‹ L'horticulteur français deChapitre 30 sur 132 · L.^orf^c>.^{r^,■ Jra^^^ ./^ ^Sf · texte numérisé non relu

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- tQ3 - GLOXINU ERECTA,

Le genre Gloxini^ est devenu u^ genre à la mode, et ç^est i^vec raison [ ces admirables fleurs sept un des plus beaux ornements des serres, des jardin^ d'hiver et de3 appartetnents, pen* dant l'été, car la délicatesse de leur tissu et ^e leur brillant coloris ne supporte pas longtemps Tardeur des rayons solaires.

Npus avons fait connaître déjà dai^s ce recueil,, par des dessin^ de nouveaux g{)ins obtenus par M. Gonticf lils^ horticulteur à Montrougeje type du Gloxiniaspeciosa mfurtma, à fleurs ren* versées^ et dont le noipbre de$ variétés est considérable. Auiourd'hui, noi^s appelons l'attention des amateurs sur un second type à fleurs dressées et réguUères, sK>rti d'un semis provenant de graines dont l'origipe est assez obscure^

Les personnes qui voient des hybrides dans toutes les plantes, qui ne présentent pas exactement les caractères de l'espèce d'oîi elles gont sorties^ veulent voir dans le Gloxinia erecta un hybride ayant pour mèçe le speciosa^ et pour pèrç le cqulescens. Nous ne contestons pas cette paternité*, nous voulons bien la reconnaître^ et nous sommes d'autai^t plus di^ipo^és à raccepter» que ce^ plates se comportent exactement comme les hybrides fertiles; c'est-à-dire que liiurs graines^ qui sont généralement tr^s-rares, donnent n^ssançe à des plantes qui n'ont plus les caractères de cet hybride, sur lequel les graines ont été récoltées, mais qui yeprennent un peu de ceux de ]fL mère, et que les plantes des génération? suivantes reviennent positivexqent au type maternel, à l'espèce qui ^ été fécondée, et qui a produit l'hybride.

Le Gloxinia erecta se conduit ainsi; c'est méipe un hybride ps^rfait, car ses graines reproduisent souvent à la première gé-

nératîon, la plante qui avait servi de mère dans Topération de la fécondation» le Gloxiniaspeciosa, variété maxima. Nous reviendrons sur cette intéressante question de Thybridité^ en analysant l'important travail de M. Naudin sur ce sujet.

Pour le moment, nous dirons que les Gloxinia erecta sont de jolies plantes, mais qu'elles ne valent pas cependant les Gl. speciosa à fleurs réfléchies. Leurs fleurs dressées, au sommet de longs pédoncules, sortant d'une touffe de belles et amples feuilles, ont quelque chose de raide, qui rappelle ces petits gobelets en bois à long manche, avec lesquels on joue au volant dans les appartements. Mais cet effet se produit moins, quand la plante est forte, et qu'elle donne une abondante floraison. On a alors des masses de clochettes redressées qui montrent de délicats coloris; car c'est l'intérieur et l'orifice de.la corolle qui présentent les plus fraîches couleurs. Comme dans les Gl. speciosa, on possède, dans les erecta^ le blanc, le rouge, le bleu, et le violet avec toutes les gradations^ depuis la plus légère teinte jusqu'à la plus foncée. Des fleurs sont blanches avec l'intérieur rose ou bleu, et étoilées de même couleur sur le limbe, d'autres sont ou tout rouge ou tout bleu plus ou moins intense; de là le nombre des variétés qui figurent sur les catalogues.

Le première variété de ce type a été obtenue en Angleterre, en 1 845, par un jardinier nommé de Fyfe qui lui a donné son nom, Ghxynia fyfiana ; ses fleurs étaient blanches, et d'un beau violet à l'intérieur jusqu'à la base du limbe. Aujourd'hui plus de 200 variétés ont successivement fait leur entrée et leur sortie sur la scène horticole. Les nouvelles débutantes qui sollicitent l'approbation du parterre sont : Auricula, Théodore de Murât, Ernest Baroche, Eugenia, Fruhlingsonne, Keteleeri, madame Auguste Miellez, madame Femand de la Hante, mademoiselle Bonval, Minas Geraes, Minerva, princesse Alice, Thomas Lobb, et beaucoup d'autres dont Ténumération complète deviendrait chose fastidieuse ; nous renvoyons pour plus

amples informations aux catalogues de MM. Thibaut et Keteleer, 146 y rue de Charonne; Rougier, 152, rue de la Roquette; Marest fils, 87, rue d'Enfer, à Paris; et pour les départements» à celui de M. Geoffire de Marseille ; Weick à Strasbourg^ Lemoiue etRendatler» à Nancy ; Miellez, à Lille, etc. Le prix de ces plan* tes varie de 2 à 3 fr. pièce , mais pour 1 fr., on peut en avoir d'anciennes, qui n'ont qu'un tort, celui de n'être plus nouvel* les. Par exemple : Nigricans» Rex, Igneus, reine des Belges^ Maria Paulowna» duchesse de Brabant, don Pedro, coronata, Marmorea, comte de Niepperg, Francis, Hofimanniana, lineata, sont de très-bonnes plantes qui, pour les personnes sérieuses, ne vieillissent jamais. F. Heringq.

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