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CULTURE DES CINÉRAIRES par M. DfeftôuiH (1)«
c On multiplie les Cinéraires par bouturés et par semis ; lo premier mode s'emploie pour perpétuer une jdante remarquable que Ton voudrait conserver. Une fois la floraison effido^ tuée, on rempote la plante ; les rejets qui sortent du pied sont éclatés avec soin et soignés comme des boutures. Tenus étouffés sous cloches ou sous châssis, qnelquès jours suffisent pour que la reprise soit assurée,
» Le semis est le moyen le plus usité et le plus simple j seu* lement on n'apporte pas toujours assez d^attention au choix des porte«graines ; il est indispensable de choisir comme tels des plantes ramifiées , à ombeUes larges , et dont les fleurs (capitules) grandes scMat bien faites et à pétales arrondis.
» Pour obtenir des Cinéraires qui fleurissent à l'automne, il est indispensable d*avoir de la graine de Tannée précédente ; car il faut les semer en avril sur une couche tiède. On les re**
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(4) Extrait d*une note publiée dans les Tallettes de l'hortinUture ver9(tih ioise.
piquO) aossH&t que le temps est conveniible) à une place demi* (unbragée, de préférence à toute autre exposition .
» Pour obtenir du succès dans ce mode de semis» il est utUe de ne pas recouvrir la graine de terre ; pourvu qu'on ait soin de tenir la terre fkalche, les graine» lèvent en peu de temps* Quant à la floraison de Tbiver et du printemps, il est inutile de semer d'aussi bonne heure; les pofte^graines désignés pour la rqiroduction étant dans une serre , il sera lacile d'en récolter la graine et de la semer immédiatement* Mais si Ton possède un endroit au nord^ c'est4«dire ombragé légèrement, il serait bien préférable de mettre les quelques CSinéraires porte-graines dans cet aidroit, préparé pour les recevoir par un labour. Les plantes, une fois défleuries, seront plantées là, sott avec leur pot^ s(ât en pleine terre, à 30 centimètres de distance les unes des autr^* On prendra soin de tenir le sol frais, aj^ès Tavoir recouvert de 1 centimètre de sable fin on de lerre de bruyère ; par ce moyen, tous les autrw soins sont iimtiles ; les Ciadraires se sèment d'éUes4néme8, et cela réussit fbrt bien;
» Lorsque le ;Aant a trois ou quatre femlles, on le repique en pleine terre, an ptein soleil, ou à demi-ombre, si Ton peut ; cela est toujours préférable. Tenir alors le sol frais est une des choses essentidles pour empêcher le puceron ou la grise d'envahir les jeunes plants.
» Il est bon d'en repiquer plus que de besoin , environ un tiers, de mmière à pouvoir choisir lorsque le moment du rempotage est arrivé. C'est vers le mois de septembre que Ton commence cette opération , si les plantes sont assez fortes ; si, au contraire > elles n'ont pas très-bien végété dans le courant de Fêté, on peut, sans inconvénient, les laisser jusqu'au 15 octobre ; car c'est vers cette époque qu'elles profitent le plus.
> La terre qui leur convient n'est pas difficile à trouver : il n^est pas indispensable d*avoir de la terre de bruyère; du ter^
reau de feuilles, du sable fin et de la terre de jardin Substantielle suffisent mélangés par tiers. Si Ton veut y ajouter un peu de terre de bruyère, on supprimera pareille quantité de sable. Quant aux pots, il est bon de les prendre assez grands pour qu'on ne soit pas obligé de rempoter les Cinéraires dans le milieu de rhiver; toutefois, «eux de 12 à 15 centimètres suffisent* Les arrosements doivent être suivis , car la sécheresse est nuisible à cette plante. Dans le cas où Ton aurait à sa disposition du purin ou tout autre engrais liquide, on peut, sans
inconvénient, en ajouter une petite quantité, et par ce moyen .obtenir une végétation luxuriante.
> Le pincement des Cinéraires demande des soins partico* liers. Le principal but qu'on ise propose en le pratiquant est de les retarder ; il faut d'abord les pincer en automne pour que l'opération soit boime, avant que le rameau soit trop grand. Le rempotage est nécessaire afin de permettre aux bourgeons des aisseUes de se développer.
» La disposition des Cinéraires dans la serre ou sous châssis exige beaucoup d'attention. On les met le plus près possible du veire ; il faut les préserver de la moindre gelée , ca^ c'est une des plantes les plus sensibles au froid. En hiver^ elles n ont pas besoin de plus de chaleur qu'on n'en donne aux Pelargonium. Lorsqu'il ne gèle pas, le grand air leur est nécessaire, car elles s étiolât lorsqu'elles en sont privées; or, elles ne sont belles que lorsqu'elles sont ramifiées »