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LETTRE SUR L'HORTICULTURE DU MIDL

LE KOlS DB VâI.

C'est, de tous les mois, celui où la campagne est la plas agréable en Provence^ et Tépoqne où les jardins, les bois, les champs même , étalent une végétation des plus riches et des plus brillantes. Les insectes de toutes les espèces qui se te-» naient cachés, blottis sous les mousses» sous les pierres, s*a-* gitent et apparaissent de tous côtés. Les papiUons butinent sur toutes les fleurs ; laraignée tend ses filets sur toutes les sommités des branches, des joncs , des herbes, elle fait une guerre incessante à tous les moucherons , h tous les cousins ; il est bien rare qu'elle ne fasse pas toujours de nombreuses victimes; elle répare incessamment ses toiles, bien souvent déchirées par le moindre souffle de vent , ou par le poids de quelques gouttes de rosée ; pleine d*ardenr , elle ne se laisse jamais aller au découragement, et elle poursuit sans lel&ehe son œuvre. J'ai pu en étudier une en me cachant avec soin

sbus tiii atbre ; elle avait tendu ses pièges aériens au-dessns d'une pièce d'eau ; dans un coin elle avait appôndu quelques débf is de feuilles mortes , de manière à Ce que les mouches et les plus petits cousins, effrayés, arrêtés dans leur vol, venaicnl à coup sûr s'abattre au milieu de ses pièges. Aussitôt qu'au mouvement de ses Blets elle s'apercevait de sa captui*e, elle sortait , tuait ces panvres insectes , les cachait pour ne pas effrayer leurs pareils, et courait soigneusement se remettre à son poste; ce manège durait ainsi une partie de la journée. C'est chose vraiment admirable de contempler toutes les actions do ces petites créatures, que l'auteur suprême de toutes choscÈ pousse h les accomplir avec tant d'ordre , avec tant d'intelligence , à la même époque , de la même manière , et dans leS mêmes conditions. Ccst bien le cas de dire : le doigt de Dieu e^l là comme partout.

Arboriculture. — Les arbres de haute futaie sont couverts de tout leur feuillage; les placanes, tilleuls, ormeaux, lîiûrierà reprennent leur verdure petit à petit. On taille encore les oran-* gers, les citronniers, chinois, Cédrats ; les oliviers sotit égale-* ment taillés. Vers la fin do mois, les abricots alexandrins commencent i montrer quelques fruits; quelques cerises jlrécocc* dans les espèces les plus communes rougissent déjà souiS \enti feuilles.

Culture maraUKbre. — On met les patates toutes fouillées ei <5nracinécssurdes ados; les tubercules disposés à la distance de 33 centîm. les uns dos autres, à la profondeur de 8 à 12 centim. dans une terre légère et bien fumée. On leur fournil largement de Feau au fur et à* mesure de \^\iv dévelojTpcment.

Les espèces cultivées depuis plus de trente ans dans nos jnrdins sont les blanches , les rouges, les jaunes et les roses. Ces dernières sont, à mon avis, les meilleures. M. Robert, ancien directeur du Jardin botanique dé Toulon, obtint des graînes dé patates qui produisirent des fruits de 8 à 9 livres. Les feuilles

sont excellentes pour la nourriture des chèvres et des lapins.

On plante les melons et courges , tous venus sur couches, dans des pots en pleine terre. On doit entourer les plants d*an rond de suif, pour faire fuir les limaçons et limaces, qui en sont très friands.

Il faut donner la préférence aux cantaloups. Il est tr^s-essentiel de mettre les uns et les autres à des distances assez grandes, si on ne veut pas s'exposer à les voir dégénérer. Un ancien jar*^ dinier maraîcher a observé que les abeilles, en voltigeant d'une fleur à l'autre, étaient la cause de leur changement d'espèces, parce qu'elles emportaient du pollen des blancs sur les jaunes.

Tous les légumes de la saison abondent dans les jardins potagers.

Plantes d'omemenL — L'on greffe les rosiers de pleine terre à l'oeil nu, églantiers et Bengale. Les greffes herbacées de AV rium réussissent très-bien : c'est sur les simples et les doubles qu'on doit les faire. On prend une tige herbacée, on la taille à sifflet, on pratique une incision sur le sujet à greffer perpendiculaire ^ on entoure aussitôt cette sommité incisée d'une laine en guise de ficelle ^ et Ton recouvre la partie coupée de cire jaune. L'arbuste est nûs à l'ombre , la greffe recouverte d'un cornet de papier; au bout de dix à douze jours, dès qu'on ape^ çoit I à l'aspect vert de la tige , qu'il y a union entre les deux sujets , on reporte le vase au soleil. La plupart de ces plantes fleurissent souvent la même année : il y en a même qui peuvent recevoir cinq à six espèces diverses. Les Nerium sont trèsrustiques : ils ne craignent qu'une espèce de kermès qui ( 'attache à leur bois et à leurs feuilles, et dont on les débarrasse avec une forte décoction de savon. Dépotage des Nerium en vases.

Repiquage des passe-roses (roses*trémières) , pervenches du Cap. Les chrysanthèmes sont dépotés et replacés en pleint Jeire.

Les dahlias, conâervés en magasin an sec, sont plantés en pleine terre; les plus jeunes, les nouveaux plus délicats, sont d'abord mis en vases ; lorsqu'ils sont bien repris , vers le soir, ont les confie à la pleine terre.

Les roses de toutes les espèces , les lilas variés brillent de toutes parts; c*est Tépoc^ue où Ton commence à avoir le plus de fleurs.

On bine les parterres et Ton repique les plantes d^été, toutes en mottes bien faites et bien fortes.

Les camellias prennent place à Tair , au nord, sous des arbres» pour les soustraire à Tardeur du soleil. Je me trouve très-bien, depuis plus de quatre ou cinq ans , de laisser passer Tannée à ces arbustes dans de grandes caisses remplies de vieux tan qui n*a plus de fcurce ; il faut les rempoter, aussitôt qu'ils ont fleuri, avec un compost de terre de bruyère et de châtaignier. Ces nne erreur d^établir pour les plantes des arrosages réguliers ; il cou\ient en cela dé se conformer aux besoins des plantes et de donner plus d'eau aux herbacées qu'aux ligneuses.

Serres. — Les rosiers de la Chine {hibiscus rosa sinensis) , que l'on avait sevrés d'arrosage, doivent être dépotés.

Les Pelargonium variés font l'ornement des serres et présentent un aspect ravissant ; il faut seulement ombrer les vi« traux, soit avec des toiles légères, soit en mettant du blanc d'Espagne sur les vitres, pour éviter Teffet des rayons solaires qui brûleraient les plantes et hâteraient leur floraison.

Dans les serres chaudes, rien de plus bizarre que le genre des Orchidées. Imaginez une plante qui vit dans l'air, placée dans un panier en fil de fer à jour, sur de la mousse placée au fond , avec très-peu dé terre de bruyère ou de tourbe , ou sur nne branche morte enlacée avec ses i*acines aériennes. Plante merveilleuse de grâce, de fraîcheur, au feuillage légèrement satiné. Toutes ces orchis sont dignes , en général , de nos plus

$âlèbres horticulteurs de Paris ; de Belgique, de Hollaude et 4' Angleterre : M&I. Wan-Houlle, à Gand ; F. Pescatore, à Versailles ; llorel^ à Saint-Mandé, président de la Société impémtQ d'Horticullure. Mieux que personne, M, Morel a écrit sayaoi': xaenl sur ces gPAcIeuses {dantes et les a cultivées avec le plu^ grapd succès.

James Batement, en Angleterre, dit qu'il y a peu d'année? an ne connaissait que quelques orchidées ; il cite Bumphius et Hemandez, qui, les premiers, Tun dans l'ancien monde, Tautn} dans le nouveau, ont su apprécier ces plantes. Humphius, dans son Herbarium amboineme, au chapitre sur les Angrœcum^ d&liomination qu'il donna à, la famillç des orchidées» commence J'instruction d,e^ lecteurs ; c Maintenant, dit-il, nous arrivons ». à la description d'une noble famille de plantes^ qui est remar- ». qçable en ce qu^eUe a choisi pour lieu d'habitation les arbres, » qu^.eUe dédaigne le sol et vit comme les grands de la terre » qui aiment à bâtir leurs châteaux sur des éminences. »

L'ouvrage de Rumphius est très-rare et cher; il Ta publié à Amsterdam en 1750, in-folio, avec 694 planches.

Ch. Plunûer, moine franciscain , né à Marseille le 29 avril 1 636, mort à Tlle de Gadès, à l'entrée du port, en 1 705, s'est Aussi ocQupé de cçtte famille. Le célèbre Linnée, qui u en connaissait qu'une centaine, serait étonné s'il voyait combien les espèceiS^ se sont multipliées aujourd'hui. Plumier nous cite des pairticularités si curieuses sur c;es plantes que je nliésite pas ^ les indiquer. A Demerara, on prépare le poison (WouraU) ayep le $ac d'un catasetum; à Amboine, le véritable élixir d'an^our avec les petits grains farineux du grand arophytllum speciosumn Au Mexique, où le langage des fleurs est tant ep us9ga, presque tout l'alphabet pçut être expliqué par des^ orchi»- Aucun enfant jn'est baptisé, il n'y a pas de mariage, pas de funérailles sans qu^e lea orchidées n y jpuent un rûle : Flor de los ^ancto^j^ Fhr d^ j^orpm^ Flor de los mtierlos^ de maio name olvides^

Les bananiers sont admimbles de végétatioa au mcâi de mai/ ainsi cpie les cocotiers, les palmiers.

Les amaryllis rares sont pleins de vigueur. Les fougères variées étalent leurs feuillages pleins de grâce et d'élégance, car le feuillage est presque tout dans ce genre , maintenant si nombreux, si varié. Camille KcvnA/m.

EXPOSITION DTIOHTïCULTUftE DE PARIS.

Nous nageons, en ce moment» au milieu d'un déluge de concours régionaux, accompagnés d'expositions horticoles. Presque ious les chefs-lieux des départements ont eu, ont ou auront leurs concours. Nous ferons grâce^ à nos abonnés^ des comptes-rendus de toutes ces fêles, qnî n'ont d'attraits — quand elles en ont — que pour les habitants des localités. Je ferais même grâce de ce* lui de Texposition de Paris, s*il n^rtâit pas convenu que Paris c'est la France, et que tout le monde est avide de savoir ce qui sft pnssû dans co beau pays, menacé, cependant, dWe éclipse perpétuelle de soleil . On pourrait croire, en effet, que le vieux! Phœbus a pactisé avec la lune rousse,tant il met d*acharnemenl! à se cacher : bientôt sa face rubiconde n'existera plus que dans nos souvenirs, et dans les riches archives des Observatoires de Paris et antres lieux,

n n'y aurait donc pas lieu de s'étonnet du peu de végétaux qui figuraient lors de l'ouverture de l'exposition parisienne ;f mais le soleil est parfaitement innocent^ et ce n'est pas lui qu'il faut mettre en cause. On ne voyait, les premiers jours, que quelques rares fleurs, de plus rares légumes et de trèsremarquables raisins conservés de M. Rose Charmeux; beaucoup d'arbustes à feuilles persistantes, et effroyablement d'objets qui concernent — mais de très-loin — l'art de cultivei* les plantes : nos lecteurs peuvent juger, par les chiffres' suivants, dte rimportancc horticole de cette exposition de pn> drnte des* jardins?.

8 ~ .! Le Catalogue officiel constate la présence de :

41 lots de plantes et fleurs;

19 — de légumes et fruits conservés; e|

* 181 «— d'objets industriels, tels que : Appareils pour la gymnastique ; Pots à tabac émaiUés et autres ; Boules panera* mas; articles de fantaisie en boLs des lies ; meubles en bois de Thuya ; Loistre en bronse; sucs de Légumes ; Fàte s^limentaire de Pomme de terre; Conserves alimentaires; fruits confits: la fameuse liqueur arabe Oued-AUah ; décrottoirs on cuir et laine ; bouteilles vides; choppes et canettes à bièjre égalepient vides j elc , etc., etc.

Nous le disons avec no.tre franchi^e^ parfois uq peu trop luru^ tale^mais lecceur profondément attristé; les ejipositions d'hor- ^culture de Paris son,t eu plçî^e décadence^ et, si les hoinme9 honorables et dévoué39 qui soijit à la tète de la Sooiiété impériale et centrale de France, ne se hâtei^t pas de mettre un frein à ce^ envahissement des objets ii^dustriels, c'en est fqjt de no3 expositions ; nous n'aurops plus quç des bazars ornés d'un magnifique gazon et d'im superbe jet d'eau. L'ajdministratio^ de I^. Société impéria|le et centrale s*QCçupe un peu trop, je crois^ des intérêts de sa caisse et néglige par trop ceux dç Tho^tipult tnre françai3e eQ généjral, et des hoirtj^oulteursparisieQçej;! pi^ti* culier • En agissant comn\e elle fait, elle manque h son devoir ;, elle méconnaît le but de Tin^titutiop d^^^^ la Société. {[ ne djpit pas s*agir ici de faire dix ou vi^ngt mille fra|ncs de recettes avec les entrées; il s^agit d'attirer les amateurs vrais, eu réunissant dans nii même lieu les introductions nouvelles^ les perfectippne-: ments des anciens types de fleurs^ des anciennes ra.ce8 de fruits et de légumes, des instruments yraimept utiles à l'hotticulture, afin qu'ils puissent s'initier au progrès de l'art, et faire choix des nouveaux types de plantes qu'ils affectionnât^ et qu'ils ne savent, le plus souvent, où trouver. Le commeiçceenpno^terait,

H une partie du but^ qu^on sç pr(i(>08e par les expottittons, se trouverait ainsi atteint.

Avec le malheureux système dans lequel est engagée la Société impériale, les amateurs, ne trouvant iHen d'intéressant 4ans ces sortes d'expositions, se dispensent de les visiter. Les borliculteurs, qui exposent encore, n'y apportent plus déplantes précieuses, parce que ce sont des plantes perdues pour eux» et <ftte leur mérite est parfaitement inconnu ou indifférent aux visiteurs. En effet, les visiteurs des expositions actuelles enoombrent les devantures de boutique des industriels ; ils ne 6'iuTètent devant les massifs de Pelafgoniutn et d*Âzalée^ de rbde — qui attirent par l'éclat de leurs fleurs — que pour dire : Quels beaux Général Yorame ! Sacrifiez donc des plantes de prix pour de pareils gens^ qui dissertent ensuite, pendant une heure, pour savoir si ce général est un des vainqueurs de Malakoff ou de Solferino ! J*ai entendu, une caustique moustache, soutenir qu'il appartenait à la Grèce ancienne^ parce quô le nom s'écrivait avec l'Y!

Je comprends l'engagement qu'ont pris entre eux un certain nombre d'horticuiteursde ne pas exposer; et, quoiqu'on en dise, ]e les approuve.

En faisant ces observations, je crois remplir un devoir; je les fais, comme on voit, avec calmeet modération ; on ne se- plain* dra pa^ de mes satires. J'ai chassie le naturel, et, jusqn'à firésent, il ncst pas revenu par train express. Je continue' donc, même genre.

Ma t&die sera facile, attendu que lesobjets, dont j'ai à' parler, brillaient surtout par leur absence. Cependant, malgré larareté des collections importantes, il y a eu des plantes vraim^t dignes d'intérêt. Tels sont, les intéressants Caladium à feuilles panachées, de M. Cliantin ; ils étaient accompagnés d'une glravure coloriée, dont on admirait la sint^rilé d'exécution. Cette ^ gravure était une de celles qui p^araîtront dans notre prochain "

dinier diez Mme Aubertot de Coulcunges, avait un loi doDtW corea batatas; MM. Laiîglois, Narcisse^ Chauvet, Qi. Alibert, {oulia soQt les seuls exposants de légumes variés.

Les Raisins conservés de M. Rosç Ghanneux étaient encore d'une fralchenr très appétissante, et, sans y avoir goAté, je les préférerais aux raisins nouveaux. — M- Couturier et loret avaient de charmantes corbeilles de fruits^ de primeurs qui ont été fort admirés et qu'on aurait volontiers goûtés. Je les ai admirés comme tout le monde, mais je n'aurais pas ac: cordé les médailles que le jury leur a décernées. MM. Couturier qA Joret sont des marchands qui ne produisent pas;^ ils acbèt^ent aux producteurs^ et c'est avec les fruits achetés qu'ils font concurrence à ceux-là mêmes qui les ont produits. C'est iponstrueùx d^anomalie I

• Enfin^ comme il faut parler de tout un peu , je mentionnerai les délicieux bouquets à la main de M. Burel^ qui a abandonné Ig culture pour se livrer seulement à la vente des plantes fleui^^s et des fleurs coupées, ainsi que ceux de M. Bertrand.

Quant aux instruments. Outils etc. 9 M. GrouloB, coutelier, quai saint-Michel, occupe toujours une des premières place» dans la fabrication de serpettes, greffoirs, sécateurs, etc.

• A la prochaine ouverture^ 17 juin, nous aurons peuUétre dat yantage à voir et à signaler. Espérons l F. HérixcQi,

LES ÇATTLEYA.

GATTLBTA LABIATA, Lindi. (PL. l}.

De tous les Cattleya^l^ labiata est sans contredit le beau. C'est une herbe épi phy te, dont le pseudo-bulbe sillonné, porte une feuille coriace allongée obtuse et des fleurs terminales très* grandes d'un beau rose vif, d'une remarquable élégance et sortant d'une spathe renflée. Les pétales, au nombre de trois, sont ^gaux entre eux, oblongs,un peu charnus, étalés; des trois pé-j

i:fl„rti,u/r,w fhin.:ai.x ./^

iàk&f les deux sapérieurs sont trèa-amples» membraoeuX) Ur^ gement elliptiques, un peu ondulés sur les bords^ munis d*uQ court onglet jaunâtre ; le troisième est le labelle, dont la partie ipférieupe est enroulée en cornet, de couleur rose avec une lé* gère teinte à sa base; la supérieure est li^ès^large^ étalée^ ob* ovale, indivise, fortement ondulée et crispée fin crête, blanche sur les bords, d'un rouge pourpre nuancé violacé sur la partie étalée, jaune paille clair dans Tinlérieur du cornet, d'où part un réseau de couleur rouge qui vient se confondre avec le isolons dqi limbe.

Cette fleur est d'une richesse extrême, comme ton^ comme forme et comme ampleur.

Noire dessin a été fait d'après un individu qui*a fleuri cette année chez MM. Thibaut et Kételeer, horticulteur, rue Cha-*' mnne, 1 46, à Paris, et qui diffère essentiellement de la plante figurée dans le Botanical register, planche 1 859. 11 se rapproche davantage de la figure du Botanical magnzinej planche 3398, mais il présent^ néanmoins assez de différence pour faire croire à une espèce distincte. Si la culture ne nous avait pas en* s<;igné que cette plante est susceptible de grandes variationa, iioûs aucious pu considérer Vindividu, qui faitTobjet de cette note, comme une espèce nouvelle prenant place entre leLabiata et le MossicB, cette dernière n'étant peut-être aussi, qu'une forme de la première ; c'est là une question très^iélicate que i)ous n'essayerons paa dç trancher ; nous nous bornons à signaler les ofiinités.

. Les espèces les plus rem4rqu2j>les du ge«re Cattleya, avec le kabiatQj sont les suivantes :

C. Trianœ (Linden), supérieur à toutes les autres par l'am* pleur et la déticatesse de coloris dos fleurs. C'est une espèce nou« yelle, introduite par M. Trîana. et qui a montré ses fleurs^ pont la première fois en Europe, cette année, chez HH. Thibaut ei Kételoer ; elle^ sont d'un blanc rosé admirable.

- C lobais (Undley)» flean réanies par 5 à 7» Uane de neige â^eclabeUe rayé de ronge inférieurement, rouge ^iolfel auBmbet blanc rosé sur les bords.

C« moûoima (Lindley), fleurs très-grandes réunies par 3 à 5^ sur les hampes» rouge carmin, à labelle moins foncé, Teiaé de rot^ pourpre vif.

C. Mt^perba (lindley), fleurs odorantes, par 4 à 5 sor les ham^ pm^ rouge èarmin, à labelle pourpre, jaune strié de touge an centre.

C. guttata (Lindley), fleurs disposées par 5 à 9 en pamcules, d'un jaune verdàtre, finement picotées de rouge, avec labdle pourpre. — Variété Leopoldi, coloris des fleurs plus vif. ' C. elegoM (Morren), fleurs violet foncé, à labelle pourpre violet plus insensé.

C. ame%5h'na (Hort.), variété àBVIniefmedia à fleurs lilacé clair, à labelle pourpre violet foncé.

. C.bicolor (Lindl,)^ fleurs odorantes, vert brunâtre, à labefie pourpre vif.

C. trispa (Lindl.), fleurs blanches à labelle pourpre au cen« tfedu limbe. — Variété /mrpurea, à fleurs pourpres.

C. Loddigesii (LindL), fleurs grandes Ulas, à labelle moîâs foncé»

' C. jLu(imaimtVinét(Reich.), fieiirst?ë8NgrandêS,ro^

C. Skiimêri{UnàL)j fleurs rose ou liias poufpré, à labelle janné dair dans rintérieur du cornet, rose pourpre an bord (Voir là figure de YHortic. franc.f année 1855, pi. H). ' On peut encore mentionner les C. CiYrma, granulosa^ acklên^ diœ^ butbosa, Pineliiy harrissoniana^ Wagmri, qu*On rencdntre dans les collections choisies.

Culture. Tous les Catîleya appartienoent à FAmériqne méri-^ dkmale, particulièrement au ïkésil i il leur fiuit la serre chaude Humide, avec la température moyeime de 20 degrés centi* grades. On peut les cultiver en pots^ en corbeilles on dans def

yases faits en liège, pour être suspendus, le sol qui leur con« vient est un mélange de terre de bruyère simplement concas* sée, de sphagnum» et de petits morceaux de terre cuite soit brique, tuile ou tessons de pot. Pendant la végétation, il con* vient de leur donner de bons bassinages ; abstinence presque complète pendant la période de repos. F. Heringq.

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