Lescuter
DUNTHUS SINENSIS. Var. Giganteus (PL xiv).
Il y a trois ans, M. Heddewig, horticulteur à Saint-Pétersbourg^ recevait des graines d'un Œillet cbinois|d'o^ sortirent un certain nombre de variétés d'un mérite supérieur, et dont nous avons déjà'parlé (1 ) .
Aujourd'hui nous figurons le D. gigantenSy d'après les individus qui ont fleuri dans nos cultures. Si les fleurs de notre dessin n'ont pas l'ampleur de celles des brillantes images que le commerce a lancées dans la 'circulation, c'est que notre artiste a copié servilement la nature, et que nous n'avons aucun intérêt à lui faire outrer le mérite des nouveautés que nous publions; nous voulons la vérité^ et rien que la vérité*
(4) Année 4859. p. 106 et 230.
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La Dianthus sifiensis var» giganteus n'atteint guère plus de 25 à 30 ceotimètres de hauteur; la tige se ramifie dès la base, et chaque ramification ne porte qu\ino fleur. Ses feuilles ont ime légère teinte glauque, longues de 7 à 8 centimètres^ sur 7 à 9 millimètres delargeur, et plutôt dressées qu'étalées.
Les fleurs , solitaires au sommet des rameaux, sont d'une magnificence de coloris que rien ne peut rendre. Elles mesurent de 7 à 8 centimèt. de largeur ; dans le type, la couleur est un pourpre foncé qui passe au rose vers le bord. Les pétales sont largement obovales, iucisés-dentelés au bord supérieur, entiers à la base, qui s'atténue en un onglet assez long .
Le Dianthus giganteus est une plante d'une grande valeur ornementale. Nous Tavons cultivée en compagnie des autres variétés de Sinensis, qui^ nous devons le dire, ne diffèrent généralement entre elles, que par le coloris, excepté cependant le D. laciniatusy dont nous donnerons prochainement aussi la^ figure.
Toutes ces plantes sont rustiques. Nous les avons obtenues de graines, semées simplement sur couche; repiquées en pépinières, le plant a fleuri admirablement depuis le mois de juin jusqu'aux gelées. Elles sont très-avares de graines; le meilleur mode de propagation est donc le bouturage, pratiqué conmie
pour les autres Œillets.
A. DE Talou.
LE SEDUM PULCHELLUM OU ORPIN GRACSEUX.
Cette charmante petite plante, originaire de l'Amérique du nord» n'est pas une nouveauté; c'est ime vieille plante , mais une vieille plante d'un mérite réel, d'une beauté solide et durable comme tout ce qui n'a pas encore subi l'action du progrès civilisateur.
Ses ti£es« aui se ramifient oarfaitement , formeut des touffiasi
épaisses, étalées, qui ne s^élèvent pas à plus de 20 centimètres, et qui se couvrent de nombreuses fleurs d'un beau rose tendre.
Le Sedutn pulchellum brave nos plus rudes hivers ; il peut servir à orner les rochers, a faire des bordures dans tous les terrains, à toutes les expositions, et dans les terres les plus rebelles à la culture ; il a l'avantage de n'être point attaqué des insectes, et de n'exiger aucun soin une fois la plantation faite. On le plante à 10 centimètres de distance.
C'est à Michaux, qui nous a doté de ces magnifiques arbres de l'Amérique, qu'on en doit la découverte ; c'est à M. Adolphe Pelé fils qu'on sera redevable de sa propagation. Ce jeune horticulteur Ta multiplié abondamment pour le répandre rapidement dans les jardins. Son prix est peut-être trop élevé : 1 franc le pied, c'est un peu cher; mais avec lui il y a des acconMDodements . Les amateurs qui voudraient en faire des bordures pourront en avoir de quoi planter 1 met. 20 cent, pour 6 francs, en plantant à 10 centimètres. Avec 8 francs, ils en auront vingt-cinq pieds, de quoi faire une bordure de 2 met. 50 cent. : 12 francs leur donneront le moyen d'en faire 5 mètres, avec cinquante pieds ; pour 20 francs ils pourront pousser, avec cent pieds, jusqu'à dix mètres; et s'ils ont 150 francs à mettre en bordures, mille pieds leurs donneront une longueur de 100 mètres; ce qui ne met plus le pied qu'à 15 centimes, comme la touffe de violette et autres plantes de bordures, qui se vendent 15 francs le cent.
F. HEHmcQ.