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ESPÈCES D'ASSAM

Variétés obtenues par le croisement desB. Splendens Griffithii Xanthinay etc.

^ B. Argentea (Linden). Feuilles de grandeur moyenne, obliquement cordif ormes, allongées, aigu6s, presque entières, à dentelures fines et serrées ; le dessus d'un blanc d'argent massif avec quelques points verts très-petits , les nervures sont d'un jaune paille. La face inférieure est d'un vert tendre veiné et réticulé de lignes rouges qui correspondent aux nervures , le pétiole est cylindrique et hérissé.

B. Victoria (Linden). Port et forme du précédent; le fond de la surlace supérieure est d'un brun verdâlre sur lequel brille une infinité de paillettes d'argent ; de larges bandes argentées,

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de loiigueur inégale, s'étendent entre les nerfures principales et rayonnent de la base vers la circonférence. Le dessous des feuilles est d'un beau rose pourpre, réticulé d'un rouge plu. foncé. Ces deux espèces ont eu pour patrie le royaume d'Assams B. Eckhautei (V. Houtte). Feuilles d'un vert d'émeraude ; les nervures principales sont bordées de vert brun très-foncé. De larges plaques d'argent, longitudinalement disposées entre les nervures font de cette plante une variété hors ligne.

B. Margarita€ea{liaàen). La feuille est d'un vert émeraudey sur lequel se trouve jeté des perles de toute grandeur et de la plus belle eau^ dont les tons nacrés brillent adnûrablemcnt sur le vert frais du limbe ; elle a pour origine le royaume d'Âssam.

B. Ch. Naudin (Van Houtte). Feu^les grandes, à nervures lon^ gitudinalement bordées de vert; le restant de la feuille recouvert de larges plaques d'un blanc argentin •

B. If. Ch de Buck (Van Houtte). Feuilles à centre noirâtre; à ^ne large d'un vert très-frais ; une légère couche de blanc, faisant effet de neige, recouvre la partie zonée.

B. M. Pntzéys (Van Houtte). Par son aspect, cette belle variété, semble appartenir aux régions plus froides ; les feuilles paraissent recouvertes de neige , quelques flocons régulièrement contournés se trouve dans le milieu.

B. Mifie d'argent (Van. Houtte). Si Ton ne voyait pas les nervures longitudinales qui adhèrent au pétiole avec quelques points verdàlres presque imperceptibles , on dirait voir une feuille toute d'argent le plus pur. C'est une plante à'petite dimension, mais admirable quant au coloris.

B. Professeur Koch (Van. Houtte). C'est la variété Jlf. Ch. de Buch^ à part un coloris plus clair et les lobes plus incisés.

B. Docteur Plmchon (Van. Houtte). Feuillage d'un vert clair, avec de l'argent en poudre jeté à profusion sur la face supérieure. Les bords des feuilles sont d'un vert bronzé*

B. ClothofSilver (Rollisson). Lobes fortement incisés, S feuilles épaisses etcoriaces, totalement cou vertes d'une large plaque d'argent avec quelques taches verdâtres sur les bords.

B.D^c(wa (Rollisson). Feuilles grandes d'unvert noirâtre avec du nacre de toutes les grandeurs sur le limbe.

B. Sambo (Rollisson). Je suppose que cette belle plante provient de quelques variétés commelBourdalesi croisé B,YechR€x Ricinifolia. Feuilles tout-à-fait semblables à cette dernière, épaisse, d^un vert noir ombré de rouge cuivré. C'est une variété de premier mérite.

En donnant ici les divers procédés pour la culture d'un si beau genre, je dois dire un mot sur le mode de multiplication le plus expédilif. Pour l'amateur, les divisions des touffes suffisent, mais pour l'horticulteur le nombre est la chose la plus nécessaire. Cette plante n'est pas difficile, car les feuilles découpées par petits morceau^ et simplement recouvertes de terre à la base donnent naissance à des racines qui, à leur tour font sortir de nouvelles tiges. La serre basse à deux versants avec charpentes en bois, est la meilleure. Cependant je dois avouer que je n'ai que du fer. L'ombre absolue doit être supprimée ;'les claies, n'étant au plus boimes qu'à faire des brûlures sur les feuifes, à cause des distances entre chaque petit bois, doivent alors être remplacées par une toile très-claire, qui tout en donnant beaucoup de lumière, brise totalement les rayons solaires. On doit, quand la chaleur de la serre est intense, jeter de l'eau dans lessenliei^; quelques, seringages sont nécessaires, mais seulement qnandla journée est chaude. Celte opération doit se faire vers 4 :i 5 heures du soir, afin que les feuilles puissent être ressuyées convenablement pour la nuit. Enfin, il faut une humidité calculée en raison de la végétalion, et do la saison plus ou moins avancée.

Quelques espèces pourrissent, ou se tachent faciiemcnt. Ce sont : B. Amabilis^ B. Argentea (Linden), B. Victoriaj B. Pùta,

fi. Maxgaritacea^ et toutes les variétés îssaes du fi. Xanthi^

nea. Il fiant aussi, à ces derniers, plus de chaleur; quand au rempotage, voici comment je procède. Je appose que ce soit des plantes reçues d'un marchand, au commencement d^avril ; elles ont de une à trois feuilles. Je prépare un compost de la manière suivante : iji fumier de cheval non entièrement consommé que je divise à la main , 1;4 de sable fin, i}4 poussière de charbon et i ji de terre de bruyère. Après- avoir bien mélangé le compost, je rempote mes plantes (reçues en godets) dans des pots plus larges que profonds , de Om i 2 cent, de diamètre environ. Du P avril au 15 mai, les feuilles se sont développées; il faut aux nouvelles venues une grande place et de l'air, partaxit un second rempotage qui aura pour base une . terreplus chargée d'engrais. Les pots devront être plus grands, car il faut avoir soin de ne pas toucher aux racines. En coupant de ces racines on nuit à la prospérité de la plante. Maintenant que le second rempotage est terminé, il n'y a plus qu'à arroser convenablement ; les feuilles atteignent leur plus grande dimension, les variétés à belles floraisons s'épanouissent, et l'amateur contemple le fruit de son labeur, et jouit de ses succès. Quand l'autompe arrive il faut diminuer graduellement les arrosages, sans cependant les supprimer totalement à cette époque ; si la chaleur de la serre ne s'élève pas au-dessus de cinq à sept degrés réauraur , les feuilles s'en vont petit à petit, jusque ce que le soleil du printemps vienne réveiller celte belle nature engom^die par les nuits froides de nos hivers longs et .rigoureux. Barda.

Horticulteur & Vitry-le-Franoais.

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