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NOTICE SUR LA PLANTATION DE LA VIGNE

La vigne s'accommode à peu près de tous les terrains, pourvu qu'ils soient perméables à l'eau. On s'accorde généralement à reconnaître qu'elle prospère mieux dans un terrain siliceux, graveleux et sablonneux.

Lorsqu'on ne possède pas un semblable sol, il conviendiu de défoncer à un mètre de profondeur sur une largeur de deux mètres; par ce moyen il sera possible d'obtenir de bon raisin.

La vigne aime l'exposition du midi, maïs elle préfère encore celle du levant, lorsque le soleil y donne jusque sur les deux ou trois heures de l'après-midi.

I^QfiqM 1# terrain « été préparé ccmime je Fai indiqué plot haut, on liante indifféremment, soit au pied dn mur, soit h UM diftttaoe de 50 cesUmàtres; on peut toujours planter au pied du muf âtec des oberelés en paniers : la végétation est plus grande et la production une et qudquefois deux années plus t6t qu'avec de simples ehevelés.

Les chevelés simi^es doivent être plantés à 50 centimètres do mur, si c'est pour un espalier, afin de faire le couchage deâx wuées plus tard ; pour un contre-espalier, on peut de suite les mettre en place.

Poar la plantation, il faut ouvrir une trandiée de 60 centi* mètres de largeur sur 30 centimètres de profondeur au pied du mur, couper le double panier qui ne sert que pour transporter lea chevelés, ensuite placer le panier à l'extrémité de la tranchée opposée au mur, ne laisser qu'un sarment, le plus gros, le coucher au pied du mur; mettre 1 0 centimètres de terre dessus, puis 10 centimètres de terreau de couche et rempltr la fosse avec de la terrei ait {wintemps, couper le sarment à deux yeux sortant de terre, mettre un petit tuteur au pied afin de palisser le plus gros bourgeon qui en sortira, supprimer les autres.

Les pieds doivent être distancés les uns des autres à 40 centimètres pour les espaliers, et a 60 c. pour les contre-*espaliers.

Rose Chàrmeux.

Iloticnltcnr à Thowêiv*

SOUFRAGE DE LA VlGNB.

L'efficacité du soufre pour détruire Toldium sur la vigne, est aujourd'hui généralement reconnue. Sèment fait et en temps opportun, le soufrage est infaillible; la décision que viennent de prendre les cultivateurs de Bagnolet, près Paris, en est une nouvelle preuve.

Le 22 janvier derniery à l'occasion de la fête des Vignerons, alors que la plupart des cultivateurs de ce pays étaient réunis comme en famille, pour célébrer traditionnellement saint Vincent, leur patron, un ami du progrès horticole et agricole, M. Buisson, fit une proposition qui a été vivement appuyée et presque aussitôt adoptée : celle de former une Société que» spirituellement, il appela Société protectrice delà Vigne.

Les membres de cette Société se rassembleront pour faire tous, et à la même époque, le soufrage â*après les indications données par quôlques*uns de nos bons horticulteurs, pour être plus certains du plein succès de leur entreprise : combattre et détruire Toïdium, Tennemi acharné du vigneron, le dévastateur de Tarbuste de Noé.

Dans ce but, et pour prévenir Tenvahissement da parasite, les membres ont résolu de faire un premier soufrage, dès que le bourgeon aura quelques centimètres de longueur; ils parcoureront leurs vignes et y répandront le soufre & l'aide de rinsuffleur Ouin dont tous seront munis.

Comme il est reconnu, et qu'il nous a été signalé, que la fleur de soufre est souvent &lsifiée ou éventée, et que parfois n^me cette fleur de soufre n'est que la poussière provenant de morceaux pulvérisés, qu'alors lé soufre a perdu toute sa force destructive, nous engageons les cultivateurs en général, à ne faire leur acquisition que dans les maisons connues pour la bonne qualité des produits ; car, si Tinsuccès peut être attri* bué à Topération faite dans de mauvaises conditions, il est dû souvent aussi^ et prinàpalement^ à l'altération du soufre em ployé.

L'initiative prise par les cultivateurs de Bagnolét, à laquelle on ne saurait trop applaudir, devra, nous l'espérons, trouver des imitateurs dans les communes voisines, et dans tous les pays où la vigne a une certaine importance de culture.

A« Lepèhe fils.

NOUVEAUTÉS xMISES AU COMMERCE EN 1860.

Phlox.

Par M. Rendatler, à Nancy :

Thlox Benjamin, — Fleur grande, blanc crème, large étoile rose

vif.

— Elisa Richat^d. — Fleur très-grande, blanc de neige légère-

ment rosé, à centre pourpre.

— Emma. -— Fleur grande, lilas rosé, nuancé blanc au centre.

— La Heine. — Fleur grande, blanc pur, large centre carminé,

— Louis Richard. — Fleur très grande, pourpre vif, centre car-

min feu, forte panicule.

— Maréchal Nid. — Fleur grande, marbré de rose, étoile cerise,

œil blanc.

— Monsieur Levassor, — Fleur très-grande, rouge vif, éclatant.

— Madame Schoubart, — Fleur grande, blanc légèrement rose,

auréole rose pourpre, œil blanc, i— Maria Calmai. — Fleur grande, rose tendre, large étoile rose

vif, très-beau.

Par M. Lierval, rue de Yilliers, 42, Paris Phlox Louis Lierval (Lierval). — Rouge saumoné superbe.

— Madame la Comtesse de Bresson (L). - Blanc, à centre très-vif.

— Madame Le Boucher (Fontaine). — Rose violacé, large fleur et

forme parfaite.

Mademoiselle Maine Lacroix (L). — Blanc, centre violacé, Ircsnain, Joli.

— Madetnoiselle Anais Aubert (F). —Blanc, centre largement mar-

qué de violet, très-grande fleur.

— Monsieur le docteur Lacroix. ( L) —Rouge cuivré, forme parfaite

(extra).

— - M. Forget (F) . — Rouge violacé, très-large fleur.

— Prince Troubetskoy (F) . — Rose vif, centre cocciné.

— Souvenir de M. Fries-Morel (F). — Pourpre foncé superbe. Par M. Antoine Denis, déjà cité :

Phlox Victor^Emtnanuel. — Grande fleur, couleur de chair, centre rouge .

Paris. — iQip. Horticole de E. Domuco, rue Cassette, 9*

CHRONIQUE

L'intelligence horticole. — GuttureB forcées de M. Gontier.— Gomment M. Gon« lier a truuyé le remède contre !& maladie de la Vigne. — Les cultures forcées des Rosiers et Lilas par M. Laurent.— Les Camélias et les jardins d*bivcr de MM. Henry Courtois etBertin.— La Vanille de MM. Thibaut et Keteléer.-- Les VantUières d'Amérique ; leur produit . ^Exposition d'horticulture pour 4 860.

L'intelligence est on principe essentiellement distinct de la matière, et qui a pour base Tassociation dos idées que font naître les passions, les ambitions et les besoins matériels de la vie. Tout homme possède ce principe, qui est plus ou moins développé, selon les ccttiditions et le milieu dans lesquels vit Findividu. n est presque à Tétat latent, chez les hommes qui n'ont d'autre ambition que celle de vivre pour manger, et qui trouvent autour d'eux de quoi satisfiBdre leur appétit. On rencontre assez souvent, de ces sortes de monstruosités végétales , dans la société actuelle.

Pendant bien longtemps on a refusé toute intelligence aia ouvriers de l'horticulture, et, pour peu, on leur aurait appliqué Tanét de je ne sais plus quel concile, qui déclara que la plus belle moitié du genre humain n'avait pas d'âme 1

n est vrai qu'on rencontre certains hommes s'affublant du titre de jardinier, et qui ne sont, en réalité» que des retoumeurs de terre. Mais est-ce une raison pour considérer la majorité comme des ôtres privés du principe intellectuel t Assurément non, ou alors on arriverait, par le même raisonnement, à re* garder tous les poëtes ccmune pourvus d'une bien faible dose d'intelligence; car, Dieu sait combien il y a de pauvres écri^* vains qui superposent des vers de huit, dix ou douze pieds sans pouvoir y faire entrer la moindre idée ! Ne généralisons donc pas sur des exceptions.

Certes, je ne prétends pas dire que l'horticulteur possède l'intelligence du littérateur ; mais il a celle de son métier, et

10«Ut. u y.

Tintelligence horticole vaut bien Tintelligeiice de certaines branches de Fmdustrie, qui, le plus souvent, ne repose que sur trois règles de l'arithmétique : l'addition, la soustraction et la myltiplication.

En visitant les belles cultures de H. Gontier père« primeu* riste, route d'Orléans, à Montrouge, on peut se convaincre que l'horticulture est une science pour laquelle il y a de rinteUigenoe à produire. Il est vrai que M. Gontier est un de nos {dus haMles horticulteurs. Ainsi poiu* H. Gontier il n'y a plus de saisons : il peut produire en hiver ce que la nature produit en été» Les raisins les plus délicats qua nous fournit le mois de septembre, il nous les o&irait au mois de janvieii, si nous von» lions payer les frais qu'entraine une pareille culture ; o'esk qu'il manie l'air et la chaleur, comme le peintre mani^ las oooleurs et le pinceau^ et bientôt peuVètre^ il pourra se pas» ser de l'astre puissant qui distribue la lumière, sans laquelle, cependant, il n'y a pas de végétation possible.

L'étaUissement de M. Gentil est devenu en quelque sorte un laboratoire horticole, dans lequel se fabriquent, i volonté, les plus délicieux fruits . P^idant tout l'hiver en y trouve des fraises ; c'est de treize à quatorze mUle pieds de frabiiM qu'il force chaque année. Dans la deuxième quinzaine de février apparaissent les haricots. Au commencement d'avril viennent les melons. On assiste chez lui aux vendanges au moment oh les vignerons taillent seulement leurs vignes, etc., etc.

L'oïdium^ le terrible oïdium, qui jette l'épouvante dans les pays vignobles^ a été vaincu par M. Gontier : c'est lui qui a trouvé le remède contre la maladie de la vigne ; et ce n'est pas le hasard qui lui fit découvrir ce remède, dont l'effîoaoité est ii^ contestable, c'est Vobs^pvation et le raisonnement.

Ayant remarqué, pendant les orages, que la foudre dégageait souvent une odeur sulfrffeuse , et que toutes les £pia qu'une déehaiige électrique projetait c^ odeur dans un endi^ où se

— ài9 —

trouvaient de8 coucbes à champignoBS, il y avait aussttât de«^ truotiou complète de ce cryptogame, M. Gontier fit ce raisomiement : Si Todeur sulfureuse détruit les champignons de couche, elle doit produire le même effet sur Toldium, qui appartient à cette même grande famille végétak. Donc, projetons du soufre sur la vigne, et, par la chaleur du soleil, il pourra se produire d^ émanations sulfureuses qui feront disparaître |e terrible parasite. Le soufre fut projeté, ses vignes furent sauvé^f et la France est rassurée sur ses vignobles.

J'ai visité c^tte semaine rétablissement de M. Gontier. fin voyant ses cultures si intelligemmeat conduites ; en o)e rappe* lant le service rendu, je me suis demandé comment cet habile horticulteur n^avait pas encore reçu la haute récompense qui a été déjà accordée à plusieurs de ses confrères. Son travail si savamment raisonné , si riche d*observations judicieuses , est aa-dassus de tout ébge, et pour récompenser une pareille intelligence, il n'y a certainement que la récompense qu'on accorde h la bravoure et au mérite. Il est difficile de comprendre comment la Société impériale d'horticulture de Paris, qui df *> puis quelques années, a eu à sa disposition plusieurs brevets de chevaliers de la Légion d'honneur, a pu oublier ainsi une de nos célébrités horticoles ; espérons qu'elle aura bientôt ocdt* sion de réparer cet oubli*

Un autre homme qui possède aussi une certaine dose de cette intelligence de la culture des plantes , c'est M* JLaurent, horti** Qulteur, rue de Lourcine, n^ 81. Ce cultivateur possède un a^ m^ beau talent dans l'art de foi'cer certains végétaux. d'orne^ jnent. Il connaît l'effet de tel degré de chaleur sur la végétation de tels arbustes; il sait quelle est la somiue totale de calorique qu'il faut leur appliquer pour leur faire produire des fleuns; aussi en fait-il naître à volonté.

^s serres sont actuellement des plus intéipçsmites ^ visitei'^

Vu<6T-pLLE Uo$ie»s y »o«t soumû h U cuUwe im^$ popr iouf*

nir ces charmants boutons de roses dont on fait une si grande consommation depuis quelques mois. Les premio^ boutons ont été cueillis pour la fête du 22 décembre. Depuis cette époque il en sort chaque jour de son établissement, pour la halie, de 70 à 1 00 douzaines ; le jour de Tan dernier sa vente a dépassé les 100 douzaines.

Les variétés de Rosiers sur lesquelles s'exerce ainsi Tintel? ligence horticole de M. Laurent sont : Quatre saisons, du Roi, Moussue, Gloire de Dijon^ Thé Lamark, Duchesse de Gambacérès. Reine, Baronne Prévost^^ Triomphe de FExpositioii, Gehna Duboà, Pœonia, Souvenir de la reine d'Angleterre^ etc.

La production forcée se prolonge ainsi jusqu'à la floraison naturelle; on comprend sans peine que ce ne sont pas les mêmes pieds qui produisent de la fin de décembre au mois de mai. Parmi les Vingt mille sujets qui sont en culture ches M. Laurent, on en voit dans cinq ou six états différents de végétatioii; c'est ce qu'on appelle des saisons : l'une succédant toujours à l'autre. Chaque saison est dans une même serre. Ici les Rosiers ont les fleiurs presque épanouies ; là les boutons commencent à poindre ; plus loin se sont des Rosiers seulement feuilles; àcôtéd^eux^ en sont d'autres dont les bourgeons débourent; enfin, dans une autre serre, se trouvent des sujets soumis seulement depuis hier à l'action de la chaleur*

Combien faut-il de temps pour obtenir la fleur dune plante ainsi forcée? Là est toute l'afiaire et toute la difflculté. Et d'abord, ceci dépend de la somme de chaleur qu'on peut donner pai* jour aux plantes; puis, de la plus ou moins grande &ci]ité avec laquelle ces végétaux entrent en végétation. Tel peat pousser à 5 degrés au-dessus de zéro ; il en faut 8, 10, 12» 15, etc., pour faire sortir tel autre de son sommeil léthargique. Le jardinier doit à(mo, avant tout, connaître le témpérameat de chacun. Ce n'est pas, comme on voit, une affaire de routine^ c'^t bien un travail laborieux et intelligent.

Un des beaux succès de M. Laurent, c'est sa culture forcée du lilâs. Ilplante dans ses serres du Lilas à fleurs lilas, et il en obtient des fleurs d^un blanc le plus pur et des plus odorantes. Ce résultat est obtenu par la chaleur et Tobscurité. Mais cette obscurité n'est pas constante ; il y a un moment seulement de la y^étation où les lilas doivent être privés de lumière ; c^est ce moment qu'il faut connaître et que connaît parfaitement M. Lauréat ; car il a des lilas en fleurs, sans interruption , depuis le 22 décembre jusqu'au milieu d'avril, et c'est plaisir à voir.

De la nature forcée je passe à la nature à moitié libre, dirigée, dans ses évolutions, par des mains non moins habiles que celles de MM . Gontier et Laurent.

Le mois de mars est, en efiet, l'époque naturelle de la fleuraison des Gamellias abrités sous serre ; mais ce n'est pas à dire que cet arbuste ne demande aucun soin pour produire ses remarquables fleurs. Le Camellia, avec son air de rusticité, est au contraire très-délicat, au point de vue de la production florale. n faut le conduire comme une jeune fille; il faut veiller constamment sur lui pour en obtenir une luxueuse fleuraison. Les courants d'air lui sont funestes ; ils déterminent la chute des boutoas. Les coups de soleil sont désastreux; ils durcissent ta-op, ou brûlent les jeunes pousses ; que sais-je encore? Aussi estr-il rare de voir de beaux Gamellias bien fleuris.

Un des maîtres, en l'art de cultiver cet arbuste, est M. Henry Courtois, successeur de Tamponnet, 26, rue de la Muette, à Paris. Son jardin d'hiver est en ce moment le plus déUcieux jardin qui se puisse voir. A retracer le charme de cette serre, à décrire la douce émotion qu'on éprouve à la vue de ses arbres si bien cultivés , si admirablement fleuris , ma plume se déclare impuissante; elle ne peut que tracer : Honneur à M. Courtois !

Versailles possède aussi quelques beaux jardins d'hiver. Le plus ravissant est celui de M. Bertin, rue Saint-Symphorien,

n* 1 . Là le Rhododendron fait conéurrence au Camellia, et Teffet produit par ces detrs arbustes^ est indescriptible. Honneur aussi à M. Berlin !

Avant de quitter les serres, permettez-moi, lecteurs et surtout vous lectrices, de vous faire aspirer, mentalementy Todeur de vanille, dont est pénétrée une des serres de MM. Thibaut e' Keteléer, horticulteur rue de Charonne, 146,

La vanille qui sert à parfumer les glaces, crèmes et chocolats, est, comme cbacunsait, le fruit du Vanillier, sorte de gousse cylindrique qui renferme une infinité de petites graines noires. - Ces vanilles proviennent de l'Amérique, et, s'il faut en croire certain écrivain, les vanillières, ou culture de Vanilliers, ne durentque quatre ans; les plants ne produisent que la deuxième année, et chaque pied ne donne que 4 ou S gousses. Ces faits suffisent pour éclairer sur la cherté de ce parfum, et pour démontrer que les cultivateurs américains sont très-arriérés dans l'art de faire produire artificiellement des fruits.

En France on possède cet art au suprême degré ; MM. Thibaut et Keteléer en ont la preuve vivante en ce moment. On peut voir, en effet, dans une de leurs serres, une pied de Vanillier qui porte ouatrë cents gousses de vanille, dont quelques-unes n'ont pas moins de 23 et 24 centimètres de longueur. Ce magnifique résultat a été obtenu par la fécondation artificiellement ; car, dans nos serres, cette plante ne se féconde pas naturellement.

Ces 400 fruits ; qui entrent dans leur première période de maturation, exhalent déjà une odeur des plus suaves, qui dénote une qualité ^périeure à celle des vanilles du commerce.

La différence de production si énorme des cultures de MM. Thibaut et Keteléer — 96 fois plus qu'en Amérique — proteste éloqnemment, il me semble, contre les personnes qui osent nier Tintelligence horticole.

De tous côtés on se prépare aux luttes pacifiques des con-

coxas. Les expositions s'aanonoent nombreiiflâi pour le printemps*

Un grand concoors régional agricole, horticole et artistique, anra lieu à Troyes an mois de mai prochain. L'expositioii des produits de l'horticulture est fixée du 25 au 31 . Lladministntien fait appel à tous les horticulteurs et amateurs qui n'habitent pas la circonscription régionale. Les frais de transport^ aller et retour, des objets admis à Texposition^ seront supportés par la ville de Troyes. Les demandes d^admisnion doivent être adressées avant le 15 avril à M. Petit, [avocat, secrétaire général de la Commission.

Les autres expoiÂtions annoncées sont ; Alençon, 14 avril; — Bordeaux, Montpellier et Poitiers, 8*13 mai; ^ Versailles, 13-1 7 mai; — Gaen et Amiens du 2t au 27 mai; -- Paris, 12^28 mai et 17-23 juin; «—Montanban, 26 mai au 3 juin; — Saint-Germain-en-Laye, 3-6 juin; — Le Mans, 15 au 17 août; — Valognes, du 8 au 11 septembre.

F. HebimGii*

LABLAB PURPUREUS (Pl. XVIII).

Etymologik. ÏJiblab est un nom arabe appliqué par Adanson^. Famille. Papillonacéei; diaâelphie'4icandrie.

CUnAGTèBW GÉnÉEioins. 1/68 plautes de ce genre ont beaucoup de ressemblance avec les Haricots et surtout avec les Doliques. Elles sont toutes originaires de l'Asie^ herbacées^ grimpantes-volubiles^ i feuilles alternes^ composées de trois folioles. Chaque fleur présente un calice campanulé-tubuleux^ A quatre dents^ dont une supérieure large obtuse^ et trois Inférieures aiguës. La corolle papillonacée a son étendard étalé réfléchi; muni à sa base d'un petit sillon et de quatre callosités dont tes deux supérieures plus saillantes. Les ailes sont libres; la carène es arquée à angle droit en faulx. Les étamines^ au nombre de dix^ sont diadelphes (neuf soudées par le filet et une libre). L'ovaire est stipité^ prolongé par un style comprimé, barbu supérieurement, terminé par un

stigmate tnmqaé^ glabre. La gousse eet eompiiméô^ feaférmant oïd^

nairement quatre graines séparées par des sortes de cloisons spon* gieuses.

Description. Le La^lab purpureusy que nous figurons dâQS oa numéro, est annuel, a tiges grimpantes-volubiles, anguleuses» Fouge^-pourpre, plust)u moins chargées de poils reav^a^sés et un peu raides. Les folioles sont largement ovales, un peu échancrées en cœur à la base, tenoinées en pointe, poilues, à n/^vu« res réticulées pourpres ; la foliole terminale est munie de deux petits filets ^tipuiaires. l^es fleurs, élégamment tentées de rose et de pourpre, sont réunies, par deux à quatre, à raisséUe des bractées, et disposées en longues grappes interrompues, dans la moitié supérieure d'un pédoncule rouge, long de 40 et quelquefois de 50 centimètres. Les gousses sont dW beau pourpre luisant, larges, courtes, comprimées, tuberculeuses»

His^piuQUE ET CULTURE* Cette plante, originaire de l'Asie , n*est pas une nouvelle découverte; elle est connue depuis la fin du siècle dernier; mais les jardins Font peu possédée. Elle est voisine du Lablab commun ou Dolichos lablab de linné ; quelques auteurs n'en font même qu'une variété. Cependant la belle teinte rouge pourpre de ses tiges, pétioles, nervures^ pé* doncules et gousses^ la distingue facilement de ce type. Nous avons vu ce Lablab vivant, pour la première fois, il y a deux ans, à Saint-Sulpice-de-Fayières, cbez M* le. docteur Janin, qui en avait reçu les graines des États-Unis. La beauté de ces belles et nombreuses grappes de fleurs, auxquelles succèdent des gousses d'un rouge pourpre magnifique, nous a engagé à en faire faire le dessin pour en répandre la connaissance et la culture. M. le docteur Janin ayant eu la bonté de nous en ofirir quelques graines, nous avons pu le cultiver, et nous assurer que sa culture est possible sous le climat de Paris. Ses fruits ont parfaitement mûri; une partie des graines de notre récolte, et celles que nous avons reçues de notre correspondant de

^ fis ~

New* York» ont été ûon^irises ààûB la dermère distribution de graines; elles 8<mt épmséds.

Le Lablab purpureus n'exige pas plus de soins de culiore que le haricot d'Espagne. On le sème à la même époque, courant 4e mai, lorsque la terre est suffisamment échaufiTée. H demande Mulement une bonne apositicm ohaude, et se comporte mieux dans le sol un peu léger que dans les terrains compacts et

Pour obtenir une abondante fleuraison , il iaut pincer ses liges grimpantes à 1* 50 ou 2 mètres au jdus. Il se couvre alors de nombreux pédoncules floraux, sur lesquels les fleurs se suc* eèdoit jusqu'aux pramières gelées. F. Hsrinoq.

nKSTRucnoNS pratiques sur la culture des plantes

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