 octobre. — M. Tliibant Prudent soumet à Texamen du Comité de floriculture trois variétés de Mufliers à fleurs pleines et arrondies. Dans ces fleurs, non-seulement la corolle était profondé* ment divisée, mais ses divisions afi^ectaient à peu près la même forme et les mêmes dimens ions. Les étamines s'étaient au^i entiàremant transformées en oiganes péf aloïdes» de formes et de dimensions à peu près semblables aux subdivisions de la corolle; leurs filets revêtaient les coloris de ces dernières (rouge plus ou moins clair et Ulaoé), tandis que la partie occupée par les anthères également modifiées était teinte d'un jaune phis ou mMns intense, rappelant en quelque sorte celle des anthères. Ces fleurs, plus bizarres qu'élégantes, offraient une certaine ressemblance avec celles d'une Quarantaine parfaitement pleine. La transformation des organes floraux était plus complète, dans ces Mufliers, que dans les fleurs de certains Pétunia monstrueux qui malgré leur plénitude présentent encore un pollen viable dont on se sert pour la production de variétés identiques . Dans les Mufliers eu question, il n'existait plus trace de pollen, en sorte qu'il est à peu près inutile d'ajouter que leur mnltiplioation ne peut s'effeotufir que par le bouturage, comme cela se pratique pour perpétuer les varia<tions non fixées de Mufliers,

M. Joseph Landry, de Passy, déposait un remarquable exemplaire fleuri, bien que cultivé en pots, à'Aralia SiêMéK. Ses fleurs sont blaûcjaunâtre; l'inflorescenoe de cette Araliaeée, l'uae des plus emi^oyées à l'ornement des pelouses et des parties accidentées des jardins, est loin d^ètre aussi développée et aussi élégante que celle des Aralia spxnona eXjaponica, espèces ligneuses de pleine terre.

Enfin comme apport oïïtwii un certain intérêt, citons les Ghoux^

fleurs âamii-durB de M. Fontaine (Àd.)> jardinâer ches madame la maréi^alB Crouvion-Saint^Cyr.

Plusieurs membres déposaient différents insectes nuisibles aux plantes. C'étaient par M. Bossin» des vers pris dans son jardin et vivant dans rîntérieur du sel. M. Boisduval dit que ces iosectes ne sont pas autre chose que la dienille de YAgrotis exelcmationh^ espèce exo^ivement commune et qui occasionne de tels d^fcts pendant sa vie souterraine, que Linné l'avait surnommée la peste des jardins {ffortorum pestis). VAgrotiê ng^um, ajoute M. Boisduval» est très<» voisin du précédent ; on le trouve surtout dans les terres cultivées où ses ratages sont aussi malheureusement trop souvent constatés. Des larves d'une sorte de Hanneton présentées par un autre membre qui déclare que depuis quelques années elles se sont grandement multipliés dans son jardin où elles vivent particulièrement dans la terre des pots, sont reconnues par M. Boisdural comme appartenant au Ceto^ nia itieia^ insecte qui est fréquent dans quelques localités des environs de Paris, là surtout où le sol est sablonneux, notamment au bois de Boulogne et à Passy.

M . Boisduval montre à la Société des feuiUes de plantes monoco* tylédonées couvertes d'insectes différents. Ce sont des Kermès, le Tkripi foêciata et une sorte de Puceron ressemblant beaucoup au Puceron lanigère, tràs^distinct pourtant en ce qu'il vit isolément^ mais auquel il ne peut encore assigner de nom; il rappelle qu*on peut se débarrasser, sinon radicalement, dd moins en grande partie» des Pucerons et des Thripi par remploi de fumigations réitérées de tabac*

M. Duchartre communique un fait relatif à la floraison, cheSr M* Mathieu, horticulteur à Berlin, d'un Lilium auraium. Ce fait rapporté par M. K. Kocb dans son Wochen^chrift (47 septembre 4864), est remarquable par le nombre considérable de fleurs (4 8) dontse compo* sait rinflorescence de ce magnifique Us. Au moment où M. K. Koch annon^tce fait, sans doute sans précédent danarhistoiîe ànlUiumau^ raltm^ huit fleurs étaient ouvertes en même temps.

Un prospectus adressé à la Société lui apprend que M. MaS| Prési*. dent de la Société d'horticulture de TAin et possesseui; d'un grand jardin dans! lequel il a créé, depuis une vingtaine d'années, une magnifique école d'arbres fruitiers, ya entreprendre et diriger une publication mensuelle de pomologie^ sous le titre de ; U Verger, dans laquelle l'auteur se propose de décrire successivement 2,000 variétés appartenant aux différentes espèces fruitières. Les descriptions aug-» mentées de faits intéressants puisés dans la vaste école fruitière de M. Mas seront en outre accompagnée de figures coloriées.

Séance efa 40 novembre. *-^ Quelques Poires assez remarquables pour leur Yolnme sont déposées sur le bureau par VM. Fontaine et Doflot. Ce sont : 4* un fruit de la Poire Belle Angevine pesant ^75 grammes; S« deux fruits de la Poire de Curé cueillis sur un arbre non soumis i la taille^ pesant Tune 340 grammes^ l'autre 330 grammes.

M. Lepère^ dé Montreuil, déposait plusieurs fruits de la Pèche de

Bonneuil, rariété remarquable par sa tardireté et sa mauvaise qualité.

H. Grégoire^ de Jodoigne (Belgique), envoyait pour les soumettre à

Tappréciatlon du Comité d'arboriculture, 85 variétés de Poires obtenues

dans les semis qu'il a faits il y a quelques années.

M. Laplanche jeune» jardinier en chef de l'bospice des Enfants assistés, adressait un bouquet formé de plusieurs variétés peu remarquables de Chrysanthèmes Pompons, dont quelques-unes appartenaient au Pytethrum matricarioides.

M. Bossin, propriétaire à Hannencourt (Seine-et-Oise), envoyait ime terrine dans laquelle il avait fait un semis de Lilium candidum. — Cette présentation était faite surtout pour rappeler que, abandonné à lui-même, le Lis blanc fructifie exceptionnellement, fait bien conna> et que les graines du Lilium eafididum ne germent pas toutes à la même époque ; que certeines d'entre elles germent Tannée qui suit le semis, lorsque celui-ci est opéré peu de temps après la maturation des graines^ tandis que d'autres n'opèrent leur germination que deux ans après, — fait non moins connu^ fréquent dans les plantes liliaeées et dans les Lis en particulier. *

Après la lecture d'un travail plein d'intérêt, dé M. Vuitry, sur la multiplicatif de la Vigne par le procédé de M. Hudelot, une conversation s'engage entre plusieurs membres.

Après avoir rapporté qu'en 1864 M. Vergnette de Lamothe lui disait avoir observé que des sarments de Vigne ayant été coupés par petits fragments, quelques-uns d'entre eux, qui se trouvaient en contact avec le sol, émirent des racines et produisirent autant d'individus distincts. M. Joigneaux combat l'idée de la nouveauté de ce procédé de multiplication, qui, ajoute-t^l, ne peut donner de bons résultats ou plutôt des résultats certains qu'autant que son emploi est entouré de précautions qui ne permettent pas son application dans le domaine de la grande culture. Les faits suivants semblent d'ailleurs confirmer cette manière d'envisager ce mode de reproduction.

Sur 1,800 yeux ou bourgeons de Vigne munis chacun d'un morceau de sarment d'environ 1 cent., coupés obliquement et plantés l'an dernier dans autant de petits godets enterrés sur une couche et sous châssis, M. Rally, de Marseille, obtint un succès presque complet, puisque, dit M. A. Lucy, sur ce nombre une dizaine seulement ont péri.

M. Rivière rappelle que le booturage de la Vigne au mojm. d'un iMUj^on accompagné d'an petit fragment de bois est le seul qui soit pratiqué depuis longtemps en Angleterre^ et que ce moyen est également mis en pratique pat plusieurs de nos arboriculteurs^ notamment par M. Jamin (J.-L.) pour la multiplication des Tariétés de Vignes dont on ne possède que fort peu de sarments. M. leD* Pigeaux, dont la compétence en viticulture ne peut être contestée^ pense que les différences signalées entre les résultats obtenus par les personnes qui ont expérimenté le procédé préconisé de nos jours sous le nom de procédé Hudeloty peuvent s'expliquer parce que les expérimentateurs n'ont sans doute pas toujours suivi les soins indiqués. Ces soins, ajoute H. le docteur Pigeaux^ consistent à préparer les fragments de sarment dès le mois de novembre, à les placer immédiatement dans une cave ou dans tout autre lieu sain et où la gelée ne pénètre pas, en les enterrant dans du sable frais; au printemps suivant, chaque rameau est planté séparément en pleine terre^ en ajoutant au sol un peu de terre humeuse» H vaut fnieuxj ajoute-t-il encore, n'employer ce procédé que dans les terrains plats. En procédant sur un terrain incliné, il faut, pour arrè* ter Teau des pluies qui peut favoriser la reprise, planter dans des sillons dont la direction est perpendiculaire à celle de l'inclinaison*

Enfin, pour combattre Tidée de la nouveauté de la multipUcation de la Vigne par sarments courts munis d'un bourgeon, multiplication 'improprement désignée de nos jours sous le nom de semis d'yeux ou de bourgeons, M. Forest rappelle qu'en 4842, à la pépinière du Roule^ on ne procédait pas autrement pour multiplier les Vignes.

B. Veblot.

REVUE DES JOURNAOX ÉTRANGERS

Gardxnbr's Ghronigle.

Trichinium Mangl6dii, Lindl. {Amaranthaceœ), Cette belle plante, quoique introduite dès 1839, n'était cultivée nulle part. Elle est originaire de la rivière des Cygnes, d'où M. Thompson la reçut de nouveau. C'est une espèce vivace par ses racines. Celles-ci émettent plusieurs tiges hautes de 50 centimètres ou même plus, droites et élancées qui se terminent chacune par une superbe tète spiciforme de fleurs. Les pétales sont de couleur pourpre amarante ; mais ce qui rend rinflorescence de la plante surtout ornementale, et lui donne une apparence étrange, c'est la présence de nombreux poils blancs qui entourent les fleurs.

Uro#pUiia awrea , Undl» {Amm^fUtiUm). Le geaira (/rteolina «tiuQ uoUToau giiiitt cstféé par fteiehenbach aox dépeos des Gallania. La noaveUe «Bpèea est une plaute bulbease envoyée du Pérou par M. Pearce k MM. Veitoh« chas kaquola «lie a fleuri derBièremexit. Du faulbaiorteiil deux grandes féuiUeia ovales ^t unebelle bampe de 33 cent, terminée par une ombelle, de grosses fieors d'un beau jaune^ qui s'incUneni gracieusemeai* C'est une bonne aeqoisition pour les serres froides. Le journal anglais revient à deux reprises sur son mérite in eontestaUe. G'est^ d'après M. Hooker^ le U. pendtUaà» Herbert.

OdoMoc|l4MHSum Atexandlrs»» LiadL (Qrùkideœ). La Société d'HorticûHum de Londres a reçu cette nouvelle et magnifique plante d'un de ses ooUeoteurs, M. Weir» qui la découvrit dans ks sombres fotèts de 8anta-Fé de Bogatâ, à une élévation de 300 mètres. C'est nne espèce de voisine des 0. Peicatorei et erispum^ mais très-distincte des deux qu'dle surpasse en beauté. Ses fleurs sont de couleujr inconstante^ elles sont plus o« moins pourprées^ et parfais tacb^ées de blanc pur. Elles sont ponctuées de points rouges et parooorues de lignes d'nn pooq^re foncé qui rafoniunt du «entre ; enfin ce cenire est d'un beau janne. I/O. Alexandra, outre son mérite incontestable, comme liante ornementale, nous offre de plus celui de pouvoir se cultiver en sflRB froide.

BOTAKUUL MàGUSHK.

Urceolina pendula> Herb. [AmarylKdeœ). C^est la même plante décrite déjà par le Gardenern Chronxcle sous le nom de V. aurea, La planche qui accompagne la description du Botanical Mayazine doit faire vivement désirer que la culture de cette plante hors ligne se rSpanda ; elle le mérite à tous égards.

Macleania iralohra» HooIl {Yùiciniéi. Confondu avec le Thi'baudia floribunda^ ce Macleania, quoique son origine soit incertaine^ est très «probablement indigène de l'Amérique du Sud. Ses grandes fleurs rouges et son feuillage d'un beau vert en font une jolie plante de collection.

Cypripeditun oarioiniuu, LindL [Orchidées). U y a trop d'Orcbidées remarquables pour que cette nouvelle espèce péruvienne, quoique assez bisarre, puisse jamais être recherchée.

Era&themiua Coop#ri> fiook. {Actmtkaeem). Voici une très-jo« Ho plante, qui mérite tout autant d'être cultivée que lee Dipitracantlm» et les Meyenia. Elle provient de ht Nouvelle-Galédome» cette riche colonie française» dont l'histoire naturelle offre tant d'intérêt C'est sir Daoier Cooper qui procura des graines de cette gracieuse plante à

MM Veitcb. Elle a fleuri en serre chaude chez ces horticulteurs en juin dernier.

VE. Cooperi est un sous-arbrissean de petite taille» assez ramifié, ayant des branches tétragones^ des feuilles sinuées, courtement pétiolées, largement dentées» atténuéesi acuminées. Ses fleurs sont composées d'un calice dressé, pieté de pourpre, et d'une eorolle étalée, à tube allongé et blanc. Le limbe, également blanc, est ditisé en deux iètres : la supérieure bilobée, l'inférieure à trois lobes, dont un médian remarquable par des lignes et des ponctuations de couleur pourpre.

Genathyllis fliobriata ELipp. {{), [Myrioceœ). Gracieux arbuste originaire, comme tous ceux du genre, du sud^mest de la{NouYelle- Hollande, où il a été décourert par Dmmmond, puis par M. Oldfleld. Sa beauté n'est point due à ses fleurs, qui sont petites et insignifiantes, mais à de grands involucres qui en ont Taspect. Ces involucres sont composés de nombreuses écailles plus grandes que les feuilles et d'un beau rose. Les feuilles petites, et placées très-régulièrement, donnent aussi un curieux aspect à ce petit arbuste.

Thiadiantba dubia^ Bunge (pumrbitacem.) L'Angleterre doit cette belle plante grimpante au jardin des Plantes de Paris, et chacun sait qu'elle a été décrite dans les annales des sciences naturelles par H. Naudin, auquel on est redevable de si beaux travaux sur Ta famille des Cucurbitacées. 11 est donc inutile de rapporter ici des renseignements pris pour la plupart chez nous.

Dendrobium nodatum, Reicbenb. (Orchideœ.) Jolie plante découverte à Moulmen par M. Paris et mise an commerce par misiress Hu^h Low. Elle est curieuse à cause des nodoaités de ses longues tigee. SéiB fleurs d'nn blanc camé ont le labeUe marqué d'une large tache jaune sur presque toute sa surface, mais noire vers Tonglet.

t A* SE TaKiOU.

CATALOGUES D'HORTICULTURE

WGk 4864.

I. CtaiBoÉMeAv^ horticultenr-pépimérûite, cbemin de Samt-Btfthélemy, 41, à Angen (Maine-et-Loire). Catalogiie de roiien, arbres fmitîers, arboitei et plante! diTerfl^^48e4-4Se6.

mtÊmatm

(4) V. EoH. franc, {àoti h%^i) GenetUlys fuchsioides (rnacrostegia) avec planchei description générique et spéciâque.

Travaux du mois de Décembre*

n est essentiel de laboarer grossièrement les terres fortes et argfleoses, afin que h gelée, pénétrant les grosses mottes « les défrite ftcilement ta moment des dégels; on doit aussi commencer à enterrer les engrab et ftimiers.

Pùtager. Il ftmt avoir soin de surveiller les plantes qui ont besoin d*ètre cetivertes pendant les gelées, telles que les Articbants, Céleris» etc. ; écarter la couverture quand le temps est doux ou pluvieux. On repique sur couches et sous cl(;ches ou sous châssis, les plants de Concombres semés en novembre, ainsi que les Laitues crêpe et gotte, Romaine, Cboux-fleurs. On y sème la laitue k couper, les Radis, Laitues et Romaines pour faire pommer, Carottes de Hollande, Haricots de Hollande^ Pois hâtifs. Poireaux, des Concombres et des Melons en pots, pour les mettre trois semaines plus tard sur uoe autre couche neuve. On force les Asperges plantées en pleine terre, et on en prépare sur coaches Toutes ces cultures doivent être -soigneusement garanties des gelées.

Jardin fruitier. Commencer la taille des vieux arbres chétîfs: Planter toutes les fois qu*il ne gèle pas et que la terre sera bien meuble.

JarcUn éTomement, Plantations de plantes vivaces toutes les fois que le temps le permet , défoncement , labours.

Serre. Entretenir une température de 40 k 20 degrés dans les serres chaudes, et renouveler Tair autant que faire se peut ; arroser les plantes qui poussent, et très*peo celles qu! restent en inaction ; déterminer une certaine vapeur par le seringage oo Tarrosemeot des sentiers, pour éviter rétiolement des plantes en végétation : cette opération doit se faire le matin.

Leê serre» à forcer exigent une température aussi élevée que celle de la serre chaude, mais plus régulière ; il faut consulter souvent les thermomètres placés au dehors et au dedans, et prévenir, autant qne possible, les variations dans la chaleur. Elles doivent être garnies de fraisiers et autres plantes qu*oii veut forcer.

La serré tempérée et Varangerie n'exigent que peu de soins : veiller seulement i ce q'ie la température ne descende pas au-dessous de €^ , chasser rhomiditè et renoav;ler Pair toutes les fois que la température extérieure le permet. Il faut peu arroser les plantes qui ont besoin de repos pendant tout Thivcr ; on ne doit leur donner de Teao que pour empêcher les feuilles de se dessécher; ceci s'entend particulièrement des Pe- Inrgonlum ; toutes les plantes grasses, Grenailiers, Lauriers-Roses, Orangers, n'ont pas l) soin d'eau.

Appartements. La plupart des plantes qn*on achète en fleurs pendant ce mois, sont le produit de la culture forcée ; il est bien difficile de les conserver longtemps, dans les appartements, car ce pai^sage brusque d'une température humide et élevée est un coup presque mortel. On parvient à les conserver quelque temps encore, en les plaçant dans une pièce bien chauffée; le plus possible de lumière; on leur donnera us peu d'air vers le milieu de la journée, si le temps le permet Les arroser avec sois toutes les fois que la terre commence à se sécher , et laver ou asperger les feuilles pour enlever la poussière qui ne manque pas de s'y attacher ; l'eau doit être à peu près au même degré de température que la pièce ou sont les plantes.

Hn< « Imprimerie horticole de ë, Donkaud, rso Cassette, 9.

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