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BOUTURES AUTOMNALES

ou IIOTBN TRÈS^SIUPLE POUR FAIRE LES BOUTHRBS DE ROSIERS.

Le procédé que j'emploie depuis longtemps, pour mes boutures de rosiers^ demande beaucoup moins de soins que les boutures faites sur couche, et les résultats en sont aussi plus satisfaisants. Je procède ainsi vers la fin du mois de septembre, courant d'octobre et même en novembre ; toutefois, avant les gelées, époque où le jeune bois des Rosiers est bien aoùté. Je eoupe mes boutures et les taille conune à l'ordinaire^ soit à leur empâtement sur le rameau, smt au-dessous d'un œil , en ayant soin de faire la coupe bien nette. Je laisse deux ou trois yeux^ suivant leur distance sur les rameaux $ en ayant soin de conserver une partie du pétiole <$ommun et une parcelle des deux premiers pétioles de c6té. Je mets ensuite ces bbutures isolément dans de^s petits godets, ou plusieurs ensemble dans des pots plus grands^ ou en terrines faites exprès , en espaçant convenablement. J'ai soin de bien drainer lés pots, soit avec des tessons ou du gros sable de rivière, et je les remplis de terre de bruyère, ou d'un mélange de terre factice, approprié ail besoin. J'enfonce mes boutures à l'aide d'un petit plantoir, et je foule légèrement la terre à l'entour ; j'arrose ensuite et j'e&terre à demi les pots sous des cloches dans une p^che

disposée en ados, éfevée de 1 5 centimètres, eoiriron et Inen exposée au soleil : à Fombre, ces boiitures ne réussissent pas en cette saison^ surtout si elles ifont entourées de plantes à feuillage persistant. Une ancienne couche à mdons est tpèi^ convenable, pour empédier l'humidité II importe d^ombrar pendant quelques temps ca^ boutures ; au bout.de qiûnze jours environ, on peut renouveler l'air en soulevant les cloches à raide d'une crémaillère ou d*un godet renversé, ou même en les enlevant tout à fait^ par un temps doux, pendant quelques heures du jour.

Quand les gelées commencent, on ferme hermétiquement et on répand sur le soi une couche de feniltes qui doit atteindbre à peu prêt le quart de la hauteur de la cloche; il est inutile de couvrir pendant la nuit, ni d'ombrer en novembre, décembre» Janvier, février et mars. Ces boutures restent ainsi ccwnM

abandonnées pendant cette saison; on peut renouveler l'air quand le (emps le permet, les biner et les sarcler pendant l'hiver^ m elles en ont besoin. Aux mois d'avril et de mai, on leur donne de Tair progressivement pour les endurcir; à c^te épo« que les racines tapissent les pots, même dans les espèces les plus dilBciles à la reprise; on peut alors œlever les cloches tout à fait et changer les boutures de place ; on coupe la sommité des jeunes pousses et on ôte les boutons à fleur^ car elles en sont déjà pourvues; on les enterre par dessus les pots dans un bout de la planche* en les omhirant légèrement» On n'a plua alors qu'à profiter d'un temps doux, soit après une i^uie, pour faire les rempotages et pour les accoutuit^ à Tair libre, et elles ne tardent pas à se développer. Ces boutures peuvent se iaire également dans des bâches pleines de terre de Inruyère (ou compots) repiquées à peu de distance des ch&ssis qui le0 couvrent pendant l'hiver. Les soins à leur donner sont les mêmes que. pour les boutures sous cloches. Je fais hiverner de la même mamère toutes les boutures dVbustes à feuillage

persisflBiÉt et caduc, que je mets en pleine terre au printemps suivant.

Par ce procédé, on a des boutures fortes et bien constituées ; on dépense moins de soins, de temps et d'argent que pour les boutures faites daacis les serros et à 1^ chaleur artificielle.

Victor Varangot,

UN MOT SUil LA MISE; A FRUITS DES POIfllERS VIGOUREUX.

Monsieur le Rédacteur,

i^ai hi dians vos dsmiero numéroa^ 4 et K, tm eioticfe iotéreesont sur la mi^ à fruit des^ Ptoitiers vigoureux.

Trop jeune encore poor imposes des règles spr Fart (Jifficite de dirigei» les arbres ft uitiers, je me permets seuleaieal de vous ftdipesser ^Mlques remarques que j^ai faUes sur lea arbree qui sont confiés à mes soins.

Tous les professeurs d'arborîcullure,'aiipvèip desquels j^ai puisé les connaissances théoriques que je possède, a^acoordent à dire qu'il fout tailler de bonne heure les arbres ehétife, et de n'en* ' iMpvendpe la taille de ceux qui sont vi^weux qn^ib l'époque de la végétation, fe erolsr cette decnière opération vicieuse, ou au méîiis in^caoe. P^api^s mea observations, la tailb tardive^ répéHé^ plusieurs années de suite, a pour conséquence ^épuiser ment de Tarbre qui est soumis à ce régime. Je suis arrivé à la fimctification de ces arbres rétife j en apportant qu^ques soins dans le pincement^t le bourg^onn^^a^nt, p wdaut ks priqtanps et Tété, des ambres dirigés en pyramides , et dans le palissage pour ceux qu^on élève en espalier et ecmtre escalier.

Get^i année encore , j'ai taillé tous les arbres des platesbandes de mon potager, & la an d'octobre et au ccMopoence^ ment de novembre; il y avait des arbres vigoureux qui ne den^ naieïit cjue p6u ou point de fruits, et d'autres très-diélife qui fructifiaient abondamment, mais qui ne poussaient point de

bois. J^ai uns Iras mes soins à aj^liqaer ratioanellemeat le pincemenl et l'ébourgeonnenient, pendasA las aimées 1859 et 1 8ftO, aux arbres vigoureux ; j'en ai obtenu me récolte ab(Midaoïte et des fruits de toute beauté , tandis que d'antres aibres de n^me variété, également vigoarenx et dirigés en pyramîdfis^ qcte j'avais laiUés au printemps, mais aujcqaels je n'avais presque pas tooehé , ne m'ont donné que du bois^ et peu ou point de fruits; et ces fruits étaient en outre plus petits et inférieors en qualité.

Je suis donc porté à croire que la taille faite au printemps» au moment de la végétation, ne<létesmine pas la fructification^, mais qu'il est plus facile de l'obtenir par des soins de pincemœt et d'ébourgeonnement pendant le printemps et Tété.

J'ai quelques arbres très-vigoureux, et qui ne portent que de petits fruits qui me sont inconnus. Ces ariires étant très* beaux, il m'était pénible de les arracher; je m'en suis servi pour faite Papplication du syst^e Luitet. J'ai pris sur des arbres produisant beaucoup trop, des productions fruitières de bonne variété, telle que WilHam, Beurré Clairgeau,^ etc., que j'ai greffS ; de sorte que la trop grande production des uns m'a servie faire produire les autres.

Ce procédé, qui réussit parfaitement^ ne me parait pas rece^ voir assez d'application ; je le recommande à tous mes con^ frères qui ne doivent pas manquer d'arbres improductifs, ou qui produisent de mauvais fruits; ils peuvent, par l'application de cette greffe, ou les rendre fertiles^ ou changer leur nature, et cela dans l'espace d'une année. Glagde Fandon.

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