‹ L'horticulteur français deChapitre 60 sur 132 · PLANTES NOUVELLES · texte numérisé non relu

PLANTES NOUVELLES

Par M. Lemoine, à Nancy ;

FucHSU Colibri. — Corolle très-pleine, fleurs moyennes, globuleuses, pourpre passant à ^amarante, variélé naîne.

— Magenta. — Fleurs compactes, très-pleines, violet bleu, sé-

pales relevés horizontalement, rouge-carmin.

— Terpsichore, — Fleurs simples, corolle très-évasée, lîlas rose,

épales relevés, rose carmin vif.

— i96//i?rtno.--Feurs très*multiples^&ès*grandes, beau violet vif .

(Nous en donnerons la figoredans mipiocbain numéro.) Penî8temon par M . Lehoine :

Pentstemon Marmoratum. — Carmin amarante, centre richement marmoré et veiné, fleurs assez grandes.

— M. Alf, Pellier. — Fleurs très-grandes, violet, gorge très*

large, blanc veiné de cramoisi.

— M. Henri' Jacotot. — Fleurs extra grandes, violet foncé bleuâ*-

tre, gorge bien ouverte, très-large, blanc fur, avec quelques stries pourpres.

Par M. Rendatler, à Nancy :

Pbrtstmon la Majestueuse. ^ Fleur très-grande, blanc ouverte, violet foncé, nuancé pourpre, à gorge blanche.

— Léonie Kien. — Fleur très-grande, rouge pourpre, gorge blan-

che passant au rose veiné brun^ noir*

«^ Surpazêe rubrum magniflonm . — Coaleut plus vive^ siqkénear de forme et de coloris.

Par M. Henri Jacotot, à Dijon (Gftte-d'Or) :

Géranium MABiHE Sjsngier. — Fkars très-grandes^ violet lie de vin, gorge blanche, rayée entièrement^ sur tons les pétales, de cramoisi pourpre; floraison abondante^ en bouquets serrés^ de grand effet.

Par M. Mézard jeune, i Puteaux (Seine) :

PjBLAAGoanjM. Etienne Babouillard. — Cerise vif^ pét. sup. maculées noir, centre blanc^ très-florifère (diadématum).

-« M» MazeL -^ Les deux pétales supérieures maculées marron noir, brillant; les inférieures, rose cerise, pictées carmiii.

— M. de Mareol, — (Genre de la variété Napoléon III de Miellez),

la fleur beaucoup plus grande, et très-florifère, magnifique.

— M"^ Emilie Werlé. — Fond chair, saumoné, éclairé de feu,

le centre blanc, maculé marron noir ; sur les cinq pétales la fleur de première grandeur, admirable (cette belle variété a obtenu une médaille d'argent à l'Exposition p rintamèie de 1859 à Versailles).

— Sdferino. — Genre de la variété M*« Hiiaire, coloris plus

clair, la fleur beaucoup plus grande; de premier mérite.

Eu fait de plantes inédites, nous trouvons encore les Fuchiia Souvenir de Montebello et Victoire de Marignarty obtenus dans un établissement horticole de TAllemagne, qui a probablement plus de clients en France qu'en Autriche. Quoi quil en soit, nous enregistrons avec plaisir son patriotisme français. Th. Làegbé.

Ptrii. «> bop» b«rti««i« d« E« Doxhab** rnc GanetU, 9.

CHRONIQUE

A nos abonnés. — Appareil de chauffage Duvoir. — - Un nouveau journal d'horticulture. — Les plantations des Champs-Elysées, des Boulevards. — Le Square Saint>Martin.

Lorsque, en septembre dernier, je traçais hardiment, sur la première page du numéro 1 de Tannée 1859, que nous aurions .gagné Farriéré pour le commencement de 1860, je comptais alors sans cette masse d'auxiliaires dont ne peut se passer toute publication illustrée de dessins coloriés. Je m'aperçus bientôt, en effet, que j'avais eu tort de compter sans les dessinateurs et graveurs ; sans les ouvriers imprimeurs et typographes ; sans les coloristes qui font souvent du badigeonnage pour de la peinture, et qui obligent la direction à faire recommencer le coloris; enfin sans le planeur de cuivre, le satineur, le gla* ceur et le brocheur, qui sept les auxiliaires de la sphère artistique, sans lesquels la direction de l'horticulteur français ne peut confectionner aucun numéro du journal.

Malgré la complication d'un pareil travail, nous avons cependant gagné plus de quatre mois sur l'arriéré. — L'année 1 859, commencée vers la fin de septembre, se trouve, en effet, publiée en sept mois.

J'ose espérer que nos abonnés tiendront compte de nos ef«* forts ; qu'ils continueront de nous encourager par leur souscrip tion, et qu'ils ne nous retireront pas, au moment d'arriver au port, la confiance qu'ils nous ont accordée jusqu'à présent, et pour laquelle nous les prions da recevoir nos sincères remerciements.

Le premier numéro de 1860 va suivre de près celui-ci; les antres paraîtront à des époques aussi rapprochées que possible, pour reprendre ensuite la marche régulière de toute publication mensuelle ; ce. qui arrivera, nous l'espérons, avant la fin de Vannée;

Notre programme pom* 4860 sera celui de 1859 quant à h substance ' La forme subira la transformation qui nous à été demandée par plusieurs abonnés : la polémique et la critique satiriques^ comme on les appelle, seront remplacées par des dissertations et des appréciations sérieuses.

Il se fait grand bruit, en ce moment, autour d'un nouvel appareil de chauffage de serres^ qui, dit-on, est supérieur à tous ceux inventés jusqu'à ce jour : rapidité de chaleur (30 nûnutes) , économie de combustible, facilité de pose et nettoyage de l'appareil, prix modique : tels sont les principaux avantages qui recommanderaient ce nouveau système dû à nn habile constructeur de Meaux, M. Duvoir.

Malgré la réputation de Tinventeur et l'honorabilité des personnes (il ont appelé notre attention sur ce thermosiphon, j'attendrai de l'avoir vu fonctionner pour me prononcer sur son mérite; car 30 minutes de chauffage pour arriver à Tébullltion de l'eau, dans un appareil qui chauffe une serre de 24 mètres de longueur, avec 25 centimes de combustible , en moyenne, par jour (37 centimes pendant les jdurnées^e grands froids de 15 à 1 9 degrés), est quelque chose de trop merveilleux pour y croire sans le voir, et de trop important pour ne pas s'en assurer.En effet, le grand inconvénient de l'appareil à eau chaude c'est de produire trop lentement sa chaleur, et de ne pouvoir combattre et aiTèter rapidement l'introduction du froid dans une serre. 11 faut au moins une heure et demie pour que l'e&t du thermosiphon ordinaire se fasse sentir; or, si la température d'une serré est arrivée à son minimum quand on visite le thermomètre le matin ou pendant la nuit, il est impossible d'arrêter rabaissement, surtout par das froids de {% à t5 degrés. Le meilleur appareil . connu , le thermosiphon Gervais , ne prodtiit l'ébulition qu'en une heure un quart> en entretenant toi]^)<Hii6 jbon feu»

L'horticulture conmience à être en honneur chw ooi OQpipft-

fondée par ub savant dialw^ti, Af« Cbt BwMMtt^r, ■ piiotonauf

d'Jbwloiw natec^Ue àl!^c(4« da médacijiftd'Algor.

UiJM qve w pn^poM 1» £on4i^ur d» m leqtttU «H de p«o« pigfiri dm»k(soJotti^, }fr<iiiUnfi»4«»p]«nUis>d'(»a«neBftetdil a^^ 4riiîti^ tff^ est, dU4}» trop aégligléa. L» fnèto «i Algéoe «ont ^.peujif^ c^^'ils itaMBiMM* la ^Nn^piètftr et k proiMkin ^tdJ^^ âst à i«9ti«wt«^ 42l»# lu «d^oia tir» dç Ift.FrRBce ki«aiwi!^ partie 4i» friiUe qi^'^ Goimmf», Ce pojii À nkb» q>.ptettteK>fn«ffentetei»< n'a pw sa^ ptu» iMigi à tuvp p8K(i d« ws rifibeafies Tég^tutes. (i» flof» atgânaue art

licbe «1^ IteUAi plantes; w teol exwtplsi la Umn gffmdifl^ rwki «t QVt àpioe » D(M)9 nw»«n doHtopa. Aussi, aotra>il

dwa.le pfPBffmme, d« H- (3mk§. Bootsiet, da pui^ar laf iigpn <»loiJ4a».^ pImUm utiJas oa igréablaB lâs i^ remai>qquiblfi» 49 TÂli^» pouv tti^ox ks faiœ a»naal^ et «n ré* pw4m'Ul.<iiiltani «n Ffance et méaiadans ia aalonia. La Bevm hotUeok' «bi J'4^M PoqwATt aioBi «ma giasid^ ^i^iertaneei catf\.fi)k«'adfaW:AttS«^iMM| il'bi^iteat da te œétropola q«'à celui de l'Algérie. M. Boursier a pour collaborateurs das hmeor mss^ipi^MitPi^dw^ tei^fiiMcah t Mll< Hardf et

\mMP9^ tiar«WH 4e jhwitoliqy «»<âi)4inBenii Pans. Oa s* esyt fonifff^i 4iSiigi)[t|iklsy(epki-Ji^sejt<aof U^ dav*

nj^V^ à \f. ^fixas^^ i^pJ^WEif) <MiP4teli»tt a^sepr^^are aussi à oQBJJwiflir je. jTjBWiyt^yiftWiWrt .^^.«^Bjg4Bs.bQ«iway4s ial^

airec 2 (lanch68 colorii^^, et sijpplémeot d« 4 6 jpi^es tous Ie« farcis iBjis^ c^sacré à des m^màtts ée totamiqiie. Fris, 9 fr. par an. On s^ibonne à Aj^r, chez M. Tesâer^

rieurs depuis la Porte Saint-Denis jusqu'à la BastSle, d'aprbs le système adopté dans Torigine , c'est-à-dire en affectant une seule essence pour chaque boulevard.

La plantation des arbres du square Saint-Martin, puisque square il y a, est terminée. Gomme toujours» ce sonidegros arbres qui auront malheureusement le sort de ceux qu on remplace journellement sur divers points de la capitale. J'ai peine* à comprendre l'obstination des hommes qui sont chargés de ce travail; ils devraient cependant se rendre à l'évidence ; les exemples d'insuccès ne leur manquent pas. Tant qu'ils supprimeront la portion de racines la plus importante, ils n'obtiendront pas de meilleurs résultats. Les racines sont faites pour alimenter la partie aérienne de l'arbre; si vous supprima cette partie active (les extrémités qui constituent la partie absorbante )> il est certain que la mort de l'individu ne se fera pas attendre. Tous ces arbres vivent maigrement pendant use année, au dépens de leur propre substance, c'est-à-dire de la sève contenue daïis les tissus» comme le malade à la diète vit de la malière grasse de sa chair ; mais lorsque cette réserve est épuisée, il meurt s'il ne reçoit pas de nouveaux aliments du dehors.

Pour la transplantation de ces arbres, mieux vaudrait certainement conserver toutes les racines en les mettant à nu, (pie de les enlever avec une motte, qui ne protège que quelques gros membres du système souterrain, mais dont le rôle est purement passif. Ces grosses racines n'absorbent plus rien; elles ne servent simplement qu'à fixer l'arbre au sol. La méthode employée est donc inintelligente et vicieuse ; elle ne produira jamais que l'insuccès.

En ipodifiant le plan de ce square et son aménagement^ la direction . des plantations de Paris a voulu évidenunent donner de l'ombre et favoriser la^romenade pmdant les heures les chaudes de la journée; son but sera manqué encore une foui ^

les proiiieneiirs- s'auront à s'abriter que demire des branches mourantes, garnies de pauvres petites feuilles atrophiées.

On ne peut qu'aj^laudir aux nouvelles distributions et aménagements de ce squares, car les anciens jardins de la tour Saint-Zacques et du Temple, sont inhabitables de 1 0 heures do matin à 6 heures du soir ; ce sont de véritables fournaises. Pas un endroit pour se mettre à l'ombre, si ce n'est derrière la tour, et c'est peu champêtre. Les quelques arbres qu'on y trouve, sont presque toi;is plantés dans les parties nord; on est donc complètement à découvert et exposé aux ardeurs du soleil.

Les Champs-Elysées se transforment aussi. L'année dernière on a dessiné en jardin anglais toute la partie gauche, comprise entre la grande avenue et les quais ; cette année, on attaque la partie droite, pour lui faire subir la même transformation. De grands mouvements de terrains se font en ce moment pour établir les massifs et les pelouses. Les arbres et arbustes qui y prendront place , sont des Pins et Sapins de nouvelles introductions, des Rhododendrons, Ralmia, Azalées pontiques, et toute la légion d'arbustes à feuilles persistantes. Cette transformation en jardins donnera im nouvel attrait à cette grande et antique promenade parisienne, qui éprouvait véritablement le besoin d'une régénération. C'est à l'année 1628 que remonte la création de cette promenade à la mode. Mariede Médicis fit d'abord planter trois allées [d'arbres le long du quai, jusque Gbaillot. On l'appela Çours-lorReine: c'était là le rendez- vous des seigneurs et grandes dames de la cour. Plus tard, en 1670, on fit de nouvelles plantations sur les terrains compris entre le quai et le faubourg Saint-Honoré, mais en lui laissant ses inégalités, ses gazons et ses sentiers tortueuKt c'était alors un jardin anglais, et c'est de ce moment qu'on lui appliqua le nom de Champs- Elysées. Quoique fort attrayante, cette nouvelle promenade ne fut, pendant un siècle, qu'un ef&ayant désert^ refuge de tous les # malfaiteurs sans asile» Ce n'est qu'ai 1763, au moment de

^ no —

1 éf06ti6ii w Is tflMtao dfif Lot^ XY^ dur r^tuj^teocmênt iihié à FôztréitiifAdtl jflSPdIft dès Tiiilflrfes, cpi^c/t détftiiiit tes Qiftttlj^ ÈbfnéeB poàt 9t niveler le femm, et ptener les bêaot (piineotioei <{ii'oii jMtavsH encore ftdûnref dflAi toutes letlfs hcnâêêf âyaqud(|iie (fente sus. CTestlefrèfêdelilinAfqiiisedePMi- {MKâoor, te nMhpiis èd Mmgaj, qui fit exéôuter ces gfanâi traraux, et poof eft peipétoer te sôn^eHEir ùa donna sM ftoib an grand carré conss^ an jen de panme; *^ oafté Mailgny *«snr Templaceinent duquel s^est élevé le Palais de nndusttfe, qoi outre ses pottes le 43 de ce mois pour TExposition de la Soo^ inçAiate d'HoHiettttnre de Paris* F. HtamcQ.

LES AZALÉES DE L1NDB (Pl« XXL)

k nsui^a oorous.

Lçs Aaalées de Tlnde se ^rfectionneiit chaque jour. Otttfe les nuances oauvelles et délicates des demièc^ pruductioQSi il y a encore la perfection de forme*

Pendant fort longtemps on n'a connu que de Azalées à fleurs siniples. Ce n'est que depuis une disaine d'années que les flaurs ont commencé à doubler leur corolle de quelquv pétales de peu d'ampleur« La premiire variété à fleurs réeUement pleine est la Gkry ofSuming HiUj, que nous avons publiée et figuré en 1 8^3, pL XU.

On doit à un habile horticulteur de Gand» M*Vervaene» quelques beaux gains nouveaux, qui dépasse^it de beaucoup la variété anglaise. On en peut,^du reste, juger par les trois variétés que nous reproduisons sur notre planche XXI ; elles ont été livrées au commerce par lui, Tannée dernière.

Page 1