REVUE DES PLANTES RARES OU NOUVELLES
Gesneau Dongkelaaruna> Lem.
Belle Gesnériacée obtenue, suivant M. Lemaire^ à Gand, par Donckelaar fils, jardinier en chef du jardin fleuriste de cette ville ; suivant d'autres botanistes , et notamment le docteur Hooker, elle serait une espèce distincte, et non le résultat de la fécondation du Gesneria bicolor par le Ligeria ri^bra. Nous pensons aussi trouver dans cette plante des caractères asses tranchés pour l'ériger en espèce ; elle serait originaire de la Colombie , cette riche patrie des Gesneria. Le Geêneria Danckelaariana est une fort belle plante, haute d^environ 50 centimètres, bien garnie de grandes feuilles dans le bas et de petites au sommet. Elle donne une panicule de fleurs rouge vif portées sur des pédoncules violacé rouge. Toute la plante est pubescente; ses feuilles sont ovales aiguës, sinueuses, à nervures violettes- Cette remarquable plante a été figurée dans le journal du
docteur Hoock. Elle est dans lecommerce depuis assez kmgtemps déjà.
DiAKTHDS CHINKNSTS, VOT, HeBDSVIGU et LiCIUUTUS,
M. Hedwig^ horticulteur à Saint-Pétersbourg, reçut des gaines des variétés japonaises du Dianthm ckinemis. Dans ces semis asses nombreux, se trouvèrent des plantes d'un mérite secondaire ; mais aussi cinq variétés hors ligne^ dont deux surtout, les variétés Heâdêwigii et Laciniatu$, doivent exciter Tadmiration de tous les floriculteurs. Le premier de ces deux oeillets a de grandes fleurs de 8 à 9 centimètres de diamètre , de couleurs variées : les unes rouge carmin brillant, les autres carmin clair et rose sur le milieu des pétales, ou rose avec centre carmin violacé. Cette espèce est aussi remarquable par son peu d'élévation ; elle forme des touffes de 25 à 30 centimètres de hauteur^ couvertes de nombreuses fleurs. D'après M. Hedwig^ il ne serait pas rare d'en voir jusqu'à 30, ouvertes sur le même pied.
Le LaciniatuB offre deux variétés^ Tuneàfleurs simples, larges de iO à 1 1 centimètres , l'autre à fleurs doubles dont le diamètre est de 8 centim. Les pétales sont découpés irrégulièrement en nombreuses lanières étroites qui fbnt ressembler ces œillets à des pavots doubles. On a déjà plusieurs sous-variétés ; les unes à fleurs doubles pourpre clair ou pourpre foncé, les autres simples, blanches, roses ou pourpres.
La variété 6igfaneeti« est assez voisine deVHeddettigii par ses larges fleurs ; mais elle s*en distingue par son port moins trapu et plus lâche. Les fleurs sont pourpre foncé passant au rose vers le bord qui est blanc ; elles ont des reflets bleu&tres et des effets de velouté admirables.
Cereus trinitatensis.
Cette nouvelle espèce de Cactées a été nommée par VW bî)e et savant dii^ctaur du Jardin des Plantes da Caen,
li. Herment, qui Ta teçu, Vannée dernière» de IHle. de la Tri • nité. Elle est très*Yoisine, d'après M. Lemaire, des Cereus extensus et setaceus , mais elle en diffère par les articles plus larges et d^autres caractères tirés des aréoles et des aiguillons. Les fleurs sont très-belles» d'un jaune cuivré en dehors, blanches et teintées de pourpre en dedans, larges de 1 4 à 20 centimètres et s'ouvrant seulement pendant la nuit, de huit heures du soir à huit heures du matin. La végétation Me cette espèce est rapide.
Cereus olivaceus.
C'est M. Lemaire qui a baptisé cette autre nouveauté in* troduite de Saint-Domingue au lardiû des Plaates de Gaen, en même ten^ps qits la précédente; celle-ci est très-robûite, dressée, rameuse, à rameaux relevés de neuf côtes très* saiQanteÉ«^« Nckis faisms grâce à nos lecteurs des ObcréHuki'' tien» et de la description des Cyrtomei; nous dirons seulement que ce cierge ressemble beaucoiqi, de Taveu de M. Lemaire , aux Cereuê panopheatuêy heteramorphUSi eleg^ns^ et surtout kVeburnem. Il n^a pas encore fleuri. A. de TaloC.
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