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attache à Tinstruction horticole; M. le préfet du Cantal en a donné une nouvelle preuve en avgoientant ]a subvention départementale, ce qui a permis d'ajouter aux récompenses en médailles, des primes en argent.
Dans le concours des fruits, le 1*' prix et une prime de Î5 fr. ont été accordés à Jean Berthier, du chàleftu de Fargues ; V prix et prime de 20 fr, h E^iat ; 3' prix et i>rime de 1 5 fr. à la veuve Vissecq, et 4* prix avec prime de 10 fr. à Jean Casard.
Pour le concours des fleurs, une seule médaille a été décernée à M. le Directeur de TEcole normale ; les collections de Dahlia de MM. Epiât et Meallet, de Veyrac, celle de M. Marlhiou fils et ses Pelargonium Tom-poncCy n'ont obtenu que des mentions .
Le concours des légumes est celui qui a attiré le plus de concurrents. Malgréla sécheresse désespérante de Fannée, ce concours a été des plus brillants. Le l*" prix avec prime de 27 fr. a été remporté par Théodore l^fon, d'Aurillac ; le 2* par Antoine Combes, et le 3" par Pantaléon Artigues.
Les autres lots primés appartenaient aux sieurs Gcraud Favy, Antoine Vemel, Etienne Barnier, Jean Verdicr, Marie Trepsat, Pierre Andrieu, Pierre Labro, Christophe Laborin, Baptiste Laroussîmé, Ji*an Casard, etc.
Le sieur Vaissière, de Bolliac, qui avait pr^nté une plante fourragère d'Amérique qui est inconnue dans la contrée, a été récompensé par une médaille.
Tel est le résultat horticole obtenu par la Société d' AurîHac ; résultat dû au zèle, à l'intelligence et au dévouement des quel-
ques hommes qui se sont courageusement placés à sa tôte, et parmi lesquels il convient de citer son secrétaire général M. Marlhiou, chef de division à la préfecture d'Aurillao.
A Bergerac, c'était fête aussi les 3, 4 et 5 septembre. La Société d'horticulture de cette viUe, fondée seulement Tannée dernière, a déjà eu trois expositions, et le résultat de ces exhi» bitions a été tel que, dans le courant de la présente année,
le iMMBfare de ses membies »'eBt augolenté de soixante -cinq. L'snnée dernière^ 70 mètres sopeirficiels de terrain étaient siiEEsaDt» ponr reoeToir les produits exposés ; celte fois il en a fallu 100 mètres.
Ce mouvem^t rapide imprimé à 1 horticulture de Bergerac est dA principalement aux efforts et à Tintelligence de M. Buis- MHi, président de la Société . et l'un des plus habiles horticulteurs du Midi.
L'Exposîiîon a en lieu sur la belle promenade des Carmes^ qui était transformée en un niagniiique jardin, et c^est un jury choisi en dehors de la yiUe qui a été appelé à prononcer sur le mérite des collections.
Panoi iaïkt de beaux lots qui ont su attirer l'attention des promeneors, on cite particulièrement la riche et intéressante cotteeticm des plantes de serre chaude de M. Stem , de Bordeaux ; les lofs d'arbustes et d'arbres nouveaux de MM. Charlant ei Gagnëte, de Bergerac; M« Roynavit, de Corbîac; les curieoees plantes grasses de M. Giraudet, les admirables Pettirnia de M. Perdoux, la magnifique collection de Dahlia do. M. Dnbnisson , et celles de MM. Gagnère fils et Gaston Laffargue«
En produits maratchors, il faut citer surtout la nombreuse et importante collection de Pommes de terre du président de la Société, M. Buisson ; puis des Melons, des Courges et d'autres légumes qui avaient tous acquis des dimensions considérables.
Mais, comme pâtrloiit, les firuits ont fait défaut ; tes quelques fùmtaeBy Poires, Pèches qui figuraient à cette exliibition étaient très4nféricTsres à celles qu'on récolte ordinairementdans le pays.
Le jour de ta distribution des médailles « M. le président a fait connattre aui habitants de Bergerac que la Société d'horticulture ârvait le projet de créer on jardin d'essai et d'inslructiofr; dan» leqtie)| art-il dit, « on poutrait fonmr des écoles
d'arbres fruitiers, de vignes, d'arbustes ; on y consacrerait des carrés à l'étude des I^umes nouveaux ou peu répandus dans la contrée, aux fleurs de pleine terre annuelles ou vivaces. Là t chacun pourrait étudier et s'instruire. »
Pendant que certaine société de grande ville cherche partout un terrain pour ériger un somptueux hôtel^ dans lequel elle tiendrait ses séances, nous sommes heureux de voir des petits cercles horticoles chercher des terrains pour construire des jardins d'expériences, afin de favoriser l'étude et l'introduction des végétaux précieux. Ainsi que je l'ai dit bien souvent : L'horli" culture est le laboratoire de l'agriculture ; c'est là que les nou velles introductions doivent subir l'épreuve ; c'est là aussi où Pon doit s'occuper à perfectionner les anciennes races, qui finissent toujours par dégénérer. Ce soin, de régénérer les vieilles espèces, d'en introduire de nouvelles et de populariser là culture de certaines autres, revient à ces réunions d'hommes, qui constituent les cercles ou sociétés d'horticulture. Or, comment peut-on populariser, introduire, régénérer les plantes sans jardins?
Fort heureusement, l'idée des hôtels spiendides pour lieu de réunion est moins généralisée que celle des jardins d'expériences. Déjà plusieurs sociétés en ont un; Anger^i, Lyon, les Aiv dennes, le Mans, et beaucoup d'autres.
Le Havre possède le sien depuis quelques semaines. Son cercle horicole a été des plus heureux. Il a rencontré dans son président, M. Lefebwe, l'homme le plus dévoué à l'horticulture et qui s'occupe très-activement de lui donner cette sage direction qui sert en même temps et l'utile et l'agréable.
C'est grâce à lui que le gouvernement vient de reconnaître cette société d'utilité publique ; avecl'activité et surtout le vouloir de cet infatigable promoteur de la science horticole, nous ne doutons pas qu'elle n'arrive à remplir son utile mission. L'inauguration de son jardin école a eu lieu avec une pompe
inusitée, qui prouve que les autorités de la ville comprennent ravanlage de ces institutions. Des mâts vénitiens dont les banderoles flottaient dans l'espace annonçaient que cette fête était chère aussi aux amis de Thorticulture. M. le sou8*prélet| qui avait accepté la présidence pour ce jour-là, était accompagné du maire et de tous les membres du conseil municipal. Une foule immense se pressait sousla tente quiavait été dressée pour cette solennité, et où vingt-cinq jeunes filles et autant de jeunes garçons firent entendreles plus délicieuses cantates, alternativement avec la musique de la ville qui jouait de ravis* santés symphonies.
Après le discours de M. le président du cercle, MM. le sous« préfet, le maire et les membres du conseil municipal ont signé le procès-verbal de l'inauguration du jardin-école, et la foule s*est dispersée dans ce nouveau jardin et dans celui que la ville a fait établir il y a deux ans^ comme promenade publique.
Nous faisons des vœux pour que les aufres sociétés horticoles fassent comprendre aux autorités de leur ville l'importance de la science des jardins, non par des paroles, mais par des faits, parles travaux utiles de leur réunion. Nul doute alors que ces autorités ne leur vinssent en aide, comme celles du Havre, par des allocations pour l'établissement d*écoles d'application, où les nouveaux produits seraient expérimentés, où les nouveaux I^océdés de culture recevraient une application» et où enfin les agriculteurs pourraient voir et juger ce qui serait susceptible d'entrer dans le grand domaine agricole.
C'est à ce but que toutes les sociétés d'horticulture doivent viser : l'utilité d'abord ; Tagrément n'a pas besoin d' émulaion ; il a un courant rapide qui nous entraîne naturellement vers lui,, et conuneles rives en sont charmantes, nous nous laissons entraîner sans résistance, impatients d'arriver au but tant désiré : la rose sans épines. F. Heringq.
CHUYSANTHEMUM CARINATUM schocsb.
{Ch. tricolor Andr. Far. pictum. hmeli aversicoloTy Cass.)
(planche vil)
La plante doniV Horticulteur français offre une belle planche n est pas de nouvelle introduction ; radis elle n'a jamais été très* répandue, et eHe avait même disparu de nos cultures. Le Botanical Yagazine de janvier, en figurant une variété de cette espèce, a appelé de nouveau l'attention sur cetta Composée, assez digne de figurer dans les collections d'amateurs. Il nous apprend que les premières graines du Chrysanthemum carina' tum furent envoyées à M. Aiton, au jardin royal deKew, par M. Bronssonet, qui explorait les côtes de Barbarie. Nous ajouterons que ce fut en 1793 et aux environs de Mogador qu'il fut découvert.
M. Curiis, qui avait figuré l'espèce type dans le même recueil, six ans après son introduction, Vavait nommé Ch. tricolor l mais déjà à cette époque SchousboÔ l'avait appelée Ch càrinatum. Càésihi, de son côté, avait créé pour elle le genre Ismetia,
C* est une plante annuelle, peu haute, très -florifère, asseî semblable, pour le port et les feuilles, au Ch. coronàrium (Chry^ santhème des jardins). Les capitules floraux à feuilles carénées sont larges de 5 à 6 cent.; ils ont le disque aplati, d'un noir rougeâtre, et les fleurs radiales à ligules grandes^ blanches, invariablement jaunes à Tonglet, et tachetées au-dessus plus ou moins roùge pourpre. La plante est glabre, dressée, rameuse, à feuilles épaisses, luisantes, découpées en segments linéaires, obtus , pennatifides.
Malheureusement le Chrysanthemum cannatum n'est pas
constant ; et il en est un peu de même de celles de ses variétés que la culture a cherché à fixer.
La variété pictum, figurée dans ce numéro, se distingue de l'espèce type par ses ligules rouges dans la partie supérieiu^, et Uancbes au-dessus de Tonglet, qai reste jaunt, et tachées die violet sur le revers. Mais notre observatioo nous a démontré que cette vaâété u'est qu'un état de transitîoai «i que les ligules reprennent en vieillissant les couleurs propres à l'espèce, de sorte que les mêmes pieds présentent souvent des boutons à denû ouverts paraissant entièrement rouges ^ des capitules comme eeu de la varîéié pîcliim, c'est^àrdîre rouges avec un peu de blanc et de jatine , et d'autres blancs avec un peu de jaune et de rouge. Ce gain est dû h M. Burridge de Colchester. lia été obtenu en 1857, mais il n'a élé signalé qu'en 1838.
La variété Burridgeanum, due au même obtenteur , est remarquable par l'auréole cramoisie qui entoure le cercle jaune formé par les onglets. La partie supérieure èsê ligules est blan^ che conmie dans l'espèce.
Cette variété est moins belle que la précédente, mais peutêtre plus fixe. Le cercle rouge ne disparait que plus tard.
Ces deux plantes, que nous avons vues dans le jardin dressai de V Horticulteur français^ sont d'une culture facile. On les a semées en avril en place à bontte exposition , dans une terre légère, et on les a arrosées copieusement. Elles ont fleuri abondamment depuis juin jusqu'aux premières gelées (1 ) .
A. DE Talou.
{h) iKotis offroUB â nos abonnés les graines de ces deux variétés cultivées par nos soiA0. G'iiii par mégardè que dans la liste des plantes dont nous pouvoDS offrir d^ graines qui a à\i imprima sur la couverture, ces deux variéiés oui été désignées mus les noms de Burridgeanum et tricolor*
CYPRIPEDIUM SUPERBIENS Rek» fils.