‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 53 sur 152 · Lesguyer · texte numérisé non relu

Lesguyer

LONICERA FLAYA (PL. XX).

Sous le nom «générique de Lonîcera, on désigne tous les chèvrefeuilles proprement dits (Caprîfolium), et les chamécerisiers, (Xylosteum). Les premiers sont généralement des arbrisseaux grimpants, à fleurs longuement tubuleuses^ et les seconds des arbrisseaux buisgonneux, à corolle raccourcie presque campanulée. Chez les uns comme chez les autres, les feuilles sont opposées entières, sans stipules. Led fleurs offrent un calice adhérent à l'ovaire, à cinq dents quelquefois caduques ; la corolle est monopétale, plus ou moins longement tubuleuse et souvent gibbeuse à la base, à cinq lobes disposés généralement en deux lèvres; cinq étamines insérées dans le tube de la corolle, et un ovaire infère, à deux ou trois loges, surmonté d'un style filiforme qui est terminé par un stigmate capité.

Le Lonicera flava^ dont nous donnons la figure planche XX, appartient à la section' des chèvrefeuilles vrais. Ce n*est pas une nouveauté; car son introduction, dans les cultures européennes, date de 1807; mais il est peu cultivé aujourd'hui et pour ainsi dire inconau des pépiniéristes. C'est cependant un bel arbrisseau ; il a fait l'admiration de toutes les personnes qui l'ont vu en fleurs à Segres^ où il a fleuri une grande partie de l'été.

Ce chèvrefeuille est originaire de la Caroline du Sud, d*oîi il a été rapporté vivant, par un voyageur naturaliste nommé Fraser; il s'élève à plusieurs mètres; ses feuilles sont ovales, ou ovales-elliptiques, entières, aiguës, brièvement pétiolées, et les supérieures plus ou moins largement connées ou soudées par leur base ; glabres ou presque glabres et d'un beau vert en dessus, finement pubeseentes et glauques en dessous^ ciliées sur les bords . Les fleurs sont très-nombreuses au sommet des rameaux^ et disposées en un magnifique bouquet capitule, qu'ac-

compagnô une large collerette composée de deux feuilles largement connées ; la corolle est d'abord d'uki beau jaune gutte; mais, un peu après son épanouissement, elle prend une (einte plus fotacée^ et présente, par place, des^ sortes de marbrures de couleur orange ; les longues étamines et le pistil, qui sortent de toutes ces corolles, ajoutent beaucoup à l'élégance de ces charmants bouquets, qui forment presque la boule, quand toutes les fleurs sont épanouies • -^ Sur notre deasin, il n'y a, de développées, que les fleurs de la rangée extérieure, tout le centre est représenté en boutons, ce qui produit moins d'effet.

Dans les terrains sableux de Segrez, le L(micera flam pousse frès*vigoureusement, et parait très-rustique. On le multiplié Irès-facilement par boutures. M. Alphonse Lavallée a reçu cette espèce de trois horticulteurs, avec trois noms différents : il iè possède sous les noms de L. flava^ ùrientalis et involucrata.

fe. DE Talou,

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