LeSGOTEK
DIÂNTHOS SINENSK.
Var. fig. 1 , Hedegewi; fig, 2, Laciniatw*
En voyant ces belles et grandes fleurs si largement étoffées, on est peut-être en droit de se demander si réellement ces variétés nouvellement introduites, sont bien des descendantes de notre humble mais charmante Mignardise. Pour mon compte je
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doQtefort daJft desoendanoe. nestyraiqae notre petit œillet da doue, avee kqud on fait de si ravissantes bordures, n'est qp! une variété jardinière qui diffère notablement du type primitif ; mais il en a cependant conservé quelque chose ; c'est à peu près la mèiM flear, sealement ses tiges sont moins élancées, noins rameuses* Dans les trois variétés que nousfîgyrons(l) Bouff retrouvons le port du Smensis à l'état sauvaga ; mais Tap^ pareil fioral est très- différent . A la place des petites fleurs de 2 tentimètres de diamètre, nous en trouvons qui mesurent jus« que 8 à 10 centim, de largeur. N'est-ce que le résultat heureux de la culture ? En ce> cas, nous devons nous incliner devant le iimple bonheur àes jardiniers Japonais desquels nous les tenOps; car je ne saurais admettre qu'elles soient nées dW travail intelligent : le génie de l'homme est pour bien peu de chose dans toutes ces belles productions qui sortent de ses mains ; mais ici n'est pas le lieu de philosopher sur les obtentions horticoles : Sinensis ou non, nous devons simplement déclarer que les trois Di(uisthusgigant€us, Hedegevii ellaciniatus, êont les plus beaux œillets connus jusqu'à ce jour ; que tous trois appartiennent à une espèce : et que tout amateur du beau doit les posséder •
Noos avons déjà fait connaître la variété gi9anteus{%. Le D. Hedegevii qui est représenté figure 1 de la planche xxu, n'en diffère pas sensiblement par la forme. Ses pétales sont peut être moine finement découpés ; c'est à peu près tout ce que nous avon» pu constater sur les échantillons de nos cultures, qui nous ont qffert des sous- variétés nombreuses passant de l'une k l'antre. Quant au coloris, ilest très-variable; cependant la couleur Muge, «qui constitue la marbrure dans Y Hedegevii est beaucoup plus dsîre que celle Axxgiganteus^ et, lecentre delà fleur présente
unewrte de couronne layoîmante d'un pourpre foncé presque Sûîr*
0) YoirpUXIVetiiage466« (2) Idm.
La différence est plus maxqaée dans le heiniatug. Ici les pétfides sont très^profondément déconpés au sommet en lanières étroifeS) et la fleur est toujours uniool(M:e d'un beau looge foncé.
D*après nos observations culturàles, ces trois plantes, nous le répétons, ne sont que des variétés non fixées, dont chacune peut produire, par les semis, le type des autres, et une foule d'intermédiaires, qui promet pour l'avenir de nouvelles formes et de nouveaux coloris. Déjà, du reste, le commerce anglais annonce des variétés du laciniatuSf à fleurs doubles, blanches, saimoonées, roses, rouge plus ou moins foncé ; mais qui ne nous sont coxmnes que par les brillantes images publiées par
les parties intéressées On n'attrape pas les mouches avec
du vinaigre !
F. Heb»oq.