V. — Production fruitière
La production fruitière a pris, aux États-Unis, des proportions colossales. Tous les districts plantent des arbres à fruits, organisent des vergers de profit. Des fermes fruitières d'une étendue considérable sont exploitées par le propriétaire ou l'occupant, et souvent par des associations de capitalistes.
Le défrichement des terres incultes, en faveur de l'arboriculture, a surtout gagné les Etats et Territoires qui, jusqu'alors, avaient paru rebelles à la végétation fruitière, par exemple, le Dakota, le Montana, le Wyoming, le Colorado, le Nouveau-Mexique, l' Arizona et certaines parties du Texas, du Kansas, du Nebraska, de la Floride.
D'autres, déjà pourvoyeurs du marché aux fruits, ont, en dix années, comme l'Ontario, décuplé le revenu du sol avec les vergers.
Presque partout, le cultivateur s'est fait industriel, annexant à sa ferme un matériel destiné à préparer et à conserver les fruits, afin d'en prolonger le rôle alimentaire, pour augmenter les ressources des mauvaises années, ou leur permettre de faire un voyage au long cours et approvisionner ainsi les contrées moins heureuses.
Les usines, qui travaillent le fruit ou le transforment, ont ouvert un débouché extraordinaire aux producteurs. Par un traité avee l'usine,
ceux-ci ont pu assurer le placement de leur récolte pendant un laps de temps déterminé.
Le jardinier est devenu cultivateur, et réciproquement.
Les Sociétés ont secondé les uns et les autres par leurs concours et leurs meetings, en indiquant surtout les bonnes méthodes de culture et les meilleures espèces ou variétés à propager. Les doctes assemblées sont entrées dans certains détails de cuisine, de préparation, d'emballage, etc., ce qui prouve l'intérêt porté à l'arboriculture dans un grand pays. N'a-t-il pas, d'ailleurs, introduit dans les rouages du gouvernement une Division de Pomologie qui rend d'éminents services ?
L'année 1892 a valu aux Etats-Unis une exportation de i3 millions de kilogrammes de pommes séchées, alors que le fruit frais a donné trois fois moins au commerce. Les fruits conservés figurent au tableau pour 7 millions de francs, et tous les autres fruits verts ou séchés pour un million de francs.
La Pomme. — La Pomme est le fruit le plus répandu aux Etats- Unis. Le versant de l'Océan Pacifique, du détroit de Puget au Mexique, lui offre un climat tempéré, tandis que la région nord du Minnesota et le versant ouest des Montagnes Rocheuses lui sont moins propices. Arbre des pays froids, le Pommier ne se plaît guère dans les chaleurs de la Floride et de l' Arizona.
L'aire géographique du Pommier semblerait être ici limitée, au nord, par les grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent ; à l'est, par l'Océan Atlantique ; au sud, avec une ligne fictive de Savannah (Géorgie) au Fort Worth (Texas) ; de là, une autre ligne se dirigeant vers le nord, à travers le Kansas central, le Nebraska et le Dakota, délimiterait la partie occidentale.
La zone qui s'étend du Nord-Est au Nord-Ouest, de la Nouvelle- Angleterre à l'Etat de Washington semblerait être sa terre d'élection.
La Pomme est populaire dans l'Orégon, le Michigan, la Caroline du Nord, le Kentucky, l'ouest des États de New-York et de Washington, le sud du Minnesota, le nord-ouest de l'Arkansas, le sudouest du Missouri, et dans « la Prairie » située à l'est du Kansas et du Nebraska, au sud de l'Iowa, à l'ouest du Missouri. Nous la retrouvons sur tout le territoire du comté de Sonoma, en Californie.
La Californie possède 5,ooo hectares de Pommiers. Les comtés Del-Norte, Humboldt, Siskiyou, Modoc, Lassen, Marin, Santa-Cruz, exportent deux millions de livres de pommes dans l'Océanie et l'Amérique Centrale.
Les Pommes récoltées sur les montagnes de Pajaro- Valley, comté de Santa-Cruz, sont réputées les meilleures de l'Union,
Les variétés hâtives ou de demi-saison, Astrakan, Carolina, Keswick Codlin, Benoni, Early Margaret, Early Pennock, Early Strawberry, Horse, sont plutôt de consommation locale.
La plus grande pommeraie sur une même propriété compte 260 hectares, dans leKansas, àWelhouseetWheat. Les variétés dominantes sont : Ben Davis, Winesap, Willow Twig, Rails Janet, Jonathan, Missouri Pippin, et la Newtown Pippin si répandue dans les districts montagneux de la Virginie.
Les localités froides du Nebraska, de l'Illinois, de l'Indiana, du Dakota, du Minnesota et du Wisconsin ont recours aux variétés « Iron Glad », cuirassées contre les gelées : Alexandre, Astrakan, Gravenstein, Oldenburg, Titovka, Wealthy, et autres Pommes de la Russie du nord, avec la série « Grab », bonne à cidre, de Sibérie.
Au Michigan, aux États de New- York et de la Nouvelle- Angleterre, on adopte les Pommes Baldwin, Rhode Island, Grise de Roxbury, Espion du Nord, Esopus Spitzenburg, Rouge du Canada.
Plus au sud, en Géorgie, au Tennessee, au Texas, les Pommes de conserve sont: Buckingham, Buncombe, Carter Blue, Green Gheese, Nickajack, Romanite, Shockley, Taunton, Yates.
Voici les variétés classées au premier rang par la Société pomologique américaine :
Alexander. Rails Genêt (Rawll's Janet).
Baldwin. Red Astrachan.
Ben Davis. Red Canada.
Dominie. Rhode Island Greening.
Early Harvest. Roman Stem.
Early Margaret. Rome Beauty.
Fall Pippin. Roxbury Russet.
Fameuse. Saint Lawrence.
Golden Russet. Shockley.
Golden Sweet. Smith Cider.
Gravenstein. Stevenson Winter.
Hubbardston. Summer Pearmain.
Jersey Sweet. Summer Rose.
Jonathan. Sweet Bough.
Limber Twig. Timmouth.
Maiden Blush. Talman Sweet.
Mother. Wagener.
Newtown Pippin. Williams (Favorite).
Northern Spy. Willow Twig.
Oldenburg (Dutchess of). Winesap.
Porter. Yellow Bellflower.
Rambo. York Impérial.
îi^O ETATS-UNIS
En dehors des fruits à cidre, on compte plus de 4oo bonnes sortes de Pommes, intéressantes par leur fertilité ou leur qualité.
Les variétés qui dominent dans l'exportation sont : Baldwin, Newtown Pippin, Ben Davis, Fameuse, Red Canada, les Russet.
Les emballages se font particulièrement en tonneaux ou barils ; le premier rang placé au fond* sur sa couleur, devient premier lit lors de l'ouverture de la futaille»
La Pêche. — Après la Pomme, la Pêche est le fruit le plus répandu aux États-Unis ; elle réussit dans toutes les régions méridionales du Maine, de New-Hampshire et du Vermont ; à l'est du lac Érié, la limite de culture s'infléchit vers le midi, laissant en dehors de la aone favorable au Pêcher la moitié septentrionale des États d'Indiana et de l'Illinois, l'Iowa et le Nebraska entiers.
Sur le versant du Pacifique, la Galifornie est particulièrement propre à la culture du Pêcher. Ses vallées larges et plantureuses et son climat généreux lui offrent tous leurs avantages naturels, excepté l'eau, à la rareté de laquelle on supplée par des irrigations. Il en est ainsi des Territoires du Nouveau-Mexique et de F Arizona.
La presqu'île située entre les baies de la Chesapeake et de la Delaware, qui comprend l'État entier de Delaware et une partie du Maryland et de la Virginie, est favorable au Pêcher, comme l'État de New- York, la Caroline du Nord et le rivage ouest du lac Michigan, portant un nom populaire dont la traduction est « Ceinture de Pêches du Michigan » ; cet Éden du Pêcher, d'une largeur de 16 kilomètres, s'étend vers le Nord, près des détroits de Machinow.
La Géorgie possède quelques-uns des plus vastes vergers de Pêchers. Depuis uneditaine d'années, une plantation de 80,000 sujets y est installée sur 4<*> hectares»
Excepté l'extréme-Sud, les variétés que l'on cultive sont* Amsden, Hâtive de Troth, de Grawford, Montagne rose, Oldmixon, Salway.
Dès le mois de mai, les premières Pêches Amsden arrivent au marché, à l'usine ou au bureau des emballages.
La Floride centrale cultive la race chinoise « Peen4o ».
Au milieu de nos Pêches améliorées, des types indigènes se font remarquer dans le Texas, la Caroline du Sud, le Mississipi, l'Arkansas, l'Alabama, où le Pêcher croît facilement.
En Californie, le Pêcher est assez abondant (a5.ooo hectares) pour alimenter vingt fabriques de conserves de fruits, leur exportation s'élève à vingt millions de boîtes métalliques par saison. La Pêche à chair jaune ou blanche dite « Cling », à noyau libre, ou « Free », à noyau adhérent, trouve ici son emploi.
Tel est le motif du succès des Pêches Grawford et Oldmixon,
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Le Delaware et le Maryland comptent plus de vingt mille hectares de Pêchers, comprenant cinq millions d'arbres; la production est consommée à l'état frais ou transformée en conserves. De nombreuses usines, dans ces deux États, fabriquent chaque année deux millions de boîtes de Pêches conservées, pour dessert.
Il nous suffira de citer le plus grand verger du Maryland, « Round top peach Farm », composé de cinquante mille arbres, employant un personnel de huit cent personnes au moment de la récolte* et expédiant cent trente mille caisses de Pêches par charrettes et steamers.
Les relevés officiels accusent un total de ioO millions de Pêchers sur le territoire de l'Union, rapportant en moyenne a francs 5o par arbre et procurant de l'ouvrage à â3o,ooo personnes.
Les comtés californiens, qui produisent la plus grande somme de Pêches, sont : Los-Angélès, Santa-Glara, Solano» Tehama, Tulare, puis Sacramento, San-Bernardino, Sonoma, Orange, Placer, Butte, Fresno, El Dorado.
Dans ses congrès, la Société pomologique américaine a reconnu supérieures les variétés suivantes, d'après les rapports qui lui sont présentés par les délégués de chaque État»
Àlexander. Hale^s Early.
Amelia. Heath Gling.
Àmsden. Large Early York.
Baldwin. Mountain Rose.
Ghinese Gling. Oldmixon Gling.
Commbia. Oldmixon Frees.
Grawford Early. Piqttett's Late.
Grawford Late» Président.
Druid Hill» Reeves' Favorite»
Early York. Saint-John.
Early Ri ver s. Smock Freestone»
Early Tillotson. Stump the World.
Foster» Susquehanna»
George IV. Troth's Early Red.
Grosse Mignonne» Ward's Late Free.
Par la distillation, la Géorgie tire 1,200 hectolitres d'eau-de-vie de Pêches, et le Maryland, 400 hectolitres.
Les Brugnons et Nectarines commencent à se propager dans le Nord; ils ont gagné le Gentre et ne tarderont pas à franchir la frontière des États du Sud, leur fruit étant apte aux voyages.
Les variétés Boston, Downton, Early Newington, Early Violet, Elruge, Stanwick sont cultivées dans les jardins des États de New- York et de Michigan, de la région nord, et dans les États de Pensylvanie, Caroline du Nord, Indiana, Tennessee, Missouri, Kansas, de température modérée.
La Californie, riche en Pêches, laisse aux comtés d'Alameda, de Solano, de Fresno, de Tulare la spécialité des Nectarines.
. La Poire. — Moins prisé que dans l'Europe centrale, le Poirier semble vouloir cependant prendre une importance croissante aux États-Unis, quoique certaines situations, telles que le nord du Wisconsin et l'ouest des Montagnes Rocheuses, lui soient contraires.
Quant aux régions méridionales de la Floride, de la Géorgie, du Texas, où l'arbre paraissait dépaysé, on s'arrête particulièrement aux hybrides japonaises Le Conte et Kiefïer ; elles alimentent déjà les usines à conserves de Poires au jus.
L'Orégon, le Missouri, l'Illinois, le Kansas et la Californie (comtés de Solano, Alabama, Sacramento) ont ajouté cette race nouvelle aux variétés cultivées pour le séchage, la confiserie et la consommation.
Partout, les vergers de Poiriers sont élevés en majeure partie sur tige plus ou moins haute ou basse, suivant l'action de la chaleur et la direction ou la violence des vents.
Beaucoup d'arbres nains, peu ou point soumis à la taille annuelle, sont plantés à titre provisoire ou intercalaire dans les grands vergers, et quelquefois associés aux cultures de plantes économiques.
Les bonnes variétés, que l'on rencontre plus fréquemment dans les différentes régions, sont les suivantes :
Beurré d'Anjou. Duchesse d'Angoulême. .
— Clairgeau. Fondante des Bois.
— Diel. Howell.
— Giffard. Kirtland.
— d'Hardenpont. Lawrence.
— Superfin. Louise Bonne d'Avranches.
Blodgood. Onondaga.
Buffum. Osband Suramer.
Clapp Favorite. Rostietzer.
Colmar Nélis. Seckel.
Curé. Seigneur Esperen.
Doyenné blanc. Sheldon.
Doyenné d'été. Tyson.
Doyenné de Mérode. Williams.
Il est à remarquer que les plus répandues sont plutôt connues sous leur synonyme.
Ainsi Beurré d'Hardenpont est nommé Glou-Morceau ; Colmar Nélis, — Winter Nelis ; Curé, — Vicar of Winkfield ; Doyenné de Mérode, — Boussoch ; Fondante des Bois, — Flemish Beauty ; Louise Bonne d'Avranches, — Louise Bonne of Jersey; Ne plus Meuris, — Beurre d'Anjou, — Anjou ; Seigneur, — Lucrative ; Williams, — Bartlett.
Maintenant on dit simplement « Angouleme », comme nous disons ici : Duchesse, et « Clairgeau » désigne notre Beurré Glairgeau, deux variétés précieuses pour l'exportation, ainsi que Winter Nelis, Easter Beurre et la Seckel, genre de Rousselet, devenant parfumée, répandue sur les collines de la Sierra, les montagnes de Coast Range et autres.
Les Poires à saveur aromatique, Buffum, Howell, Lawrence, Onondaga, Seckel, Sheldon sont, dans leur patrie, hautement considérées La Glapp Favorite, de la même source, mais sans autre parfum que le jus sucré de sa chair, pénètre dans le verger où trône la Williams, au goût musqué, et lui fait concurrence sur le marché.
Mais la Williams, de Santa-Glara, Sacramento, et d'autres comtés, a commencé la réputation des Poires californiennes, et sa grande renommée continue.
Nos excellents et nombreux gains belges et français sont goûtés des pomologues d'élite de l'Union américaine ; ils ne tarderont pas à se vulgariser par l'intermédiaire des pépiniéristes.
La Prune. — Malgré les cryptogames et les charançons, le Prunier constitue des plantations sérieuses dans les États de Californie, Orégon, Ohio, Vermont, Missouri, Washington, en vue de la dessiccation et de la confiturerie. Il produit encore des récoltes rémunératrices dans le Michigan occidental, la Nouvelle- Angleterre, l'Etat de New-York, le Colorado, le Wisconsin.
Ce sont des arbres à tout vent, en plantations par massifs homogènes ou combinés. Le plus grand verger de Pruniers est dans la vallée de Salinas (Californie) et s'étend sur 3oo acres de 4i ares.
Les Prunes fines de l'American River, comté de Sacramento, sont les favorites des gourmets. En 1891, elles étaient vendues ^o dollars la tonne anglaise.
Le Prunier se plait sur les contreforts de la Sierra-Nevada et sur les rampes déclives des grandes vallées du centre. Des escouades de
coolies chinois procèdent à la récolte du fruit, chargent les claies et les portent à l'étuve ou en plein air, à l'action directe du soleil.
On rencontre dans les campagnes, et à proximité des taillis forestiers, des espèces nées spontanément et propagées par semis ou drageons. Les Pruniers Damson et Lombard sont de cette catégorie.
Les types indigènes, Prunus americana et Chicasa, ont fourni des sortes productives comme Miner et Weaver, Newman et Indian Ghief, bonnes à divers usages.
Les importations japonaises du Prunus Hattan ont propagé, vers le sud : Botan, Burbank, Chabot, Kelsey, Ogon, Satsuma, Simon.
On peut résumer en trois groupes les principales Prunes cultivées aux Etats-Unis pour la consommation de la famille, pour le marché ou pour le séchage.
i° Prunes pour la consommation de la Famille. Bavay's Green Gage. Long Scarlet.
Bryanstone. Mac-Laughlin.
Drap d'Or. Orléans (Red Damask).
Early Favorite. Oullin Golden.
Green Gage. Prince Yellow Gage.
Impérial Gage. Royale Hâtive.
July Green Gage. Shropshire Damson.
Kirke. Smith Orléans.
Lawrence. Transparent Gage.
On sait que le mot « Gage » désigne la Prune de Reine-Claude. 2° Prunes cultivées pour le Marché.
Bradshaw. Peach.
Columbia. Pond's Seedling.
Coe Late Red. Prince Englebert.
Cruger's Scarlet. Royale de Tours.
Damson. Sainte-Catherine.
Domine Dull. Victoria.
Jefferson. Wangenheim.
Lombard. Washington.
Monroe. Yellow Egg.
3° Prunes destinées au séchage.
D'Agen (Robe de Sergent). Hungarian.
De Bulgarie. Quetsche d'Allemagne.
Coe Golden Drop. St. Martin Quetsche.
Datte. St. Catharine.
Fellemberg. Tragedy.
De tributaires de l'Europe qu'ils étaient, les États-Unis espèrent devenir ses fournisseurs de Prunes séchées, en conserves ou confites.
En 1887, les États-Unis récoltaient près de trois millions de kilogrammes de Prunes ; en 1891, près de i5 millions. Pendant cette période, ils en recevaient d'Europe 140 millions de kilogr.
Nos pépinières françaises suffisent à peine aux approvisionnements de jeunes plants de Pruniers destinés aux horticulteurs de l'Union, qui, à leur tour, ne peuvent répondre aux demandes des planteurs.
La fabrication et le commerce des Pruneaux se sont développés d'une façon incroyable en Californie, d'abord dans le comté de Santa-Glara, puis dans ceux d'Alameda, de Fresno, Humboldt, Los Angeles, Monterey, Napa, Orange, San-Luis Obispo, San-Diego, Solano, Sonoma, Tulare, Yolo.
Plus de a5, 000 hectares de pruneraies existent en Californie.
Ayant reçu les conseils pratiques d'un cultivateur de notre Agenais, la Californie a planté le Prunier Robe-de-Sergent ou d'Agen, et elle est arrivée à produire ainsi des millions de kilogrammes de Pruneaux de cette espèce estimée.
La Cerise. — Après avoir adopté la région du Pacifique, particu lièrement l'Orégon, l'Etat de Washington, les comtés californiens d'Alameda, Santa-Clara, Solano, Napa, Placer, Sonoma, Santa-Cruz, Sacramento, San-Bernardino — où l'on cite un propriétaire récoltant 6,000 livres de Cerises sur 3oares, — le Cerisier a trouvé sur d'autres points des occasions de se produire en verger plein ou mixte, associé à d'autres essences fruitières.
L'arbre y est cultivé en haute tige, à demi-tige ou à l'état de buisson.
Avec le Cerisier proprement dit, le Bigarreautier s'est implanté sur les coteaux ensoleillés de la région centrale.
Les variétés à maturité précoce du Guignier sont accaparées par les primeuristes, loin des bois hantés par les oiseaux frugivores.
Plus robuste, le Griottier a gagné le Nord ; il résiste au froid et son fruit a sa place à l'office.
A 5,ooo pieds d'altitude, en Californie, les Bigarreautier s Black Tartarian, noir, et Yellow Spanish, ambré, fructifient encore.
De ces quatre groupes, les principales variétés adoptées sont : Cerise Anglaise, May Duke. Bigarreau Black Tartarian.
Belle de Chatenay. Elton.
Belle de Choisy. Governor Wood.
Early Richmond. Rockport.
Montmorency (Amarelle). Napoléon.
Griotte du Nord. Guigne Early Purple.
Noire, Morello. Coe's Transparent.
Aux abords du Canada, le Cerisier commun ou Amarelle, dit « de France », pullule, drageonne et fructifie suffisamment,
L'Abricot. — La Californie est le refuge de l'Abricotier. Les montagnes d'un côté, la mer de l'autre, la chaleur en tout temps garantissent la santé de l'arbre et la maturation du fruit.
Les comtés d'Alameda, de Solano, de Santa-Glara, de Los Angeles tiennent la tête pour l'abondance. D'autres comtés se sont inspirés de ces succès ; tels sont : Orange, San-Bernardino, San-Diego, Santa-Barbara, Ventura, tous féconds pour l'Abricotier.
La Californie du Sud retire 3oo,ooo dollars de sa récolte d'Abricots.
Des manufactures se sont installées à la portée des cultivateurs ; Abricots et Pêches y arrivent par millions et sont aussitôt transformés en confitures, pâtes, séchons, et conserves en boîtes.
Les approvisionnements viennent encore de l'Utah, de l'Idaho, et de certaines parties de l' Arizona, du Nouveau-Mexique. Le fruit frais est également envoyé sur les marchés de l'Est.
Les variétés ainsi cultivées en plein vent sont : Breda. Moorpark.
Early Golden. Peach (de Nancy).
Hemskirke. Red Masculine.
Large Early. Royal.
Les Abricotiers Oullin's Early Peach et Orange ont jusqu'alors échappé au mildew.
Le Raisin. — La Vigne est bien représentée aux Etats-Unis, mais plutôt par les variétés qui ne sont pas directement comestibles, de race pure ou croisée.
Les types sauvages et leurs dérivés se rencontrent à peu près partout, des grands Lacs au golfe du Mexique, de l'Atlantique aux Montagnes Rocheuses.
L'Ohio, le Missouri, l'Illinois, la Virginie, l'État de New-York ont, après la région du Pacifique, une production considérable.
Les Territoires de l' Arizona, de l'Utah, du Nouveau-Mexique, le sud-ouest de l'État du Texas et une partie de la Floride cultivent aussi bien les cépages Concord, Delaware, Catawba, Hartford, Worden, Brighton, que nos plants de l'espèce Vigne vinifère.
La Floride propage Black Hamburg, West St. Peter's, White Frontignan, Buckland Swcetwater, Gros Colman, Lady Downes...
Les grands vignobles à vin des comtés californiens, tels que les comtés de Tulare, Fresno, Kern, San-Diego, San-Bernardino, envoient des paniers de Raisins au marché ; cependant l'exploitation du Raisin de table, destiné à la consommation ou au séchage, s'est concentrée au cœur de Los Angeles, Placer, Sacramento, San-Joaquin, Santa- Clara, Santa-Cruz, Yolo; arrivent ensuite les comtés de Contra-Costa, Lake, Merced, Santa-Barbara.
Lcs cépages dominants sont : Black Prince, Calabrian, Chasselas, Cornichon, Emperor,Morocco, le Muscat précieux au séchage, le ïokai aux longs grains roses, et toute une collection de diverses origines.
Ce pays, toujours grand dans ses entreprises, a des champs de Vigne immenses, appartenant au môme propriétaire, et d'une contenance de 800 hectares. La récolte des Raisins en Californie s'est élevée, en 1891, à 26 millions de kilogrammes, et augmente chaque année. Le Raisin sec rapporte jusqu'à 4>ooo francs à l'hectare.
Une récente statistique fixe à i5o,ooo hectares l'étendue du vignoble de l'Union, et son produit, à 900,000 tonnes, destiné à s'accroître encore.
Le capital engagé à cet effet approche d'un milliard de francs. Les variétés indigènes les plus répandues sont : Brighton. Ives.
Catawba. Niagara.
Clinton. Norton's Virginia.
Concord. Scuppernong.
Delaware. Wilder.
Hartford. Worden.
L'Ancien Monde a fourni ses plants à gros fruit sur divers points de l'Amérique. Leur acclimatement n'est pas encore bien déterminé, mais leur vente peut être assurée sur les ports et au marché.
La Mûre ( Mulberry ). — Le Mûrier, déjà propagé pour la sériciculture, a quelques variétés à sirops; le Mûrier Downing, pour climat tempéré ; Hick's Everbearing et Slubbs, pour climat chaud.
L a Framboise. — Le Framboisier est soumis à la culture extensive, sans préjudice de la production spontanée dans les bois, où les familles pauvres vont récolter la baie de la Ronce « Blackberry », de FAirelle « Cranberry », de l'Amélanchier « Juneberry » et de l'Argousier « BufTaloberry ».
Notre Framboise « Rapsberry », rouge ou pourpre, jaune ou orange, est l'objet d'un grand commerce pour la fabrication du jus colorant ou aromatisant le vin et certains entremets. La production atteint 5o hectolitres à l'hectare. Les variétés à fruit rouge, Clarke, Herstine, la pourpre Franconia, et les variétés à fruit jaune, Orange, Souchetti, sont productives en plein champ ou sous verger.
La Framboise noire, « Black Cap », Rubus villosus, peut rapporter 2,000 francs à l'hectare. Variétés recommandées pour la distillerie et l'industrie : Agawam, Dorchester, Kittatinny, Lawton, Snyder, Stone, Western Triumph, Wilson, les occidentales Doolittle, Greeg, Mac Cormick, et la Ronce du Canada « Dewberry » Lucretia,
La Groseille. — Arbuste du Nord, le Groseillier fait défaut dans les régions chaudes. Partout ailleurs, il tient sa place au jardin, ou accessoirement au grand verger.
Le Gassissier est d'un bon rapport, libre ou associé, dans le Gonnecticut et les Etats voisins.
La Groseille à maquereau se répand, d'après les résultats obtenus, dans le Kentucky, l'Orégon, le Washington, le sud de la Virginie.
Parmi les bonnes variétés fertiles, signalons les suivantes :
Les Groseilles à grappes « Gurrant » rouges, sont: d'Angers, Cerise, Fay's, Knight, de Palluau, Prince Albert, Red Dutch, Versaillaise.
Les Groseilles blanches : White Dutch, White Grape.
Les Groseilles noires ou Cassis : Black Naples, Commou Black, Lee,
Les Groseilles à maquereau « Gooseberry »: Crown Bob, Downing, Houghton, Industry, Pale Red, Pearl, Smith's improved.
La Noix. — La Noix (Walnut) mûrit, et les rameaux de l'arbre se lignifient à souhait, dans toutes les situations où le climat est sec, les chaleurs prolongées, les hivers modérés. Il nous suffira de citer, en Californie, les comtés de Los-Angélès, Orange, Santa-Barbara, Ventura, où il rapporte de 200 à 400 dollars à l'acre de 41 ares.
L'arbre est dispersé ou aligné sur la banquette d'un chemin. Le fruit, d'un transport facile, est exporté pour 5oo,ooo francs.
Les variétés sont dues au hasard, le greffage y étant inconnu.
Signalons un syndicat de 47 cultivateurs qui, en 1890, réunissait 400,000 kilogr. de Noix, vendus 3oo,ooo francs.
Le Pacanier, Carya, est exploité dans le comté d'Orange.
Le Coing. — Le Cognassier (Quince) est planté isolé ou groupé dans les fermes, souvent en bordures de rivière. Son fruit est employé à divers usages culinaires et d'économie ménagère.
Nous le trouvons dans les comtés Del Norte, Marin, Santa-Barbara, Santa-Clara, Tehama, en Californie. Le Coing-Pomme dit « Orange » est le plus commun ; puis les Coing-Poire, Coing-d'Angers, Rea, Champion, Coing de Portugal.
L'Olive. — Déjà, plus de 800,000 Oliviers existent dans la région sud. Le succès des espèces oléifères pour les huileries, et de l'espèce Richoline pour la table, a contribué à l'extension de l'arbre en Californie et dans la Floride.
Un verger d'Oliviers de Santa- Ynez-Valley, du comté de Santa- Barbara, possède 10,000 Oliviers dont les 4/5 ont fourni 460,000 hectolitres d'huile. En outre, 7,5oo Noyers et 10,000 Amandiers font partie du domaine.
L'Amande. — Nous trouvons l'Amandier dans la région sud. La Floride, la Géorgie, l' Arizona, le Nouveau-Mexique et la Californie,
comtés d'Alaméda, Butte, Gontra-Gosta, Sacramento, Santa-Glara, Santa-Gruz, Sonoma, Tehama, Yolo, réunissent plus de 3, 000, 000 de sujets d'Amandiers à tout vent.
La variété à coque dure et amande douce vit plutôt dans la plaine ; celles qui ont la coque tendre, Princess, Sultana, résistent mieux dans les bons sols de la montagne et des côtes.
En 1892, les États-Unis recevaient d'Europe ^,63o,ooo livres d'Amandes évaluées 1,200,000 dollars ou six millions de francs.
La Figue. — La zone méridionale et l'influence des courants chauds permettent au Figuier de vivre et de mûrir ses fruits.
L'Alabama, la Louisiane, le Nouveau-Mexique, la Floride, la Californie possèdent de vieux Figuiers. Les Figues floridiennes titrent jusqu'à 60 p. 0/0 de sucre. Les Figues à peau violet-noir, de l'Adriatique et de Smyrne, ont beaucoup de succès.
Le Département de l'Agriculture a fait venir des plants des pays d'origine et les a distribués aux planteurs.
L'air sec et la chaleur solaire de l' Arizona et de la Californie, au temps de la maturité des Figues, facilitent le séchage.
Il nous suffira de citer les comtés californiens de Los Angeles, Santa-Barbara, San- Diego, San-Bernardino, Placer, Stanislaus, et ceux de Fresno, de Tulare qui se sont fait une réputation dans le séchage des Figues. Les variétés préférées sont : Angélique. Celestial.
Black Ischia. Green Ischia.
Blue Genoa. Turkey.
Brown Smyrna. White Adriatic.
Brunswick. White Marseilles.
Il arrive des provisions considérables de Figues au port de San- Francisco, toutes apprêtées en boîtes.
La Grenade. — La région « Mountain and Coast » cultive le Grenadier, et son fruit résiste bien aux voyages. Les variétés à fruit doux « Sweet » ou acidulé « Acid » attendent un complément de variétés européennes qui ne saurait tarder.
La Plaquemine. — Déjà l'Amérique du Nord cultivait le « Persimmon », c'est-à-dire le Plaqueminier de Virginie, dont le fruit, analogue à une belle Prune de Reine-Claude, est consommé à maturité extrême ou vendu sur les marchés.
L'arrivée du type japonais « Kaki », dont les drupes ont l'aspect d'une Tomate ou d'une Mandarine, a été accueillie en Géorgie, en Floride, au Texas, dans la Louisiane et en Californie, avec une faveur telle qu'en 1888, le Japon exportait vers ces régions 5oo,ooo jeunes sujets de Kakis greffés,
Les variétés déjà implantées là-bas sont : Among, — Dai-Dai, — Hachiya, — Hiyakume, — Kurokuma, — Minokaki, — Okame, — Shimo-Schiradzu, — Tane-Nashi, — Yedc-ishi, — Yemon, — Yama Tsiiru, — Zengi. Les pépiniéristes américains en opéreront désormais eux-mêmes le greffage et la propagation.
L'Orange. — La région de l'Oranger commence au centre de la Floride, longe la côte du golfe du Mexique vers l'Ouest, prend le Mississipi, la Louisiane, l' Arizona méridional et gagne la Californie, négligeant toutes les situations qui ne lui offrent pas de garanties de sécurité et de production.
De la limite du Mexique au mont Shasta, une surface de i ,000 kilomètres est acquise aux Aurantiacées comestibles.
Les irrigations ont été un facteur puissant de la prospérité des orangeraies californiennes. Un verger de cette sorte, irrigué, vaut 4oo dollars à l'acre de 41 ares, environ 5,ooo francs l'hectare.
Les comtés de San-Bernardino, de Los Angeles, de Butte sont abondamment pourvus ; ceux de San-Diego, Ventura, Placer, Orange, Yuba, Santa-Barbara, Fresno, San-Joaquin marchent sur leurs traces, proportionnellement à leurs ressources.
De mars en mai, la Californie envoie ses Oranges vers l'Est ; la vente en est assurée.
Los Angeles a sa clientèle à Chicago, à Philadelphie, au Nouveau- Mexique et dans l'Arizona.
D'une seule saison, les six comtés du Sud fournissent 6,000 voitures d'Oranges ou 2 millions de boîtes à 2 dollars net la boîte, ce qui porte le revenu à 4 millions de dollars en faveur du producteur. Et les Etats-Unis sont encore tributaires de l'étranger !
L'extension donnée aux orangeries californiennes a valu à la presqu'île le nom « d'Etat doré ». Son importance s'était manifestée à la « World's Fair » de Chicago par une exhibition merveilleuse d'Hespéridées.
Les variétés admises sont, par ordre de mérite :
Navel, à gros fruit, la principale sorte sur toute la ligne ;
Seedling, fertile et résistante, d'un bon rendement ;
Saint-Michaels, fruit moyen à saveur fine, à écorce mince ;
Ruby Blood, à chair rouge plus foncée que Maltese Blood;
Mediterranean Sweet, Centennial, Dulcissima, Prolific...
Le Citron aime les situations abritées des comtés de San-Diego, Los Angeles, San-Bernardino, Orange, Santa-Barbara, Ventura, San-Luis. Les Limons, Bigarades, Cédrats et Bergamotes, moins abondants, ont toutefois leur valeur de commerce et de profit,
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Sur l'Atlantique, la Floride suit l'exemple de sa sœur du Pacifique. Les orangeries s'accroissent en étendue et en valeur. Le choix des variétés et leur reproduction sont observés. Le Citron et la Bigarade semblent préférer la zone méridionale.
Il paraît que la Californie et la Floride possèdent quinze millions d'Orangers et deux millions de Citronniers, la moitié en production.
Le Limonier occupe 5, 000 hectares en Californie (variétés Belair, Eurêka, French, Lisbon, Messina, etc.), surtout dans les riches sols des comtés de Tulare, de San-Bernardino, de San-Diego où il peut rapporter, vers Cajon Valley, jusqu'à 800 dollars par acre de 41 ares. (Le dollar américain vaut cinq francs de France, mais il faut tenir compte de la valeur monétaire relative de l'argent.)
Fruits sèches. — Depuis une vingtaine d'années, la confection et le commerce de fruits desséchés se sont développés avec l'auxiliaire d'appareils perfectionnés.
Le profit qui en résulte pour le producteur a suscité la création de nouveaux vergers et l'extension des anciennes plantations. Le choix des espèces fruitières et les soins à donner aux arbres en ont été la conséquence.
Les États de Pensylvanie, d'Ohio, de Michigan, d'Orégon et la partie orientale de l'État de New- York ont conquis le premier rang de cette industrie. Les autres contrées agricoles ont suivi l'impulsion. Partout les pépinières et les vergers sont devenus lucratifs, et les usines se sont multipliées, offrant un débouché certain aux récoltes d'Abricots, de Pommes, de Poires, de Pêches, de Cerises, de Prunes, de Raisins, de Framboises.
De New- York à Rochester, plus de mille établissements de dessiccation de fruits et de légumes emploient 3o,ooo personnes au moins à leurs opérations. Évaporateurs, étuves et dessiccateurs ne chômentpas.
Les années d'abondance ne laissent pas tomber la denrée à vil prix. Séché entier ou par quartiers, le produit se conserve bien et devient un élément de boisson ou de compote.
Actuellement, les États de l'Union expédient pour 10 millions de francs de Pommes blanchies, évaporées ou séchées, à destination de l'Europe, de l'Amérique du Sud et de l'Asie orientale.
Par suite de la sécheresse de l'air, de l'absence de pluies et de rosées en été, la Californie prépare ses fruits au soleil ; le procédé est à la portée de tous.
Les vergers de ce riche État ont produit, en 1891, plus de 3oo,ooo tonnes de fruits frais. Un négociant en fruits secs, de San- Francisco, en achetait pendant un seul mois pour un million de dollars, soit 5. 000, 000 de francs.
Des délégués californiens sont venus en France étudier la fabrication des Pruneaux d'Agen, puis en Espagne, à Malaga, apprendre le passerillage du raisin. Depuis, la dessiccation des fruits par l'action solaire a gagné tous les districts. La ville de San-Joaquin s'est fait une réputation pour le passerillage des raisins.
Faut-il rappeler que, pendant un seul mois de novembre, la Californie a exporté 3o,ooo tonnes de fruits séchés ou évaporés, chargées sur 3,ooo wagons?
Pendant l'été, ces mêmes usines travaillent les légumes, et quelques-unes, en hiver, les huîtres...
Fruits confits. — A l'est des Montagnes Rocheuses : Baltimore, du Maryland ; Rochester, de l'État de New- York ; Saint-Louis, du Missouri, sont devenus les centres de confection de fruits confits et et de confitures. La même situation est acquise à San-Francisco, San- José, Sacramento et Los Angeles de la région occidentale baignée par le Pacifique. Cependant, il existe des confiseries disséminées sur tout le territoire de l'Union.
A elle seule la Pêche fournit, par saison, un million cinq cent mille caisses de 24 boîtes ; les trois-quarts sont préparées dans la région de Chesapeake.
L'industrie transforme ainsi quinze millions de bushels (ou boisseau de 36 litres), de fruits par an, et emploie 18,000 barils de sucre granulé pour établir le sirop de conserves de pêches. Heureusement, les États-Unis récoltent par année un million cinq cent mille quintaux de sucre de canne, et cette production augmente encore !
A bientôt la conserve au jus ou au candi des Dattes dans l'Arizona et la Californie ; des Goyaves et Mangues en Floride ; des Cocos du Lac Worth ; des Ananas et des Bananes des îles côtières, à partir de Charlotte-Harbour, à l'ouest, et depuis l'île de Marritt, à l'est!...