‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 68 sur 152 · TAILLE DU PÉCHER EN CANDÉLABRE SUPERPOSÉ · texte numérisé non relu

TAILLE DU PÉCHER EN CANDÉLABRE SUPERPOSÉ

Cette forme n est qu'une modification de la palmette simple, dont elle diffère pour la direction des membres, qui, au lieu d'être inclinés dans toute leur longueur sous un angle plus ou moins ouvert, sont d^abord étendus horizontalement et ensuite relevés verticalement par leur extrémité, tlelle disposition des membres pourrait paraître peu importante en elle-même à première vue; cependant elle constitue toute là différence, et les avantages qu'elle donne, sur la première, sont assez appréciables pour mériter d'être signalés à l'attention des personnes qui s'occupent delà culture de cet arbre.

Parla disposition des niembres formant Véquerre, cette taille immet de couvrir un mur de la base au soinmet sans qu'il reste le moindre vide, et maintenir la force vitale dans la base de l'arbre, par la concentration de la plus grande partie de la sdve, qui n'arrive au sommet que graduellement et dans des proportions bien moindres. La séve^ qui par sa nature tend à monter, se trouve arrêtée à la base par une grande quantité d'ofganés qui Ty appellent sans cesse et l'y retiennent en grande partie ^ ce qui empêche les branches inférieures de se dégarnir. L^équilibration de l'ensemble de l'arbre parait aussi plus facile à garder^ parce que les membres ayant tous leur extrémité relevée verticalement^ la sève se trouve attirée par ceux de la base comîne par ceux du sommet» et si quelques-uns poussent plus que les autres^ le pincement suffit pour les main^ tenir à la hauteur des plus faibles* *

Cette manière de diriger la sève du Pécher parait être celle qui convient le mieux à sa nature, et, partant, la meilleure à adopter et la plus facile à conserver. Son produit ne cède en rien à aucune autre forme ou disposition des membres .

La forme candélabre superposé partage avec le candélabre simple l'avantage de faire des arbres de moyenne et très-petite dimensions ; et lorsque l'on veut couvrir promptement un mur, ou bien que le sol dans lequel on plante n'est pas trèspropice au Pêcher, on peut faire des formes à 4, 6 ou 8 membres, selon le besoin ou selon le goût.

Cette forme offre plus qu'aucune autre les moyens de con* server la base de l'arbre bien garnie.

Il n'est pas inutile de dire que les branches fruitières de la partie relevée de chacun des membres, sont palissée obliquement et rapprochées du membre afin c[ue leurs feuilles, recouvrant ce dernier, il se trouve préservé des rayons brûlants du soleil du midi et du couchant, qui, durcissant trop les écorces, les calcinent et gênent la circulation de la sève. Ce moyen n'étant pas toujours suffisant dans les expositions très-

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