VI. — Floriculture
Le soleil, les abris naturels et le voisinage de l'Océan sont les protecteurs de la végétation qui pourrait prendre un caractère plus exotique, si l'habitant savait ne pas se contenter de l'Olivier, de l'Amandier, du Caroubier, du Chêne-Liège, des Pins et Sapins, arbres fort utiles, mais insuffisamment décoratifs. Ils constituent la base des 320,000 hectares du domaine forestier qui couvre les dunes alluvionnaires, et les crêtes ou les flancs des montagnes.
Il y a cependant quelques jolis résultats dans les parcs publics ou d'amateurs des principales provinces.
L'aspect élégant ou vigoureux des Palmiers, des Bambous, des Cycas, des Ficus, des Eucalyptus, des élégants Casuarinas ; les bractées colorées du Bougainvillea ; le port rigide de l'Araucaria ; le beau feuillage du Sterculia, du Musa, de l'Agave ; et les inflorescences de l'Hortensia, du Datura, des Salvias, de l'Erythrine, des Clianthus, des Fuchsias, du Camellia : les guirlandes de Bignone, de Cobaea, de Hoya ; et les Cactus émergeant leurs côtes aiguillonnées des tapis cristallins du Mesembryanthemum.
Il faudrait quelques expositions publiques qui entraîneraient les amateurs vers la possession et l'entretien de ces richesses végétales.
Quant aux fleurs en magasin, le marchand vend des bouquets à la main ; le fleuriste se borne aux bonnes plantes décoratives.
Plantes et fleurs révèlent un goût éclairé chez le cultivateur, ce qui est d'un bon augure pour l'avenir de la floriculture portugaise.