L'AUCUBA DU JAPON, COMME PLANTE D*APPARTEM1?NT
On recherche aujourd'hui les végétaux qui peuvent vivre dans les appartements ; un grand nombre d'essais ont élé faits niff beaucoup de plantes, et presque toutes se sont refusées à
vivre dans les salons où l'air [et la lumièi^e ne se trouvent jamais en quantité suffisante pour leur existaoïce.
Cependant on voit dansles salons de la Russie et du nord de TEurope, de charmantes corbeilles ornées du vitis antarcticxcs^ arbuste sarmenteùx , très-vivace dans ces pays » mais assez dé» licat dans nos contrées méridionalesi Nous n'avions dôno à peu près jusqu'à ce jour que nos lierres, pour y résister.
Je crois devoir faire connaître un autre arbuste charmant par son feuillage^ et propre à y vivre, à y croître, et même à y ac* quérir un beau développement ; c'est VAucvba du Japon.
J'en avais placé 2 pieds sur la cheminée de la salle à manger de M. Leroy, vers la fin de février dernier ; depuis cette époque, ils n'en sont pas sortis : c'est donc pendant 5 mois qu'ils ont été renfermés, ne recevant que l'air et la lumière qui pénètrent parla fenêtre de l'appartement. Hs ont été arrosés avec soin, aussi ont^ils fait une pousse déplus de 33 centim. de longueur; cette vigueur indique qu'ils auraient pu y rester encore quelque temps ; seulement vu le manque de lumière, il est à reuiaiv quer que les taches jaunes des feuiUes ont sensiblement dimi* nué d'intensité.
La multipUcation de ce bel arbuste se fait par boutures placées dans l'eau, comme pour les Lauriers d'Espagne {nerium) et les Saules, De cette manière, les racines se développent promp^ tement ; les boutures sont mises alors en terre , et YAucuba se met à végéter avec vigueur ; il faut avoir soin, touteiois^ de le tenir constamment à l'ombre sous des arbres. Hardy,
chef de culture cbei M. André Leroy.