‹ L'horticulture dans les cinq parties du monde;Chapitre 4 sur 331 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

qui ne veulent pas voir ! Faut-il donc franchir le Rhin pour rencontrer un Gouvernement qui ordonne les plantations routières à revenu annuel, et en démontre pratiquement la culture et l'entretien ?

Nous avons passé d'agréables instants à parcourir les plaines et les montagnes d'Etats modestes en apparence, grands en réalité : la Suisse, le Luxembourg, le Danemark. Comptant sur elle-même, et bénéficiant de la protection éclairée de ses gouvernants, la population jardinière y est laborieuse, aisée, instruite.

Plus au Nord, les peuples Scandinaves se livrent froidement, mais avec la ténacité qui triomphe, à l'enseignement horticole et aux essais d'acclimation, favorisés à souhait par les courants sous-marins attiédis et par les nuits diaphanes, presque lumineuses, qui accentuent la chlorophylle des végétaux et fécondent leurs semences.

Quant à l'empire russe, — nous traitons de la Finlande à part, — il nous offre, sur ses millions de kilomètres carrés, un champ inépuisable d'observations, depuis le septentrion où l'on savoure, faute de mieux, des baies de Vaccinium, de Rubus, dePadus, et les cynorrhodons du Rosier sauvage, jusqu'aux fertiles vergers de la Grimée, jusqu'au Caucase où fleurit l'Oranger.

Est-il besoin d'ajouter que les classes aristocratiques et le haut commerce ont accaparé les somptueuses villas, où se prélassent de superbes représentants de la Flore étrangère et les primeurs les plus raffinées ?

La Pologne nous a séduit... En dehors de toute visée diplomatique, nous avons reconstitué, à notre façon, ses fragments démembrés... Ah! si on laissait aux vieux patriotes leur langue maternelle, combien d'écoles d'Horticulture et d'associations à enregistrer !

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