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LES GYNERIUM

Si je mets en tète de cet article les Gynerium^ c'est qu'en efîet les jardins possèdent, sinon plusieurs espèces, mais au moins plusieurs variétés de cette graminée si intéressante et d'un si grand concours pour l'ornement des jardins paysagei's, et qu on appelle vulgairement l'herbe des Pampas.

Les Gynerium, il faut le reconnaître, ne 9ont pas des plantes

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à orner les pefits parterres des villes ; il leur faut Tespace, les pieds de rochers artificiels, et encore mieux des rochers nahirels. Leurs grosses touffes de feuilles ruhanées, étroites et finement dentelées en leurs hords, n'ont rien de bien remarquable ; on pourrait produire le même effet, ou à peu près, avec des touffes de ces grands Carex qui ornent le bord de nos fossés. Mais ce qui fait le mérite de ces Gynerium, ce sont les élégantes panicnles qui s'élancent de ces grosses touffes d'herbes, portées sur des hampes de 1*50 à 3 mètres et plus de hauteur, lisses et sans nœuds. Ces panicules sont amples, longues de 50 à 75 centimètres de longueur , très-rameuses , à ramifications grêles et légères, garnies de très-nombreuses petites fleurs soyeu* ses d'un blanc argenté.

Lorsque les touffes sont un peu fortes, il n'est pas rare de voir apparaître de quinze à vingt des ces très-élégantes pani* cules ; c'est alors quelque chose de vraiment merveilleux que ces Gynerium lorsqu'ils sont convenablement disposés dans les jardins. A défaut de rochers, on peut les isoler sur des pelouses, à quelques mètres en avant des groupes d'arbres.

J*ai dit qu'il y avait plusieurs variétés de Gynerium. Voici celles que j'ai observées dans les différentes cultures ; . Le Gynerium que M. Eugène Verdier cultive parait être le type ; le Gynerium argenteum. dont les feuilles longues de près de trois mètres ont les ligules vertes, comme la gaine et le limbe. Les panicules sont nombreuses; la hampe peut atteindre trois mètres de hauteur.

La plante cultivée chez M. Uerval est différente du type par sa dimension ; ses feuilles sont moins longues, les hampes florales moins nombreuses et n^atteignent guère plus d'un mètre. On pourrait lui donner le nom de nana.

Une troisième, que j'ai vue au Jardin des Plantes de Paris, diffère de la première, le Gynerium argenteum^ par les ligules qui se trouvent au sommet des gaines des feuilles, et qui sont

fortement teintées en tiolet. M. Carrière en fait le Gynerium violaceum.

Pour la culture, nos lecteurs savent très-bien que ces plantes peuvent passer l'hiver en pleine terre et dehors, en les gBr rantissant seulement du pied avec des feuilles sèches ou de la litière. Au printemps, on coupe les feuilles mortes , de nouvelles se développent, et, vers le mois d'août , apparaissent leurs élégants panaches de fleurs soyeuses argentées.

F. Herincq,

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