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XII. Architecture des Jardins

Le tout sans préjudice des questions qui pourront surgir de Tinitiative des membres du congrès. La Fédération invite, en conséquence, toute personne qui s'occupe d'horticulture ou botanique, et spécialement les délégués des sociétés horticoles et de botanique ; les membres des académies et sociétés savantes ; les professeurs, les directeurs et les jardiniers en chef des jardins botaniques;- les rédacteurs des revues botaniques ^t horticolest etc., à y prendre part. Il n'y a que les Belges pour faire et organiser de pareilles choses et aussi rapidement. En France, de semblables propositions n'ont aucune chance de

réussite. Ainsi notre collègue, M. Chm^les Baltei, au sujette l'exposition des Roses de Fontenay» avait jeté en l'air on projet de congrès des rosiéristes^ esp^ant que Tidée serait attrapée au vol par quelque membre de la société parisienne, pour la Ëstîre garmer et produire uu fruit queloonque. L'idée est tombée je ne sais où et n'a rien produit. Il y a quelque trois ou quatre ans, un membre delà Société impériale et centrale d'Horticulture de France avait proposé cette question au concours : Des variétés et des cames de variations^ ou quelque chose comme cela. Qu'en est-il advenu? Plusieurs auteui*s ont envoyé leur mémoire avant le 1"^ février 1863, comme le portait le règlement, et depuis ... Ah ! voilà ; depuis, il parait qu'un memlM*e de la commission d'examen, a laissé tomber un peu de poussière dessus, pour voir si, par la germination^ ces m&noiresne produiraient pas de nouvelles idées, comme les variétés produisent de nouvelles variations par le semis ; la neige ayant humecté la poussière, il attend maintenant Teifet de la chaleur, qui doit faire sortir les feuilles primordiales de leur linceul pour les examiner : c'est ainsi que les meilleures choses sont toujours tuées en France. Nous aurons donc le temps de visiter les expositions annoncées pour 1864 avant la proclamation du lauréat.

Paris en aura quatre cette année : celle du 12 au 17 de ce mois (mars) consacrée particulièrement aux Camellia et aux Jacinthes; en mai sera le tour des Tulipes, Rosages, Pivoines, etc . ; les (Eillets, les Rioses et orchidées tropicales viendront en juillet; enfin la dernière exposition, qui aura lien en septembre, est réservée aux fruits» légumes, Roses et Dahlias, etc.

Pour toutes ces expositions, les demandes doivent être adressées, d'après l'avis publié par la Société, « sous le couvert du Président^ au siège de . la Société, rue de Grenelle-Saint-Germain, 84, et non rue de Longchamp, comme on l'a imprimé à

tort dans le programme de l'exposition du mois de mars 1 864. • L^exposition de la Société de Picardie aura lieu à Amiens les 9, 10 et 11 avril. Tous les hc^liculteurs et amateurs, français et étraugers, sont invités à y prendre part. Par une disposition semblaUe à cette adoptée par la Société de BruxeUes» les lauréats pourront opter entre les médailles ou des primes en ar« gent.

Dans le mois de mai auront lieu les expositions de Bergerac, Bordeaux^ Lyon, du 19 au S2; Caen, du 21 au 24, et Cher* bourg du 28 au 50 •

Après l'agréable vient Tulile, Des cours d*arboriculture fruitière sont ouverts en ce moment dans plusieurs villes de France. On trouvera à la page 76 l'arrêté de M. le préfet de TAube qui institue les cours dont nous avons parlé dans notre dernier numéro. A Grenoble, le maire a chargé d'un cours semblaUe M. Verlot, directeur du jardin botanique de cette ville, et frère de notre savant cc^aborateur « La Société d'Horticulture de Picardie, présidée par Thonorable M. Mennechet, a ouvert, de son côté, un cours public et gratuit de taille des arbres fruitiers, dans un jardin créé par elle, et professé par M. Forest ; cette Société, comme on voit, ne recule devant aucun sacrifice, et ne néglige aucun moyen de répandre le goût et les connais* sauces horticoles autour d'elle. A Paris, M. Rivière attire toujours la foule au Luxembourg, et M. Fomey, le célèbre professeur d'arboriculture de VÊcole de médecine (sic)^ enseigne aux futurs docteurs, l'art et la manière d'utiliser son temps en attendant la clientèle. Puissent-ils, ces jeunes disciples d'Esculape^ n'avoir jamais que des arbres à soigner ! C'est ce que je leur souhaite dans l'intérêt de l'humanité.

F. Hrrincq.

FLORICULTURB

STENOGARPUS CUNNINGHAMI, Hooker (Pl. V).

Le genre Stenocarpus appartient à la famille des Protéacées ; son nom est un composé grec {sténos ^ étroit, et karpos^ frnit), qui fait connaître le caractère du fruit . Il comprend des arbres de la Nouvelle «Hollande, à feuilles alternes simples, mais plus ou moins profondément découpées . Les fleurs, d'une forme très-originale, sont disposées en ombelleà pédoncdlées, axillaires ou terminales, et présentent fcîiacune : un calice ou périanthe irrégulîer, à quatre sépales distincts, dont trois se rejetent d*un seul côté^ en dehors des ombelles, et aSiAni au sommet élargi line petite cavité dans laquelle est insérée et renfem^ une étamine. L^ovaire est stipité, c*est-à-diré porté sur nne petite colonne cylindrique, atteignant la moitié de lâ lôngtletir âes sépales; le style est simple et le stigmate dilaté, orbiculaire, oblique. Enfin le fruit est un follicule étroit, linéaire, fenfer* mant plusieurs graines ailées à la base.

Le Stenocarpus Cunningharhi est un bel arbte dé plus de 4 mètres, qui a été découvert en i828, parle mèilheureux AUaû Cunningham, àMoreton-Bay (Nouvèlle^HoUande), sur les rives de la Brisbane river; mais il n'a été introduit vivant que vers 1848 dans les colonies anglaises. Sbn port est vraiment majestueux. Ses feuilles, disposées anx extrémités des rameatiï, sont amples, longues souvent de 60 centimètres, pétiolées, obovales-lancéolées, obtuses, entières ou plus ou moins t)ro* fondement découpées latéralement en segments obiongs. Les fleurs ont les sépates renversés, d'un magnifique écarlate-orange; mais l'extrémité, élargie et creusée en cuiller, est d'un beau jaune pur ou faiblement teintée de couleur orange; le pistil, dressé, un peu géniculé, rouge comme les se-

pateft, é8t tétUiitté )(Mr dfl stigfttate jàuhè, et l'ensénible dëi» pistils de chaque ombrile forme comme mie sorte de gerbe d'mie grande élégance et d'une c^laine originalité .

'Le Btenùtarpus CtmHm^A«mt> qui pointe aussi le nom dd Affnostus sinuatus^ se recotnmdnde à rattention dei$ amateurs/ par la majesté de toû )^H et de toft feuillage» et yit rélégaiice rt lé heesa cotons de ébA fleurs. C'eét un aîrbre trfit-rbstique, de serre froide, n'exigeant aucuû lioitl de culture; mais d'une muliiplicaitoii asses difficile |)ar marcottes, ce (}ui niiit à sa propagation, et le rend toujoitfs trè^-rare dans lés collections. Nous avoiik proiké dé la flol'aisoh ùa bel exemplaire qbi a fleuri cette aiméd ûmi k ttavilicm tempéré du Muséum^ p6Ui* le faire peindre et figurer dans ce recueil^ afin de le tirer de l'oubli danii lequel U est tombé.

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