Lesouyis
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PAPAYER ALPINUM L. (PI. XXU.) 4* var. Albifiorum. 2* var. Flavifianm.
U Pavot des Alpes esi une jcdie et gmcîeutt espèce^ qui sera aecueittie dans tous les jardina où ao tfouveat dos colleotiorii.
r/est une dea plantea les plos rares de la flose alpûi^. Oa compte les loealités où on la ttouye, et doDS quolquesnunea le n(»Dbre d'individus en est fort rest^cànt. Cette espèce présente deux formes tranobées, mais que Ton ne peut pour^ tant séparer. De tout ceci a résulté une grande oonfusian, et « plusieurs espfeees ont été longtemps admises. Du z^sie» la plante est très-variable ; ses deux formes ne S6 trouvent pas dans les mêmes loealités ; et Tbahilat de ehaouae d'eliçs est en outre différente
Le Papat>€r àlpimêm est une plante vivaoe» aoiule« EUe forme mie toufib du milieu de laquelle sortent de bnît à dix hampes toutes uniflores. Les feuilles de Fannée leeouvrept les débris persistants des anciennes^ EUes sont tvès^vamables, longuement pétiolées, profondément découpées, à loboa plus ou moins divisés» de forme très -changeante ; la plante jest toujours plus ou moins velue. La capsule est oblongue» asiea s^nblable à ceUe d'un coquelicot.
Les deux formes sont caractérisées s l'une (!'' var. ittf/fofMn par des fleurs à pétales d'un blanc pur, dont Tonglet est d'un jauuç ytf j remarquable par une texture soyeuse ^ d'une délicatesse extrême. L'autre (2' var. Flayiflorum) par des fleurs à pétales jaiîues légèrement rosés, à onglet de couleur iwi peu plus intense. C'est à cette forme qu'il faut pappo^rter te P* PU' renaicum (Willd.) et le P. aurmtiaeum (Loîs«) LePapavef atpinum est, nous l'avons dit, une plante rare.
Je n*aî rencontré chaque forme qu^one seule lois : la premièiealbiflarum au pied du Vergy, dans le massif des monts Brizons en Savoie, à une hauteur de 2«400 mètres. Elle croit sur des rocher? escarpés, dans les fissures et au milieu des pierres éboulées. On a la plus grande difficulté à parvenir jusqu'à elle et encore ne peut-on atteindre quequelques pieds (t)« Laseoonde {flaviflorum) se trouve sur les confins d^ Grisous^ dans la basse Engadine, au lacBlanc, sur la Bernina. Au pied d'un petit glacier, est une grande plaine de saUe encombrée des pierres amoncelées de}ta Marraice et traversée par une multitude de petits ruisseaux qui provieunênt de la fonte des neiges; c'est le seul endroit où j'ai rencontré le pavot des Alpes à fleurs jaunes. La localité est fort riche et les graines entraînées parles ruisseaux dispersent la plante.au loin.
Le Pupaver alpinum a été signalé dans deux localités d& Valais, au-dessus de Port*Valais, au mont Pilate» et au-dessus de Vauvry*
Cette jcdie plante est malheureus6me^t d'une culture un peu difficile; ses pieds fondent facilement. Il leur faut mie terre de bruyère sableuse; un pot bien drainé et complètement rempli, de manière à former une butte; des arrosements pendant le cours de la végétation et nuls pendant la période du repos. Il est nécessaire de rempoter souvent, pour que les' racines ne se contournent pas trop • C'est une plante délicate, et que je n'ai pas encore osé livrer à la pleine terre» ]'ai constaté avec étonnement que les graines ne levaient qu'après trois ans de semis.
(4) Le Pftpavw alpinum (albiSorum) la Primtila aurkula, ï'Artêmisia gta eialiB^ le Saœiftaga pyramiMU croissent éffalemeot dans les fissures des rochers en généial teliement à pic, qu'il est souveot impessible de les atteindre, ou tout as moins fort dangereux. Aussi un proverbe de rOberland ditfue : cesplaâtes sost cou saoréee au diable; ce)a d cause de leur linguUer etcoustant habitat.
M-r.;- ,sj., /•/ ns
La floraison a lieu en mai et juin. Dans lea Alpes^ ce n'est qu en juillet et août. Alphonse Lavallée.