‹ L'horticulteur français deChapitre 99 sur 132 · PECHER EN PALMETTË SIMPLE · texte numérisé non relu

PECHER EN PALMETTË SIMPLE

Lorsqu'en 1847 j'eus Thonneurde faire connaître le moyen par lequel j'étais parvenu à obtenir les membres opposés sur le Pêcher soumis à la formé dite palmelle simple, je ne m*éténdis pas assez, à ce qu'il parait, pour être compris de tou3, car plusieurs personnes m'ont témoigné le désir de voir publier ma méthode. Je crois aussi> d'un autre côté, que la vue des admirables espaliers conduits par notre confrère^» M. Bizet, praticien qui le premier^ à mon avis, a appliqué ce procédé avec un entier succès, n'est pas étrangère à ces demandes. Quoi qu'il en soit, voici comment je procède pour arriver à ce résultat :

Lorsque je plante un Pécher, j'examine s'il se trouve un b oa ton triple de 45 à j» 5 centimètre? au-dessus de la greffe; si Tarbre à ce bouton à cette hauteur, la, chose est facile et va d'elle-même, attendu au'en plaçant l'arbre dans, le trou oui lu-

est prépuce) je n'aà qu'à le tourcie^ de niaoïère à plwei^ eé boiH ton juste en opposition du mur contre lequel je plante. .Si je n'w pas de bouton triple , amsi que cela amve dans la plupart des cas^ je rabats Tarlx^è , à envir(»i 40 centimètfôs dU soL> sur un

' bouton de derant; oelui-ci se développant et passant à Vétat de bourgeon» je le pince à la hauteur de 6 à 1 0 centimètres de soti développement^ et il est rare que sur deux ou trois bo«tdBB que le pinceiaent fait former, il n*y en ait pas un triple (le pincement ayant la faculté de faire former ces sortes de boutons

, pour le Pécher^ la Vigne, etc.) ; le cas exceptionnel ne se rencontre guère que sur hé bourgëoââ ^aill&cl^ , sur des bourgeons très-vigoureux. Après avoir obtenu ce bouton triple, qu'on reconnaît au nombre de ses feuilles , il ne reste plus qu'à surveiller le bouton du milieu t}ui se âéfve]cfpfe le pretùiter, qu'à le pincer sur sa première feuille, qu'à réitérer cb ptneement aiitaiH de fois qu'il en est besoin ^ur former le développetneoft ieë homtgfifim latéraux plboés à la baiie -^ et qta'à paKsser hôrlsànt^ t^mefit autelitôt qu'ils ont attekit 5 è 6 centitnèteéb de Icn^ gileu)r» Le bois éliai très-mou, il est facile dé leur ioqy^imei^ U diréctioB qiM Ton vôut obtenir ; tandis que si Ton attend qa'iiâ aient poussé de. i 3 à 1 S centimètres ^ ils s'éclatent tk^^focttsF^' ment à leur empalements 11 faut ensuite releyer l'ëxtrémilé dsr ohaque bourgeon» afin de fociliter le coiu*s de la sève. J'emploM les knèmes moyens pour lormer les élagei^ supériews que gétté^^ ndement j'établis , dans le courant de Tannée , arec des bour*' géras, et jamais arec des rameafei. Les palmettes à mBnbrw opposés flattent Toeil agréablement, et la sève arrivant en même temps dans les deux membres , elle doit s^ reporter d'une manière plus ^gulière ; Féquilibrè me semble plw nattinsl^ et, partant, plus facile à entretenir*

Un bourgeon vigoureux dcMit les boutons n'ont qu'une seule feuille à leur pétiole, annonce un bourgeon anticipé, presquto toi]youn d^urru de boutons à sa baaë^ il faut feii^ un spoeod

oa troisième pinceme&l; pour obtenir les trois boutons indispensables.

On conçoit qne ces divers pincemeâts superposés les uns aux autres élargiraient les étages au delà de la distance calculée, si l'on ne pinçait que le bourgeon h 8 ou 10 centimètres plus bas. Ainsi, malgré les pincements réitérés^ on parvient à établir les membres à une distance à peu près régulière.

F. MoftEL, ' Hortienltttvr à Lyan.

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