DES PLANTES A EFFET PITTORESQUE
ET A PORT OnNKMENTAL (1).
Planter arbor&scentes*
Fatsia jAPONicA. Decaisne et Planch. {Araliadées) . C'est une des plus belles acquisitions de ces dernières années ; son introduction est due an docteur Von Siebold, qui avaitmis cette plante ^au commerce il y a déjà quatre ans. Elle conslitue, au Japon, un arbre d'un magnique effet ; il pourra peut-être supporter le froid de nos climats, puisque, à Leyde, dix degrés ne l'ont pas fait souffrir. Sa vigueur, son beau port, ses grandes feuilles palmées d'un vert intense, tout doit concourir à faire, de la nou-
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velletenue^ Tobjet des désirs de chacuD. Je crois que sa multiplication doit être assez facile par boutures de racines ou par drageons. Pourtant cette plante, qui n*est signalée siu* aucun catalogue^ a disparu de rétablissement Von Siebold où elle a été en vente en 1 864 et 62. On avait d'abord confondu le Fatsia avec YAralia Sieboldii, dont il diffère sensiblement; on la ne considérait que comme une simple variété à feuillage plus bril^ lant. Cette espèce, si digne d'intérêt, ne peut être belle que loi*sque le pied est déjà un peu fort, car la pleine terre n'a pas, sur elle, une action aussi grande que sur les Aralia papyrifera et Sieboldii.
Aralia papyrifera, — Siebou)h, — parasitiga* Ces belles plantes sont à juste titre très-aimées aujourd'hui. Leur développement est quelquefois prodigieux, et leur multiplication facile de boutures de racines très-promptes à émettre des feuilles. V Aralia papyrifera est Tespèce la plus commune des trois, que nou| recommandons comme plantes à livrer à la pleine terre. Elle est sinon mal nommée, du moins improprement attribuée à Thunberg, qui n'en fait aucune mention dans sa Flora Japonica. UAralia Sieboldii est d'une introduction toute récente. C'est une magnifique plante dont on aime surtout la variété à feuilles panachées . Quant à la troisième espèce, son prix élevé empêche qu'elle soit très-répandue, et elle n'est encore qu'une, espérance.
Je crois que le nombre d'espèces à! Aralia de serres, cultivables l'été, à l'air libre, pourrait être augmenté des A. ricinifolia (Panaœ)^ catalpœfolia (hedera)^ et macrophylla, etCr
Artanthe secmani {Pipéracées). Arbrisseau à feuilles inéqui* latérales, marquées de ponctuations éparses, et à rameaux flexueux. C'est une introduction toute nouvelle et très-digne de nos soins^ à cause de son magnifique et ample feuillage et de son port singulier. Originaire de l'Amérique du Sud.
Grevillea robdsta. Rob. Br. — G. canescens. Rob. Br. {Pro-
téacées). Ces deux arbuBtes, et surtout la première espèce, .produisent un joli effet par leur feuillage léger et élégant. Originaires tous deux de la Nouvelle-Hollande, ils ont été introduits la même année (1 824), Tune par AUan Cuningham, Tautre par TiUustre Robert Brown.
BdBHMERiA FRUTESGENS. Thuub {Ufticées). Presquo rustique ; mais maigre la belle végétation qu'elle prend parfois, ce n'est pas une plante d'un grand intérêt. Ses feuilles sont blanches en dessous et ses tiges rougeàlres* Japon .
Ferdinanda eminens. Lagasc. — F. âugusta, Lagasc (Composées). Je n'ai pas à insister sur le mérite de ces deux espèces, dont la première est si commune. Ce sont de magnifiques plantes à tous égards. Le F. augusta a une végétation moins prodigieuse que le F . eminens ; mais ses feuilles sont argentées en dessous. Elles sont atténuées brusquement en coin à la base, tandis que chez sa congénère elles sont décurrentes sur le pétiole. La seconde espèce originaire du Mexique a été inti*oduite vers 1815. Le F. eminens rapporté de Guatemala, par Warszewîcz, est conou aussi sous le nom de Caemophyllum cacaHœfolium de Koch et Bouché, nom peut-être plus exact, car ces deux plantes, n^appartiennent pas au genre Ferdinanda.
Hebecunium HACROPHYLLCM. Dec— H. AiRORUBENs. Ch. Lem. H. lAXTHiNUM. Hook.(Compos^es).Ces composées, assez semblables d'aspect au Ferdinanda^ ont une floraison qui ajoute beaucoup à leur beauté ; et les poils rougeàtres ou ferrugineux, qui couvrent la face inférieure de leurs feuilles, leur donnent un aspect bizarre. La première espèce se distingue par les dimensions qu'elle acquiert; la seconde par la couleur foncée de son feuillage parcouru de nervures rougeàtres, la troisième par l'aspect ferrugineux de toutes ses parties, et de ses amples corymbes de fleurs bleu clair; Y H. atrorubens est dû à M. Ghiesbreght qui le découvrit au Mexique ; les H. inacrophyllum et lanthinum sont originaires de Panama.
MoMTAGMEA QEBAGLEiFOUA. Ad. Brong. (HontagneaeiPalymnin^ grandis), (Compoué^s.) IjQpûlymma grandis est trop connu pour devoir rappeler son port ïnajestueux, Introduit du Mexique en (84â.
PoLYMNiAMACULATA. Coss. [CompoMées.) Conxiue d'abord sous le nom de Elvedalia^ cette composée est à peine ligneuse. Ses feuilles très-velues, dans leur jeune âge, sont souvent maculées. La floraison de ce Polymnia se prolonge pendant tout rautonme. Mexique 1823.
EcEYBu ARaopHYiXA. Cass. — E. Standishi. Cesont de beaux arbustes de la famille des Composées. Le premier a des feuilles oblongues lani:éolées, tandis qu'elles sontrondes cbezle second ; mais chee les deux, elles sont blanches et soyeuses ea dessous. VEurybia argophylla est originaire dô la NouveUe-HoUande ; il aété introduit dès 18U4, Nous ignorons la patrie du £* Slandi$hi qui n'a paru, dans les cultures européennes, que cette année. 11 est probable que d'autres £ury6ia pourraient encore êtve cités ici) par exemple !'£. erubescem.
Sëiiecio petasites, D* C. {Cineraria platanifolia. Schranck) (Compo$ée$) . Haut d^envinon i mètres, ceSeneron lignet$a> est très-beau, en pleine terre, à cause de ses larges feuilles pubes** centes, d'un vert foncé en dessus, devenant rougeâtres à Tautomne. Mexique 18iâ.
Perymenium disgolor. Schrad. {Schistocarpha bicolor. Less* Compoiées). Arbuste mexicain, anciennement cultivé dans les écoles de botanique, mats dont on ne put admirer le port re* marqqable avant ees dernières années, oii l'on eut rheureuse idée de le livrer à la pleine terre. Les feuilles presque sessiles sont obtuséinent en pointe; leurs bords s'enroulent en dessous ; elles sont très-pubescenles même velues, et paraissent ve* loutées, cendrées en dessus. C'est une des meilleures plantes yowT produire l'effet que jious cherchons. 1 830 .
Amigu Lygomeris. D. C. {Papillonacées) . Arbrisseau pseudo-
grimpaot à feuiUe$ cuoéiformes, composééB de 4 folioles marquées de ponctuations transparentes. Son port est trè«*gracieux et sm abondantes fleurs jaunei sont aussi élégantes que son feuillage. Mexique, 1826* ^
Alphonse LavalUe.
{A continuer).