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longifolia {La Peyrouse). La plus belle, la plus omemen

taie de cette section, très-volsîne de la précédente avec laquelle on la confond souvent ; ou plutôt le commerce vend quelquefois la variété pyramidale du S. cotylédon pour cette espèce. Elle en diffère par ses feuilles plus longues et plus étroites, en« tières et non bordées de dents cartilagineuses ; ses fleurs sont grandes, très -nombreuses, blanches, picturées de pourpre vif, et disposées en panicule pyramidale qui atteint souvent jusqu'à 60 à 70 centimètres de longueur sur 30 de diamètre à la base. Cette magnifique plante croit dans les Alpes sur les escarpements des montagnes, et à une hauteur très-oonsidérable. Elle fleurit tard, et sa floraison dure longtemps. Cest la plus belle et la plus élégante du genre. On la trouve difficilement dans le commerce.

S IV. — EspècH à feuilUê dicùupéeê.

S. granulala (Linné). Plante indigène à notre pays, à racines granuleuses, à feuilles lobées, étalées» à fleurs assez grandes, blanches, disposées en petites grappes. On ne cultive guère que la variété à fleurs doubles.

S. irrigua (Seringe). Espèce très*distincte par ses tiges rameuses dressées, feuillées, et terminées par des grappes de fleurs blanches qui se développent en mai-juin.

5. geranioides (Linné). Feuilles découpées, radicales, for^ mant gazon. Les fleurs blanc verdàtre apparaissent en mai; elles sont disposées, en petit nombre, en grappes lâches , au sommet des tiges grêles garnies de quelques feuilles sdssiles à trois lobes étroits. — Pyrénées.

S. hypnoides (Linné). Vulgairement nommé Gaïow de mousse, Gazon turc. Cette espèce est très*remarquable par Tépais gazon que forment ses tiges rameuses stériles, couchées, garnies de nombreuses petites feuilles simples, ou divisées en étroites lanières. Les tiges florales sont redressées, hautes de 10 à

15 Gwtim^tpes, pv00qu6 nueS) et portent à lauf flommalt en mai*juin , de cleui à oinq fleura blanches légèrement pédoiiR culées. <-*- Alpes.

Nous pourrions ^joDiec beaucoup d'sutres esp^ees , maiq eUef ne poiurraiant faire q^e donble emploi wm celles que iiQui avons cboisies pau9 ^^r tm besoins da rprMimept^tim dM jardîns.

Culture et usage. U pulture des Mf)^»f es «'» i4W de difn ficjlet Ces plante^ prélèvent Te^positiûQ dit nordf Ti»ut0s suppc»tent tf'^-bieq not?e climat en plein air» ^xcep^é le S* cilim% et le ^« $pwi(mt qu'il est {»*udent de rentrer m oningena # epi deux espèces gh\m\ dans les bivew rigwreu* , pu jop^ent pav suite d^ rbvuqidilté qui insulte de la fonte des n«iges ou dei grai^ plnies, Il leur faiit un terrain facilement perméable, qm

laisse rapidement écouler la surabondance des eaux pluviales. Lorsqu'on cultive en pot les 5. cotylédon, hngifolia et sarmentosa , ctdtufci qui convient mieux que la pleine tecre, à cause de leur emploi pour romementation, on devra les rentrer en orangerie ou sous simple châssis froid. Un bon drainage est alors nécessaire.

Pour multiplier les Saxifrages , on éclate les pieds , ou on sépare les stolons ou drageons qui naissent auteur de la piaatemëre ; on fait cette opération aussitôt après la fleuralson.

Le$ Siixifrages sont, e^ grande partie, des pls^nfes de borr di^re. Pans Ips grands jardins aux larges allées , ç^ pe^t enjr ployer h cet usage les 5. çrwifoU^ et porfjtfoltfi qui fleuFigspnt 4è^ la fin de février, lorsqi)^il ne survient pas de foiles gelées dans ce mois. Mais, par suite de rallongement de la souche, ces boiH dures ne conservent pas longtemps leur régularité ; le centre se dégarnit, et elles tendent à se dédoubler pu avançait d*un côté sur Tallée, et ^e Vaptr^ spr Jes plai^cjip^. |l faut les refaire tous les trois ou quatre ^ns. Qes Sî^ifrsig^s ne spnt p$||^ d»? plaqte^ de prédilection pour bordure ; nous ne les acûeptnns que pawt?

contre*bordare qu'on établit pendant Thiver, pour être enlevée après la fleuraison. Les Saxifrages liguU et cUU ne peuvent servir que pour Tomement des corbeilles ou plates-bandes en premier plan ; mais on les aime mieux dans les rocailles , surtout dans les rochers de jardins d'hiver : c'est là leur véritable place , avec les Saxifraga cotylédon, longifolia, umbrosa et sarmentosa. Cette dernière espèce trouve encore, et surtout, son application dans la garniture des vases cul^-de-lampe.

Le Saxifraga irrigua est à placer, non loin d'un petit courant d'eau, sur le bord d'une fontaine dans la pelouse. Lb granulata à fleurs douNes ne peut guère trouver place que dans une corit^ille variée. Quant aux 5. geranioides et hypnoides, ils sont faits, évidemment, pour l'établissement de bordures moussues dans les petits jardias, et aussi pour les rocailles. F. Heringq.

LOBEUÂ TRIGONOCAUUS muller (pl- xv).

EhTMOLOGiE. Dédié à Lobel, botaniste belge, né en 1538 , mort en 1616.

FAinLLB des Lohéîiacées. — Pentandrie monogynie.

Caaagtères oiNÂ&iûUEs. Le genre Lobelia comprend des herbes vivaces^ rarement annuelles^ et dont on retrouve des représentants dans tous les pays chauds^ notamment en Amérique^ et quelques-uns dans TËurope centrale. Les fleurs sont très-irrégulières, monopétales : le calice est soudé avec Tovaire, et ne présente de libre que les cinq divisions calicinales du limbe. La corolle est insérée au sommet de Tovaire ; elle est tubuleuse à tube fendu ; le limbe est à cinq lobes inégaux^ dont trois inférieurs renversés plus grands que les deux supérieurs. Les étamines, au nombre de cinq^ sont insérées au même point que la corolle^ et soudées toutes entre elles par les filets et les anthères qui forment un tube renfermant le style, et dont il ne sort que le stigmate à deux lobes arrondis garnis en dessous d'un anneau de poils . L'ovaire est infère^ à deux ou trois loges; il devient à la maturité une capsule qui contient plusieurs graines très-fines scrobiculées.

Le Lobetia trigùnocttuUs est one espèce vivace à tiges retombantes, rameuses, triangulaires^ garnies de feuilles tantôt ovales, tantôt presque en cœur, inégalement dentées ou ladniées, s'amincissant à la base en un long pétiole. Les fleurs naissent à Taisselle des feuilles supérieures ; elles sont plus grandes que celles du Lobelia erinus ; les trois lobes inférieurs ont une belle couleur bleue ; l'intérieur du tube et la base des lobes sont d'un jaune paille très clair, l'extérieur des tubes est lilacé.

Historique ET CULTURE. Cette nouvelle espèce est originaire da TÂustralie. Elle a été mise au commerce par MM* Hugh Low et Son, de Clapton (Angleterre) , qui en ont reçu les graines de M. HiU. C'est une très-jolie plante ornementale qui viendra augmenter le nombre des fleurs bleues si rares dans les jardins. Sa culture est celle des Lobelia ertiiM, ramosa^ pubescem et bicolor , autres petites espèces très-propres à faire des contrebordures de massif de terre de bruyère, des bordures de jar* dius d'hiver ou à garnir les rochers.

On sème toutes ces espèces à l'automne, en terrine remplie de terre de bruyère tamisée , sans recouvrir la graine ou alors très-peu ; on doit se contenter de l'enfoncer seulement en appuyant avec le dos de la main. Le plant est repiqué très-jeune en petit godet pour être hiverné en orangerie ou mieux sons châssis froid; on le protège, pendant les grands froids, à l'aide de fumier et de paillassons. Au fur et à mesure que les plantes se développent, et que les racines remplissent les vases, on les rempote dans des pots plus grands sans toucher aux racines. Par ce procédé de culture, on peut mettre en place à toutes les époques du printemps ou de l'été» sans faire soufirir les plantes*

F. Herihcq.

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