‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 98 sur 152 · POUR · texte numérisé non relu

POUR

1^ à Nancy. Plantes noo^eUes : Fachaia, Geraniam lonale, PeaUteuoOj,

PetuDJa, VerveÎDes, Phtox, Pyrethmai, €alcéolaire8. A4. Telck^ à Strasbourg. Supplément au catalogue général ; Piaules nouvelles

en tous genres, de serres et de pleine terre. Brmuitet C^'à Poitiers (Vienue). Supplément au catalogue descriptif el raisonné

des arbres fruitiers, forestiers et d'ornement : cultures spéciales : Rosiers

Nouveautés : Fraisiers Janus.

€SAiKthier-Dabos, à Pierrefitte, près Paris (Seine). Catalogue de culture

spéciale d'OEillets. Collection la plus complète, en œillets de toutes sortes*

Pour jouir de la floraison de cette remarquable collection^ il iaut la visite

dans la première quinzaine de juillet.

Bl«i4p« et ficlmildt, à Ërfurt (Prusse). Catalogue général de graines et de

plantes vivantes d'ornement. Nouveautés pour 4864. (Voir la3« page de la

couverlure.)

Travaux du mois de Février.

Jardin d^agrément. On peut commencer & la fin du mois les semis de gasons et de plantes annuelles de pleine terre qui ne supportent pas le repiquage^ telles que giroflée de Mahon, pavot, coquelicot, adonis, coreopsis, nigelles, pieds d*alonette, réséda, nemophiia, clarkia, ^lia, etc. On plante en motte les plantes vivaces et bisannuelles qui n'auraient pu Tétre à l'automne, telles que campanules, digitales, coquelourdes, œillet de poète, etc. Les bordures de pâquerettes, mignardises, etc., peuvent ôlre aussi replantées, si les gelées ne sont pas trop fortes. C'est encore le moment de semer sur coucbe les quarantaines^ giroflée^ amarante, cobéa, verveine, sensitive, pétunia, pervenche, rose, etc. On doit tiùller ou éplucher les arbustes, et avancer le plus possible les labours. ,'

Jardin fruitier. On continue activement les labours, les plantations et la taille. Mais le groseillier noir ou cassis ne doit être taillé qu'au moment où les feuilles commencent à se développer ; il en est de même des framboisiers. Oq peut commencer, si le temps le permet, de mettre la main aux fraisiers qui ont dû être fumés avant Thiver ; on émiette le fumier, on débarrasse le cœur des plantes, et si le terrain est préparé, on peut planter du nouveau plant. £ofin, s'il y a des punaises sur le bois des pdchers, il faut les détruire, en brossant, par un beau temps, toutes les branches qui en sont garnies.

Potager, On sème en pleine terre l'oignon, les pois hfttifo, tels que michaux> nain de Hollande, prince Albert, d'Auvergne, des lentilles, des fèves de marais, etc. Dans la seconde quinzaine, ce sont : salsifis, scorsonères, poireau^ panais, carotte, épinards, cerfeuil, persil, pimprenelle, cresson alénois, chicorée sauvage, et des petites laitues de printemps dans les planches d'oignon . Ces dififérentes salades et fournitures doivent être semées très-serrées, sans quoi les feuilles deviennent très-dures; la chicorée surtout est très-amère. On repique de la romaine verte, oignons, choux-pommés, choux-^fleurs, oseille. Vers la fin du mois, on peut semer choux-fleurs, gros choux cabus de Saint-Denis, de Milan ; pomme de terré Marjolin, comice d'Amiens, etc.

Les couches et châssis reçoivent de nouveaux semis de pois, haricots, fèves, concombres, melons, choux rouge^ choux-fleurs, aubergine, piment, radis rosesi raves, céleri. Ou y repique les cucurbitacées semées le mois précédent, ainsi que des laitues pommées et des romaines* On continue le forçage des asperges et des fraisiers.

Serres. Maintenir une chaleur suffisante pour entretenir la vie des plantes, mais pas assez élevée pour provoquer la végétation . Donner de Pair toutes les fois que la température extérieure le permettra, et arroser avec modération les plantes qui sont encore dans leur période de repos.

caaxsxs'i'gi —

Paris, Imprimerie horticole de E. DoMRavD, me Cadette, 9.

stMiiiu ms ANKua omwm mm ci iuiém.

p. HAiiKo : Ckr«»H|«e. — 0* LMcvm t mummemrpmm CwlBgfcail (M. V).

« 0. LttCiriÉR : VetercMilHai (Gérantui) BoaTBtm (H. VI). G. Biatt : «■Itara.de

q«l4«M «r— iéitoicéca* — X : KeliemllUise. — L* Salles arrêté préfectora I

«oaeeriiist les Mttn «'Avk«rie«H«r» AtM le dépaitomant et TAolM, — Cmux :D«a l»#l- H«ra, foFBe girandole (8g. noire ).'-L. Coivua : La V«mmI« des Cannihalea. — B. Vir- LOf : CMi#le w^mém des séaneos do la Soeioté inpérialo d*horticnItirre. — Éag. db Sfat- TiACni : Compte rendu de l*Bmp«0lil«a de Troros. ^ A, de Talou : ftttvve des Jovroatz étrangers, — Ctttol«c«€« paras ponr 1M. — Traraix d« mois.

CHRONIQUE

kconvéDîeat de s^occoper de Tétai de i'aiOMqàèce ; Thlter ei .la neige dans te midi; pi^cienx docnroeots àreeaeiUir aa shjet doracclimataiioii des végétaux; congrès international d*hortieiilture à Bruxelles; les qoesUons à diKUter; les eongrèf et les eoncoars horticeles en France; où en est le concours sur les vailétée; ce qui arrête la décision de la eommiesion; les expositions annoncées pour 1864; les cours dVboricalture freitière; celni de Técole de Médecine.

Décidément je n'ai pas la moindre chance • Chaque fois qa'il m'a pris fantaisie de parler, dans ma chronique, du temps qu'il faisait» au moment où je mettais la main à la plume (style connu), le ciel s'est toujours plu à le changer pour le jour où nos aboonés recevaient ma prose. Si je parlais, par exemple, des pluies diluviennes, qui transformaient nos jardins en lacs, le soleil le plus resplendissant éblouissait nos lecteors le jour de la distribution du numéro, et j'étais confondu. La dernière fois encore, je me complaisais à vanter le beau ciel de Paris, la douce température dont jouissaient les heureux Parisiens, qui avaient [wesque perdu le souvenir d'un bel effet de neige sur les arbres de leurs squares, et voilà qu'au moment de mettre sous presse, un tourbillon de neige s'abat sur nous, et couvre le sol d'un épais manteau de couleur virginale, quia duré plusieurs joiu», contrairement à ce que disait ]a note ajoutée à la

Mon 1864. 6

dernière heure. Je me suis donc bien promis de ne plus parler ni de la pluie ni du be«u temps j et e'esl en vertu de cette promesse» que jQ. ne ferai aucune n^ntion aujourd'hui de Thiver , rigoureux qui sé?it actuellement (23 féyrîer)^ dws tout le midi de la France, ni de Tépaisse eoMhe de neige, qui a suspQudu la marche des trains du ch^n de fer. de Lyon à Ma^ seille. U parait que les méridion^tux ne reconnuSDept plus leur beau pays I mais qu'Û sera intéressant à visiter, à la suite de ces gelées, pour les membres des sociétés d'acclimatation. Que de documents ils pourront recueillir I Tous les bulletins contiens dront des notes dans le g«9rei dû 99ll€|S-ci : « Les aubruches qui ont été renfermées dans des locaux bien chauffés, ont parEsdte* ment résisté à cette température exoeptionnette; mais on a à regretter la mort de toutes celles qu'on avait laissées en liberté dans la basse-cour^ en compaguiç des poules et des oies. Les Etjxalyptm gkbulMS ne paraîssaut pas encore tout à &it aedimatés sous cet heureux climat; car tous ceux qui n* étaient pas rentrés en serres sont entièrement perdus . Quant aux orangers et aux oitronnieM, dont une culture de plusieurs siècles a corn* plétement modifié la nature des tissus, de manière à faire supporter à ces arbres les plus grands froids, ils ont éprouvé une légère atteinte d'un je ne sais çwi, qui oblige les cultivateurs à ]m eouper du pied, et même à les arrucher ; car évidemment ce n'est pas, ce ne peut pas être la gelée qui les a tués, i -- Et cet autre : « On cite des bergers qui auraient été trouvés morts de firoid dans leurs cabines, quoique vêtus et enveloppés d'une limousine, à côté de leurs fidèles chiens, qui eux, n'ont pas eu le moindre doigt de pattes gelé, bien que dépourvus de chaussettes et de sabots. C'est un phénomène des plus extraordinaires et inex plicable ; car Thomme est acclimaté en France depuis d» . milliers de siècles, gr&ce aux soins qu'il prend de se bien vêtir, de ne point coucher Thiver k la belle étoile^ et de faire du bon feu dans sesi appartements, comme on en lait dans les serres

pour coDfierver les plantes exotiques, qui ne peuvent, elles, supporter, sans abri, les rigueurs de notre climat, mais qui^ il esit vrai, ne sont pas aeolimatées eonune Thomme. b

Tous ses documents, et une foule d'autres aussi concluants en faveur de Tacelimatation, seront précieux pour ceux qui se rendront à Tappel de la Fédératûm des sociétés d'horticulture de Belgique^ qui vient d'organiser un congrus international^ en coïncidence avec l'Exposition universeUe dont il a été parlé dans notre dernier numâpo ; car, d'après le programme de la commission organisalrice, les questions à discuter sont :

I. Acclimatation» naturalisation^ domestication des végétaux. IL HyMèatioB^ croisements; caractères des hybrides; leur poly-*

mocph^fsnie.

Itl. Tliéorie de la variation de l'espèce^ etc. IV. De la dynamique des végétaux et des phénomènes périodiques de

la végétation; influence de la température^ etc. V. Alimentation végétale; rôle de l'atmosphère; influence des azo-

tates; de l'ammoniaque^ des phosphates ; théorie des engrais. VI. £st}iétique florale ; du beau dans les fleurs. VU. GoloraticHi des plantes : panadiure ; dimorphisme. VlU. Histoire dd l^hortisulture^ ou documwts historiques, etc.

IX. L'humidité, l'eau^ sont-elles absorbées par le feuillage?

Page 1