Lescuyer
aTATIGE BOW>UfiiJ. LianBouDois. ^. XX).
ÉTyMôLOGiE : à^ ^c Statikeiis astringent : 4q U ^JWPOpriét^deges plantes.
Famuxë. Plombaginées de Jussieu ; Pentandrie Pe^tc^g^ie 4é Linné.
GARAGT. GÉNÉRIQUES. Les Statîces Ont un calice variable dans ^ structure, tantôt infundibaliforine, j^^tôt tubuleux; il est ^troit h I4 gorge ; le limbe soarieux çft\^if , Ofj à 5 lobQS . La corolle esj; également à 5 pétales, infui^dibuliforme. Les pétales sont étroits ^ la base, beaucoup plus larges et obtus au somme t^ lis peuvent se souder plus o\\ moins^ et même sufâsammçp^ pour former ^^^ corolle moqopétale. Les étamines, e^n nombre (je 5, ont jèurs filets insérés à la ^ase des pétales. ^ styleç filiformes^^ quelquefois soudés ^ la base ; leurs stigmates sonf ^formes glanduleux. L'ovaire est plus pu moius olivaie. Le fruit, utriculaire, est dur k 1^ pa?tie supérieure, çiiuce fit membraneux dans la partie inférieure. Il s'ouyre tantôt par im ppercule circulaire^ tantôt eip sç; cléchirant irrégulièrement. Graine renversée, à embryofx p^^àgé d^s uq albui^en ^* rineq^.
Les Statices spot des her^ annu^les o|l vivacçs, r^^rem^Qt sous-ligneuseSy à rbizome dur, parfois tuberculeux, ^ |puilles souvent coriaces. Les fleurs fprgient fies épUlc^ts donf la réunion constitua des panipulesi cpiTPïbifprwfis, le plus sçuvenj; g^pbuleux..
Ces plantes sont surtout aboi\()an^ efi lp)i^f opç, e\ ^s ^^|Q la r%ion méditerranéeqe (Asie^Mineure» Canaries;, Siicila^ Algérie, ptc)* Slles sont raines flan$ l'Asie cen^rAle et ^ Australie. Enfin^ on n'a jamais trouvé de Statice dans le Nquyjejfu- Monde.
Historique des Espèces. — Le nombre des espèces cultivées de
06 vaste genre s'est conridérablemept aoctni depuis quelque temps. CSes plantes sont d'ailleurs très*rechetchées pour Toxnemeut des jardins et des serres, et les explorations faites avec tant de soins depuis une vingtaine d'années , de toutes les contsées baignées par laMéditerranée^ a amené cette richesse florale de Statice^ presque inconnue auparavant. Nous ne citerpns qne les espèceslesplusomementales.Pour la serre ffoide ou l'orangeri^, ce sont les S. sinuaU^^ Thouini^spatulata et mucronata. En sen:e tempérée, on peut placer les S* vfiacrophylla^ imbricoLa, arborescenSf frutescensj pvberulata. Ces plantes, toutes fort jolies, très-dignes de culture, sont, nous devons l'avoué, un peu délicates. Elles so^t sujettes à fondre. Il leur faut une terre douce et légère, des pots hien garqis d'une forte conche dé tessons, et beaucoup de lumière, lies espèces de pleine terre sont heureusement beaucoup plus faciles h cultiver. Les plus dagues de nos soins,^ sont les S. iimontum, Gmelmiy lychnidifoUay Sibi^ rica^ Suffruticosael latifolia. Ajoutons^ que quelques espèces de serre ou d'orangerie, peuvent être considérées cqmme {dantes bisannuelles, et orner nos platesrbandes tout Tété 4e Ibxxd abondante floraison.
Depuis deux ans, quatre espèces nouvelles, ioutes quatre dignes d'intérêt, sont venues grossir le nombre des Statices cultivées. Ce sont la S • formoza, dont Forigine est incertaine ; le S. Bourgœi, découvert par Thabile collecteur, VL* Bourgeau^ auquel cette espèce fut dédiée, dans le groupe des Ga naries à Lancerotte. Le S. Bro^icœfolia, dû également aux re* cherofaes de M* Boqrgeau dans ces mêmes lies. En&i, le S. Bandueili, que M. Bonduelle, chirurgien aide-major, ra{çorta le premier du nord de l'Afrique et qui fut décrit par M. Les tiboudois dans les Annales des sciences naturelles. Plus tard d'autres voyageurs retrouvèrent l'espèce dans d'autres localités. M. Bourgeau la signala aussi dans son exploration des Canaries. Enfin M. Tompson, d'Ipswich, en reçut des graines,
et envoya cette jolie plante au Jardin Botanique de Kiew • C'est de là qu'elle s'est répandue. Nous Tavons cultivée Tannée dernière, et nous avons été charmés de sa brillante et abon* dante floraison, et du peu de soins qu^elle réclame.
Le Statice Bonduelli est une plante bisannuelle, à feuilles radicales, pubescentes, garnies de long poils sur ses bords, de forme spatulée, irrégulièrement lobée, terminée par xine pointe àigu6 ; les lobes sont ou ronds, ou ovales, ou même sublinéaires, et toujours obtus ; ces feuilles ont de 6 à 10 cai^ timètres de long et de 2 à 5 de large. Lies hampes florales poilues, cylindriques, sont nombreuses sur le même pied. Elles ont chacune plusieurs ramifications un peu divergentes et de forme triangulaire. Elles sont munies de bractées li. néaires placées deux ou trois ensemble. Les fleurs, réunies au sommet des ramifications, sont entourées de bractées scarieuses, dont l'intérieur est tapissé de poils épineux aigus, Bubulés ou un peu hastés.
Les fleurs sont jaunes, assez petites^ mais constituent, par leur réunion, de brillants et gracieux bouquets •
La culture de ce Statice est fort simple. On le sème en automne, en terrines, ou repique avant l'hiver, et on place les plants sous châssis. On peut Picoré sem^ en avril, sur couche, et repiquer en place, à exposition chaude et sèche . Nous n'avons qu'une seule recommandation à faire, c'est de repiquer le plant très jeune et avec de grands soins, car sa reprise, comme du reste pour une grande partie des espèces de Statice, est très-diffîcile. H ne £aut qae peu d'arrosements. La floraison du S. Bonduelli ^ commence en juin et en juillet, et dure jusqu'au fin de septembre. C'est une excellente plante d'ornement. Les fleurs font très-bien dans les bouquets et s'y conservent longtemps fraîches.
A de Talou.
lictt/lttir friinçsii de-fff5I .
PALENOPSIS GRANDIFLORA (Pl. xix),
ËTmoLOOix. : du grec Phçiaénay Phalèae, gi^nd papill(Hi de ntiiti et opsis ressemblance ; de la forme de la fleur qui rappelle celle du pa*;» pillon nocturne.
Famille : Orchidées, de Jussieu . gynandrie monogynie de Linné.
Ciiucr. GÉR. Les Phalenopm sont de^ herbes épipbytes , à tiges simples^ radicaates; à feuilles largement oblongnea-làDjBéoUes,' raides* Les fleura sont giandes, très-fléguites, d'une contature traxiq[»reii(af. des plus adminibles^ et disposées en magnifique panicple. Le9 trois divisions extérieures sont planes^ étalées^ libres; lea intâieures plus grandes^ et le labelle^ muni d'un petit onglet, présente trois lobes priibcipaux : deux latéraux larges, redressés et infléchis en dedans, et un terminal trè»-étroit terminé par deux lanières très-fines semblables à des vrilles^ et redressées. Lfanfhère^ située sur la éoloane CMitrale semioyKndriqne, est i deux loges renfermant chacune une oMse poltinique presque globuleuse. .
EspkiES. Pendant longtemps on a confondu cette plante avec le ¥h, amabilis, ou plutôt on le considéridt conune une simple variété. C'est M. Lindley qui en a fait une espèce particulière^ qni se distingue de TÂmabilis^ par les fleurs plus grandes ; par les sépales ou divisions externes^ de la grandeur des pétales qui sont terminées en pointe ; par le labelle plus court que les sé« pales et dont les couleurs sont autr^aaent distribuées } la teinte jaune des lobes da labelle est pins pronoacëe ici que dans l'Amabilis, qui a ses vrilles tout à fait blanches, et elles sont jaunes dans le grandiflora Les feuilles, en outre, sont mncro-' nées dans Tespèce que nous figurons, et elles sont rétuses ou faiblement échaocrées dans la planjte avec laquelle eUe u été si longtemps confondue.
Le Phalmapm grandi ftora est la plus gracieuse et admirable orchidée; natif de Java, il a été introduite en Europe par MM. Weitch d'Exeter et Ghelsea. On le trouve dans le commerce français ; sa cuUure est celle de toutes les orchidées épiphytes»