‹ L'horticulteur français deChapitre 18 sur 132 · V. > liT · texte numérisé non relu

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gnaient le front des bacchantes et qui jonchaient les salles de festins.

Chez les Grecs la culture des fleurs fut également poussée à sa dernière limite ; on coimaissait les deux organes sexuels des végétaux; et nul doute que c'est à cette connaissance du rôle de ces organes, que nous devons la plupart des plantes précieuses de réconomie domestique, que nous possédons encore aujourd'hui, et dont Torigine reste toujours plongée dans la plus profonde obscurité.

Plus loin encore nous retrouvons les fameux jardins suspen dus de Babylone, créés par le puîssant génie de Tambitieuse Sémiramîs. C'était 2,000 ans avant Tapparition du Christ. L'Assyrie était alors à Tapogée de la civilisation; les historiens grecs rapportent des choses tellement prodigieuses de ses jardins, de ses monuments, de ses arts, que Tesprit se refuse parfois à leur donner une entière créance. Quoi quMl en soit, deux siècles plus tard, Sardanapale, ce roi assyrien, qui surpassa ses successeurs en mollesse, et. . . • etc. , se brûlait dans son palais par ordre de ses officiers révoltés ; avec lui finit encore le grand empire d'Assyrie.

Enfin la décadence du genre humain vint surprendre notre premier père au milieu du luxe éblouissant des produits de la terre.

La jouissance que procurent les fleurs esl donc la suprême jouissance que Dieu accorde à l'homme, puisqu'il plaça Adam et Eve dans le Paradis terrestre, le plus somptueux de tous les jardins ; — c'est du moins ce que l'histoire rapporte. Là encore, au milieu des suavités de cet Eden, l'homme ne pul contenir ses désirs de sensualités, et.... la première ponmie fut cueillie, et le genre humain fut perdu .

Ainsi, à toutes les époqaes, la décadence des peuples est pré^ cédée d'une sorte de volupté florale. J'avais donc raison dédire, en commençant^ que rhorticultnre est le thermomètre de la civi-

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