HERBE DES PAMPAS
i^ynerium argenieum.)
$ francs^
Chez Eugène Verdier, horticulteur, 6, rue des TroisKkmes de la Gare d'Ivry, Paris {Extrct-muros.)
Choix de Plantes Nouvelles.
Chez Adolphe Weick, horticulteur, rue des Poules, h Strasbourg.
Paris. --Imp. horticole de E. Do.Mutm, roe Gaisette, 9«
CHRONIQUE
L'HORTICULTURE ET LA CIVILISATION. ExpoêitHmê à F(mgère$, SanU'Germmn^en-Laye , AuriUac.
L'horticulture n'est pas seulement cette science aimable dont les produits réjouissent la vue, Todorat et le goût, elle est en outre une sorte de thermomètre avec lequel Thistorien peut mesurer, très-sûrement, le degré de civilisation d'un pays donné : dites-lui ce qu'on y cultive et il vous dira oh il en est.
En effet, l'art de cultiver les fleurs est inconnu chez les peuples barbares : le sauvage ne sait pas cç qu'il y a de charme répandu dans une rose ; il ignore la puissance étrange que les fleurs exercent sur nos sens ; aussi ne les examine*t-il jamais et s'en entoure-t*il encore moins.
Le goût dés fleurs ne se rencontre que chez les peuples civilisés, et à des degrés différents. Le luxe outré des fleurs indique l'extrême civilisation, les plaisirs raffinés, Tavant-demière heure de l'été d'une nation. Flore avant d'être déesse des jardins était la plus licencieuse courtisane romaine , la beUe Ghbris ; Néron présidait aux orgies qui précédèrent la décadence du grand empire romain, oouchi sur un lit de roses ; et à cette époque, les fleurs jouaient le plus grand rôle à Rome dans les fêtes publiques comme dans les fêtes privées ; on en faisait venir de lointain pays et les jardiniers romains en forçaient en serres, à l'aide d'appareils à eau chaude, comme on le pratique aujourd'hui chez les peuples les plus civilisés de l'Europe.
Sous l'astucieuse Cléc^tre, l'horticulture égyptienne avait aussi atteint ce dernier degré de perfection, symptôme d'une décadence prochaine ; Rome tirait d'Egypte les fleurs qui cei-