AVIS
Le bon accueil qui a été fait au Calendrier de V Horticulteur français pour 1864, a engagé notre éditeur à publier un petit Agenda horticole de poche, qu'il offrira en prime pour 1865. Nos abonnés le recevront avec le numéro prochain. En regard de chaqne mois, ils trouveront les iravâux de jardinage à exécuter pendant sa durée ; puis une infinité de renseignements utiles.
SOnAIRC D8S AITIGLRS CdNTBIUS DARS CE NOltRO.
AtI«. — F. Hnmco- Chronl^ve. — F. Hsrirco. Let GkHeuU d« M. Souefaet (PI. XXiU). L. KitmARN. Gotdia lêHféHa (PL XXIV). — tAJiunuÉE, De la «hâte des bookoa& de C«> melUa. — B. Virlvt. Séance de It Société d'horticQltvra de Parti. — A. de Talod. Refue des Jonroaux étrangers.— TraTan da moi#. — Tables des atiatièref et alphabétique du volome.
CHRONIQUE
Veste da jus de tabacs pour k deatrûctioa des insectes ; Nouvelles do la pétition des horticulteurs au sujet du trausporides plantes par le chemin de fer; Grande exposition universelle d*horticulture pour le printemps prochain; Éclatant succès du Brome de Schrader et M. H. V.
Tout le inonde connaît refficacité des fumigations pour la destruction des insectes qui attaquent les végétaux. Â une cer* taine époque, l'administrateur des manufactures impériales du Gros^Caillou mettait à la disposition des horticulteurs, les parties de la feuille qui n'entrent pas dans la préparation des différentes sortes de tabacs. Nous avons reçu, ces jours derniers, une circulaire du directeur général, par laquelle il fait connaître que Tadministration utilisant actuellement, dans ses fabrications, les matières solubles de ces débris, il n'en peut plus être délivré gratuitement au public. Mais, en vertu d'une autorisation de Son Exe* M. le ministre des finances, il pourra être livré, auoc particuliers, des jus provenant de la macération des tabacs, au prix de 30 c. le litre. Toute personne qui voudra se faire
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délivrer une certaine quantité de ce jus, devra adresser an directeur de la manufacture une demande motivée, revêtue, pour légalisation, de la signature du maire de la commune, attestant l'honorabilité du demandeur et Tusage qu'il entend faire des jus. L^ demandes nltérieures ne sâx)nt plus assujetties à cette dernière formalité, si la personne rappelle la date de la précédente livraison*
Conformément au mode déjà suivi pour les livraisons et le payement des tabacs vendus pour l'exportation, la livraison desdits jus sera faite aux particuliers après encaissement de leur valeur, par le receveur principal des oontributions indirectes de la localité •
Les récipients dans lesquels seront enfermés les jus doivent être fournis par l'acheteur ; ils seront enlevés de la maniiittcture a flssitôt après avoir été remplis ; Tenlèvement s'effectuera par les soins et à la charge des destinataires.
De leur côté MM. Baltet Itères, de Troyes, nous bmt connattre que la pétition soulevée par eux, pour obtenir des compagnies de chemins de fer une amélioratÎQB dans la durée du trajet, et le prix du tarif des expéditions de végétaux a produit son effet. Plus de 500 signatures figurent au bas de cette pétition. D'après les observations qui ont été présentées, voici les i6 points de la réclamation consignés dans le texte définitif adressé à Son ExG. M. le ministre de Tagriculture, do wmmetw et des travaux publics :
4» Réduction notable du tarif par grande vitesse ;
â^ Admission aux bagages ;
S^ Accélérer les expéditions par petite vitesse avec recommandation de ne pas laisser dans les gares;
4* Réduire le prix de tian^rt en petite vitesse^ sorioat po«r te eo« vois accomplis sous certaines c(Miditions de transports^ de poids on d'emballage;
9" Assimilation des arbres vivante, pour la célérité des transperts, aox traits, légiunefli, viande et marée;
6^ Pure voyagfT lei végétaux pM des trains mixtoi ^ comoie tes b^s* tiauz;
T Supprimer les 48 heures réglemeataires au départ et à Tarrivée;
8* Eviter les arrêts prolongés à la frontière et aux bifurcations;
^ Ck>nfier le0 wagons complets d'arbres d6 la pdite titesse aux trains de la grande vitesse;
{^ (lélérité dans le factage de la grande vitesse;
\ I " Retenue du prix de transport au cas de retard dans le trajet ;
M"" Taxef au tarif de la petite vitesse les caisses de plantes pesant moins de 400 kilO0> et remises à la grande vitesse ;
l3o Suppression, des droits fort onéreux exigés pour le retour d*ar^ gent des envois contre remboursement;
f i^ Garantie de la compagnie par un reçu de la marchandise;
4 5^ Suppression des formalités de signature légalisée pour lesex^ portatîons \
46o £n&n réduction sensible du prix de transport des fruits.
Les pétitiotififtiree ont en(!ore èaA% le vœa qde les prodaiM envoyés aux expéditions ^ concours^ vc^yagent par la grande vitesse, mm m tarif de la petite vitesse^ ainsi que cela a lieu 60 Belgique.
Toutes les lettres d'adhésion personnelle^ collective^ ou des «odétéi» horticole» et agrieoloB ont Mé déposées au ministère ; cellei qtri parviendront encore à MM. Baltet frères y seront également jointes* Ceet nne grave et importante question pour le commerce horticole « Il faut donc agir promptement et en masse; que les retatdaîras i» hâtent d'envoyer leur acceptation pure et Âmpto ou motivée*
3. Eic« M. le vàùvAt^ a daigné aceofder nne audience à MM. Baltet; et^ en recevant la pétition, il a bien voulu pronorettre de faire eiaminer tons lea docnments par la commission rapérieufe dea chetnins de fer^ de manière à provoquer nne solution favorable d'il y a lieu »
£t^ maintenant^ je passe sans transition à l'annonce d^nne ikmvelle exposition univmdle d'horticulture. Le succès obtaau par les Belges, ceUe année, a tenté les Hollandais . La Société royale néerlandaise, pour renouragement de rhorticuUiâre,
sous la protection de S. M. le roi des Pays-Bas, conjointement avec la plupart des sociétés et institutions néerlandaises d'horticulture, se propose d'ouvrir^ au printemps prochain, une exposition universelle de tous les produits de Thorticullure, et des objets d'art qui s'y rattachent, dans le palais de rindustrie> à Amsterdam. S. M. la reine des Pays-Bas a daigné accepter le patronage de cette exposition, et S. A. R. le prince d'Orange, la présidence d'honneur de la commission directrice. Comme en Belgique, un congrès international de botanistes et d'horticulteurs sera convoqué à Amsterdam et coïncidera avec l'exposition. Tous les amateurs et horticulteurs sont invités à y prendre part. Des concours sont ouverts séparément entre les amateurs et entre les horticulteurs marchands. Le nombre des concours est de 170. Une grande médaille d'or et âO florins sont afiectés à la plus belle collection de 100 jacinthes en fleur, en 100 variétés dont 60 simples et 40 doubles, tepré^ sentées par un seul oignon dans chaque vase. Quant aux aatrei concours, nous renvoyons au programme, qui est adressé franco à toute personne qui en fera la demande par lettre affranchie, au premier secrétaire de la eommissicm, M. J. H. Krelage, à Harlem. Nous dirons seulement, d'après ce pro* gramme, que la Société néerlandaise d'horticulture met à la disposition du jury, composé de savants et d'horticulteurs de tous les pays, 30 grandes médailles d'or ; 90 médailles d'or ; 127 médailles de vermeil; 84 grandes médailles â*argent; et 77 médailles d*argent, outre d'autres prix considérables en ar^ gent monnayé ; en tout 41 Omédailles représentant une valeor de plus de 1 3^000 florins, soit 27^500 francs environ. Nous faisons des souhaits pour que l'exposition de la Hollande obtienne un succès égal à celui de l'exposition de la Belgique.
J'ai parlé, l'année dernière, du Bromus Schradert cultivé depuis longtemps dans les jardins comme graminée ornementale, et qui était proposé comme une excellente et très-
avantageuse plante fourragère. Sur tous les points de la France des essais ont été tentés par des agriculteurs sérieux, grâce aux distributions gratuites de graines^ faites par M. Alphonse Lavallée, le propagateur, et tous ont constaté que ce Brome réunit tontes les qualités y propriétés et avantages qu'on lui attribuait. Le Journal d' Agriculture- pratique a enregistrée^ et enregistre chaque jour encore , de nombreuses lettres qui proclament le succès de cette graminée. II s'est trouvé cependant un écrivain pour contester des faits aussi unanimement confirmés ; mais il a cru prudent de ne signer son article que des initiales H. V. Que doit-on faire en présence d'un tel article? On ne peut le traiter que comme on traite une lettre
anonyme
F. Herincq.
FLOWCÏÏLTURB
LES GLAÏEULS DE M. SOUCHET (Pl. XXHI),
i. 0. Madame Vilmorin; 2* Reine Victoria; 5, Napelépn Itt*
Nous avons visité cette année les cultures de M. Souchet, de Fontainebleau, au moment de la floraison des glaïeuls. L'impression que nous avons éprouvée se ressent, maïs ne peut se décrire. Ces cultures ne se bornent pas à quelques plates-bandes de 4 ou 5 mètres de longueur ; c'est par hectares qu'il faut compter la surface de terrain consacrée aux glaïeuls, et par millions le nombre de bulbes dont les hampes florales se dressent et montrent avec fierté leurs fleurs merveilleuses, de formes et de coloris variés. Rien de plus splendide que ces vastes plaines de glaïeuls fleuris. M. Siebold parlait, au congrès de Bruxelles, de sa fabrique déplantes panachées; M. Souchek pourrait dire, lui , sa manufacture de glaïeuls perfectionnés ,
car rien ne peut approcher de la perfeotion des variétés qu'il cultivé et dû9t il a créé les types.
C'est par Thybridatiou que H. Sonthet a obtenu oette race intermédiaire des Gladiolw gaiidavemis et cardinalis f et qui laisse bien loin en arrière le glaïeul de Gand. Nous voudrions pouvoir énumérer toutes les belles variétés sorties de ses cultures» mais le nombre eu est trop considérable ; nous nous bor» nous à en mentionner et à en figurer troisi prises parmi les avant-dernières nouveautés* On'jugera, 4*après notre dessin» — bien au-dessous delà vérité pour le brillant des couleurs , que nul pinceau ne peut rendre — de la supériorité des gains de rhabile jardinier en chef du parc de Fontainebleau. H est impossible de les confondre : l'ampleur des fleurs, leur parfaite symétrie» et surtout la vivacité du coloris, sont autant de caractères par lesquels les glaïeuls de M. Souchet se distinguent des gains des autres producteurs.
La figure 1 est le Glaïeul Madame Vilmorin^ dont les fleurs» si parfaites de forme ». sont rose éclairé de blanc au centre » nuancé de rose plus vif sur les bords» avec des stries d'un rose plus foncé ; les pétales inférieurs présentent, en outre » chacun une longue flamme carmiu sur fond blanc.
La Reine Victoria est la figure 2, à fleur splendide comme ampleur et pureté du coloris blanc^ sur lequel resplendit» sur le milieu du pétale inférieur» une brillante flamme lancéolée» de couleur rose carminé .
Le Glaïeul Napoléon tll^ figure 3 , n*a pas moins de splendeuTt Ses fleurs sont très^grandes , rouge écarlate brillant, avec une bande blanche au milieu des pétales ; et le pétale inférieur présente une flamme carmin foncé auréolé de jaune brillant,
£n comparant ces variétés avec celles que nous avons figurées dans les premières années de ce recueil, nos abonnés pourront juger de l'immense progrès que M. Souchet a fait faire i ce genre de plantes.
Pour cette «nuée, M. SouohcA met au cofluneree quatn nouvelles variétés, qui ne le cèdent en rien aux précédentes. Elles sont :
FulUm, Grandes fleurs de forme parfaite, & coloris magnifique, d*un rouge vermillon velouté transparent très-vîf.
Madame Fur tado. Très-grandes fleurs, très-ouvertes, disposée en long épi, d'un tiès-bean coloris rose passant au blanc camé, très-fortement flammé de rose carminé foncé.
Madame de Sépigni\ Grandes fleurs d'un coloris très^frais et d'une nuance ravissante, rose cerise clair, très-largement maculées et lignées de Uanc pur.
Meffûrbeeif. Gtandes fleurs d'une rare perfection, disposées en lofBg épi, d'un rouge capucine frès^brillant, flammées vermillon et maculées d'un rouge tmiarante.
F. Herihcq.
GOODIA LATIPOLIA (Pl- xxiv).
Sous le nom générique de Goodia, on cultive d^ charmants arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande à feuilles alternes, composées de trois folicdes, et à fleurs jaunes disposées en grappes terminales. Chacune d'elles a une corolle papilionacée, comme celle des pois, à ft pétales inégaux. Le Myénear nommé étendard est plan, arrondi, éohancré au sommet et redressé; les deux latéraux nommés ailes sont appliqués sur les deux inférieurs formant la earbie.
Le Goodia Uuifùliaj que nous figurons dans ce numéro, n*est pas une plante nouv^ ; mais c^est une plante oubliée, négligée, et sur laquelle il est important d'appeler l'attention. C'est un arbrisseau sannenteux qui peut atteindre 2 et même 3 xnètres de faajuteur,lorsqu'ilaun support pourfixer ses rameaux; aotremeirt il est buiiiomiant. Ses &uiiles sont composées de
trois folieles obovales^ ^lahres^ vertes^ mais un peu teintées d'une légère glaueesceuce. Les fleurs, qui rappelleut celles du baguenaudier sanguin, sont disposées en grappes très-élégantes, très-nombreuses^ puisqu'elles terminent chaque rameau ; elles sont jaune pftle , marquées d'one flamme rouge à la base de rétendard.
Cette charmante plante répand dans les serres, comme les acacia, une odeur des plus suaves pendant toute la durée de la floraison qui commence en hiver et se prolonge jusqu'au printemps. Elle est de sa^re. tempérée et même de serre froide. Pour en obtenir des plantes réellement ornementales, il faut les livrer à la pleine terre dans un jardin d'hiver^ et les seringuer assez souvent pour éviter l'apparition des insectes. On la multiplie de boutures laites auprintempset tenues étouffées ; mais, comme pour la plupart des papilionacées de serres, on n'obtient de belles plantes que par la graine .